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Chris le Gardien auteur

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Graines de Lumière...

Graines de Lumière...

Graines de Lumière...

L'Amour est trop vaste pour être limité. L'homme tente de le définir, il le colore d'Ego et dès qu'il en parle, il en perd déjà la trace.

On a l'amour qu'on mérite.

On n'entre jamais dans l'amour et sur ses voies, sans  l'imperfection du langage, sans l'imperfection de l'action. Ce n'est sans doute d'ailleurs pas d'Amour dont manque le plus le monde. Avec ses 7 milliards d'individus, l'Amour a dû se déployer, sinon nous serions bien seuls, n’est-ce pas? Mais l'amour n'est pas qu’un câlin de passage, qui panserait une ou deux de nos plus saignantes blessures, ou un médicament miracle qui rendrait la paix sur Terre en une seule prise, apaisant nos plus violentes fièvres. Il ne se réduit pas non plus en une simple salve de baisers exacerbés par le battement d’ailes de milliers de papillons dans le ventre, comme une gourmandise de désirs et de sucreries qui permettrait d’oublier un peu le sel nos humeurs sombres.

L'amour d'être aimé ou d’aimer ne produit rien : il divise, il nourrit notre Ego, car cet amour-là est à la hauteur des hommes, parfois aussi bas que la terre que l’on défend ou que l’on convoite, et aussi vulgaire que la guerre qu’on alimente si souvent.

Nos lèvres sont trop étroites, pour passer l'Amour. On y met son cœur, son ventre, son torse, son sexe et ses mains. Et puisque ce ne sera encore pas suffisant, on y glisse aussi des mots et des sons de plaisir, pour l'exprimer. C'est bon, mais est-ce suffisant?

On tue par amour de sa patrie, on défend SA famille, on défie en duel l'amant de SA femme, on possède l'autre comme un être soumis, et vous appelez ça de l'amour? Les cœurs en berne, portent toujours le noir des ombres qui les entourent.

Non, ce est pas de cet amour dont manque le monde, c’est de pleine Conscience d'être, dont il a le plus besoin, bien autre chose que des machines à posséder, à consommer, à combattre, à mentir et à détruire ; être conscient que ces limites qu'on nous impose, sont le cercle vicieux de nos divisions, de nos frontières, de nos castes, de nos hiérarchies, de nos amours souverains, vainqueurs ou déçus. 

Celui qui cherche l'amour, à être aimable et à séduire, est encore loin d'aimer. Il est dans le Pouvoir, entouré de son Moi qui veut dominer. Il est Tout en surface de lui-même, il s'éloigne de la profondeur qu'il prétend glorifier. Il est tout en désir, et son désir en est le manque.

Ne chercher l'Amour qu'en l'autre, revient à changer de costume tous les jours pour nous trouver nous-même. L'Amour n'est jamais à l'extérieur ni ailleurs, qu'en Soi. Il EST son rayonnement individualisé et si peu reconnu, si peu partagé. Alors qu'il faudrait le découvrir, on le recouvre de ce qu'il n'est pas, on l'exprime sans l'imprimer tout à fait.

Mais l’impression d'Amour, en Soi, ne dépend fondamentalement de personne d'autre que de Soi, car il est incréé et ne peut être détruit. L’Amour est substance de la Vie, son moteur et son Essence. L'Amour ne finit jamais, il est revécu en boucle dans toutes les dimensions de son Cœur. Nous ne Sommes rien d’autre que de l’Amour personnifié, manifesté donc imparfait. De l'éternité jaillit l'horizon et nous sommes projetés dans un monde de formes qui nous rend à l'expérience de ce que nous Sommes vraiment.

La Pleine Conscience est Vérité, Amour absolu en germe, semé en terre, mais qui est déjà pleine Puissance de Soi, avant même que nous nous en rendions compte. L'amour à deux en est l'apprentissage, celui qui base l'Amour-Un, qui le révèle un jour.

 

Sur la voie de la bienveillance.

Truth is the only kindness of Universe. You are this Truth.do not go away from, anymore! ClG.

 

Une maladie rare en ce monde touche peu de gens, mais a la particularité d'isoler curieusement ceux qui ont atteints. Regroupés, dans des sinécures spéciales, la société tente de trouver un remède efficace, car ils deviennent encombrants. le nom de ce mal? la bienveillance!

L'Amour ne naît d'aucune cause extérieure car il EST Source, infinie et intarissable. Une attraction n'est pas nécessairement de l'Amour. Le désir ou la passion peuvent le frôler, mais L'homme doit d'abord éprouver son Ego, s'en alléger pour toucher l'Essen-Ciel, et toujours par lui même.

Pleinement Conscients d’être UN et sans limites, ni de temps ni d’espace, nous Sommes alors tous connectés, par-delà Bien et Mal, libres d’aimer entre Terre et Ciel, de toutes les formes qui nous conviennent, malgré elles. Nous nous baignons à la Source, inconsciemment ; l’Essen-Ciel est notre phare, et le monde s’illumine de Beauté, par un regard qui le transfigure tôt ou tard.

Rien n'est plus séparé alors, plus personne n’appartiendra à personne, le temps ni la mort ne sont plus un frein, et le Cœur est libéré de ses peurs primaires, pourvu qu'on en SOIT Conscient. Même un couteau enfoncé profondément dans le Cœur n'atteindra jamais l'âme. Il fera saigner, souffrir de longs mois, mais la vraie blessure n'atteindra que celui qui la donne.

L'épreuve de l'éparpillement matériel de la Dualité, consiste - chacun à son niveau et par effet miroir - à restaurer en une seule image, les pièces séparées de soi-même, reconstituant à rebours, le sacré qui nous fonde. La bienveillance, la compassion sont sans doute innées, mais elles se révèlent par la seule expérience personnelle, par delà les amours faciles.

Je ne pourrais jamais faire davantage pour toi, que par ce don total et non exclusif de ce que je fais pour moi-même. Donner ce n'est pas perdre une once de Soi, c'est rayonner de tout l'illimité d'une richesse d'âme absolue qu'on sait reconnaître et partager en toute liberté. Mais tu devras aussi faire ce même chemin, pour en valider l'épreuve, par Soi-seul!

Je pèche mes idées dans le courant des rêves. Je traverse la terre d'un point à l'autre du ciel, sans autre attache que l'infini qui m'anime. J'ai besoin de toi, par effet miroir pour sur-réagir, pour me confronter à la contradiction, à la colère, à ces millions d'années de peurs cumulées, qu'enfin je réussirai peut-être à réformer, en ouvrant le bon Œil.

Je passe, pour apprendre à rester. Je nais, pour ne plus mourir. Je vis et meurs, pour restaurer l'Infini et transfigurer des limites qui n'ont jamais été. Comme un ange, je suis un rêve qui passe et qui apprend le goût de son éternité, jusque dans mes plus grands cauchemars.

La Folie libère des habitudes confortables et violentes.

 

 

Ne tournez pas en boucle vos angoisses d'un bout à l'autre de votre vie. Vous valez bien plus que toute la souffrance à laquelle on vous a habitué. Soyez assez fous, pour ne pas être obligé à la sagesse soumise, comme à ces enfants à qui l'on commande d’être sages.

J'adore ma folie, car loin de m'isoler, elle me rapproche de tous les originaux du monde qui ne se laissent enfermer dans aucun système. Et les lointains, deviennent soudain si proches.

La folie, c'est la confiance aveugle et magnétique de l'instinct. Sans folie, sans enthousiasme inné de l'inconnu, l'éveil serait impossible. Je ne suis pas si fou, si tu es fou comme moi. Ne comptez pas sur moi pour être normal à jamais. Ce serait un enfer perpétuel.

On ne sait pas ce que la vie réserve. Il faut avancer, sans se projeter, sans céder un pouce à ce qu'on n'est pas absolument. C'est effrayant de devenir quelqu'un en n'étant personne, la peur au ventre. Le Présent, c'est la pratique animale et présente d'un futur "théorique", c'est l'instinct du bonheur qui n'est suspendu par aucune peur, aucune réflexion.

Le grand malheur sans doute, c’est de corriger l’enfant, de l’éloigner de lui-même. Et vous appelez cela l’élever ? le nourrir de vos propres bornes, lui transmettre vos propres manques?

Nous sommes tous crucifiés à la violence de nos semblables, jusqu'à retrouver en Soi assez d'Amour à leur offrir et assez d'espérance et de confiance en Soi, pour "inventer" ce Monde meilleur qui EST là, derrière nos immondices acquises.

Néanmoins, ne vous méprenez pas sur ce qui paraît être un reproche de ma part. Nulle réprimande en ce constat. La pression de la foule est forte, cette la charge mentale de Dualité si nécessaire paradoxalement au plein épanouissement de chaq'Un. On porte en Soi la clé de notre folie libératrice et de notre instinct d’âme. La Confiance en ce qui doit, l’emporte toujours et à la mesure de chacun, sur les peurs et artifices de vies, démasqués. Au bout du compte, les barrières finissent par tomber. Telle est la Loi.

Je ne méprise pas les hommes dont je suis, je ressens tout l'absurde de nos forces feintes et ce torrent de peurs compensées par nos armures grossières d'orgueil qu'on lustre chaque matin.

Il n'y a que deux façon de vivre ou de mourir : l'espérance ou la capitulation. J'opte pour l'espérance, car je sens en moi tout le potentiel du Cœur.

Ce que tu dois comprendre, tu le comprendras, ce que tu dois oublier, s'effacera, ce qui doit mourir, s'éteindra, mais ce qui doit vivre, te rendra toujours à ton Éternité.

La Vie est une Mère-Veille. Elle dépend du seul éveil, de la seule étincelle de Lumière perçue, qui change tout regard, de façon permanente. Parce que l’Essen-Ciel est là, tout entier contenu dans cette Conscience du Soi Divin. L’Expérience nous réveille. C’est une vérité sans faille. Quand on a aligné la durée sur l'éternité, tout peut continuer à changer autour de Soi, on ne change plus Soi-même. On s'habite pleinement, et l'on sourit de tout son Cœur.

Pourtant, la Vie ressemble à un voyage sans carte ni compas, qui sous entend aussi bien la découverte de nouveaux paysages, mais aussi l’éloignement, l'arrachement. Il y a entre chaque escale, une affreuse nécessité de partir. Ces départs, sont l’éparpillement et la séparation, auxquels nous semblons condamnés.

Mais, il n'appartient qu'à nous et à nous seuls- selon la formule consacrée - de rassembler ce qui était épars. Surtout Soi-même, au travers nos nuits aveugles.

La Lumière a besoin de nos nuits.

 

On apprend à écrire sur un grand tableau noir, nos lettres de Lumière. Mais les couleurs Mentales auxquelles celui-ci s'attache, noires et blanches, n'en sont pas! On doit sentir, méditer et aimer toutes les couleurs de la vie. Y compris les plus sombres. Les exclure, les fuir, serait mépriser les outils qu'on nous a donné pour se reconnaitre. Rien n'est blanc, rien n'est noir...tout est Vie. Il ne s'agit pas de choisir, il s'agit de Sentir le juste équilibre des formes!

Je n'exclus rien, je compose avec mon arc-en-ciel. J'emmerde la morale, mais j'aime les gens bien. J'ai la certitude, a posteriori, d'avoir toujours fait le bon choix, surtout quand j'ai fait le mauvais.

Nos erreurs de perception, sont des chemins de bénédiction. Mais on ne le sait qu'après. Seule la confiance, l'intuition nous permettent de garder le bon cap, vers Soi-même, et d'avancer, quelques soient les déterminismes contraires. On a beau se répéter en boucle, "ça aurait dû être autrement", on a déjà beaucoup pris trop de retard sur l'épisode suivant, qui nous fera nous répéter sans cesse "ça aurait dû être autrement"... Sois, agis, avances, comme tu peux, comme tu dois.

Il y a, attablés près de moi, une bande de types chargés de testostérone, imposant leur égo à coups de vannes sordides... à celui qui s'imposera le plus sur l'autre, combat d'ergots aiguisés depuis l'enfance...voila l'enclos des jours sans vie. Et pourtant je ne leur en veux pas. Car j’ai été l’un deux. S’ils ne m’entendent pas, je ne peux leur en vouloir. Je ne peux leur sourire, s’ils ne me regardent pas. Mais je peux aussi rester moi-même, sans qu’ils m’imposent leurs certitudes. En vérité, personne ne doit mépriser personne. Nous Sommes tous dans la même dimension de Joie et de souffrance, nous sommes tous des marins que l'aventure obsède. Chacun avance, à son rythme et selon ce qu'il croit juste, sur des bâtiments de fortune. Les ports sont remplis d'ivresses.

Je n'ai pas besoin de crier pour que tu m'entendes. La voix du Cœur porte bien plus loin que tous les Sons du monde. Ceux qui doivent me reconnaître me reconnaîtront, quand ils sera l’heure, et si on le doit mutuellement. Je ne suis rien pour être au dessus des autres. Mais ils ne sont rien pour me mettre en dessous d'eux. J'accepte d'être différent, mais j'aime observer et communiquer avec ceux qui ne me comprennent pas, passée la peur de passer pour un "anormal".

Écoute le bruit des chrysalides qui bougent dans la terre. Elles se préparent à leur printemps, même dans le noir de leur cocon, même sans conscience de leurs futures ailes. Papillons et cigales se moquent du voyage. Ils grandissent comme ils sont, sans que le doute n'arrête leur élan. C'est aussi ça l'ivresse. Chaque état à son heure.

Je ne vous vends pas du rêve. Je vous dis simplement que vous Êtes plein de rêves gratuits oubliés.

L'éparpillement du Soi.

 

 

La seule erreur sans doute, n'est pas de se tromper de cap, mais de baisser sa garde et son niveau de vigilance en capitulant, car le déterminisme Mental garde toute sa puissance sur les âmes qui y cèdent. Personne n’est à l’abri du doute. Voir la Lumière protège pour autant qu’on reste ancré en Soi et axé sur l’Essen-Ciel. Il suffit parfois de si peu, pour retomber dans les méandres de la raison tourmentée d’antagonismes et de vents contraires. Qu'importe. La graine germe et la Lumière s'individualise. Que serait la Lumière sans Conscience pour en jouir? Que serait la Conscience si on ne devait pas tourner un peu autour d'elle pour la trouver?

Ne laisse rien ni personne, en revanche saccager ton jardin, le seul accès vers toi-même.Ton destin dépend moins de ce que tu veux être et avec qui, que de ce que tu Es vraiment et malgré les autres, ici et maintenant. Ta boussole, c’est toi-même.

Ne laisse personne non plus trouver à ta place les morceaux qui te manquent. Ne laisse personne t'indiquer un cap qui n'est pas le tien. Tu es le seul à pouvoir en reconnaître les formes et les volumes, pour ensuite les replacer et découvrir ce visage complet qui te ressemble vraiment.

Et tu verras que l'Univers rassemble toujours ceux qui vibrent à la même fréquence. C'est presque déjà parfois le paradis sur terre, même si c'est trop court, même si c'est pas l'heure. Au moins on se rassure. On n'est pas seul, à être fous.

Nous Sommes tous des Êtres Parfaits. L'émergence de cette Perfection Permanente, la Source, dépend de notre Conscience - disions nous - et de notre capacité à agir, en Conscience. La Lumière n'est pas qu'un Mot. Elle est bien plus que ça! Elle EST, Pleine Action de bienveillance. Mais cette bienveillance n'est pas nécessairement le sacrifice de Soi au profit des autres. Cette bienveillance est une expérimentation de Soi, au travers les autres, sans se perdre en eux, sans dépendance excessive qui nous prive de nous-même.

L’éparpillement, est une déconcentration imparfaite de Soi, un attachement à la surface de l’apparence, qui nous plonge dans une forme complexe et divisée.

Ce qui Est, est l'état de ce qui est re-connaissable intimement, mais qui ne s'impose pas. Ce qui parait, est le mouvement familier de l'enfer qu'on s'explique et qu'on se transmet.

L’apparence est Vie, que les matérialistes prennent pour la seule vérité possible.

Cette obsession de la forme, même située par-delà bien et mal, est l’origine de notre égarement. Elle n’est pas un mal, non, mais elle doit s’appréhender de l’intérieur. Perdu dans la forme, nous perdons l’Essence de nos racines, nous sommes littéralement déracinés.

Il n'est pas difficile de comprendre que le monde souffre de ses masques duels. Le plus grand challenge de chacun est de se déconnecter de ses filtres mentaux et de restaurer l'Unité essentielle perdue, et la Lumière abattue se redéploie instantanément.

Chaque fois qu'un "vieux con", que de vieilles habitudes, sont remis à leur place, on restaure un peu plus l'innocence perdue. Le nouvel homme sera un enfant souriant, dans un corps d'adulte décomplexé. L'important c'est la Source, que tu la partages à deux, allongés dans un même lit, ou que tu la ressentes seul dans le désert, assis. On ne fait qu'Un, chaque fois qu'on revient à sa Source. L'Unité n'est occultée que par notre éparpillement.

Les guerriers de Lumière ne sont pas des combattants, mais des remparts concentrant assez de Lumière pour que leurs ténèbres reculent.

La Permanence de la jeunesse ne s'achète pas.

 

 

Il faut un peu de courage pour mourir, mais il en faut infiniment plus pour vivre et conquérir cette jeunesse éternelle, qui est la Nature Permanente du Monde et de notre âme.

La vraie Lumière n'est qu'une projection enthousiaste de notre part sacré que nous nous permettons de laisser passer. Elle n'est jamais de la poudre aux yeux.

Le grand paradoxe de la passion amoureuse, c'est ce besoin irrépressible de jeunesse. C'est de l'amour qui ne sait pas vieillir. C’est de l’Amour qui est emprisonné dans une carcasse temporaire, dont on a oublié toute la Beauté éternelle. C’est de l’Amour qui a perdu le sens de l’âme et qui mise tout sur le corps et le risque de sa fin. C’est de l’amour qui est pressé et qui n’a pas le temps. C’est de l’amour qui vieillit et qui sépare.

L'homme à la mémoire de sa jeunesse Sacrée éternelle, de son immortalité de Dieu, comme si son châtiment, sur terre, était de vivre dans le provisoire toute la magnificence de sa qualité de Divine. Toute passion est nostalgie d'éternité perdue. Et c’est le Sens de l’Amour. Reconquérir l’Éternité et recomposer les pièces morcelées du grand puzzle de la vie éparpillée. Reconquérir la mémoire de l'Unité.

Il n'y a pas une âme en mon Cœur qui y ait séjourné et n'y soit pas restée. Chaque seconde de nos vies est remplie de notre éternité. Chaque âme vivante est éternelle. La séparation est une vie de l’esprit.

La passion est froide et forte comme le marbre des statues grecques, mais chaude comme le sang qui boue dans nos corps fragiles.

Oui, la passion doit transfigurer la division et la séparation. Mais elle nous conduit à franchir les limites de nos corps et par la souffrance trop souvent. Le danger serait surtout de ne franchir aucun pont.

Il suffit pourtant d’un peu de hauteur pour en guérir. Un jour, on le comprend. Un jour, on sent cette jeunesse éternelle, qui ne peut plus finir et qui n’exclut plus rien ni personne, dans notre désir morcelé. Un jour enfin, on avance.

Le diable n'a pas les clés de la jeunesse éternelle... Nous en sommes les seuls possesseurs. C’est d’ailleurs la seule chose que nous possédions, et rien ni personne ne peut dissiper l’Éternité d’une âme consciente. Seuls ses cycles impermanents la couvrent de rides et de cicatrices provisoires. Il s’agit pour elle de discriminer entre l’être et le vêtement. l’âme consciente sait n'être pas l’habit usé qu’elle revêt. Tout est bien plus flamboyant que toutes les apparences du décors. Tout est bien plus permanent que toutes les agitations qui la malmènent et la font si souvent vaciller.

Aucune rose n'est éphémère. l'éphémère dépend de notre seul regard. Certains aiment les roses en vase, elles sont belles un instant et meurent à jamais. D'autres les aiment sur pieds : elles sont belles, souffrent, meurent mais refleurissent aux infinis printemps. Elles sont immortelles. Les tempêtes et la pluie dispersent les pétales de roses, mais renforcent le pied du rosier.

L'Innocence est la fragilité ultime. La seule porte ouverte sur notre âme. L’innocence, c’est la
Paix, malgré toutes les tempêtes du voyage.

Mais on ne crée pas la Paix, on ne crée que la tempête qui l'occulte. C'est le pouvoir de création de l'homme, sa liberté et sa souffrance. Mais il est si difficile de se détacher de ce que nous créons. Notre orgueil aime l’idée d’être des créateurs. Il s’en flatte, l’Ego se signe et se promeut, au travers ses brillantes démonstrations de puissance. Difficile de renoncer à la force qui domine, et de lui préférer l’humilité qui se courbe. L'humilité est la seule puissance permettant de re-connaitre l'Essen-Ciel, caché derrière nos créations Mentales.

On aimerait bien sûr convaincre le monde entier, que la Dualité qui l' assomme est l’œuvre de son seul entêtement. Mais on oublie trop souvent que l'Unité est un état non-Mental, qui ne s'explique pas et qui se Re-"Sent" de l'intérieur, et par soi-seul. Là Est la Voie qu'on partage, là, est le chemin nécessaire de la Vie. Passer des parties au TOUT, passer par toute les émotions de la vie pour restaurer le Sentiment. Et chacun doit d'abord le comprendre avant de pouvoir le partager avec tous.

La quête de la Lumière ne consiste finalement pas en un très long et périlleux voyage - car celui-ci nous l'effectuons déjà, et à l'aveugle - mais à reconnaître, au contraire, sa grande proximité. La Lumière a toujours été Présente dans notre Cœur, si proche et pourtant si lointain. De ce voyage on rapporte des images intimes, qu'on ne peut partager qu'avec ceux qui SONT là. La lune est la nostalgie du soleil, sa trace vivante dans nos nuits. Pas de lune sans un regard direct.

J'ai confiance dans ce qui Est, et dans ce qui m'y mène.

 

 

J'ai confiance dans ce qui Est, car je sais que ce qui n'est pas, n'a aucune vocation d’Éternité.

Je vous promets qu'avancer sur le chemin - en Pleine Conscience de notre Éternité, plutôt qu'en courant, à l'aveugle vers notre propre fin - ouvre le vaste champ du possible d'où s'effacent spontanément nos chagrins et nos peurs et toutes les illusions de séparation.

L'amour, ici-bas, est toujours et d'abord distancié, sinon il n'aurait plus besoin ni de preuves ni d'espace, ni d'expériences dans le Temps. On serait la Source même, Parfaits et sans Vies, sans émotion, sans besoin, sans expression. Quel ennui! N’ayez plus peur de vos imperfections. Elles vous fondent. Il convient juste de discriminer, qui du reflet ou de la réalité, nous libèrent le plus. La Beauté nous appelle. Écoutez là. Cette Beauté c'est l'âme à l'état pur derrière la Vie, même impure. Alors, on reconnaît une belle âme, même de dos. La tendresse ne s'apprend pas. On la libère, on lui libère de l'espace, en nous.

Nous sommes tous les reflets d'une Vérité Patiente qui nous fascine inconsciemment; devant chaque miroir, notre Éternité contemple l'imperfection qui nous consacre. L'Histoire s'écrit aujourd'hui, mais elle est muette quand elle se vit et on ne la juge que grâce a la mémoire et au devoir de tous d'en tirer les leçons, intimement et par soi-même.

Chaque leçon nous rapproche de la Beauté. La Beauté est au seuil de Soi, la carte postale des Dieux, au travers l'intuition et les symboles.

L'été du rouge-gorge, est un hiver froid que son cœur rouge ouvert a transformé en Soleil chaleureux.

Il n'y a qu'un Soleil et ses rayons sont infinis. Il est roi et sujet, humble et fort, en haut ou en bas. Vous le croisez dans vos joies ou dans vos peines. Vous l'ignorez sans cesse et il ne vous en veut pas. Ce Soleil, c'est votre Cœur. Il n'y a qu'un Soleil, dont on ne distingue que si peu les rayons. Ce Soleil c'est Vous-même, et il ne se couchera bientôt plus sous l'Ego de vos nuits, et la peur de vos ombres.

Je suis aujourd’hui incapable de vivre dans ce monde éblouissant, sans sentir ce Soleil généreux aux rayons intarissables, ce pourquoi je ferme si souvent les yeux, pour y puiser la quintessence profonde de la Lumière. C'est là, que je croise votre Cœur.

Je ne fuis plus le monde. Il me fait d’ailleurs de moins en moins peur. J’y travaille chaque jour. Ce détachement n’est pas un éloignement, mais une Conscience totale de ce que le Monde EST, pleinement. Sa surface n’est plus pour moi une obsession, mais un décor merveilleux dont je reconnais l’utile majesté, bien ancré en son sein.

Les interférences sont la surface du monde, le Silence est notre sous-terrain, le Cœur de l'Uni-Vers-Ciel. La descente est verticale bien sûr, mais il nous faut d'abord oublier nos vieux points cardinaux, car ils nous trompent depuis toujours en n'étant jamais qu'horizontaux.

En changeant de fréquence, les bruits sont substitués par l'Harmonie. Ils existent encore dans d'autres oreilles, mais on a dépassé le champ de leur force.

Les Cœurs transparents comprennent que leurs filtres ne sont pas le Monde, mais qu'ils ont besoin de ces filtres pour re-connaitre librement son Essence, qu’il ne doivent pas restés enfermés dans leur petit Moi, et qu’ils ne sont jamais en bonne compagnie avec le Mental dominant.

Nos yeux posent des frontières sur l'infini insondable. Mais captées par la focale du Cœur, même les formes limitées sont belles et révèlent bien plus profond qu'elles seuls.

Il faut changer de cap et d'angle pour que la conscience trouve cet axe de perfection. Celui qui ne voyait pas EST le même que celui qui voit, mais ce dernier a juste restauré sa façon de percer la surface mouvante des choses et a fait tomber ses dernières ornières mentales. On n'est jamais victime que de soi-même, et on a l'Infini et l’Éternité pour s'en rendre compte. On  a surtout le temps pour échapper aux carcans qu'on nous impose, et aux limites matérielles de propriété, de possession, de richesses matérielles et d’habitudes confortables et conformistes auxquelles on nous attache.

Je crois qu’en attendant, l'amour est un cheval sauvage. Il doit galoper sans barrière ni bride, sinon il finit par tourner en rond dans un manège, entre les jambes du diable. Et le diable divise, c'est même le sens étymologique de ce symbole. Nous sommes des diables au potentiel des Dieux.

La Vie sauvage est Une. Seul l'homme divise. L'instinct d'âme est notre seule issue. Toutes les autres sont désormais condamnées.

 

L'instinct ne doute pas. Pas davantage l'instinct d'âme.

Nous sommes nos peurs à dompter pour animer la flamme.

 

Nous sommes sauvages comme des âmes, qui ne savent plus être autre chose qu'une démesure de Vie, d'amours, de tendresses et de Présents, mais aussi de tristesses, car si peu nous comprennent, et tant nous enferment dans la cage mortelle de leurs obsessions.

La sagesse n'est pas un monde où l'on s'ennuie. Elle n'est ni désert des sens, ni la solitude des cœurs, ni l'absence de folie, ni la perfection prétendue des sages.

On se cabre, on se cambre, voilà la seule force sacrée pour sortir de nos cages, le seul instinct de liberté, le seul pouvoir qui nous appartient encore, pour avancer sur le chemin de la tyrannie des hommes et pour nous ré-axer, en Conscience. Sans cette liberté, nous serions trop parfaits, ou trop imparfaits. Sans cette rébellion surtout, nous serions perdus dans la soumission incontournable de ce monde matérialiste.

Le point le plus commun au bonheur, c'est la capacité de rayonner pleinement Soi-même, de Terre et de Ciel, de corps et d'âme nous apprenons à réconcilier nos espaces et nos temps. L' originalité, est la vocation de la chaîne karmique au bout de laquelle la liberté de l'homme, doit, en quelque sorte, nous faire retrouver en Conscience notre toute puissance d'âme. La Lumière devient Sourire. Plus rien ne nous rend servile d'autre chose que Soi-même. Rien de ce qui nous a touché ne peut nous faire mourir. Tout reste gravé dans la mémoire des Hommes, et c'est cette mémoire vivante nous fera grandir, jusqu'à savoir lever les bras pour caresser le Ciel.

Il n'y a qu'une façon de le savoir, le sentir.

 

 

Dans un monde où les tentations nous entrainent dans la souffrance en la déguisant par du plaisir, où l'amour n'est pas nécessairement l'Amour, ou le Mal et le Bien n'ont peut-être pas les définitions qu'on croit, et où le diable s'habille en Prada, on ne peut vraiment compter que sur Soi-même.

Il existe  un chant inaudible qui explique l'irrémédiable attraction vers Soi: des vibrations dont les Cœurs se font l'écho. L'attirance est une évidence d'alignement qu'il vous faudra en revanche ne plus désaccorder.

Ce qui se voit nous marque, ce qui ne se voit pas nous touche. Le charme allié à la Beauté sont le cocktail des Dieux.

On peut ne plus croire en rien, pourvu qu'on reste animé de son propre et spontané mouvement. On a toujours raison quand on est Vrai. La Vérité n'est nulle part hors de nous. Nous sommes notre vocation et son fruit à mûrir. Il ne s’agit pas d’en faire un dogme, il s’agit de la ressentir. Et de ressentir ceux qui le sentent aussi, auprès de nous. Car nul n’est seul sur le sentier de l’éveil. Celui qui ne sent pas l’Âme en chaque être vivant, ne sait pas être vivant. Sentir ne trompe plus, sentir ne détruit plus, sentir ne nous perd plus.

Ce que la Beauté raconte, seule l'âme peut le comprendre, sans en perdre l'essentiel. On ne peut avoir tout ce qu'on veut, mais on peut choisir ne pas vouloir avoir ce qu'ils veulent qu'on ait, parce qu'on ne le sent pas! Le monde renaîtra de la révolution de chaque Cœur, vers son propre essentiel ressenti. Et il suffit de peu, pour Être Tout, et ne plus manquer de rien, ni de personne!

Il n'y a, en vérité, aucun présent de souffrance : c'est l'égarement de Soi qui donne sa puissance aux causalités mentales, quand tu te mets "hors de Toi". Les causalités ne sont Loi que pour les choses temporelles et Mentales. Elles n'affectent jamais un Cœur aligné.

Sentir la Beauté, c'est l'intime et unique certitude qui anime notre courage de traverser le Néant en le remplissant de Soi-même. Le Cœur contient toute la Vérité indicible. Il suffit de l'entendre.

On attend ce qui n'est pas ou plus là. Sentir l'invisible, reconnaître l'illusion des formes, le faux cloisonnement des hommes, nous dispense d'attendre ce qui a toujours été là. Il suffit de sentir pour effacer à jamais les divisions du monde et faire tomber ses murs. Il suffit de sentir pour ne plus céder aux tentations des sirènes.

De la graine au fruit tout est déjà là, en Beauté. Ne regrette pas la graine, n'attends pas le fruit. Vis le rythme de tes saisons, aligne son souffle sur ton cycle, c’est la respiration de tout ton infini et cette respiration est juste et parfaite.

Rien de ce qui a été semé avec Amour ne peut être détruit par les tempêtes de la colère. Il faudra sans doute quelques saisons, mais un jour de jeunes pousses pointeront irrémédiablement sous un nouveau Soleil.

Vivre dans le monde, revient finalement à asseoir son regard. On se sent bien, partout et nulle par en même temps. On avance assis, bien plus qu’en courant après nos fausses illusions horizontales. Le vrai nous anime, quoique nous fassions. Plus rien n’est urgent, sinon ne plus céder aux tentations de l’absurde. Alors la Joie rayonne. C’est une Joie qui peut encore être ternie par quelques nuages. Mais qu’importe, puisque nous gardons le soleil en mire.

Quand on habite l'Infini, on n'a nulle part ailleurs où aller. On EST, juste bien, là où on est. Nous sommes de tous petits break d'éternité mystérieuse. On ne se répare pas, non. On restaure notre juste place dans le vaste Infini, avec tout le temps qu'il faut pour habiter et sortir de ses parenthèses.

Celui qui a su s'asseoir pour observer, va infiniment plus loin que celui qui marche sans regarder. Celui qui n'a pas appris à se taire, ignore tout de la Beauté. Le Silence, c'est ce qui donne du sens à tous ces bruits. C’est une Lumière qui dissipe les ombres et ses reliefs.

Un parfum se partage, un trop court instant, mais ne s'oublie jamais. Il est l'éternité des choses éphémères. L'instant c'est la seule vérité indubitable qui nous est donnée. Tout ce qui gravite, avant ou après, est du mensonge. L'instant, c'est de l'infini qui nous traverse.

Il y a une cavité profonde en nous, oú résonne l'Essence de tout ce grand désordre et oú tout converge soudain en une Unité juste et parfaite, oú jaillit la Vie. La vie est une succession d'ondes parallèles qui se croisent et se décroisent, l'Adn de la Vie dont nous sommes chacun des brins. Il n'est rien que nous Sommes, qui ne dépende de ces rencontres et de ces séparations. Nous Sommes le macrocosme éphémère du Tout indi-visible.
 

Chaque espace de lumière est rempli d'ombres à éclipser.

 

Elle n'avait plus le Cœur à sourire dans le froid des autres, tant sa chaleur s'était jadis perdue. A trop les réchauffer, elle s'était si refroidie soi-même, le Cœur pris dans la glace de leur hiver sans fin et sans chaleur. Elle s'était endormie. ClG.

 

L'amour, c’est quoi ? c'est de l'amitié entrecoupée de désirs? L'amitié c'est de l'amour sans désir ? Le désir peut-il se passer d'amour? L'amour sait se passer du désir?

Il existe des millions de formes de l'Amour, mais toutes ont ce point de convergence : le Cœur grandit toujours.

Avancer, c'est vivre. Et vivre, c'est vaincre sa peur d'avancer. Vaincre sa peur, c’est retrouver l’enfant vierge de toute pollution mentale, l’Âme à l’état-Une. Quoiqu'on fasse et où qu'on aille, le Temps n'est jamais que l’ennemi de ceux qui restent là où on les a posé. Les curieux ont déjà dix pas d'avance, car la Joie re-devient notre seul moteur.

En Amour il faut s'alléger des armures qui nous cloisonnent. Ce qui ne s'envole pas d'évidence, est trop lourd à porter.

L'Amour est tout sauf une chute. On ne tombe plus en Amour, on s'éveille. On ne s'endort pas, on se réveille. Néanmoins, la chute des protoplastes nous réunit tous en cette dimension d'incertitudes. Notre léthargie lourde a vocation à la légèreté. On tombe amoureux, on fait de beaux rêves ou des cauchemars, on se réveille en nage ou l'on sourit. On vit. On se prépare à renaitre.

Le Cœur n'est lourd que si on l'emprisonne. La haine, la colère et le manque sont le poids du monde, le châtiment des hommes. Dos au mur, c'est comme çà qu'on avance. En laissant derrière soi le mur !

Si les passionnés ne marchent pas longtemps ensemble, sur la carte du temps et de l’espace, au bout du compte, ils se retrouvent. L'éternité s'éprouve, se restaure pas à pas, au gré des cœurs qui bougent, à l'épreuve des séparations temporelles de l'incarnation et vers la Source qu'on met peu à peu au jour. La Vie, n'est pas seulement celle qu'on a, c'est aussi celle qu'on manque. Le manque cesse immédiatement quand on aligne sa vie avec ce que l'on est. Alors on est redevenu complet. Alors Tous, Sommes Un dans Tout. Voilà l'UN-Perfection!

La Passion nous fait rentrer en nous-même et est l'étape symbolique de l'expérience du  détachement. J'aime les passionnés qui s'éveillent peu à peu. Ils ne se donnent jamais à moitié. Leur Cœur libre reste une citadelle insoumise et imprenable, ce pourquoi ils se préservent des mécanismes de surface, en creusant dans leurs profondes abysses. Leurs baisers sont de feux et sans s’en d'abord rendre compte, ils touchaient déjà le Sacré. Leurs baisers sont un vortex d'infini, une brèche creusée dans le temporel. Un baiser enflammé n'est jamais un simple toucher de lèvres : il est la fin d'une absence enfin comblée, le prolongement charnel de l'Amour Infini que deux Dieux incarnent imparfaitement un trop court instant, une promesse d’Éternité qui suspend pourtant tout, et les renvoie à leur Innocence première.

Quand tu es sensible à l'amour qui te traverse de toutes parts, tu en connais l'irrépressible besoin de liberté. Les cages sont trop pleines d'oiseaux sans ailes.

Essence, tu m'as offert toute la richesse de ce qui se conquière, par delà le confort de mes yeux, et à la force de mon Cœur. Je crois que l'Amour peut tout guérir à la condition d'en « donner » notre part, plutôt que de vouloir, à tout prix, la prendre. Le Don, ne se réfléchit pas. Il est la spontanéité de Soi. Il n’est pas un calcul, il n’attend aucun retour. Le Don est l’illimité sans complexe, ni crainte de manque. Quand on donne, on n’a pas peur de manquer. Seuls ceux qui prennent sont sous l’emprise du manque.

Car la Passion n'est libre qu'autant qu'elle ne se laisse pas posséder à son tour. Renoncer à son éternité, c'est étouffer sa Conscience dans le confort des autres et du temps qui nous vieillit.

Comment réparer ce que le temps abîme?

 

 

Ce ne sont pas les nuages qui nous cachent le Soleil, ce sont nos yeux.

Nous sommes les apprentis du temps qu’on fait, et de l'amour qui s'y adapte en permanence. Ce n'est finalement jamais qu'un échec relatif, pourvu qu'on perçoive, au travers nos heures même sombres, l'infini soleil qu'il cache. Alors on pardonne tout.

Rien n'est plus basique, rien n'est plus polluant que la Vie, mais elle est le seul moteur qui donne sens. De tout mon corps, de toute mon âme, même en passant par l'Enfer, mes émotions tracent ma route du Paradis.

J'invite toujours mon lecteur à ne pas me lire, mais à s'entendre, au travers les mots que je lui propose. S'entendre, c'est ouvrir l'Oeil du Cœur : celui qui n'est plus sensible qu'au dedans.

Écoute le fil de ta destinée. L'intuition est au service de notre éveil. elle décrypte les arcanes de l'apparence pour le meilleur mais aussi pour le pire. Les empathes entendent ce qu'on ne leur dit pas et c'est une souffrance terrible d'être confronté au grand mensonge permanent du monde et des gens.

Tu es capable d'entendre ses milliers de murmures qui concourent à chaque possibilité. Ton Présent est ton choix souverain. L'intuition te permet d'emprunter un chemin plus court mais ne t'épargnera pas d'y marcher seul.

L' amour, est le drame des hommes et la vertu des anges.

 

Et Dieu achevant sa dernière créature lui confia avant de s'éclipser : - ta plus belle danse entre Terre et Ciel, tu l'appelleras "Plaisir". ClG.

 

On rencontre les autres quand tout va bien, mais on part surtout à la rencontre de soi-même, quand tout va mal.

En t'aimant je ne t'épargne aucune peine. Je reste juste là, où tu me retrouveras en joie, à l'exact endroit où il n'y a aucun endroit ni envers. L'évidence d'âmes ne suffit pas toujours pour croiser un destin. Il faut aussi l'évidence de l'instant propice, celui qui ne se heurte pas à l'impossible (qui est le contraire de l'évidence), et dont le combat et la rage sont le symptôme douloureux. La Paix en Soi, ne rend plus rien Urgent. L'Amour ne connait ni les séparation, ni les conflits, ni les jalousies.

Il n'est pas vrai de croire qu'en amour tout le monde est substituable. Chaque être que nous croisons et reconnaissons, de vibrations intenses, est unique et éternel. Cette vie entre toutes, trop courte, trop complexe, ne permet pas toujours de le garder pour Soi. Mais seul le Mental nous donne l'illusion de les perdre. Seul le Mental nous donne l'illusion de la mort. Rien de ce qui EST n'est jamais séparé.

On s’aime, on se manque, on ne s’aime plus, on se sépare, on s’enrichit, on s’appauvrit… On est toujours seuls, même à deux, de la richesse qu’on garde, ou de la pauvreté qui nous perd. Chacun est responsable de sa Vie face à l’Éternité.

Personne ne déroulera sous nos pas le tapis du bonheur. Il nous précède, il jaillit de nos pleurs autant que de nos plaisirs. Fruit de millions de causes vaincues, le bonheur c'est ce qui reste quand on s'est épuisé de l'accessoire des autres.

La Vie m'a appris que l'Amour n'est pas un combat, il ne convoite rien ni personne, il est sans objet, sans condition. Son attention est totale jusque dans le renoncement si on ne lui est plus perméable, mais il est et sera là, invisible et discret, dans nos replis du Cœur.

La Beauté n'est pas qu'un reflet. Elle est toute l'âme fragile. Toute l'innocence à nue. Et c'est beau l'innocence. C'est la fragilité à l'état pur. Mais chaque fois qu'on expose notre intime en vitrine, les voleurs et malotrus rodent autour pour se l'accaparer ou la salir.

Elle ne disait pas "je t'aime", mais "je t'immense", car son Coeur avait besoin de tant d'espace qu'elle ne savait le limiter dans des mots trop étroits.

Apprivoiser c'est aussi apprendre à aimer la liberté qu'on doit à ceux qu'on aime. Quand on aime, on ne met pas en cage, on rend libre, même si ça nous fait pleurer. N'est-ce plus que le souvenir d'un temps refroidi, ou la marque vivante et chaude de deux présences invisibles, continuant de braver en secret les interdits des dieux?

Que sont nos 80 ans de moyenne de vie au regard de l'histoire des Univers, qui eux-mêmes sont infinitésimaux au regard de la non-histoire, authentique Instant incréé, éternel et caché. Sentez cet Instant: il est le Sens et l'Essence de Tout,le début de l’Éveil pour chacun.

Je conteste les bleus à l'âme, mais je confirme son bleu profond. Rien ne m'appartient, pas même mon corps, compost d'étoiles. J'incarne l'univers, léger et bleu, ou lourd et nuageux, comme le ciel. Le firmament, pour que je m'y juxtapose, m'offre tout son possible, pour que plus rien ne soit gris ni morose, dans l'espace de mon Cœur.

Je me souviens de peu de choses sur moi-même, ni depuis ma naissance, ni moins encore, avant elle. Pourtant je suis là, l'unique agrégat de milliers de vies, de pleurs et de rires. Que saurais-je sur ce Présent si court, qui me reste ici-bas, sinon d'être plus grand que je parais?

 

J'ai vu

Plus loin que tes yeux

Plus profond que ton Cœur

Plus puissant que ta faiblesse

Plus beau que ton visage

Plus brillant que ta lumière

Plus vivant que ta vie

Plus grand que tes frontières

Plus radieux que tes sourires

Plus Essen-Ciel que ton esprit

Au travers moi, tu étais toi

Bien plus que toi.

ClG.

 

Les mots sont vides, s'ils ne sont pas riches à l'intérieur de tout l'invisible qui les traverse. La plume n'est libre que si, en passant par nos contradictions, elle nous conduit à la réconciliation des opposés. La matière vieillissante elle-même, serait vide si elle n'exprimait pas la jeunesse éternelle de son Essence. Il faut le murmurer à tous ceux que l'on aime et qui traversent des moments difficiles. Car c'est l'enfant, en chacun de nous et que l'on a enfermé dans nos geôles d'adultes, qui est sensible à l'Harmonie de l'Amour. En parlant avec lui, on se libère. On ne s'approprie personne, on tente juste de s'appartenir soi-même un peu et c'est déjà beaucoup.

Nos mots et nos pensées rayonnent sur la totalité du Monde, visible ou invisible. C'est ainsi qu'on alimente le courant de bienveillance mondiale ou son strict opposé. Nous sommes responsables de nos pensées personnelles et de l'état du Monde, nos souffrances et les leurs. Ferme les yeux souvent si tu te sens seul(e), écoute en toi ce murmure inaudible et pourtant si vivant. Sois ce que tu Es et la totalité de ce qui t'entoure. Cette expérience n'est pas folie excentrique, mais la Voie de l'âme con-centrée, du Milieu.

Les mots peuvent nous conduire à la Beauté seulement si on la perçoit déjà soi-même.

Il vient un temps dans sa propre histoire, où les ombres ne peuvent plus abattre la juste Lumière. Elles ne font qu'en accentuer davantage l'éclat et le jaillissement. On doute encore, on se ferme toujours, mais on ne se met plus hors de Soi, au risque de perdre son rayon.

Dire "Il n'est plus" c'est nier la puissance de l'Infini. Tant pour les personnes ou les choses, Tout EST, Toujours! Elles se transforment, migrent, se déplacent hors de notre portée immédiate, mais elles demeurent. C'est une évidence profonde pour moi que rien ne meurt jamais. Le Présent, c'est de l'Amour libéré. Les gens qui aiment n'ont plus d'Histoire.

La Foi en l'Éternité est toujours plus grande que la rage de l'impossible, car si l’Éternité n'est pas une fable, l'Amour ne l'est pas non plus. C'est même le territoire le plus vaste et indéfinissable qui soit. Ce territoire c'est chacun de nous en tous, au milieu de Tout.

J'ai déjà un pied dans l'impossible. L'impossible qu'on nous force à admettre tel depuis que nous sommes nés, ce Ciel pourtant dégagé, racine de notre Liberté, où tout est possible, car où plus rien ne meurt.

***

Je n'explique rien. Je vous implique. Et c'est le plus beau des chemins. Personne n'a le pouvoir de nous faire sourire, sinon nous-mêmes. Le sourire se partage, il ne se force pas. Il est le plongeon au plus authentique de nos fonds calmes, il est l'Essence qui se voit, il est Présence totale de nos âmes intriquées.

Libérez la Lumière prisonnière de vos mailles trop serrées, et aidez vous à respirer de toute votre Âme. Demain est un autre Présent, à inventer. Le monde se dessine à l'encre de Soi-même.

 

L’Éternité est belle

Malgré tout

Il faut parier sur elle

Comme un fou.

ClG.

 

Le Verbe était la lumière véritable, qui éclaire tout homme: il venait dans le monde. Il était dans le monde, et le monde fut par lui, et le monde ne l'a pas reconnu.

Prologue de Jean.

Vous êtes une ouverture par laquelle l’univers se regarde et s’explore lui-même.

Alan Watts.

Je prends conscience des possibilités dont je suis responsable. Chaque minute de vie porte en elle sa valeur de miracle et son visage d'éternelle jeunesse.

A. Camus.

Le Moment Présent a un Avantage sur tous les Autres : Ils nous Appartient.

Charles Caleb Cotton.

Un jour, l’homme a attaché le temps à une chaîne. Puis enchaîné à son poignet. Il oublia de lire les ombres, reconnaître les signes, désapprit ce que le soleil lui avait enseigné. Il fut prisonnier du temps. L’homme, autrefois, avait le temps et le temps était libre

B. Giraudeau.

Si le soleil et la lune se mettaient à douter, ils s'éteindraient sur-le-champ.

William Blake.

Efface le gris de ta vie et allume les couleurs que tu possèdes à l'intérieur.

Pablo Picasso.

Si tu n’es pas de bon pied pour le voyage, choisi le chemin qui conduit à l’intérieur de toi-même. Un tel voyage métamorphose le grain de poussière en magnificence dorée.

Djalâl-od-Dîn Rûmî

De part et d'autre de votre présent si fragile, le passé et l'avenir sont des monstres assoiffés de temps.

Jean D'Ormesson.

La normalité est une route pavée : on y marche aisément mais les fleurs n'y poussent pas.

Vincent van Gogh.

On ne peut rien apprendre aux gens. On peut seulement les aider à découvrir qu’ils possèdent déjà en eux tout ce qui est à apprendre.

Galilée.

Notre grande erreur est d'essayer d'obtenir de chacun en particulier les vertus qu'il n'a pas , et de négliger de cultiver celles qu'il possède.

Marguerite Yourcenar - Mémoires d'Hadrien.

Ce monde en lui-même n’est pas raisonnable, c’est tout ce qu’on peut en dire. Mais ce qui est absurde, c’est la confrontation de cet irrationnel et de ce désir éperdu de clarté dont l’appel résonne au plus profond de l’homme.

Albert Camus.

Sortir des limites de notre sensibilité et de notre vision mentale, et atteindre à une liberté plus vaste, telle est la signification de l’immortalité.

Rabindranàth Tagore / L’Inde et son âme.

Car le feu qui me brûle est celui qui m'éclaire.

Etienne de La Boétie.

le voyage est aussi un pèlerinage, un apprentissage recherché et un deuil.

Peter Matthiessen.

Je ne peux pas te donner des solutions à tous les problèmes de la vie, je n'ai pas de réponse à tes doutes ou craintes, mais je peux t'écouter et le partager avec toi. Je ne peux pas changer ton passé ni ton avenir. Mais quand tu auras besoin de moi je serai près de toi.

Borges.

Je ne peux rien te donner qui n'ait déjà son existence à l'intérieur de toi. Je ne peux te proposer d'images que les tiennes. Je t'aide à rendre visible ton propre univers. C'est tout.

Hermann Hesse.

Nous avons inventé la vitesse et nous tournons en rond.

Charlie Chaplin.

L'amour n'est pas une passion, l'amour vient d'en haut, et toute passion est un fruit de la terre.

G. Sand. Le diable à Paris.

Et en attendant, soyez humble. L'humilité seule peut vous sauver. L'homme n'est peut-être quelque chose qu'à la condition qu'il s'aperçoive qu'il n'est rien.

George Sand. Le Diable à Paris.

La philosophie est écrite dans ce grand livre qui s'étend chaque jour devant nos yeux : l'univers. Mais on ne peut le comprendre si nous n'apprenons d'abord son langage et si nous ne comprenons les symboles avec lesquels il est écrit.

Galilée.

La Confiance est-le plus court Chemin vers le Bonheur.

Aline de Péligny.

J'ai couru après moi, toujours. Je crois qu'il faut se dépasser, et pour se dépasser, il faut s'atteindre.

Madeleine Vionnet.

L’intuition ouvre ses ailes et s’envole et plane majestueusement au-dessus de ce précipice, le possible. Elle est à l’aise dans l’insondable ; elle y va et vient; elle s’y dilate; elle y vit. Son appareil respiratoire est propre à l’infini (...) Elle voit le dedans.

Victor Hugo.

On n'atteint pas l'éclairage en imaginant des figures de lumière, mais en apportant à la conscience l'obscurité intérieure. Ceux qui regardent à l'extérieur rêvent, ceux qui regardent à l'intérieur se réveillent.

Carl Gustav Jung.

La réalisation du Soi ne nécessite pas d’effort. Ce que vous tentez de trouver, vous l’êtes déjà.

Ramesh Balsekar.

Graines de Lumière...