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Chris le Gardien auteur

Chris le Gardien auteur

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À nos meilleures intentions ...

À nos meilleures intentions ...

À nos meilleures intentions ...

Il est des jours qui nous ennuient et des nuits qui nous illuminent. Tous les dieux nous regardent, combien nous comprennent? et pourtant, ils ne désespèrent jamais.

Quelle plus belle mission, que celle de rendre audible l'Harmonie sacrée qui nous précède et qui nous survit? C'est la très humble tâche assignée aux artistes : matérialiser la Lumière éternelle de l'instant magique qui fait remonter en Conscience un peu de notre innocence perdue. S'il n'y a pas de magie, il n'y a pas d'amour. S'il n'y a pas d'amour, il n'y a plus ni Paix ni Homme.

Chaque image aspire à la profondeur de notre seul regard, qui aujourd'hui trop s'oublie à la surface des choses, égaré. Tranquillement mais sûrement, la rivière coule jusqu'à l'océan qui l'accueille. On ne choisit rien. On subit ou l'on se réanime. La Possession enferme ce que l'Amour libère. Le Sublime parle toujours à voix basse, mais ses vibrations silencieuses nous touchent intensément. Tout ce qui vibre jaillit de l'intérieur. L'apparence n'est perceptible, qu'en habitant pleinement l’Être en Soi. Tant qu'on a pas pris conscience de l'interpénétrabilité des êtres et de la non séparation des choses, on erre seul. Notre apprentissage est un chemin qui nous permet de le comprendre et de communier à l'autre par Soi-même.

 

Il n'est pas d'Amour terne, ni en souffrance à terme

Il est de simples Cœurs qui s'ouvrent ou se referment

Libres, à nous d'habiter la Joie ou bien la peur.

A bien sentir le monde, on s'y révèle en Cœur.

 

L'Innocence est le mouvement de l'éternité dans l'être resté simple. Croire dans l'Amour, et non dans ses déceptions, c'est avoir conscience que sa continuité transcende toutes nos déceptions et qu'elle nous conduit à la conquête de nous-même, toujours. Les anges ont le goût retrouvé d'eux-mêmes.

Si le lion s'attendrissait sur la gazelle, la beauté sauvage serait instantanément détruite. L'écologie sait la part de férocité qui permet à la vie de perdurer, chacun en sa nature et en sa fragilité.

C'est sans doute parce que l'Homme se perd, qu'il se détruit et scie la branche sur laquelle il est assis. À ne plus écouter son Cœur, il n'entend plus que la violence de ses combats stériles. Il se met en danger et vit de peurs et de souffrances, si peu compensées par ses excès de plaisirs.

À force d'être aveuglé par les autres, on finit par trouver la seule personne qui compte et qui nous délivre: Soi-même.

On peut vivre le monde endormi comme un mauvais rêve, ou vivre son rêve sublime, comme un monde éveillé.

Rien ne te sera donné que tu n'ailles d'abord chercher dans les méandres de ton propre Cœur. C'est là où tout réside ; là et nulle part ailleurs, et en personne d'autre qu'en toi.

L'important dans ce que l'on voit, c'est l'essentiel de ce que l'on sent et ce qui reste dans ce qui part.

Le vrai danger sans doute est de perdre la trace de Soi dans celle des autres. Il n'y a qu'un chemin qui converge et il faut le retrouver.

Il faut cesser de se tourner vers l'extérieur et de se perdre en ne faisant que tourner en périphérie du Moi. Pour trouver l'autre, il faut s'être rencontré soi-même. Voilà L'Essence des vraies Communions.

Il ne faut, en premier lieu, ne s'en remettre qu'à soi-même en ce monde. Les autres ne sont pas fiables. Dès que vous avez acquis tout l'Amour disponible en vous, vous le reconnaissez chez ceux qui l'ont mobilisé au même moment et vous croisez leur route, d'évidence et sans conflit.

Bien sûr que le juste précède le condamné. Bien sur qu'il reste toujours au fond de Soi, l'enfant dont on s'est éloigné. Bien sûr que le moment des retrouvailles est proche quand on entend encore au fond de son propre cœur, le babillement du Verbe sans attache.

La vie reste la vie. Comme son souffle, rythmé par ses silences qui ne sont que de douces ponctuations, avant un nouvel inspire. J'ai cherché derrière le bruit éphémère des apparences, le silence imperturbable de leurs fondations.

C'est l'élan de l'incertain qui nous oblige à nous élever dans ce néant, à habiter de tous nos sens, son essence sublime jusqu'à l'évidence inébranlable. Alors, notre chaos s'illumine, comme décompressé. On perçoit une plénitude qui ne compte plus ses heures sombres, et qui nous décomplexe.

L'extérieur est un leurre, la fuite de Soi, une errance dans les rouages du temps, une perte de l'ancrage nécessaire à notre Cœur, une arrogance de fausses lumières. La Vie nous apprend à retrouver ce lien intime et à regagner son Foyer Sacré, pour renouer avec l'Essentiel, dès à Présent.

L’inattendu et indéfinissable, qui sont d'ordre Intuitif,  regorgent de merveilles; la tête seule ne sait pas rêver. La Beauté frappe la surface, mais elle vient d'ailleurs et y retourne, en nous prenant la main. On est toujours reconduit à notre propre seuil, pourvu qu'on y consente.

 

La vérité sort du cœur

De notre enfant intérieur.

 

Le rêve n'est pas une projection hors de Soi; le rêve est une réminiscence de ce que nous sommes vraiment. Ce que nous captons du sublime à l’extérieur, c'est l’écho du nôtre, en Soi. Nul n'est sensible à la Beauté, s'il ne s'est pas lui-même reconnu comme tel, sur son rayon. Si on savait garder son âme d'enfant, on ne confierait jamais son Cœur à un ogre.

La seule réalité de l'Amour, c'est son absolue Liberté. Ce monde ne sait pas à quel point ses chaines l'entravent. Il n'y a d'ailleurs pas d'autre alternative au courant de la Vie, que l'évidence du sublime qui jaillit à mesure que nous libérons notre cœur de la merde accumulée autour, depuis que nous sommes nés.

 

Nos âmes se connaissent.

Nos cœurs s'entendent.

Nos corps se cherchent.

 

De Chair et d’étoiles, les belles communions fusionnent dans la pure innocence de l’instant juste. Il n’y a plus qu’une évidence qui se nourrit du mouvement de sa spontanéité bienveillante. Il faut savoir préserver l'émerveillement de son enfance, pour sublimer jusqu'à nos jeux d'adultes.

L'amour charnel, c'est de l'amitié que le désir convainc. Sans amitié profonde, la chair ne nous réchauffe point. La Nature est toujours bienveillante. Seul le Mental nous dévoie, nous apeure ou nous rend sujet ou objet de dégout. Et sans doute le sommes nous, de part et d’autre, quand notre seule obsession se borne à posséder l’autre, à lui mentir à le manipuler pour l’assouvissement de notre seul Ego. Le Mental ne connait d'amour que pour lui-seul. Le Cœur lui, le déploie partout et pour tous y compris pour lui-même. On a perverti la base de l’Amour qui ne survit qu’à la seule condition et aux seuls effets des bonnes intentions. Sitôt cette base tronquée, on chute… Il n'est pas de folie plus folle que l'Amour, ni de sagesse plus austère que la Possession, qui se pare de ses traits.

Tu sais la richesse des hommes ne se mesure pas au nombre de leurs possessions, mais à la qualité de leur présence face à ce qui ne s'achète pas. Voilà la vraie générosité, la bonté suprême. Je ne donne que ce que je trouve en l'autre, sans jamais lui confisquer pour moi-seul.

 

On se pose soudain sur la branche fragile

On se sent léger, mais un brin subtil

Presque en danger dans la lourdeur hostile

De l'expansion futile et versatile.

 

Il faut donc beaucoup de force restaurée en Soi, pour ne pas succomber à la force perdue des autres qui nous aspire dans de bien sombres attitudes et paysages. Il faut beaucoup de Conscience, pour ne pas faire de son Moi le Centre de tout! Car l'Homme est fragile, inconstant et d'une violence insensée lorsqu'il ne repose que sur son seul Ego exacerbé. Puis, il est fragile, quand sa Conscience le rend à lui-même, vis à vis de ceux qui le raillent. Enfin, il devient fort car plus rien ne peut l'attacher ni lui faire peur. Il se libère de ses chaines mentales, par l'Amour qui le rend à l'Univers dont il émane, en pleine Conscience et émerveillement..

Je suis un déchiré de la vie, car j'ose arracher, jusque dans la douleur la plus insupportable, les masques qu'ils m'ont forcés à porter. Une douleur un jour vaut mieux que souffrir une Vie. Je tiendrai car je dois tenir, mais je ne soutiendrai plus l'immense infamie de ce monde en m'y conformant sans rébellion. J'y opposerai ma propre espérance, quitte à subir les attaques d'un système que je combats qui renforceront encore ma détermination. Elle vient toujours l'heure, où la possession des Puissants est renversée par la Liberté des plus faibles.

Le mot courage est Sublime car il renvoie au Cœur dont il est la racine. Se décourager, c'est perdre son ancrage, c'est suivre un mental qui nous conduit en marge de Soi. Oui, il faut du courage pour braver l'isolement et retrouver le chemin de son foyer paisible.

Je ne souhaite avoir aucun joli mot, juste être un joli cœur qui s'exprime. Si on ne parle pas le langage silencieux des étoiles, on n'est qu'un bavard stérile jusqu’à sa propre tombe. Et si nous vivions de désirs réciproques et d'amours sans manipulation? Et si enfin, nous nous rencontrions, aux faux hasards du Sacré, pour nous soutenir sans nous détruire et laisser ce qui doit, rendre joyeux ce qui peut?

Je ne cherche plus en l'autre le désir de moi-même, mais en moi le désir de l'autre. Les voiles ne cachent que ce que le mental rend invisible. En Amour tout est à portée d'âme et chaque frisson de peau est la preuve vivante de la Joie et le sens fugace du Sacré.

Aimer n'est pas un sentiment linéaire. Çà ne se produit pas, çà ne se consomme pas, çà ne se jette pas. Çà recompose tout ce qui nous sépare, sans plus d'obsolescence programmée. L'Amour est un sentiment circulaire, la seule énergie durable qui réunisse la Totalité séparée.

Je ne quitterai pas ce monde en me donnant la mort, mais en m'offrant la Vie. Celle là même à côté de laquelle je suis passé si souvent, sans l'habiter. Si la Lumière existe, elle n'est nulle part ailleurs qu'en Soi. Il n'est jamais trop tard pour être à l'heure au rendez-vous de soi-même, et on y rencontre tant d’autres, âmes reliées en Soeuritude . Les rêves ne se partagent pas, ils se rencontrent.

 

À nos meilleures intentions ...

L’homme est un animal enfermé à l’extérieur de sa cage. Il s’agite hors de soi.

Paul Valéry.

L'amour ne veut pas la durée. Il veut l'instant et l'éternité.

Friedrich Nietzsche.

Dans le tumulte de la vie, réservez-vous des îlots de calme.

Hervé Desbois.

Ne demandez jamais quelle est l’origine d’un homme ; interrogez plutôt sa vie, son courage, ses qualités et vous saurez ce qu’il est. Si l’eau puisée dans une rivière est saine, agréable et douce, c’est qu’elle vient d’une source pure.

Emir Abdelkader.

Maintenant, je sais. Ce monde, tel qu'il est fait, n'est pas supportable. J'ai donc besoin de la lune, ou du bonheur, ou de l'immortalité, de quelque chose qui soit dément peut-être, mais qui ne soit pas de ce monde. 

Albert Camus.

Il ne faut pas s'y tromper, ce charme qu'on croit trouver dans les autres, c'est en nous qu'il existe.

Choderlos de Laclos.

Il n'y a rien de noble à être supérieur à vos semblables. La vraie noblesse est d'être supérieur à celui que vous avez été auparavant.

E. Hemingway.

Même l’amour le plus obscur et le plus obtus est en soi vie suprasensible : sinon que celle-ci s’altère dans les formes sensibles, sans espoir pour cette raison de les pénétrer.

Massimo Scaligero.

Ne comptez pas les jours. Faites que les jours comptent.

Dominique Jeanneret.

L’unité originaire des nombreux « Je » est la source métaphysique qui se réalise dans le monde comme amour.

Massimo Scaligero.

En ce monde, le seul péché, c'est d'exploiter, de leurrer ou de berner les autres et soi-même. Cela peut prendre toute une vie de se forger une existence digne de ce nom.

Sylvia Plath (1932-1963)

Le monde est un livre ouvert (...) Chacun peut y lire directement ce qui lui est offert et offert à tous. Il lui suffit d’ouvrir sa curiosité, son intelligence et son cœur.

René Barjavel - Demain le paradis.

Pour chaque beauté, il y a quelque part un œil pour la voir. Pour tout amour, il y a un cœur quelque part pour le recevoir.

Ivan Bounine

On ne sépare pas le parfum de la rose Je ne sépare pas votre âme de son corps.

Marguerite Yourcenar.