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Chris le Gardien auteur

Chris le Gardien auteur

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Si je n'étais pas fou, on m'internerait...

Si je n'étais pas fou, on m'internerait...

Si je n'étais pas fou, on m'internerait...

Je vis tous rêves dehors, car l'Amour est partout comme le vent dont il ne dépend que de nous d'estimer attentivement la présence et la force pour tendre la bonne voilure, celle qui ne se déchirera plus et qui nous portera sain et sauf à destination de Soi.

Si je n'étais pas fou, on m'internerait, comme ils ont réussi à le faire si longtemps dans ce monde rude et bruyant qui me cachait ce Silence paisible, discret et pourtant si omniprésent. J'aime les grandes folies, car elles nous ouvrent l'infini de qui nous sommes.

 

Ils nous ont fait du mal.

On en a fait aussi,

Mortel et abyssal

Et plus qu'à notre tour

On trace dans la nuit

Le Soleil de nos rêves

Que révèlent sans trêve,

Nos intuitions d'Amour.

 

Ce monde n'est pas fou, il est terriblement absurde. La folie c'est autre chose - c'est l'Art, la Liberté, la poésie, le sacré et le sublime qui ne s’achètent pas - et elle est hors de portée des gens avides de confort, de loisirs, de religions et d'argent illusoires.

Là où le pouvoir et la violence s'imposent, l'Amour s'éclipse.

On s'échoue sur nous-mêmes, sourds aux appels de l'Océan. On désapprend le courage du large, et l'on erre, sur une île trop étroite et sans rêve.

Malgré tout, l'imperfection de la grande dualité nous fait nous élever vers nos degrés  sublimes. Le voyage est difficile, mais la Force est belle et permet à l'Unité de se restaurer.

Nos imperfections et la diversité de nos erreurs et attachements nous font grandir. C'est mensonge total de suivre des principes qui sont si éloignés de ce qu'on est et peut supporter. On se recroqueville et notre âme est toute chiffonnée... Même nos masques les plus colorés ne suffisent pas à dissiper ces parts sombres qu'ils camouflent. Il vient toujours le moment où l'absurde du monde des loisirs et des distractions, ne suffit plus à nous faire oublier notre soumission totale à la souffrance de cette énorme pierre que nous roulons inlassablement pour le profit des autres.

Sentir le Monde en Soi, ne plus laisser un millimètre de distance entre lui et nous, voilà ce qu'est le bonheur : n'être plus qu'un rouage consenti et conscient du grand mécanisme universel.

Mon éternité, je la dois à tous mes instants mortels et en l’attendant, je ne suis que ce mortel condamné à répéter ce que je n’ai pas compris ! N’oublie rien, laisse le Présent porter ton âme et la révéler. L’Univers est un mouvement d’ailes et ton âme, en esprit, un oiseau migrateur.

 

En cet instant précis

N'entends tu pas l'appel

De l'enfant qui de nuit

Si souvent t'interpelle

Ta conscience et son cri

En mode universel

Dont toi, l'homme endormi

Jamais ne te rappelle?

 

La tristesse et la violence sont les frustrations symptomatiques de l'âme endormie. Ce pourquoi la Joie est le seul état spontané du Cœur unanimement reconnu comme originel et éveillé, le sacré que cachent le confort de l'ignorance ou la vulgarité de l'esprit.

Tu finiras bien par comprendre spontanément que la voie de la maturité, telle qu'on te l'a apprise, est une voie sans issue. Le seul chemin est celui de l'innocence pure, ta Présence non-duelle que la mort même ne peut souiller de son urgence et de ses barreaux temporels.

Nous sommes la Vérité et le Mensonge confondus. Rien ne remplace la vraie vie, surtout pas les faux prétextes qu'on nous impose. Un jour tu verras. Tes jours n'auront plus besoin de tes nuits aveuglantes. Tes yeux auront percé le secret de leurs rayons dont tu étais le Centre.  Parce que l'Humanité a encore un sens, on doit la croire encore un peu vivante. Le déconditionnement est la seule condition de notre liberté.

 

De mes yeux

j'ai vu le monde extérieur

J'y suis entré par mon cœur

Tel un Dieu.

 

La Vérité est là toute proche, si intime, si amie et pourtant à la fois ignorée et méprisée. A trop porter nos masques, nous finissons par nous y confondre et perdre la seule et vraie personne qui nous précède et nous survit.

Vous pouvez consentir mutuellement à menotter vos poignets, perdre les clés en souriant et tenter de garder intacts l'espoir et l'enthousiasme des engagements réciproques; mais être fidèle, n'est pas défier le temps ou la durée, c'est consacrer l'intensité des instants au présent.

Tant que nous ne cesserons pas de croire que cette souffrance n'est pas la notre, elle nous semblera inéluctable et injustement fatale. Or, la Vie n'est pas injuste, elle nous équilibre simplement en degrés de Conscience, de gré et jamais de force. A force de refaire le même voyage, on finit par y survivre et atteindre les paradis qu'on croyait si utopiques. Il faut mériter les buts qu'on estime justes, non uniquement par nos seules intentions, mais dans la persévérance de nos actes, même manqués, de nos rêves, même fous! C'est ainsi qu'on combat l'obscurité. La Lumière ne brille qu'en Conscience. Qu'importe d'avoir été mis à terre, si nous trouvons en nous le chemin des étoiles.

Si vous ne souriez pas à la vie, elle ne peut vous le rendre. Mettez du Cœur en chaque ouvrage. Vous êtes son mouvement, ne vous arrêtez pas. Vous valez bien plus que la tristesse charriée par toutes vos heures immobiles, et ce sourire n'est pas un sourire forcé, c'est l'empreinte la plus authentique de vous-même.

Ne cherchez plus la vérité dans un monde qui vous ment. Voyagez là, où l'esprit ne peut séjourner et perdez y jusqu'à vos belles illusions, vous y découvrirez un backstage des plus stupéfiants et pourtant si familiers.

 

Nos larmes purgent la tristesse de plus d'une vie.

Elles viennent de si loin, si vieilles qu'on en oublie,

Combien de pentes dévalées et de paliers franchis

Par les torrents d'eaux millénaires qui se purifient.

 

Perdre la notion du temps n'est pas une folie, c'est une nécessité. Le seul instant qui compte n'a pas de souvenir. Les souffrances se nourrissent de nos mémoires. Le Présent seul nous en libère.

Oublier le pouvoir qui est toujours obscur, c'est naître au bonheur de la Liberté qui est la substance immaculée mais oubliée de l'âme universelle, dont nous sommes des morceaux égarés, à l'ombre de nous-mêmes.

La mémoire peut posséder l'autre parfois en souffrant pour soi-seul, mais le désir l'asservit de liens souvent douloureux . Et pourtant ... Réfléchissez-y. Le deuil n'est pas facile, mais nul n'est attaché à soi, et nous ne sommes attachés à personne.

L'Amour n'est pas un refuge, ni le sexe un pouvoir. On est libres de suivre son chemin et c'est une richesse de cheminer ensemble; mais on est libres surtout de marcher seuls, quand notre cœur le ressent. On ne se déconnecte pas du monde ni de ceux qu'on a aimé : on avance. Qu'importe comment l'on aime, quand l'amour transporte et transforme nos Cœurs sans jamais les réduire ou les enfermer. 

Le couple est toujours division, l'Amour seul est Unité. Un couple est le moyen de la dualité qui s'éprouve et transcende divisions et alliances pratiques. Ainsi, le couple se métamorphose en une Conscience globale du UN, par delà les frontières mentales dont il doit se libérer.

Ce qui est terrible et peut-être paradoxal dans l'Amour inconditionnel, c'est qu'on ne maitrise plus sa durée et qu'on ne peut plus rien promettre, ce pourquoi les hommes prompts à l'attachement et aux possessions veulent dominer ou se soumettre, parce que la durée et l'angoisse de la séparation confirment leur condition mortelle. 

La possession est la pire démesure de l'amour et son faux le plus abouti.

L'engagement exclusif est un leurre permanent à l'épreuve des instants, en Conscience, qui seuls nous rendent libres de rester ou de partir.

Rien ne prédispose la femme à être l'objet d'un homme ou son faire valoir. Tout lui donne droit de désirer comme lui et de le faire savoir, sans jugement péremptoire.

L'Amour ne se nourrit d'aucune soumission. Il est la part active de chacun pour l'autre, qu'elle l'augmente ou le complète, elle ne le prive de rien pour soi-seul.

Quand on a rempli ses manques, tous ses manques, on ne s'accouple plus, on se rassemble, on s'unit, on s'harmonise de Cœur à Cœur, sans plus aucune crainte d'une séparation qui n'est jamais que ponctuelle. On se retrouve tous, dans le même rêve qui nous unit. On se retrouve tous par delà l'illusion de nos limitations. La Mort est un mirage, que les hommes tentent d'exorciser par tous les moyens, y compris par la possession Mentale, en pactisant avec le diable. Mais quand le Cœur s'éveille à l'infini, quand l'Univers qui nous appelait, est entendu, de  La myriade d'âmes séparées communie alors à la même Source, sans plus connaitre l'angoisse mentale et temporelle des séparations et des rapports de force.

La Beauté du plaisir se partage indifféremment. Il n'y a pas de sexe faible ou fort, là où l'Amour règne. Rien, absolument rien ne sépare deux innocences spontanées.  Ça sert a ça l'amour, pouvoir se laisser aller à la plus totale des fragilités qu'est la tendresse.

Je ne te promets rien que je ne sois déjà, au présent de mon Cœur. Sous mes doigts, il y aura toujours ta peau ou son souvenir. Le toucher ne sait pas oublier. Nous dépendons l'un de l'autre pour nos parts incertaines, mais libérés de nos imperfections, éveillés aux rayons du secret éternel, nous sommes Un, éternels et indivisibles, malgré l'amour et le temps qui passent. Tout ce que je peux t’offrir, c est la Magie de l'infini et subtil frisson de notre Éternité, au Présent Sacré d'un monde éphémère.

Tout ce qui compte, c'est ce qui vibre sans bruit ni dissonance en Soi. Il ne s'agit plus d'en convaincre quiconque, car l'on se reconnaît alors au sein de ce cocon harmonieux, qui nous nous ré-unit sans plus aucun effort inutile. L'Amour est comme une huile essentielle, il en faut très peu pour embaumer beaucoup. 

Il n'y a aucune raison de ne pas nous laisser devenir l'innocente version de nous-mêmes que nos raisons coupables retiennent. Il n'y a aucune raison de ne pas être fou à se délier, car l'Amour libère ce que les hommes veulent rendre esclave et raisonnable. La Folie est notre seule Liberté, la richesse de l'infini qui parle, la clé du paradis. Aimer "à la folie" est le risque sublime des insoumis, le seul voyage qui mène vraiment quelque part.

 

Chris le Gardien. Octobre 2019.

Un sage ne fait point de petite folie.

Goethe.

La sagesse qu'un sage cherche à communiquer à toujours un air de folie.

Hermann Hesse.

Il y a plus de fous que de sages, et dans le sage même il y a plus de folie que de sagesse.

Sébastien-Roch Nicolas de Chamfort.

La vraie valeur d'un homme se détermine en examinant dans quelle mesure et dans quel sens il est parvenu à se libérer du moi.

Albert Einstein.

La vie d'une personne libre offense toutes les personnes qui sont esclaves des préjugés et des règles.

Paulo Coelho.

L'amour rend aveugle. Il doit rendre aveugle ! Il a sa propre lumière. Éblouissante.

Daniel Pennac.

La nuit, on pense mieux. La tête est moins pleine de bruits.

Victor Hugo.

Je crois que c'est ça un artiste. Je crois que c'est quelqu'un qui a son corps ici et son âme là-bas et qui cherche à remplir l'espace entre les deux en y jetant de la peinture, de l'encre ou même du silence.

Christian Bobin.

Le monde que nous percevons est un monde fabriqué.
Il « n’existe pas » ne signifie pas qu’il n’a pas de réalité, mais qu’il n’existe pas "de la façon dont nous le percevons".

Franck Joseph.

Vous n''êtes pas un observateur passif dans le cosmos. L'Univers entier s'exprime à travers vous en ce moment même.

Jean Houston.

Nous pouvons changer le Champ qui connecte la matière dont tout est fait et altérer littéralement notre réalité physique d'une manière qui semble miraculeuse à la science occidentale.

Gregg Braden.

L'amour ne voit pas avec les yeux, mais avec l'âme.

Shakespeare - Le Songe d’une nuit d’été.

N'allez pas là où le chemin peut mener. Allez là où il n'y a pas de chemin et laissez une trace.

Ralph Waldo Emerson.

Le paradis n’est pas un lieu, c’est un état d’âme.

Georges Barbarin.

Mêle à la sagesse un grain de folie ; il est bon quelquefois d'oublier la sagesse.

Horace.