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Chris le Gardien auteur

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L'homme nouveau...vers l'essen-Ciel.

L'homme nouveau...vers l'essen-Ciel.

L'homme nouveau...vers l'essen-Ciel.

Toute la puissance bouillonne dans le vouloir créer de l’homme nouveau.

L’homme nouveau doit pour se réaliser, bien connaître ses outils, l’espace temps et donc la nature de la matière. Sa volonté grandit d’autant plus sensiblement qu' il franchit le seuil. Il n’est plus seul à vouloir ressentir le Monde et à vouloir le posséder. Il s’accorde simplement les moyens de son projet et vient demander conseil à ceux et celles qui l’ont précédés dans cette démarche. C'est le sentier sur lequel nous marchons tous.

L’homme nouveau, s'initie à une vie faite de sagesse de force et de beauté. Il est plein et entier dans son pouvoir de créateur. Il peut sortir ainsi de son originelle sauvagerie, user et fructifier.

Mais le UN ne peut suffire. Le UN en puissance n’a pas de finalité sans lien avec ses pairs, sans lien avec la Terre. Car le Un sur Terre est mystique et incompréhensible par les sens communs. Le UN ne peut être ni perçu ni révélé sans une subordination à l’expérience.

De plus, l’unité n’a d’existence dans le plan, qu’en fonction d’une autre unité qui le situe, comme une droite ne se constitue que par la ligne tracée entre deux points. L’Homme sur le plan n’est rien d’autre que le résultat d’un passé et l’initiateur d’un avenir. Sa présence dépend de son histoire et son histoire est expériences.

La conscience de l'Homme provient de son héritage karmique et de sa volonté de créer à son tour en agissant sur la matière. Le savoir faire le cultive malgré lui et sa volonté de perfectionnement et d’évolution le conduisent à prendre et à apprendre.

Appréhender le monde, c’est ainsi pour lui, passer de l’état de créature à celui de créateur.

L’oeuvre ne s’accomplit tout à fait que dans la connaissance transmise. L'Homme en tant que cellule unique ne peut survivre ni s’accomplir qu’auprès d’une autre cellule près de laquelle il se situe. Les errements et les constructions de ses pairs, vivants ou morts, contemporains ou anciens, lui donnent la base sur laquelle il pourra lui-même se réaliser.

L’homme nouveau doit alors se soumettre librement à l’acquis de ses maîtres. Le DEUX conduit la créature vers son être global fait de lumière, de matière et d’esprit. De même que le père transmet au fils et que le tâtonnement sauvage de ce dernier disparaît dans et par l’accomplissement du premier. La préhistoire des origines du monde temporel laisse place à l’histoire, l’histoire du UN qui n’a de sens que dans le DEUX. L’histoire de l’homme nouveau qui n’a de sens que dans ses Maîtres qui lui enseignent les éléments et par libre adhésion, sans soumission aucune.

Le potentiel s’accomplit toujours par delà le bien et le mal. Dans sa verticalité, le DEUX monte ou descend, évolue dans l’élévation ou régresse dans la chute. Le dicton juif ne dit il pas : « Les pères mangent du raisin vert et les dents de leurs fils s’en trouvent agacées. » Le plan du DEUX est insuffisant. Il manque de profondeur et est en soi lui même imparfait et inaccompli. Le deux est en déséquilibre s’il ne se situe que dans cette verticalité. Les ouvriers ont vite compris que l’œuvre ne peut s’élever durablement dans l’espace et le temps qu’en fonction de la solidité de sa base. La tour de Babel s’écroule quand le UN ne crée qu’en fonction du DEUX. Icare lui même se brûle les ailes près le soleil du plan matériel. La deuxième dimension est donc superficielle et son pouvoir de création peut amener l’homme vers sa simple destruction. Se contenter du DEUX c’est figer son action dans l’immobilisme. Car « la lumière est proche des ténèbres… »( prov.juif)

La base horizontale permet a la verticale de continuer sereinement son ascension. Le DEUX est ainsi équilibré en équerre et se transmue en TROIS. L’angle est droit et le disciple peut évoluer en surface mais aussi en profondeur. Trier parmi ses instincts aussi bien ceux qui le font jouir et souffrir. Le juste milieu permet au potentiel un encadrement rigoureux. La volonté de créer ne cède plus devant les tentations instinctives de l’orgueil et de la passion qui éblouit le jugement. La mesure de la verticalité ancre le l'homme nouveau. La pyramide s’élève alors entre ciel et terre.

La lumière remplit alors la pénombre. Le petit sauvage grandit.

Il faut faire œuvre de silence et cultiver la vertu de l’écoute. Car l’écoute est une vertu, celle de l’accueil, et de la politesse. L’écoute ne déforme pas, ni ne juge ; l’écoute au contraire invite et se cultive des différences. L’écoute ne se conforme pas ni ne préjuge, l’écoute au contraire s’instruit et respecte la parole qu’il reçoit. L’écoute est active et volontaire, elle enrichit la raison et donne matière à l’esprit. L’écoute tempère la passion et l’orgueil en même temps qu’elle peut provoquer chez l’apprenti la plus profonde des frustrations. Car l’écoute est une discipline qui laisse libre celui qui se tait tout en le faisant taire. Si le VERBE est un acte puissant de création, il peut sembler paradoxale alors de se taire : c’est pourtant là tout un art majeur. Confucius l’exprime ainsi « Il est vain de vouloir comprendre le monde sans d’abord l’apprendre » et c’est d’ailleurs l’étymologie Latine même du mot discipline et du mot apprentissage.

Libre et sans entrave, l'homme nouveau apprend à recevoir en Soi les graines du savoir pour les faire fructifier. Notre naissance au monde nous plonge dans la dualité. Le UN se transmue en DEUX. Et cette horizontalité, sur le sentier, nous conduit tout naturellement vers la verticalité en passant par l'équilibre du TROIS.

La forme du savoir se cultive et s’apprête à se cultiver en profondeur. De la graine germe l’arbuste, nourri par les éléments qui l’enrichissent.

Nous contribuons tous, sinon à planter des graines dans la terre, à l’irriguer, à l’oxygéner afin de la rendre fertile. Nous contribuons tous , sinon à semer, à préparer la terre de chacun afin qu’elle produise et fasse fructifier les graines qui ne parvenaient pas à germer sur nos sols arides et corrompus.

Le projet n’a plus l’apparence de la simple satisfaction des appétits passionnels.On ne consomme plus du savoir. On s’inscrit dans un plan rationnel ou les contraintes de l’esprit sont autant de liberté pour l'âme en quête qui sait son œuvre non éphémère. Nous participons, chacun dans nos degrés, profanes ou initiés, au même et vaste projet. Et les constructions diverses n’en font en réalité qu’une seule, réalisés en matériaux divers et tous aussi nobles et solides les uns que les autres.

Sortir de la passivité animale c’est vouloir passer de l’état de bête à celui de sage sans sacrifice ni frustration, sans résistances ni fuites. Mais c’est aussi symboliquement revenir à nos origines. A l'essen-Ciel.

Nos sens nous conduisent à l’essence et partant, à la Vertu dès l’instant ou ils sont dirigés ; au contraire ils nous emprisonnent dans une terre aride lorsque l ’on s'enlise avec aise dans nos lieux communs. Quand la force n’est plus uniquement brutalité mais qu’elle est animée d’une sagesse vivante et constructive.

En paraphrasant Saint Augustin l'homme nouveau peut dire: « j’étais chair et j’étais le souffle qui vole et qui ne revient pas ».

En mourant naturellement au courant des mœurs faciles et de la coutume qui font les sociétés légères, l'homme nouveau se situe en Soi vers l'extérieur. Il rayonne. Et l'évidence de sa condition essen-Ciel ne sont plus sources de conflit.

Découvrant la lumière et s’y accoutumant, totalement baigné en elle, il la porte alors d'évidence vers ceux qui ne la connaissent pas encore, cloîtrés dans l’ombre de la lumière, enchaînés encore qu’ils sont au fond de leur grotte. Mais il ne convaincra que ceux qui sont convaincus par eux-mêmes, par la force de leur expérience propre et par le fruit de leur persévérance personnelle. La lumière s'invite mais ne s'impose jamais.

Comme le poète Virgile dans ses Géorgiques l'homme nouveau peut s’enthousiasmer et dire. « heureux qui a pu connaître les causes des choses, il a foulé au pied toutes les peurs et l’inexorable destin ». Le petit sauvage protoplaste qu'il était se sait responsable et sauvé car il ne se laisse plus persuader de sa misère .

Au dessus de nos fronts doivent toujours rester graver la maxime universelle que je fais mienne : VITAM IMPENDERE VERO : consacrer sa vie à la vérité…c’est la destination que l' homme nouveau choisit, c’est le plan qu'il se trace et il sait que ce chemin ne se situe plus dans l'espace temps des lieux communs. Cette aventure est un chemin tout intérieur.

L’homme en faisant mourir en lui le vieillard impotent, à ouvert enfin les yeux et s'est approprié ce monde origine dont il avait été arraché pour acquérir sa liberté.

Ce petit livre téléchargé à la Fnac est plein fraicheur et de belles vérités. Faites en un usage immodéré s'il vous attire.