Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Chris le Gardien auteur

Chris le Gardien auteur

Menu
Sentir la Vie...

Sentir la Vie...

Sentir la Vie...

La permanence une notion difficile ... la permanence pour les bouddhistes, c'est l'entêtement dans la matière brute, le refus du spirituel et de l'immanence. C'est le règne du bruit contre la quiétude du Silence, c'est la cadence violente contre le rythme Pacifique ... C'est une oscillation entre "contre" et "pour" : voilà le temps qui passe et comme nous passons notre temps au travers un grand voile d'absurdes oppositions.

 

Tu sais ce qu'est le deuil terrible qui se traverse dans l'amère et violente rage de l'abandon? C'est l'espoir qui s'enfuie, c'est la Joie qu'on voit s'éloigner et c'est notre Cœur qu'on enterre. Et chaque poignée de terre alors devient lourde comme du plomb.

 

La permanence faite obsession, plonge les Hommes dans une recherche désespérément lourde d'un trop plein de plaisirs, de biens et de richesses matériels clinquants et illusoirement durables.

La vérité d'une vie, c'est qu'on croit en l'intensité de sa flamme, mais comme une allumette qu'on enflamme, à peine allumée elle vacille et s'éteint.

Voilà toute l'horreur humaine : vouloir a tout prix s'accaparer ce qu'on aime, le priver de sa liberté d'être lui-même, heureux malgré nous. Voilà la forme la plus perverse de ce qu'ils appellent l'amour. Voilà aussi le triste constat de notre impuissance à durer. Le cauchemar de l'humanité et la quête d'un Graal insensé dans une matière qui n'offre aucune issue possible.

Car, rien de ce qui existe matériellement, y compris nos propres existences, n'est permanent. L'impermanence serait donc la seule Voie possible au travers le champ de ce qui parait. L'âme incarcérée dans le piège de nos prisons urbaines, est encore notre seul instinct de survie, qu'on la reconnaisse ou qu'on la fuie.

Et si tout était plus simple? Et si nous osions enfin accoucher de la douleur de ne pas être complets, puisqu'on le peut? Être vivant n'est jamais suffisant ; Il faut se "sentir" vivant.

 

****

 

Pourquoi la permanence serait- elle un sujet de conflit? En définitive on devrait pouvoir résoudre cette équation par un non paradoxe : si la pleine Conscience, la con-centration en ce Centre, bien dans l'Axe du manifesté, est une Intuition du non-duel, alors le non-duel est aussi ce qui échappe à l'impermanence du Temps et de l'Espace. Le non-duel c'est l’Être dans l'Agir juste, par l'Agir enthousiaste. C'est la sublimation des formes mais aussi leur rayonnement. La plupart meurent pour ne plus vivre, moi j'ai choisi de vivre pour ne plus mourir.

Je suis de ceux qui s'excusent d'avoir écrasé un escargot, en entendant, certains soirs de pluies, le bruit de leur petite coquille sous mes baskets. C'est ainsi que la Vie continue éternellement, en habitant respectueusement toute la richesse du provisoire.

La Vie est fragile, mais la Vie est absolument Forte. C'est un paradoxe apparent que seul notre Cœur peut résoudre. Et le comprendre, c'est prendre Conscience de l'immense richesse du Monde.

Ce qui est permanent voyez-vous, c'est la Perfection grandiose que nous visons en Conscience. Et les grands illuminés ne vous en font jamais qu'une promesse tant elle est encore loin et intangible. Ils ne vous livrent aucune recette, aucun plan. Nous ne naissons pas avec un mode d'emploi!

Le Monde est UN. Il EST, visible et invisible, toile infinies de causes et de conséquences, qui nous poussent a reconnaitre notre chemin de Liberté, à transcendant notre matière lourde.

Le Mystère, c'est cet ailleurs rendu palpable, ce lointain devenu proche et ce secret fait évidence, dès ici et maintenant et par nos sens. Alors on a résolu l'énigme de son ignorance. Alors on est redevenu libres et sans limites, on est enfin Vivants.

Nos combats nous libèrent. On croit d abord qu ils nous enferment, mais ce qui nous enferme c est le confort. Il faut du courage pour comprendre l'origine et la fin de nos formes. D'ailleurs, c'est la racine même du mot courage, que le cœur en mouvement. C'est innocent l'enfance mais ça n'est surtout pas sage. La sagesse, c'est une calme folie d'adulte. Les enfants ça doit bouger, expérimenter la vie, l'habiter intensément, pleurer et puis rire dans cette même minute dont l'éternité s'abime au modèle des grands.

Je ne possède que moi même. Et encore faudrait-il que je songe aussi à ma propre liberté.

Tout converge vers ce que nous sommes, car tout bouge par ce que nous faisons et comprenons du monde. L'univers visible, n'est qu'un reflet impermanent de LA Permanence, en proportion de notre degré de Conscience. Chaque petit mouvement sur un brin de la toile vibre et revient vers moi. L'image ne compte pas, ce qui compte, c'est le sujet.

Glisser au Cœur de Soi, c'est y trouver le Cœur du Monde. L'éparpillement est un Moi qui divise et se perd, le rayonnement un Soi qui rassemble et transmet.

Plus rien ne reste plus à la surface des choses, car la surface des choses n'en sont que la projection impermanente. Cependant, l'âme des choses est parfaitement audible par nos sens, ou plutôt au travers eux. Il est possible, et c'est notre vocation première, à re-connaître le doux parfum de la permanence couler, en Soi.

Il faut savoir écouter son corps. Le corps est la cristallisation de l'âme sur le Plan. C'est bien le propre de la dualité mentale que de vouloir les scinder en deux pour en nier l'Unité fondamentale. Ne touchez pas une âme sans embrasser aussi son corps. La tendresse amicale, fraternelle ou amoureuse est Totale, tactile et subtile, comme la Vie n'est jamais théorique.

"J'ai l'impression ..." : Quelle belle expression n'est ce pas? Celle de l'âme qui habite la Vie, qui imprime l'infini du Ciel dans des lettres de Terre. Nous sommes les imprimeurs du Monde, les messagers du sens et du Sacré.

Dans ce monde tangible, la permanence est un état d'âme, une tentative de garder l'équilibre précaire sur le fil de la terre. On chercherait pas le bonheur, si l'on était heureux. C'est si difficile, mais la Conscience en action garde toujours sa ligne de mire intérieure.

Le monde est, sans aucun doute, soumis a des lois physiques, mais nous sommes bien plus grands que toutes nos limites mentales. La Lumière est plus forte que l'attraction terrestre de nos ombres. Tout ce à quoi nous sommes soumis, n’entame pas nos capacités immenses à percevoir l'illimité et l'imperceptible Beauté qui est transfiguration de la permanence matérielle qui nous aveugle.

La liberté dépend de notre capacité à nous libérer et je crois que c'est cela l'Amour : la Permanence de notre âme qui jaillit dans l'instant, qu'on en soit ou pas encore Conscient. "Je te libère", vaut tous les "je t'aime" du monde, car on ne conditionne pas l'autre à notre propre besoin, mais on le rend à sa nature profonde. Aimer, c'est libérer.  Si on n'écoute pas l'Amour qu'il y a en Soi, comment entendre celui des autres?

 

****

 

Je suis l'auteur de ce que je vis, A la hauteur de ce que j'écris.

 

Loin du pessimisme général ou de l'utopie religieuse dogmatique, je n'ai peur ni de la Permanence obsessive de ce monde, ni de l'impermanence des terres promises de l'autre monde. La Vérité est au croisement de ces contraires et trop souvent opposés.

Le bonheur, ce n'est pas une vie linéaire ou une extase de Perfection ; le bonheur, c'est reconnaitre quand on pleure, que même cette émotion grave est belle. Ce n'est pas éviter à tout prix les pleurs. Chaque émotion concoure aussi à notre bonheur.

Si tu n'aimes pas l'aventure, tu n'aimeras pas la Vie. La Vie est une aventure, s'il n'y avait pas d'aventuriers de l'âme, il n'y aurait pas de monde, il n'y aurait pas d'Amour, il n'y aurait pas de Liberté. On ne fait pas l'amour, au pays de la théorie. L'Amour c'est l'aventure qui nous le révèle sur le sentier rocailleux de la Vie.

La vie est dangereuse, car elle nous écrase de son immensité de causes et de questions. Comment tout prévoir, prévenir et se protéger en permanence. Vis, évite les dangers que tu connais mais vis, sans angoisse de ce que tu ignores.

Être Vrai, c'est ne montrer que ce qu'on est. On n'est jamais coupable de s'être trompé sur Soi.

La bêtise n'est pas éternelle, mais elle est toujours un instant qui fait mal. Donne à ta vie des instants qui t’apaisent et n'accepte personne qui puisse les troubler de leurs doutes et préjugés grossiers ou violents. Ne les juge pas, mais ne les suis plus.

Non,  la Matière n'est pas permanente ; elle est créée et dépend de tous, mais mon futur, n'est rien d'autre que ce que je fais maintenant et ce "je-suis" se révèle, progressivement au travers les épreuves de la Pierre. Et plus je prends Conscience de cette Beauté immanente, plus je suis conscient aussi de LA permanence, comme ce sujet qui perçoit, ce Je pense donc je suis, je suis d'abord Conscient d'être l'Origine de toute chose.

Si l'on croit dans la Permanence de l'âme originelle, il faut croire aussi et surtout dans le long processus qui la libère, long et personnel, fait d interactions et de problématiques à comprendre et a résoudre, par soi-même au milieu de ce grand mouvement bouillonnant des choses. Trouver sa place dans ce monde, c'est y chercher son propre Axe.

Nous sommes des formes impermanentes animés par une chaleur permanente à (se) révéler. Quand on a pris Conscience de tout l'immatérialisme du monde, on en assume toutes les rugosités, car l'on sait qu'elles ne durent pas, mais qu'au travers elles, nous perdurerons. CE n'est pas simplement une illusion à laquelle nous sommes confrontés, c'est une allée de formes accueillantes ou repoussantes qui nous poussent ou nous dissuadent de réaliser  la plus belle des rencontres : nous-mêmes.

Et puis, il ne suffit pas de nous ouvrir pleinement au bonheur pour être heureux, il faut encore y inviter tous les autres. C'est un travail sans fin, mais sans travail on est rien. Sans les autres on ne peut être complètement Soi non plus.Son bonheur, on le transmet.

Des yeux pour contempler, un Cœur pour comprendre et tous nos sens pour le sentir ... c'est ce qui nous rend vivants, humains et liés à l'infini mystère qui résonne et nous anime. On se détache toujours de l'ombre. C'est d'ailleurs ça qu'on appelle, exister.

Quand notre œil regagne son point originel, nous réconcilions les contraires en un nouveau regard ... Ça ne rend pas la matière moins physiquement contraignante, ça la rend plus légère et moins opaque. Nous ne nous vautrons plus dans un matérialisme absurde et sans espérance, nous sommes ... le Cœur à l'ouvrage, et notre Œuvre prend forme de notre propre gré.

Si les portes de la perception étaient nettoyées, toute chose apparaîtrait à l’homme telle qu’elle est, infinie.

William Blake.

Vivre, c'est se réveiller la nuit dans l'impatience du jour à venir, c'est s'émerveiller de ce que le miracle quotidien se reproduise pour nous une fois encore, c'est avoir des Insomnies de Joie.

Paul-Emile Victor.

Le degré d'identification définit votre souffrance. Le degré de désidentification définit votre liberté.

Pierre Leré Guillemet.

L’enfance n’est ni nostalgie, ni terreur, ni paradis perdu, ni toison d’or, mais peut-être horizon, point de départ, coordonnées à partir desquelles les axes de ma vie pourront trouver leur sens.

Georges Perec.

Le vrai bonheur est sans doute dans la simplicité des cœurs, loin des vanités et des fausses ambitions.

Paul Javor.

Ce que la lumière est aux yeux, ce que l'air est aux poumons, ce que l'amour est au cœur, la liberté est à l'âme humaine.

Antoine de Saint-Exupéry.

Une fois que nous acceptons nos limites, nous allons au-delà.

Albert Einstein.

Sentir la Vie...