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Chris le Gardien auteur

Chris le Gardien auteur

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Pleinement Soi ...

Pleinement Soi ...

Pleinement Soi ...

Nous ne sommes pas la moitié d’un (e) autre, même pas le quart. Nous sommes pleinement libres et entiers, a fortiori nos âmes, qui sont en Soi, souveraines et uniques.

Alors oublions nos vieilles dépendances et croyances réductrices. Il y a plus de crapauds que de princes charmants, mesdames et plus de femmes perdues que de princesses, messieurs.

Le Cœur seul comprend la véritable alchimie, par-delà notre endoctrinement mental. L’univers qui se réunit deux en Un, de la dualité à l’Unicité-Source enfin recouvrée, du départ du Moi au retour à Soi, grâce à l’altérité, ou à cause d’elle.

Voilà la vocation de chacun de nous sur le long chemin de l’Amour, pourtant si proche et familier, pour nos âmes qui finissent toujours par s’y re-connaître, un jour.

Le Sublime est là, à portée d’âme libre et pleine de résonances incontestables et inexplicables.

Le sentez-vous déjà ? Une seconde, une vie qu’importe. Le sentir c’est enfin vivre.

La vie n’est faite que d’élans spontanés et colorés qui sont le bonheur même. La liberté est un Arc-en-ciel !

Une goutte d’Amour irrigue d’oxygène un désert terne de tristesse. Les déserts sont nos manques, l’Amour notre plénitude en couleurs.

L’amour ? C’est faire corps avec l’instant et faire la Paix avec tout ce qui nous séparait.

C’est beau, l’instant : il ne jaunit jamais. Il ne vieillit pas. Seuls nos yeux voient le temps en noir et blanc. L’innocence joue tout le temps et se joue du temps. Elle est insouciante et toujours confiante. Elle est le mouvement de la Vie qui est la confiance même.

Devenir est un non-sens pour l’âme pleine et entière que nous sommes déjà et ce depuis toujours. Le temps est un dédale où l’on se perd.

 

Reviens. Ton Cœur n’attend que toi !

Qu’importe qu’on s’égare, si l’on se souvient.

 

Seuls nos souvenirs temporels, qui suivent et subissent la ligne horizontale et fatale du temps, s’attristent en tournant le cher album de notre vie. On aimerait figer à jamais ceux qu’on aime et ne jamais partir. Voilà l’origine de la peine : retenir ce qui s’en va, se croire égaré, abandonné dans le dédale austère de l’absurde condition humaine, prisonnier entre naissance et mort, à la fois angoissé et dans le regret ou le remord.

Pourtant, sachons que le monde temporel ne donne l’illusion de la séparation qu’à ceux qui perdent la Conscience du Cœur. Le “Vrai souvenir” du Soi plonge dans l’Unité du mouvement, contrairement au souvenir du Moi qui nous éparpille, hors de l’instant juste.

Le Cœur est immortel, comme l’Amour qui l’anime au rythme d’ici-bas. Il saigne parfois, tressaute, (se) bat, pleure et s’arrête, mais l’Amour est éternel, comme l’instant qui le voit passer, tel un flash de son abondance, une réminiscence de l'éternelle Joie qui prend soudain corps.

Le temps efface nos traces ou les imprime durement, mais entre les tic et tac, nous sommes l'immensité sans montre ni horloge.

Nous sommes l’Amour “qui a le temps”…

J’aime tous ces jaillissements de Lumière, qui sont autant d’instants de soleils dans nos nuits. L’Espoir ne se réfléchit pas, il continue et rayonne à l’infini ces instants d’insouciances qui fondent notre Soi dans le mouvement et qui ne se perdent plus ni dans le passé sans objet, ni dans le futur sans Présence.

Bien sûr, chaque génération porte en elle la charge souvent trop lourde des erreurs de ses ascendants.

Bien sûr, chaque génération cherche à s’opposer, par une révolte qui lui est propre, pour sinon s’adapter au monde, tout au moins en construire un plus conforme à ses intuitions.

Bien sûr, chaque génération fait avancer l’Histoire qui trop souvent se répète ou recule, mais qui malgré tout évolue irrésistiblement vers de plus hauts degrés de conscience et d’Amour, vers Soi, miroir de l’autre, vers l’autre, miroir de Soi.

Bien sûr chaque génération doit se souvenir des horreurs du passé pour ne pas risquer de les reproduire, à son tour et de réduire encore la vie à la souffrance des divisions et des Egos hostiles.

Mais…

Faire le procès des actes, même barbares de ses anciens, morts et enterrés ; revenir à l’endroit même des infamies pour soi-même y commettre – à contre-courant et anachroniquement – sa propre réaction hostile et passionnée : c’est nourrir la haine, raviver les blessures, rouvrir les portes d’un passé éteint en tournant en boucle dans la roue absurde des passions extrêmes.

Alors…

Le plaisir élève au-dessus de la matière et donne à l’âme sa place au milieu du monde. Il n’y a plus de place pour les oppositions, les séparations, les divisions. Tout est symbiose, comme le noir et le blanc se complètent et s’allient pour l’équilibre dont chacun d’eux séparément est pourtant incapable.

Laissons aux morts l’enfer de leurs remords, c’est leur poids. Ils le méritent sans doute. Mais attention aux spectres du mal. Le temps n’existe pas, ne ramenons pas à la vie la barbarie d’hier. Elle n’attend que ça, tapie derrière votre bonne volonté. Allégeons-nous en tournant la page du grand Livre de l’Histoire humaine pour en écrire les chapitres suivants, qui nous attendent.

Laissons le mal aux morts. Soyons justes, aussi justes que nous pouvons, ici et maintenant, sans rien oublier… juste donner le plus juste de nous-même, conscient de nos faiblesses et en mémoire de toutes les victimes passées des faiblesses des anciennes générations.

Construisons sur du neuf, le monde d’aujourd’hui. Le vieil homme ne peut plus rien pour nous, sauf si nous ne gardons de lui que le meilleur qu’il lègue à l’Humanité. Ses guerres passéistes et ses rancœurs ne nous grandissent pas.

Soyons riches du Présent de nos amours Conscientes, fraternelle alliance qui est l’Arche des Cœurs ouverts.

Se souvenir “du Présent de Soi”, voilà la seule manière de ne pas redonner vie aux démons du passé.

Générations arc-en-ciel, de toutes couleurs, nous sommes un même et seul souffle, libres de construire ensemble ou de nous séparer à nouveau.

Écoutons l’Histoire, mais vivons notre présent, dans l’Amour de l’Essentiel, dont nous Sommes, chacun ici, des poussières immenses.

Tout l’espace et le temps concentré et consacré dont on a suspendu les effets, c’est cela l’Amour. Et voilà qu’il se déploie totalement, libre du vieux monde réducteur qui le confinait et dans lequel il n’était qu’un pâle reflet de lui-même.

La Nature est sublime… le monde doit s’en rappeler. C’est une question de Conscience publique.

***

Savez-vous ce qu’est une masturbation romantico-spirituelle ? Non ? Alors tant mieux. Vous êtes donc hors l’émotion passionnelle exacerbée et fragile qui conduit l’âme à l’extrême des dévotions et des candeurs serviles

Vous êtes bien ancrés dans votre cœur et aligné sur la juste fréquence qui ne se laisse pas dévier par quelques hormones dominantes qui ne font que conforter notre Orgueil et compenser nos peurs de séparations.

C’est pas le cas de tous dans ce monde Bisounours et magique du tout et n’importe quoi Sacré. Quoique tu fasses ici-bas, la connerie humaine restera un phénomène certain et sans vaccin, attaché à l’Ego et aux ambitions matérielles.

Seule l’intuition nous permet de nous reconnaître dans cette jungle de vraie et de fausses lumières. Chacun chemine à son rythme… de bonne Foi… c’est l’essentiel.

Apprendre, c’est rentrer en Soi pour y puiser ce que nous sommes. Le chercher ailleurs, ce n’est pas apprendre, c’est savoir et le savoir est une fugacité de la tête, extérieur et périssable.  Celui qui n’apprend pas des autres est vide de Soi, mais celui qui n’apprend rien de Soi est trop plein des autres.

Le savoir ne réduit pas l’ignorance, car la connaissance est discrète, personnelle et initiatique. S’il y a une vérité, elle n’est qu’en nous, ce Soi intime et partant, si incompris… la vérité ne peut pas être un sujet de savoir, mais d’intuition qui est une re-connaissance, sans professeur, sans explication et sans preuve.

Écoutons-nous et reconnaissons les vrais sourires au milieu des séductions du désespoir. Les marchands du temple ou les romantiques transis … passent et ne nous atteindront pas, malgré leurs tentatives désespérées pour servir leurs basses entreprises egoïques.

Ce qui résonne en Soi de l’autre est notre propre Cœur en mouvement…

Ne confondons plus la voix de la beauté véritable et celle de l’artifice qui imite ses joyaux. Les deux déroutent le voyageur sur le chemin qu’il s’était promis de suivre seul.

Cependant, tandis que la beauté le nourrit et l’élève par d’invisibles et intenses attraits, l’artifice le détrousse de toute la richesse temporelle à laquelle il tenait. Quand l’Amour frappe à sa porte, c’est pour l’inviter à quitter ses chemins jalonnés, à sortir de lui-même pour rencontrer son autre, si différent encore, si étranger.

Face à la beauté véritable, il s’élève grâce à elle et pressent (confusément d’abord) la permanence d’un état divin qui ne connaît pas de fin et qui l’encourage sur le chemin du rêve et de la Liberté.

Face à l’artifice, il tombe et (se) sent amoureux contre le temps, toujours trop court, contre une jeunesse qui s’estompe et d’un attachement en proie avec une fin annoncée, une nouvelle distance au moment même ou les corps apprenaient à se compléter.

Son escale l’abîme, le frustre et attise la souffrance de la dualité. L’artifice l’attire comme les chants des Sirènes purent séduire l’Ulysse faible et déconcentré aux sens pervertis.

La beauté véritable elle, rend au voyageur toute la puissance sensible de son Sacré perdu : elle fait jaillir de lui tout l’infini confiné dans ce cœur pourtant si minuscule, en élargissant ses murs et en le grandissant, grâce au miroir de l’infini reconnu et partagé, qu’elle lui tend : voilà la vocation Sublime de la beauté.

Deux Cœurs s’augmentent toujours, l’un dans l’autre, sans exclusive et reconnaissent leur éternelle alliance, malgré les inévitables séparations que le temps instaure.

Ainsi l’Amour traverse la vie sans s’arrêter, comme le voyageur, mais ils finissent un jour par se rencontrer. L’Amour lui témoigne alors de l’éternité immense du grand Univers dans ce tout petit monde, ce pourquoi, il s’y sent soudain tellement à l’étroit.

Avez-vous entendu un jour, au détour d’un livre, d’un tableau ou d’une chanson, ce voyageur qui crie son Amour et le rend palpable au monde et à l’univers tout entier en déclamant la fraîcheur innocente et pure des embruns de l’Océan ?

Tant que le sacré ne se manifeste pas au détour d’un regard – une seconde, un mois ou des années – le voyageur aura beaucoup marché mais ne sera allé nulle part.

Mais, quand il aura été touché par la beauté, il aura connu des artifices, et ne gardera pourtant en lui que le Sublime de cet ailleurs qui l’inspire.
 

***

 

Je ne sais vivre que Cœur et âme dehors. Je suis un exhibitionniste de spontanéité et d’innocence sans masque. L’innocence, ça rayonne, ça s’impose, ça ne te regarde jamais de biais.

Plus j’avance, et plus je me vide du superflu. Je me détache de tout et de tous ceux qui sont trop lourds pour moi, en supportant néanmoins stoïque ce que je ne peux éviter, si la vie l’exige.

La plénitude peut connaître des plaisirs d’ici-bas, mais par la seule joie d’un cœur débarrassé de ses préjugés mécaniques.

Oui, l’âme doit se souvenir qu’elle prime sur le temporel établi et qu’elle doit s’élever consciemment au-dessus de la matière, non pour la dominer mais pour ne garder que le meilleur des chaînes qu’on lui impose. C’est d’ailleurs à cette seule condition, que nos vies deviennent supportables et que nous échappons à l’absurde condition humaine, si lourde de paradoxes, si détestable de déceptions.

L’Amour n’a pas de poids, il est sans objet. On le trouve dans les choses dont on a allégé les conditions illusoires. La Joie est la mesure de la légèreté. Il n’y a plus ni bien ni mal, alors, juste du pesant ou du léger. Chacun y reconnaîtra ce qui est bon pour lui.

Je ne suis que la somme de mes instants passés, conscients ou inconscients, choisis et imposés, joyeux ou soucieux. De même que mes vies passées constituent mon caractère et la personne que je suis devenue. Rien de ce qui s’accumule dans le grenier de notre être n’est inutile. L’odeur des vieilles choses nous renvoie à l’impermanence de nos vies, tout autant qu’à l’Essence qu’elles ont contribué à nous faire découvrir en nous-mêmes.

Depuis enfant je voulais trouver ce sens transcendant, au service des autres, en toute innocence et confiance. Cet engagement à la fois terre à terre et chevaleresque fut une évidence pour moi, et pendant près de 17 ans. Jusqu’au jour où j’ai considéré que ma liberté personnelle et celle des autres ne valaient pas mon sacrifice aux ordres des “puissants” de ce monde. Je pouvais – je devais – m’engager autrement, sans plus aucun artifice pour le faire valoir, sans plus aucune récompense à exhiber, juste être moi … grandir de mes propres combats, à la rencontre des autres, sans uniformes, sans préjugés, sans guerres, sans attachements.

Se retrouver, même en partie, déroule alors le fil de notre destin. Nous ne sommes pas autrement que ce qui reste quand tout part : un Soi à reconquérir à chaque instant et grâce à chaque instant. Voila la vraie puissance, qui ne s’uniformise dans aucun schéma réducteur et qui les dépasse tous. La richesse et l’honneur ne se puisent que dans l’abondance d’un Cœur libéré.

L’orgueilleux croit pouvoir changer le monde et y met toute l’énergie de son Égo. Le sage se met hors de portée du monde pour n’être plus dépendant de ce qui l’éloignait de Soi et l’enfermait dans l’illusion de lui-même. Il mobilise alors toute l’énergie de son âme.

Belle comme le jour, elle ne dormait pas de la nuit.

La rose a-t-elle vocation à changer le monde quand elle fleurit ? Non ! Elle le rend simplement plus beau, plus subtil et plus abouti. Elle rend au monde la part de génie qu’il lui offre. C’est un vase communiquant sublime qui échappe à la raison de la foule.

La Beauté, le Sublime, comme l’Amour sont des réminiscences incarnées de l’invisible qui résonne, l’évidence que la matière est insuffisante et grossière sans âme.

Le génie est cette part sacrée et totalement étrangère au monde mental qui capte l’Essence éloignée, en la reconcentrant en Soi. La foule fige notre normalité acceptable, le génie nous rend à notre liberté inaliénable. Encore faut-il réapprendre à entendre la part étouffée de cette folie sublime.

Ce que nous appelons éveil ne dépend d’aucun réveil. Seul notre Cœur sait appliquer ici ce qu’il est déjà par-delà et qu’il dévoile avec plus ou moins de temps et d’effort.

Mais la voie intérieure ne dépend d’aucun choix mental, d’aucun chemin tracé, d’aucune imposition ni violence. La Force est toujours paisible. Ni dogmes, ni recettes, ni miracle ! L’évidence intime est la seule nécessité qui fasse Loi, la reconnaissance ultime de ce que nous ressentons comme l’unique Vérité : Soi-même. Et cet état est loin des sentiers battus, très loin de notre petite personne, mais très près de Soi pourtant et c’est un paradoxe à résoudre :  il faut cheminer pour parvenir à Soi et conquérir la Liberté sans souffrance du non-duel par le lâcher – prise total et radical, auquel on ne croyait pas, car il est l’anti-mouvement même, la vacuité absolue, si étrangère aux agitations de la vie, mais la Vie même pourtant.

La réponse-Unité n’inclue plus aucune question. Elle est claire-Conscience. Elle n’a plus besoin de miroir, elle est la Source vibrante qui rayonne et habite l’infini feu de Vie.

Chris le Gardien, Juillet 2020.

Pleinement Soi ...

Il y a ce que l’on connaît, qui est étroit. Il y a ce que l’on sent, qui est infini.

Christian BOBIN.

La connaissance humaine procède de trois marches ascendantes : l’opinion, la science et l’illumination. L’outil de l’opinion, ce sont les sens et la perception, celui de la science, la dialectique et celui de l’illumination, l’intuition ou l’instinct divin.

Plotin.

Ne vous arrêtez pas à la vision limitée que vous avez de vous et de votre vie! Il y a en vous une énergie plus forte vous permettant de dépasser ce qui vous limite.

Catherine Balance.

L’âme rejoint pour ainsi dire la moitié qui lui faisait défaut, elle devient un tout » une façon de penser qui conditionne notre rapport aux cho­ses. Nous arrachant à l’obsession de la réussite et de la richesse, elle nous main­tient ouverts à l’essentiel : « Plus l’homme se cramponne aux fausses richesses et perd de vue l’essentiel, plus il est insatis­fait de sa vie. Poursuivant des desseins limités, il a le sentiment d’être limité, ce qui fait naître en lui envie et jalousie. Celui qui, ici-bas, se sent déjà lié à l’infini désire et pense différemment. Seul l’essentiel, au bout du compte, cons­titue notre valeur ; s’il nous fait défaut, c’est notre vie qui est gâchée.

C.G. Jung .

Quand votre esprit est étroit, les petites choses vous agitent facilement. Faites de votre esprit un océan.

Lama Thubten Yeshe.

L’homme est toujours en samadhi mais il n’en est pas conscient (...) En fait, c’est très simple puisque nous sommes le Soi. Tout ce que nous avons à faire, c’est de nous en souvenir.

Ramana Maharshi.

Si l’on n’est pas sensible, on n’est jamais sublime.

Voltaire.

Nous sommes des ondes de lumière et de son qui ont été ralenties, un paquet ambulant de fréquences accordées au cosmos. Nous sommes des âmes habillées dans des vêtements sacrés de biochimie et nos corps sont les instruments à l'aide desquels nos âmes jouent leur musique.

Albert Einstein.

L’homme traverse son propre désert pour découvrir son fond mystérieux dont la beauté le remplit d’allégresse.lorsqu’il découvre sa propre source. Il comprend que le désert n’est rien d’autre que le passage par la mort donnant accès à une nouvelle naissance.

Marie-Madeleine Davy.