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Chris le Gardien auteur

Chris le Gardien auteur

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Des yeux pour voir, le Cœur pour espérer.

Des yeux pour voir, le Cœur pour espérer.

Des yeux pour voir, le Cœur pour espérer.

Prépare-toi, mon enfant, au voyage tumultueux de ton isolement. Tu es un Dieu en cage, rappelle-t’en, toujours.

Derrière l’obscurité de ta cellule étroite, toute la substance de l’infinie Lumière dont tu es une graine sublime en terre, attend que tu l’accueilles.

Allume-toi !

Personne n’est obligé à la sécheresse du Cœur, mais beaucoup y succombent.

Briser l’œuf est douloureux, mais y rester, c’est l’internement dans l’exiguïté confinée et étouffante d’une vie sans Lumière, sans espérance, comme ces siècles qui nous ont vu naître et mourir dans notre propre indifférence. Et pourtant, nous savions voler …

Chercher le bonheur, est l’obsession de ceux qui s’en éloignent. Le bonheur est là où nous sommes, jamais là où nous croyons qu’il est.

 

Qui es-tu l’inconnu, toi qui traverses mes parts d’ombres pour y semer un peu de ta Lumière fragile? Je t’accueille si souvent en ennemi, agressé par les vifs rayons de ton généreux Soleil, dont mes yeux endormis redoutent le réveil. Cet inconnu, n’est-ce pas le murmure de mon âme ?

Tant qu’il nous reste un peu de vie, la sève élevée par le soleil et les eaux de pluie, nous fera grandir sans orgueil sur le chemin, même éphémère, de notre naturelle et éternelle beauté.

 

Superficiel ou profond

J’oscille entre forme et fond.

Je ne veux plus choisir

Qui du sexe

Ou de l’âme

Animent mes Passions

Mes désirs sont sourires

Sans complexe

Et sans drame

De joies et de pulsions

Pourvu qu’ils soient décents

De feux incandescents.

 

Entre terre et ciel, je suis mon propre pont. Je ne joue pas avec des mots, je modèle la Lumière dans les limites de nos esprits obscurs car trop encombrés et la déploie dans tout l’espace disponible. Accueillir, est le mot le plus lumineux et sacré de notre pauvre vocabulaire. La Lumière est, s’accueille et se reçoit.

Sur ce chemin de terre, on ne peut qu’inspirer aux gens qu’on aime ce qu’on est, mais jamais leur imposer un sentier qui ne sera jamais le leur, à moins peut-être qu’ils en sentent l’évidence par eux-mêmes et qu’ils nous y croisent.

 

Ne sois pas un leader juste pour t’imposer et briller ou pour obliger les autres à suivre ta propre foi. Sois ce leader, parce que ce qui te porte est plus fort que tes doutes et ta fierté d’homme ; sois ce leader par ce qui fait la Loi de tes besoins naturels et de tes envies légitimes, de tes amours sans conditions et de tes joies sans orgueil ; ce leader qui montre une voie, parce qu’elle est aussi la plus commune dans l’ordre des sourires qu’il suscite et des grands enthousiasmes qu’il provoque ; ce leader qui peut parfois précéder sur le chemin si difficile de la Vie, mais qui accompagne toujours ceux qui se découragent un temps et qui pardonne aussi à ceux qui abandonnent ou qui le raillent. Car personne ne peut mener des hommes qui ne font pas germer et d’abord en Soi, ce goût du surhomme qu’ils reconnaissent un jour en l’autre, parce qu’ils ont senti cette évidence pure bouger en eux-mêmes, par vocation et folie des destinées hors des sentiers battus.

 

Savoir être soi-même sans même le savoir, sans nécessité non plus de le faire savoir en s’imposant à tous : quel bonheur, quelle naturelle spontanéité, humble et parfaite …

 

N’aie de cesse de danser, n’aie de cesse de voler, de peur de t’abîmer là, où tous les corps sans légèreté s’abandonnent, où toutes les âmes sans ailes s’enlisent et s’oublient : dans l’illusoire brillance des ombres froides, l’enfer de notre immobile et absurde personne.

La parole doit être légère comme un nuage et rafraîchissante, comme sa rosée sur l’herbe folle pour traduire la vraie et riche Nature de l’Univers. La plume n’est jamais lourde et le verbe est un infini suspendu entre deux secondes. Il faut s’engouffrer dans ce vortex étrange et mystérieux pour que l’extraordinaire de nos contes d’enfants, soit enfin palpable.

 

Croire en l’Amour c’est comme croire en Dieu. Il ne faut pas y croire, de loin ; Il faut le sentir et le vivre, du fond de ses tripes.

Il ne s’agit plus de croire, mais bien de sentir, comme on sent le parfum d’une fleur, on sent celui de l’infini Sacré. L’Harmonie ne connaît ni la méchanceté ni, par-dessus tout, ne pratique aucune forme d’injustice.

 

Être méchant a toujours été, est et restera une option qui est le propre de l’Homme et le côté négatif de l’alternative que lui offre la dualité de l’existence, si lourde et si légère à la fois, à notre image.

Mais au moins, la liberté nous sort de la froide mécanique universelle, certes au prix d’un long apprentissage et entre deux feux opposés. C’est l’existence et l’existence est toujours celle qu’on se construit. L’Homme seul, et par lui-même, détruit la consonance de son Cœur. Si l’existence te paraît trop lourde, tu es trop éloigné de la nature légère de ton âme.

 

Si tu as perdu ton humanité, inspire-toi de la Nature pour la retrouver. Il y a tant à lire sur des lèvres qui ne parlent pas, tant à goûter de mots sensuels, même quand elles se taisent.

Il y avait entre elle et moi un je ne sais quoi qui reste alors que tout se délitait, comme si l’avant et l’après n’avaient plus prise et que nos présences, l’une à l’autre, étaient aussi inévitables qu'indéliables, comme l’Essence unique de deux grands chaos.

Si tu as su mettre en pratique l’amour sur le plan du deux, alors tu comprends sa vocation à l’illimité et à la transcendance des genres et des frontières. Non, l’Amour ce n’est pas toujours rester ni partir. L’Amour c’est Être là, au bon moment, dans le juste instant que le Cœur désigne, et dans l’alignement entre Sois.

Il y a tant à aimer chez l’autre, sans le vouloir tout pour soi. Il n’y a rien à refuser qu’on ait à vivre spontanément de positif ou de négatif pourvu qu’on en sorte avec un regard nouveau porté sur Soi-même et les autres.

 

On doit souvent partir et laisser vivre, malgré soi ou pour soi. C’est aussi ça aimer. Ne plus s’éloigner ni se rapprocher, mais vivre l’instant et sentir que ni le temps ni l’espace ne nous limitent plus, nous qui avons senti l’intensité de ce murmure intime et secret.

Il n’y a pas de dignité sans amour de soi, ni d’espoir sans amour de son prochain, ni surtout de prochain sans rupture avec cette identification confortable au Moi, qui nous isole et nous réduit en nous tenant radicalement à distance les uns des autres.

Il n’y a pas de liberté d’aimer sans résolution au détachement, non par indifférence, mais par Amour, on n’emprisonne pas, on comprend la divergence des chemins. Marcher, c’est aussi grandir de souvenirs, seul. Nos poisons sont les regrets, des séparations incomprises.

 

Ce respect infini qu’on doit à l’Amour – même si on le fuit, qu’on en ait été digne ou pas – on ne peut l’effacer, même avec le mépris. Il nous précède et nous suivra. L’Amour qui est passé laissera toujours une trace d’éternité en Soi.

Il faut aimer sa propre compagnie pour entrer librement en relation avec le frère ou la sœur qui s’y cachent. Quoiqu'on fasse, où qu’on soit et où qu’on aille, on ne fait jamais qu’Un au travers ce Monde et avec ces compagnons qui le composent et nous révèlent.

 

L’intensité d’un instant dense

Insensé engouement des sens

De battements de cœurs anarchiques

Enivrés du ballet Extatique

Des âmes,

Aux essences que nos deux corps

Exclament

Plus que la Vie, mieux que la Mort.

 

Ce qui te touche de l’extérieur fait écho à ton Cœur. On mérite la Beauté qui se révèle, simplement, sans plus aucun artifice. Juste un peu de douceur, et tout est en place, paisiblement là, parfaitement soi, sans plus une once d’orgueil ni de distance.

 

La société conduit résolument l’Homme à s’enfermer dans des systèmes complexes de pensées qui combinent l’Ego et ce besoin de propriété ou d’identification. Ma voiture, mon boulot, ma femme, comme si la frénésie de posséder était le seul moteur du quotidien pour survivre.

Mon âme sera toujours trop grande pour ce Moi étroit et pourtant, il faut bien que j’accepte que mon infini d’Être soit ainsi mis à l’épreuve et confiné en pratique, puisque c’est la condition de ma liberté d’Agir, le mouvement personnel de l’Univers qui nous offre la Vie.

La mort n’y changera rien et c’est toute l’utilité d’être ici : c’est de notre vivant qu’on devient moins con, ou qu’on persévère !

L’Amour a besoin d’une main pour imprimer sur sa peau, les mots suaves, tendres et parfois maladroits de notre âme troublée. On apprend à aimer comme l’enfant à marcher, en trébuchant souvent, en y croyant toujours. Un jour on marchera ensemble sans plus tomber. Être une femme n'est plus un combat, quand l'homme consent à déposer ses armes.

J’ai eu mille vies, mais chaque fois je n’en ai qu’une, car je ne suis qu’un pauvre et fragile mortel en quête de sa sublime éternité.

Quand je serai trop vieux, je renaîtrai. C’est aussi simple que cela le cycle de nos instants dans le Silence de l’éternité.

Il n’y a pas d’âge pour rester jeune. Il faudrait être immortel, pour être à la hauteur de l'Amour. Nous, pauvres êtres humain, nous ne faisons qu’en effleurer la subtile essence, dans nos carapaces trop épaisses.

 

On souffre d’espérer

On s’apaise d’agir

Qu’importe l’avenir

On aura essayé.

 

Aucune âme n’est laide. Le temps seul connaît la vieillesse, sa laideur et les souffrances de ses résistances et désespoirs profonds.

C’est toujours se mentir, que de ne croire qu’en ce qu’on croit savoir. On n’est jamais sensibles, en se coupant du Cœur. S’habiter assez, c’est refuser l’exil prolongé en terre inconnue, c’est se sentir partout chez soi, où que nos pas nous mènent.

La Beauté n’est qu’effacée par l’esprit, derrière nos gros nuages mentaux, mais elle demeure là où on la retrouvera, un jour…Je crois que nos brouillards ne sont que projetés par nous-mêmes sur l’Unité insécable qu’il nous faut restaurer.

Un jour, nous recouvrons la clarté de l’Essen-Ciel, car nous avons tous des yeux pour voir le monde dispersé alentour, mais surtout un Cœur pour espérer rassembler les pièces de notre Unité perdue. La nostalgie est l’impulsion du bonheur oublié, son appel au secours, son besoin d’attention. C’est par la nostalgie du bonheur de Soi, que nous tendons vers le meilleur, même par à-coups, même à tâtons, même longtemps, pourvu qu’on y parvienne un jour. Le chemin du retour est le seul qui nous restaure.

 

Quoi qu’il en soit et qu’importe le temps qu’il nous faudra, les égarements ne sont jamais que provisoires, comme l’existence qui est l’accessoire maladroit, fragile et sensible de notre infinie richesse.

Il suffit d’entourer de beaucoup d’âme nos beaux dé-corps pour qu’ils s’alignent sur l’origine du monde. Son harmonie sensuelle alors, restaurant les plaisirs de notre Ego en le déculpabilisant. L’élégance, c’est un collier de perles qui se perd sur un sein et qui caresse le regard discret des hommes, sans un regard, sans un mot de trop. Juste un émerveillement, une interaction par-delà bien et mal, qui donne sens à l’Amour.

 

Celui qui lit un visage y gagne son âme

À Cœur jaillissant, l’apparence d’une femme

Flirte avec le Sacré, comme un feu et sa flamme.

 

Il suffit d’allier la tendresse des Cœurs, à la fermeté des corps. La vie est faite de désir et la mort est peuplée d’âmes qui veulent redescendre. Parce que rien ne vaut la Vie, même pleine d’imperfections. Car nos imperfections sont la Vie qui se déploie de chair, de temps et d’espace.

Si la nudité te fait honte, si le désir t’effraie, si la sexualité te dégoûte, tu es sans doute enfermé dans un sous-terrain qu’aucune lumière ne peut atteindre. La pudibonderie, est un royaume où les ombres hantent les âmes obscures qui envient ce qu’elles combattent.

 

Quand on aime vraiment les femmes on en loue les beautés par tous les arts dont on est capable. On ne les exhibe pas, on restaure-par l’immortalité d’une œuvre même imparfaite – l’essence même de leur immortelle Présence offerte au monde comme une consécration. Ne cherche pas le partenaire parfait, mais la tolérance parfaite, qui concilie deux êtres sur le Plan, qui grandissent chacun au contact de l’autre, et le temps qu’il faut ou qu’ils concèdent à chacun d’eux. L’important n’est plus le masque mais la nudité qu’il cache.

Il faut mériter la nudité d’une personne, sa métamorphose mi-ange mi-démon, qui la rend si désirable et fragile. Ce n’est pas un acte de soumission messieurs, c’est un acte de Foi et de transparence totale, où l’absolu Sacré se manifeste sans parole ni raison.

 

Si l’Homme subit

La peur et puis s’efface

L’ange lui sourit

Et la regarde en face.

 

Les fleurs ne font pas de bruit

En elles, tout l’infini

Qui parle de Beauté

De silences habités.

 

Du bruit au silence, tout est bienveillance, même tes souffrances. Tu as le droit d’être malheureux: le mal passe et l’expérience des oppositions révèle ce qui reste. Tu es condamné au bonheur, qui est l’Essence de ton imperfection, le parfum éternel de ta rose éphémère.

Aimer, c’est déjà trop ou pas assez. Il faudrait être l’Amour qui n’a plus ni avant ni après. Il faudrait ne plus nous identifier, ni au temps ni au Moi, juste se laisser porter par le courant imperturbable de l’indéfinissable mais exemplaire humilité. L’Amour est la part de notre jeunesse qui ne vieillit pas, malgré le temps qui nous contraint et l’espace qui nous pèse. L'Amour triomphe de tout, toujours.

 

 

Chris le Gardien, Nov. 2019

Les hommes éveillés, quels que soient leurs dissentiments, n’ont qu’un monde, mais les hommes endormis ont chacun leur monde ; c’est ce qui fait exister l’opposition, la politique et la haine.

Héraclite.

Il y a des choses que l’intelligence seule est capable de chercher, mais que, par elle-même, elle ne trouvera jamais. Ces choses, l’instinct seul les trouverait; mais il ne les cherchera jamais.

Bergson.

Un rêve sans étoiles est un rêve oublié.

Paul Éluard.

La vérité est comme un soleil. Elle fait tout voir et ne se laisse pas regarder.

Victor Hugo.

Pose tes questions du fond du Cœur Et les réponses viendront du fond du Cœur.

Paroles indiens Omaha.

Il y a des choses que l’intelligence seule est capable de chercher, mais que, par elle-même, elle ne trouvera jamais. Ces choses, l’instinct seul les trouverait; mais il ne les cherchera jamais. » Bergson.

Le meurtre, la haine et la violence ne viennent pas d’un cœur méchant, mais d’une âme ignorante. Celui qui sait, au contraire, se refusera toujours à dominer et à violenter. À la puissance, il préférera toujours l’exemple.

Albert Camus.

On nous moule, on nous sculpte, on nous maquille jusqu’à ce que l’on soit méconnaissable, puis, notre défi est d’enlever tous ces masques ridicules afin de retrouver notre vrai visage celui que nous avions à notre naissance.

A. Boutin.

Il y a cette immense liberté de l'animal, enfermé certes dans les limites de son espèce, mais vivant sans plus sa liberté d'être, sans tout le faux que nous ajoutons à la sensation d'exister."

Marguerite Duras, Les yeux ouverts.

C’est toujours l’Amour qui guérit, parce que l’Amour vous rend entier.

Osho.

Un vent se lève, léger comme la nuit, et soudain la mer sans vagues prend une direction et coule comme un grand fleuve infécond d 'un bout à l'autre de l'horizon.Le ciel se fonce. Alors commence le mystère, les dieux de la nuit, l'au-delà du plaisir.

Camus L'été.

Chaque matin, en m’éveillant, je suis heureuse de sentir que j’existe et que la beauté du jour qui vient dépend de la beauté que je veux y mettre.

Huguette Oligny.