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Chris le Gardien auteur

Chris le Gardien auteur

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La foi véritable est-elle la Vérité ?

La foi véritable est-elle la Vérité ?

La foi véritable est-elle la Vérité ?

  

L’évidence des uns, n’est pas celle des autres. Alors, où se situe la vérité, puisqu’elle est une donnée toute relative à l’extérieur de soi ? Quel crédit accorder au savoir et à la perception, si rien n’est absolument démontrable ni certain ? Le dogme scientifique est-il meilleur que le dogme religieux et en définitive, la foi silencieuse – et toute intérieure – ne suffit-elle pas à notre paix, en conscience de ce qui est juste, et tant pis si personne ne nous croit ?

Et pourtant … elle tourne

Comme Galilée en son temps, on s’attache sa vie durant à nous rendre à l’évidence d’une vision plus claire de l’horizon étoilé et donc de notre univers. La conception héliocentrique vaudra pourtant au savant une condamnation à mort, comme jadis Socrate fut condamné à boire la ciguë pour avoir “perverti l’esprit de la jeunesse”. Galilée devra abjurer pour voir commuer sa peine, en ces termes :

« Moi, Galilée, dans la soixante-dixième année de mon âge, prisonnier et agenouillé devant les très éminents cardinaux inquisiteurs généraux […] j’abjure, maudis et déteste l’erreur et l’hérésie du mouvement de la Terre. »

C’est à cette occasion qu’il aurait murmuré selon la légende, « Eppur si muove ! » Comme pour affirmer à lui-même – ou a qui pouvait bien l’entendre – que rien n’entamerait la course du soleil, pas même la négation de la Lumière par les hommes.

Cette formule résignée, n’est pas une formule négative, ni même fataliste, car bien au contraire, elle ouvre la perspective de la vérité en Soi, malgré l’autre. Elle ouvre à la puissance de résistance silencieuse de la Lumière face à la force lourde des bruits parasites du mensonge et des ténèbres.

À son époque, la vision galiléenne du monde rentrait par nature en contradiction formelle avec les Écritures officiellement saintes de cette Église, pivot Mental et absolu de vérité imposée, qui considérait les propos scientifiques éclairés comme contraires au dogme unique et exclusif.

Cette formule peut aujourd’hui exprimer ce que la foi véritable a de très différent, par la non-imposition d’un dogme, par une méthode nouvelle permettant de percer les mystères de la Nature.

La science moderne était née et avec elle, une certaine idée de la maîtrise de la vérité. Toute révélation extérieure doit être validée d’abord par chacun, et passer au crible du doute et de l’incertitude. Descartes, quelques années après lui, fera à son tour un pas de plus vers la liberté de penser, face à un dogme par trop pressant.

La formule de Galilée est devenue une devise, tant la résignation ne saurait perturber la certitude mathématique au Cœur du Soi, le cogito intime du « Je suis », en proie avec ses rêves et sa réalité.

Même condamnés au sacrifice suprême, nous continuons dans le silence et la discrétion à dissiper nos propres ténèbres, pour dévoiler les secrets de ce monde, au rythme des jours et des nuits et d’un temps qui ne s’appréhende pas avec les outils du savoir commun, nous continuerons à penser, contre la dictature de la pensée. Si une langue est née, c’est plus que le verbe religieux, c’est le langage de la science qui a fait la promesse de comprendre la nature et de ne plus rien ignorer d’elle.

Mais Galilée et Descartes, pères de la science moderne, ne sont-ils pas passés d’un extrême à l’autre en voulant comprendre la nature dans sa globalité et interagir avec elle, le projet scientifique a-t-il sorti l’humanité de son ignorance, ou l’y a-t-il plongé davantage ?

Une troisième voie est possible. Et c’est troisième ère est sans doute celle qui préfigure de nouvelles découvertes, plus majeure, qui concernent l’homme, non plus dans son étendue, mais dans son intériorité.

Du dogme religieux au dogme scientifique, nous somme aujourd’hui sur la trace du « vrai » Soi égaré. Il était temps.

Comme il faut autre chose qu’une croyance aveugle, pour que la certitude surgisse et pour baser sa foi scientifique sur quelque chose à la fois palpable (par d’autres moyens : la lunette en est un) et inconnu (le champ de cette quête est infinie et l’humilité commanderait de s’en souvenir). Il faut autre chose que des textes dits sacrés et révélés, pour que la Lumière surgisse.

Il faut même autre chose que la seule raison pour que la pensée se transmettre sans violence, et quoique toutes ces étapes en un peu plus de 500 ans furent nécessaires.

Il faut le sens du sacré et de l’accueil en soi de cette révélation et de cette vocation à la Lumière. Alors la foi passe vraiment par le Cœur et devient vérité. Non parce qu’elle nous a été imposée, mais parce que nous avons expérimenté l’inconnu en le reconnaissant parmi ses ombres.

Voilà pour tous, qui sont en quête de Lumière, le symbole d’une foi silencieuse qui n’impose rien et qui souffre ce qu’on la condamne à souffrir, en silence, sans nécessairement vouloir se battre pour démontrer avoir raison. Galilée n’avait pas tort, Descartes est allé trop loin.

Les combats de la raison sont toujours perdus d’avance et la logique a perdu l’homme plus qu’elle ne l’a aidé à se retrouver.

Le grand Œuvre n’a besoin d’aucun argument pour se faire valoir. Il se construit à la mesure de l’homme de bonnes mœurs, qui a désappris tout ce qui empêchait son esprit de prendre de la hauteur sur les choses d’en bas.

 

Je pense, donc je ne suis plus !

Chacun à son tour Galilée et Descartes ont marqué de leur sceau, une histoire de la pensée, une histoire de la liberté. Tous deux contre un dogme, mais la raison elle-même peut-elle résister à la tentation d’un nouveau dogme ? La dualité s’appréhende sans fin, par une raison qui s’y perd. C’est autant de questions alors, dont les définitions sans cesse tombent dans le même travers : avoir raison contre l’autre ; délimiter l’infini en classant chaque chose dans des cases et des doctrines.

Le Mental ne sait que penser, et penser c’est (se) séparer, ce qu’il faudrait réunir. Oui la pensée seule sépare. Il faut beaucoup plus que de raison, pour bien penser, il faut du Cœur.

On ne bouleverse pas, bien sûr, en une fraction de seconde, des siècles de croyances et d’impositions, de préjugés et de dogmes. Les vérités s’entrechoquent et les unes tentent de faire taire les autres, au nom de dieux opposés et bellicistes.

La dualité en action, est à l’origine de toutes les divisions et de toutes les discriminations entre les hommes, en paralysant toute approche de la Lumière au profit d’une ignorance entretenue à grands coups de faux savoirs.

L’ère du savoir atteint son apogée avec le tout numérique, il est l’heure de faire enfin de la place pour l’essentiel. La méthode scientifique démontre ses limites – plus particulièrement en ces temps ou le Covid suscite bien des questions et des réponses parfois contradictoires au sein même de la communauté scientifique.

Il est certes nécessaire de procéder avec méthode pour comprendre le monde, par-delà les intérêts et les dogmes qui mènent l’humanité à l’ignorance. Mais cette méthode doit apprendre à dépasser celle du Cogito Cartésien. Car je pense, donc je ne suis plus ! La pensée sépare, ce que l’intuition réunit. L’homme n’est pas le centre du monde. L’héliocentrisme est un égocentrisme.

La foi de Galilée, en Soi, ne pouvait s’imposer qu’à ceux qui l’entendaient déjà en eux-mêmes. Elle était plus forte que tous les détracteurs. Dût-il en payer le prix de sa vie. Qu’importe la vérité, qu’on la croit on non, elle est plus belle, plus immense que la vie, plus éternelle que tous ceux qui la raillent, plus vraie que toutes les négations du monde.

Mais la méthode scientifique adoptée à la suite de Descartes, a aussi conduit à des querelles d’églises et des intérêts - aujourd’hui financiers - qui pervertissent l’idée initiale de la science moderne qui se prétendait au service de la nature et des hommes. En vérité, la science est devenue le leitmotiv des puissants, un outil puissant d’asservissement, qui a lié les mains des hommes, au lieu de les libérer.

Devant cette immense supercherie, le retour à la foi est devenu la seule éthique possible pour les chercheurs de Lumières et les scientifiques du nouveau paradigme, dans cette troisième ère qui se profile.

Quelle est la nature de la foi véritable ? En quoi se distingue-t-elle d’une foi profane ou d’une science dogmatiques ? Pourquoi et comment la foi véritable s’inscrit-elle directement dans le champ de la vérité. Comment éviter la sectarisation de la foi, la culture du secret et de l’ésotérisme malsain, ou encore, les conversions de masse, qui sont toujours violentes et la personnification du sacré qui est contraire au jaillissement de l’Unité ?

Il est difficile d’affirmer ce qu’est la foi, sans la trahir. Je m’attellerai donc dans un premier temps à dire ce qu’elle n’est pas, selon moi.

La foi n’est pas ce qui nous est inculqué, dès notre jeune âge et tout au long de notre vie religieuse : un dogme, une profession qui dicterait de façon péremptoire l’objet d’un credo figé.

La foi n’est pas non plus une donnée palpable, mesurable que l’expérience permettrait d’établir ou de conforter.

On ne peut prouver l’objet de la foi, simplement parce que la foi n’a pas d’objet. Dieu en devenant objet, devient lui-même une créature, ce qui est contraire à l’Unité de l’Unité Originelle. Sauf sans doute, si l’on implique la transfiguration du divin par chacun dans tout ce qui vit et meurt sur terre, alors il est possible d’être dans deux états différents. Esprit/Matière. Et même trois états : la trinité Chrétienne en est un clin d’œil. Le chat de Schrödinger en est un autre.

La foi échappe, par nature, aux lois de la connaissance (au sens philosophique du terme), qui passent par la perception et de ce que Russel a opportunément désigné par l’anglicisme “sense-data”. Comment confirmer les apparences et tenir chacune d’elles comme absolument certaines, ce que le philosophe dément dans “problèmes de la connaissance” en travaillant sur les courants de la philosophie idéaliste et ce que la physique quantique démentira plus sûrement. On s’éloigne là vraiment du Cartésianisme et de son petit bout de lorgnette.

La foi n’a donc aucun support objectif matériel palpable en dehors de ce que je nomme parfois le « Eureka intime », qui est en quelque sorte notre boussole personnelle et unique. La foi échappe donc aux lois de la physique. Et, c’est là que le scientifique touche son propre paradoxe. L’intuition précède la découverte et la preuve expérimentale.

La foi relève davantage de l’intuitif des ignorants sensibles. La métaphysique en effet s’intéresse aux champs que la raison peut comprendre et la raison a sans doute été une étape importante contre la barbarie des hommes, mais elle n’est pas suffisante, car la raison ne réduit pas les différences si le Cœur n’agit pas, comme un filtre ré unificateur. Einstein avait compris à quel point l’intelligence ne pouvait rien résoudre sans l'intuition qui selon lui est « la seule vraie chose précieuse. »

L’intuition doit ainsi, dissiper la raison pour reconnaître son credo comme absolu et incontestable, quoique que non objectif et relatif au degré d’éveil de chacun. Le je suis est bien seul, enfermé dans sa coquille. Il faut parvenir à le libérer, de l’intérieur. Personne ne peut casser notre coquille pour nous, sauf à nous tuer.

Il n'est plus question de dogmes, il n’est plus question d’Églises ni de courants personnifiés et antagonistes par nature. La foi se révèle en chacun et le collectif monte progressivement de cette expérience, comme un Égrégore qui révèle un grand Tout Sublime en chacun et par chacun.

On peut parler de neo-connaissance intime qui est une « reconnaissance » du Verbe Originel libéré de tout dogme et partagé par tous ceux qui entendent sa vibration, sa résonance.

Nouvelle connaissance, car la foi ne participe pas aux champs classiques et éprouvés de la connaissance duelle, qui est l’objet de la science et dont le savoir devient la prison. Ce qui est une liberté redevient une geôle, si l’on n’habite pas la vérité, en conscience, si on laisse les autres l’habiter à sa place.

La science ne peut donc s’emparer de la foi, sauf à n’étudier que des mécanismes très partiels qu’elle peut isoler et définir. Elle est, en revanche, impuissante à prouver un objet par nature inexistant ou non définissable, qu’elle ne puisse isoler en laboratoire ou définir dans des formules. Les sens du scientifique ou ses outils, sont simplement insuffisants pour ce projet et n’ont de cesse de le tromper.

La foi n’a en effet, ni qualité, ni quantité, ni forme ni amplitude. Les sens ne peuvent la saisir ou la comprendre. Son domaine est aussi éthéré que le sujet qui la perçoit. La foi est pleine de l’Être, sans objet. Une plénitude qui ne se limite pas. Le domaine de la foi est l’Âme qui ne s’ignore plus.

De tout ce qui précède, on peut donc dire sans crainte que le fait religieux est toujours basé sur un double paradoxe.

– Il n’a pas d’objet, mais il le prêche.

– Il profite de l’impossible preuve scientifique, pour imposer une vérité dogmatique.

Le dogme est une vérité sectaire, imposée de l’extérieur, sans qu’elle soit validée à l’intérieur.

La plupart des religions de révélations procèdent donc par imposition d’un dogme exclusif, par voie de colonisation et donc toujours de violence faite à la liberté de reconnaître par soi-même.

Nous sommes bien les sujets d’une foi sans objet que nous ressentons en nous-même et que nous sommes d’ailleurs venus chercher ici-bas. Ce pourquoi, vient ce moment magique où nous nous reconnaissons comme parties indivisibles d’un Tout, non parce qu’il le faut ou qu’on le veut, mais parce que nos cœurs devinent intimement – et à leur propre rythme – l’origine et la fin du cycle solaire auquel nous sommes soumis. Ce n’est pas un paradoxe que de dire, que la notion du temps est relative. D’ailleurs rares sont ceux qui comprennent à quel point on peut le suspendre. Il ne s’agit pas de comprendre le temps, mais de le transcender, en conscience, tout en ne le fuyant pas.

Si la foi véritable n’a pas d’objet, elle n’a pas de savoir ; elle ne sait pour ainsi dire ni lire, ni écrire, ni compter, et aucune image ne peut se révéler malgré nous tout au long de notre vie. La foi a nécessairement une porte d’entrée ou de sortie qui doit rester inviolable : Soi-même.

S’il est encore question de transmission (pourquoi m’évertuerais-je à écrire s’il n’en était pas question), il n’est plus de pouvoir d’imposition de savoir ou de servitude de la raison. La trans-mission, est une invitation au dépassement de soi, un encouragement au sens étymologique : un accompagnement de Cœur à Cœur, qui ne relève personne qui ne le veuille et qui ne tende la main d’abord.

Aucun rituel, aucun symbole n’est expressément révélé autrement qu’en Soi et par soi-même. Ceux qui tombent n’ont pas la conscience de leur propre chute. Ils dénoncent le plus souvent la chute de l’autre, comme la poutre condamne la paille.

Cet appel, cette fulguration, cette évidence de l’éveil, est la conscience de la chute. C’est une résonance, non équivoque, qui n’a pas besoin de preuve. Il faut avoir su se relever, pour ne plus subir la fatalité du ramper. La foi, est la certitude que le ramper n’est pas l’état originel de l’homme. La foi lui permet de s’élever, seul. Le ramper n’était qu’une étape, la marche sa transition et son envol, sa vocation.

Le Coeur en mouvement

La Présence bienveillante des « Maîtres », en ce monde imparfait, ne cicatrise pas nos blessures, si nous ne découvrons pas en nous le remède. Aucun catéchisme, aucune démonstration scientifique ne convainc les imbéciles.

La Puissance du collectif, de la fraternité bienveillante, est faite de discrétion et de silence dans l’action. Jamais par la violence de vérités imposées. Le Maître, scientifique ou sage, n’est d’ailleurs jamais supérieur, il est juste debout quand tous les autres sont allongés.

Tout s’installe, quand il est l’heure, à la seule mesure du cherchant et suivant sa seule persévérance. Cela ne signifie pas que chacun ait une vérité qui lui est propre, cela signifie qu’à différents moments, tous reconnaissent sur un même croisement une vérité ineffable et éternelle. L’universelle vérité est la substance de ce qui Est, même encore ignorée, comme la Lumière se cache derrière nos propres ténèbres. La vérité est masquée, la foi aperçoit son visage.

On comprend à ce stade, que la foi n’a pas de volume autre que Soi-même dans l’instant. C’est l’Être divin qui se réalise en incarnation. Il ne suffit plus simplement d’exister pour vivre, il faut savoir aimer. En conscience, nous révélons la substance illimitée et parfaite, dans la forme relative et imparfaite.

Cette Présence en Intensité, c’est l’éternité qui perce le temps qui se révèle à l’initié. Les mots alors en témoignent dans le vaste domaine de la pensée et de l’action, ce pourquoi les mots sont sacrés. La foi est la Source en intensité qui traverse le filtre du Cœur et s’impose à Soi, par soi, comme l’évidence ultime. Tous ces mots convergent vers la Source-Une et Silencieuse. Tout est intensité qui nous relie sans plus de notion de durée ni d’espace, sans plus de séparation. Nous sommes réconciliés par l'intensité de la foi.

La foi véritable ne doit pas être une science, mais au contraire, une succession d’oublis de ce qu’on savait, afin de préserver le renouveau authentique du voir collectif dans l’instant Un-dividuel, qui suspend les lois du temps et de l’espace.

La foi est cet instant même qu’on appelle aussi Lumière. La foi, c’est continuer à porter un masque, en sachant qu’on a un visage.

La véritable liberté consiste à se démasquer et abattre tout ce qui empêche la Lumière de poindre de Soi, non en quittant le théâtre profane, son décor et ses masques, mais en plongeant au cœur suspendu de cette réalité, en la transfigurant. La vérité est une fulgurante Lumière qui éclaire le monde profane et qu’on offre au monde des hommes en quête de sens.

Insaisissable enfermée dans nos sens limités, la Lumière se révèle par jaillissement(s) de Soi, comme par éclosion à cette version illimitée de nous-mêmes dont nous ignorions tout jusqu’alors.

Aucune brute épaisse ne respire le parfum d’une rose. Il faut être prédisposé et lâcher prise à ce bonheur d’instant sacré. De même, l’âme sent le parfum de la rose sacré avec des sens purs que la raison et la physique ne connaissent pas.

Une intuition est un jaillissement de la Lumière, une présence d’intensité première et dernière sans durée ni forme.

Nul n’est revenu pour témoigner de l’orient éternel, mais la Lumière substance totale,  échappe aux lois de temps pour l’éternité.

L’homme en passant dans un champ de ruine peut saisir le sacré et la beauté qui gît, ici et maintenant, en puissance.

La foi véritable ne doute plus, car le doute est un moyen, la foi véritable est l’aboutissement qui précède l’illumination finale. Cette espérance, ce sont les prémisses de la Perfection en ressenti, ici-bas. Nous en éprouvons qu’une infime partie, mais c’est déjà immense. Notre imperfection en devient presque supportable, voire délicieuse, puisque nous nous sommes débarrassés progressivement de ce qui nous alourdissait.

La foi est cette espérance qui voit, l’avenir dans l’instant présent, qui résiste malgré les tempêtes d’heures sombres, grâce au temps suspendu de sa Lumière vive, que le Cœur seul reconnaît, entre mille ombres.

Galilée est le père de la physique mathématique. Il nous a montré le chemin d’un champ particulier de connaissance différent du sens commun et dogmatique. Il est le symbole de la foi véritable contre le dogme absolu. Mais, dans l’ordre de la connaissance, il ne fut encore qu’une étape – importante certes, comme Descartes après lui, mais pas définitive – à cette quête (pour ne pas dire ce Graal) de la libération de l’homme de ses Fers (Faires).

Le problème, nous l’avons dit, est que le pèlerinage vers l’Être profond et unifié, n’est pas une question de science physique. Les récents développements de la science quantique démontre (par l’absurde, puisque c’est encore de la science) que Galilée avait raison, mais que d’autres lois invisibles existaient et permettaient une autre lecture de l’univers microscopique comme macroscopique. Chaque chose en son temps, bien que la vérité soit déjà puissance en soi, à découvrir.

Comme le siècle des Lumière fut une étape de la raison contre l'inégalité des castes sociales, la Vérité avance masquée. Mais elle EST pourtant et intimement sans masque. C'est vers quoi nous tendons, et qu’importe qu’on nous raille, puisque nous avons cette lueur rassurante qui passe par nos cœurs et qui nous donne un courage collectif de ne plus céder aux influences profanes, « l’erreur et l’hérésie du mouvement de la Terre ».

Il n’y a pas d’êtres supérieurs, car l’humilité est un silence sans influence d’orgueil ou de duel, entre deux. Tout est expression du Un en Soi. La Lumière ne connaît pas le deux. Elle traverse le deux mais ne jaillit que dans le Un. Le collectif est le grand Un, en Conscience de son état unique, un Égrégore d’Essen-Ciel réalisé, en Soi, par toutes les parties qui ont dissipé leur déterminisme de séparation. En suspendant le temps, nous avons réalisé le vrai mouvement de la terre. Nous sommes Libres, insoumis et irréligieux.

La Vie est une chance, sans cesse renouvelée, d’apprendre à faire résonner en Soi, le Cœur immuable de "ce monde en mouvements".

C’est parce que l’intuition est surhumaine qu’il faut la croire, c’est parce qu’elle est mystérieuse qu’il faut l’écouter, c’est parce qu’elle semble obscure qu’elle est lumineuse.

Victor Hugo.

Nous sommes appelés à sortir de nos cachettes de poussière, de nos retranchements de sécurité, et à accueillir en nous l'espoir fou, immodéré d'un monde neuf, infime, fragile, éblouissant.

Christiane Singer - Fragments d'un dernier voyage.

https://www.editions-maia.com/livre/essen-ciel-guide-de-lumiere/