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Chris le Gardien

Chris le Gardien

Je suis né quelque part, entre ici et maintenant. Je porte avec la plus grande prudence un peu de notre lumière commune au travers mes textes et mes photos. Très bonne visite au gré de l’Évidence : La Lumière s'invite parfois, se reçoit toujours mais ne s'impose jamais. Voilà bien l'Essen-Ciel! Chris le Gardien.

Publié le par Chris Le Gardien
Entre bruit et Silence...

Les bruits toxiques du monde couvrent le Silence Initial.

Le sens de l'amour n'est pas une ligne d'horizon, c'est un escalier en colimaçon qui conduit au Centre de Soi, dans une région que le Moi ne peut saisir.

Sous la voûte du Ciel, nous marchons de long en large sur un plan souvent trop horizontal. Pensons nous plonger à la verticale de Soi? N'oublions pas que les étoiles entourent le globe et que l'Essen-Ciel porte l'accessoire, le précède et lui survit.

Où sommes nous situés? Entre Ciel et Terre? Entre Terre et Ciel? Et si la Forme se nourrissait du Ciel et si le Ciel formait la Terre? Et si toutes les formes perçues, n’étaient que des créations ou des co-créations éphémères, soumises aux changements, dont nous serions les Centres?

Ce « Je Suis », que nous sommes, se déploie au travers les formes duelles du monde visible, mais derrière le Voile épais de nos perceptions et habitudes conformes, nous recueillions toute la sève de l'arrière Plan du monde, libérant progressivement notre "Moi", en Conscience de la Source Sublime.

L’Esthétique n'est pas seulement l'Art du Beau, c'est d'abord l'Art de Soi. Car le Beau, fleur originelle, s'enracine en notre terreau fertile. C’est aussi l’art de la fragilité, celle qui fait la Force de la Beauté.

Nous avons une vocation, en passant par la souffrance et la fragilité, qui abat nos défenses Mentales : redevenir le Canal de l'Instant, en nous rendant léger aux pesants souvenirs qui nous encombrent, en vivant sans retenue cet Instant occulté par nos erreurs et plein de nos possibles.

L'âme se déploie, chair et souffle, visible et invisible, au gré de nos apprentissages. Vivre c'est rassembler tous les pôles séparés de Soi, ne plus faire qu'Un, à partir du Multiple, déconstruire la complexité du Moi et consacrer la simplicité originelle du Soi.

L'âme est un château de cristal pur, qui ne sait se protéger elle-même. Sa fragilité est la condition de sa Force. Plus les murs qui la voilent sont hauts et imposants, et plus ils nous isolent de Soi. La Force de ces murs, fait notre faiblesse et leur faiblesse fait notre Force. A mesure que nous nous rapprochons de nous-mêmes, nous faisons tomber le voile occultant qui couvrait notre profondeur. Nos tours doivent tomber sans doute, pour nous élever et comprendre, en profondeur et en hauteur, ce qu’abritaient nos enceintes.

On ne grandit jamais mieux, qu'en faisant corps avec ce qu'on a de plus précieux: la transparence de l' Invisible. C'est aux parents d'y veiller en pleine responsabilité. Mais combien en ont eux-mêmes Conscience ? Le plus précieux cadeau n'est jamais le plus cher, mais il n'a pas de prix. Il est fragile, discret et sans forme, mais l'on ne peut offrir à ses enfants, que l'enfant qu'on a su rester Soi-même.

 

L'Enfance...n'a pas d'âge.

L'Enfance, (Lat. infans: qui ne parle pas) c'est l'âge, sans apparence, le Verbe sans forme menteuse. Le mensonge est fort, mais la fragilité est nue et sans défense. Pourtant, dans sa fragilité, l'enfant est immortel.

L'enfant qui chante en moi, n'a pas fini de me surprendre. Je l’ai quitté fragile, et je lui ai substitué une armure pesante de tout son poids d’adulte. Si souvent à l'étroit dans des carcans trop lourds, on tente alors de s'alléger de rêves et d'insoumises amours, qui sont autant d’intuitions pour le grand voyage du retour. Car l’enfant intérieur ne cesse jamais de nous inspirer, depuis cet instant où nous l'avons trahi.

L'Innocence est fragile, car on s'emploie à l'occulter du pan épais de notre indifférence et de notre mépris d'adulte, logique Mentale qui l'a couvert d'un masque de peau épais et imperméable au Sublime.

Mais l'Innocence demeure la seule Force de l'Homme, l’âme à nue qui a des ailes. Avez vous ressenti ce besoin de hauteur, cet appel à l’altitude ou à la profondeur, résonner du tréfonds de votre Cœur, quand la Vie vous malmène, quand les autres vous éprouvent ou quand la solitude vous pousse à réfléchir sur l’absurdité de votre existence, en infléchissant la dureté de vos certitudes ?

Si les papillons restaient dans notre ventre, sans pouvoir rejoindre le Coeur, ils seraient dissous, avant leur envol, par notre suc gastrique. Notre Mental, pétri d’orgueil, serait un combattant sans Coeur, jusque dans les formes les plus extrêmes de violence, sans jamais se remettre en question, fermant la porte à toutes les voix et voies dissonantes. L’épée serait une arme personnelle, l’outil de la mort, l’outil de l’appropriation, sans discernement.

Mais l’histoire a une fin. L’histoire a un but caché, qui ne se résume pas à une simple parenthèse hasardeuse de vie brève à remplir sans vergogne. L’Histoire donne un Sens à notre Humanité. L’épée ne tue plus, elle tranche, et nous oriente vers Soi, en nous désignant le chemin lumineux du Coeur.

 

L'épée ne tranche pas sans coupures.

L'âme est sans Histoire : L’Histoire, la rend libre et pleinement Joie. L'histoire lui donne un sens. Le Cœur nous oriente, chargeant et déchargeant les nuages éphémères qu'on porte de pleurs et de joies. L'ombre nous protège des soleils trop brûlant, le soleil nous réchauffe de nos ombres trop froides. Crevons les nuages épais qui opacifient notre ciel bleu. Pleurons autant qu'il faut pour libérer l'azur.

Quand on FAIT l'amour, de chair ou d'âme, on mobilise l'Amour; Peu importe les doutes ou erreurs, pourvu qu'on persévère. Être et Faire se juxtaposent un jour.

Nous sommes tissés de fibres de grâce, derrière cette peau trop dure, vêtement sale qui couvre notre âme et masque notre Originelle Nature.

Il n'y a pourtant pas de voie irréconciliable entre matière et spirituel. La Séparation Mentale seule, induit la Dualité. On renaît de l'Unité éprouvée. Le serpent de l'extérieur nous empoisonne, mais de l'intérieur il nous nourrit.

L'émerveillement se situe toujours bien au-delà du perceptible et du transmissible, mais cette impression Intime met du soleil dans nos yeux. Et ce Soleil se remarque toujours un peu, car il abonde, malgré nous parfois, un peu de nos cœurs trop vides et secs.

Les fleurs de l'amour s'arrosent chaque jour, sans quoi la sécheresse des habitudes les tue. Les fleurs meurent et revivent aux printemps éternels. La Beauté s'imprime partout où l’œil se pose, mais l’œil subit les cycles du changement et de l’impermanence. L’œil voit et écoute le monde au travers des filtres épais qu’il doit comprendre, en Conscience.

On n'échappe pas à la souffrance mais la Foi est une espérance intime qui nous fait survivre aux pires folies d'hommes.

Il faut de heurter à la différence pour re-connaitre notre similitude Initiale. L’expérience nous forme et permet cette déconstruction nécessaire et salvatrice. L'Action confirme l’Être. On n'est jamais plus le même quand on dépasse les limites étroites de la perception. On Agit, on ne s'agite plus.

L’Amour est un apprentissage. On apprend à le reconnaître, dans l’adversité d’abord. Si Tout est illusion, Tout est aussi un Sublime Mensonge. Car le Mensonge est un voile qui signifie...Un voile qui guide vers Soi, pour peu qu’on s’autorise à le lever. L’Histoire est un voile qui dévoile.

L'accessoire, est la couche visible de l'essentiel invisible, la cristallisation formelle de l’indéfinissable, la chair du souffle.

Le vide crée le manque Mental, par absence de Résonance ; le cœur replié et captif ne capte plus la Pleine Vacuité. Il est coupé du Verbe.

Le manque naît de l'éparpillement de Conscience. Le Sublime ne parle plus à l’homme qui s’est coupé de lui-même. Deux manques ne font pas une plénitude, mais deux plénitudes fusionnent deux Êtres en UN, sans manque.

C'est pas facile d'accepter l'idée que notre liberté passe aussi par celle de l'autre. C'est pourtant LA condition authentique de l'Amour. Dans la vie on a besoin de deux choses : des bras pour s'attacher à ceux qu'on aime, et un cœur pour les en rendre libres.

La passion, jamais mauvaise, nous aide à nous dépasser, à transcender les obstacles qu'on croyait infranchissables, à trouver la Clé de Soi.

Le sentiment est l'émotion la plus spontanée de notre Être profond, le ressentiment, l'émotion la plus spontanée de notre Être superficiel. Alors on oscille entre absurde et sens, à l’horizontal du Plan qu’on croit fini jusqu’à se frayer une brèche par la verticale de l’axe ouvert par notre fragilité.

L'Amour est une proposition, pas une imposition. Il ne coûte cher qu'en l'ultime sacrifice sur Soi que nous devons à la Liberté de l'autre.

"Faire" l'Amour, c'est donner du corps à "l'Etre", incarner l'Infini de deux trajectoires intimes dans l'intensité d'un bloc, même éphémère.

Un jour on soulève le voile sans même le vouloir. Le Mental n’est plus un frein. On ne raisonne plus, la tête s’est tue, l’œil du Cœur s’est ouvert. Les victoires sur soi-même effacent l'effort qui y conduit.

Le jour ou l'on comprend que le secret de l'immortalité n'est pas caché ailleurs qu'en Soi, aucun mur Mental ne peut plus nous cloisonner.

Le Feu s’élève et monte progressivement : il progresse depuis la terre le long de notre forme et sélève jusqu’au Ciel. Nous sommes ce feu, d’abord trop ardant, brûlant et trop brillant...on Apprivoise le Feu de la Vie, celui de la con-naisance. C’est d’abord une guerre… mais bientôt cette quête se pacifie et l’Amour se déploie et se répand.

L’Homme fragile a vaincu sa Force illusoire et l’absurdité de son chemin sans but véritable. Il a changé de Plan. Son expérience l’a poussé à l’humilité, à la position fœtale de l’enfant tous nu livré à la violence du Monde. La douleur le pousse à terre, il se replie sur lui-même, son Coeur apparaît sous l’armure blessée, à Coeur ouvert !

Un jour, on re-connait le chemin, car il est la voie intime que le Coeur désigne d'évidences et de signes.

Un jour on se réveille, touché par sa propre transparence. On n’est plus que cristal et chaque face de Soi, reflète la pureté des dieux ou celle des enfants.

La fragilité inspire la plus grande tendresse : le signe manifeste de la puissance à nue de l'Amour. C’est alors que le côté glorieux de notre sensibilité recouvrée rentre en résonance avec tous ceux qui ont atteint ce niveau de vibration. C’est alors que l’on partage la même réalité de Conscience, libérée de ses brutales et lourdes chaînes.

Alors, j'ai vu dans la matière la trace de mon âme. Plus rien alors n'existerait sans elle. Plus rien ne salirait ma vision essentielle.

 

Sans plus de Controverses.

Avez-vous senti derrière le parfum, derrière la couleur, derrière la forme, combien l'harmonie dispose de notre regard pour nous combler?

La pleine conscience fait coïncider sur un axe central, l'éternité et l'éphémère sans plus aucune contradiction.

Dans le Silence et la Solitude, un jour le Monde nous parle, et nous restons sans voix. Le Verbe n'est jamais que Silence. Tout le reste est bavardage.

S'il y a un miracle, il s'accomplit chaque jour sous nos yeux. La magie, quand on a la chance de la vivre au fond de Soi, révèle le pan sublime qui nous attend. On ne doute jamais plus longtemps alors !

La pleine attention élimine toute notion d'attachement, car:

 

Here and Now,

We are UniVerse.

 

On comprend alors toute la vanité de nos combats d’Ego. Car on ne se bat pas en Amour, on rend les armes et on avance nu. On ne doit pas poser ses bagages encombrants à la fin du voyage mais dès le début, on ne devrait pas s’enorgueillir de sa puissance d’homme, mais en louer toutes les exquises fragilités. La base de l'Amour est toujours l'attention remplie de Soi et de l'autre, en Conscience mais souvent d’abord, malgré Soi.

Qui a intégré l’Éternité et la Nudité Originelle, a compris la relativité des demains et des hier. Il a compris aussi que la pudeur qui veut rhabiller est souvent bien plus vicieuse qu'une impudeur spontanée, qui nous rend à l’État Initial.

Il devient l'inspiration permanente au milieu des saisons. L’Éternité se manifeste dans l’’expérience de l’Amour. On tâtonne d’abord, puis on sait marcher. A bien aimer on se projette hors du temps, on pressent l'Essence du Monde, on avance, immortels.

Plus rien ne s'obscurcit pour ces âmes Solaires, qui captent la Lumière, telles des lunes éternelles sublimées par leurs nuits. Elles rient comme des enfants. La Joie est leur état. Il faut rire, à tombeau ouvert. Quand on rit, c’est toujours de « bon Cœur ». Celui qui ne rit pas n'a pas d’âme. Le couvercle s'est refermé sur sa Vie. Car la Joie est la Conscience-Une. La dualité son moyen, l’Histoire qui y conduit.

Cette famille que je reconnais chaque jour, celle qui m'invite et que j'accueille, a le Cœur qui bat au rythme de L'Essen-Ciel. Je la reconnais d’abord par la trace de l’étincelle qui jaillit de vos yeux. Mais bien plus encore, je vous pressens, bien au-delà de toutes nos vaines et fausses barrières. Chaque âme étant poreuse à l’autre dès lors qu’elles vibrent sur un même degré et sur le même Plan.

Méditer n'est donc pas juste s’asseoir en tailleur immobile, mais c'est avancer au contraire, vers cette contrée intérieure dynamique. C’est « faire corps » avec l’Essen-Ciel.

 

La Foi sans effort.

Libre à vous de croire ou de ne pas croire. Cette Liberté est la Beauté même. Le Monde perçu ne se révèle qu'à ceux qui ont trouvé la clé et cette clé c'est l'Amour. Non pas seulement le goût romantique fait d'attachement et de possession, d'émotion et de doute, mais la saveur indéfinissable qui reste quand tout l'accessoire resplendit à la Lumière de l'Essentiel. La Liberté ce sont autant de marches vers Soi, autant de voiles qui tombent à chaque sursaut de Conscience, autant de jaillissements qu'on ne peut mettre en mots tant le Verbe est insaisissable par le seul plan Mental. Oui. Il faut changer...changer de Plan, changer notre perspective, lui rendre la profondeur Initiale et immanente de laquelle nous sommes issus. Ces Plans procèdent d'un seul Foyer et nous contribuons en sa co-création permanente selon notre (de) gré de Conscience.

On n'a pas besoin des mots pour sentir le Silence. On a besoin des mots pour inviter au Silence et fédérer les Cœurs vers lui. J'ai posé des milliers de mots, mais la Beauté n'est pas exprimable ; Elle se situe entre tous et Tout, et repose dans le Silence insondable.

A mes ex lourdes chaînes, j'ai substitué des entrelacs d'Amour. Ils n'attachent pas les Hommes, ils les relient. Ca fait toute la différence !

 

Il n'y a Rien à attendre.

Rien à espérer.

Rien à redouter.

Rien à mépriser

Rien à renier

Rien à retenir

Juste à Vivre

Ce qui se présente.

 

In Side,

In Sight...

 

La fin ne fait peur que si l'on croit finir. Le Présent, conduit aux demains sans angoisse. Le bonheur se fout de sa cause et de son effet. Il jouit de la sève de l'Instant qu'il ne sait pas contourner.

La fleur du printemps est pareille à notre Cœur. Elle s'ouvre à la Lumière, sans plus mépriser la sévérité des automnes qui la mettent à nue et des hivers qui lui donnent froid.

Partager une même profondeur, voilà l'Amour. Et il est sans limite via l'épreuve.

Je crois qu'on prend tous conscience un jour, que l'Amour est ce partage de l'Instant, sans limite de frontières et de temps. Chaque atome de l'Univers est une danse, en Soi, qui n’a ni cause ni fin, mais qui EST, Joie de Présence Infinie.

Nous sommes, des papillons entre Ciel et Terre. Nous savons voler, maladroitement encore. Mais nous pouvons compter l'un sur l'autre, pour nous élever, aussi loin que nos cœurs étaient jadis enfouis, dans l'infini. Voler, c'est lever tous les mirages et révéler la Lumière de l'infini dans son cœur.

Bien sur, on a tous l'envie de voler. Mais combien rampent encore qui sentent pourtant confusément quelque chose qui les démangent à l’arrête de leur dos. Le Vol n’est pas optionnel, mais il nécessite une compétence « spéciale », à révéler.

Il n'y a jamais de rêveurs fous. Mais combien de fous qui ne rêvent jamais? L'utopie n'est jamais du rêve perché, mais l'élan naturel pour tout se qui se cache derrière la médiocrité, un refus de la médiocrité. Aux autoroutes payantes et bondées du Mental, préférons les chemins escarpés et sublimes qui mènent au cœur, gratuits et peu fréquentés.

En me disant "perché" ils m'ont fait comprendre à quel point j'étais libre sur ma branche, et à l'abri, loin de leurs cages. Pour être « Spécial » il faut être fou. Non cette folie dont on se moque, mais celle qui suscite le respect et l’amour. Celle qui suscite aussi la peur et le mépris de ceux qui la combattent.

Le monde est notre écho. Soyons ce qu'on veut qu' il soit, il sera ce que nous ferons pour l’Être. Laissons le Monde faire de nous ce que nous Sommes.

Et la Vie coule doucement entre milles jours, mais tous, nous avons rendez-vous avec la part la plus belle et la plus unique de Soi.

C'était juste un jour comme un autre, plein d'une promesse de printemps. Des papillons « spéciaux » virevoltaient le long des berges d'un lac paisible. Je les observais, ils faisaient ici et maintenant, partie de mon monde intérieur, j'étais devenu l'un d'eux, et mes yeux se remplissaient de Soleil généreux.

Thich Nhat Hanh

Thich Nhat Hanh

Si les portes de la perception étaient nettoyées, chaque chose apparaîtrait à l'homme telle qu'elle est : infinie.

William Blake

La paix vient de l'intérieur. Ne la cherchez pas à l'extérieur.

Bouddha

Tu as tout à apprendre, tout ce qui ne s'apprend pas : la solitude, l'indifférence, la patience, le silence.

Georges Perec

La démence est rare chez les individus, elle est la règle en revanche dans un groupe, un parti, un peuple, une époque.

Nietzsche

Le printemps est inexorable.

Pablo Neruda.

Ce qui embellit le désert, c'est qu'il cache un puits quelque part.

St Exupéry

I Am in You You Are in Me Mutual in Divine Love.

William Blake

L'homme est un être double.

Victor Hugo.

La douleur dit : " Passe et péris." Mais la Joie veut l'éternité, veut la profonde éternité.

Nietzsche.

L'univers d'une personne est aussi grand que son coeur est bon.

Alfred A. Montapert.

Le coeur est le centre dont tout jaillit.

Ramana Maharshi

Voie de l’encre et Voie du sabre nécessitent toutes deux un mouvement perpétuel d’aller vers l’Infini et de retour au Centre.

AKEJI SUMIYOSHI

Nous vivons des myriades de secondes et pourtant,il n'y en a jamais qu'une,une seule,qui met en ébullition tout notre monde intérieur.

Zweig

Dans nos ténèbres, il n'y a pas une place pour la beauté. Toute la place est pour la beauté.

René Char - Fureur et mystère.

Il y a tant de possibles auxquels il suffit d'ajouter un peu de foi, un peu de soleil et d'étoiles pour les voir fleurir.

Jacques Salomé

J'aime ceux qui ne savent pas trop pourquoi ils aiment, c'est qu'alors ils aiment vraiment.

André Gide

On ne peut rien trouver extérieurement que l'on ait au préalable trouvé intérieurement, c'est une loi.

Omraam Mickhaël Aïvanhov.

Un homme devrait chercher ce qui est, et non ce qu'il croit devoir être.

A. EINSTEIN

Le Mental intuitif est un don sacré et le Mental déduction est un serviteur fidèle.

A. Einstein.

L'intuition est l'instinct de l'âme.

Helena Blavatsky.

La pensée sans poésie C'est comme un paysage sans ciel : On y étouffe.

Henri-Frédéric Amiel

Sois humble, car tu es fait de terre ; sois noble, car tu es fait d'étoiles.

Proverbe serbe; Proverbes serbes (1836)

Et dans la tempête et le bruit La clarté reparaît grandie.

Victor Hugo

Les fleurs du printemps sont les rêves de l'hiver racontés, le matin, à la table des anges.

Khalil Gibran.

On risque de pleurer un peu si l'on s'est laissé apprivoiser.

Saint-Exupéry.

Aimer c'est humain. Ressentir de la peine c'est humain. Continuer à aimer dans la peine, c'est purement angélique.

Rumi

La raison est le pouvoir de l'homme, l'intuition est la prescience de la femme : l'un rampe et l'autre vole.

Plotin.

Il n'est d'autre connaissance qu'intuitive.

Jean Paul Sartre. L'Etre et le Néant.

C'est avec la logique que nous prouvons et avec l'intuition que nous trouvons.

Raymond Poincaré.

L'intuition est la perception via l'inconscient, qui nous parvient a travers les couches subliminales de notre être.

Carl Gustav Jung.

… parvenir à un point exceptionnel où la saveur de l'instant baigne tous les contours de la vie intérieure.

Antoine de Saint-Exupéry

L'amour véritable commence là où tu n'attends plus rien en retour.

Antoine de Saint-Exupéry

On ne peut pas tout vivre, alors l’important est de vivre l’essentiel et chacun de nous a “son essentiel”.

Marc Lévy

Tâchez de garder toujours un morceau de ciel au-dessus de votre vie.

Proust

J'ai tant d'azur dans l'âme qu'on y voit que du bleu.

L. Ferré

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Publié le par Chris Le Gardien
Entendre l'inaudible...

On ne gagne rien à perdre la foi en l'Homme. Je crois, j’espère que nous vivons le moyen-age d’une ère nouvelle et Sublime.  J’ai Foi dans la Conscience émerveillée. Celle qui sent l'arrière Plan du Monde. Cette formidable énergie que le Cœur accueille en Soi, comme une évidence qui se passe des mots.

L’intuition s’ouvre au champ du Mystère. Jamais de façon rationnelle, moins encore de manière Mentale. On y entend le Verbe inaudible!

Mais, la vie est une aventure intime où la quantité d'années ne garantit jamais le nombre de pas vers Soi.

 

De la surdité bruyante au Verbe Silencieux.

 

Privés de nos deux ailes

L'attente parait cruelle

On rampe et l’on s'enlise

Dans des rigoles grises

Le Ciel parait austère

Et le Sol nous enterre

Plongé dans son propre reflet,

Sait-on seulement qui l'on est?

 

On ne sauvera pas notre monde, si on ne se sauve pas d'abord soi-même, ni surtout si on passe le plus clair de son temps à se fuir et à se conformer.

Jamais le monde des Hommes ne trouvera, dans sa perception immédiate, de réponse satisfaisante. On nous propose des pistes, des symboles, des mythes, des mots pour nous rapprocher de nous-même, nous faire rentrer dans cet espace insondé qu’on ne re-connait plus depuis longtemps.

Projetés en terre inconnue, on a accepté depuis notre naissance, sa version la plus dégradée, ses plaisirs et ses souffrances, en tentant de nous forger la meilleure des philosophies : celle que notre milieu familial, socio-culturel, social, nous a proposé.

On s’y est conformé, ou l’on a cherché un autre modèle. Mais, ne s’est on pas finalement enfermé que dans d’autres concepts, d’autres fantaisies, d’autres réalités mentales encore bien éloignées de la Vérité? Et de quelle Vérité parle t’on? Quelle Lumière ? Quel Dieu ? Quelle cohérence d’ensemble ?

L'imitation, l'identification, c'est l'Uniformité Mentale. N'imitez pas. Vibrez de vos racines profondes. Elles sont sans doute communes à tous, mais elles nous rendent libres et uniques. La Foi peut s'éveiller de religion et de Maîtres, mais elle grandit surtout d'elle-même, dans et et par Soi-même. L'Essentiel ne se transmet pas, mais il fleurit en chacun. Nous re-naissons alors, fleur sauvage dans le jardin infini et glorieux de l'Origine.

Adaptés à la pensée rationnelle, on s’est installé dans les habitudes et les préjugés, et l’on s’est construit laborieusement une place dans une dimension limitée et des frontières sclérosantes. Les paysages profonds fuient ceux qui ne les méritent pas. On se rend compte bientôt qu’on ne lit pas le Monde, on l’entend...Et il faut une Attention Spéciale.

 

La Vérité est Une, mais elle s’imprime à l'Infini.

Le Monde ne naît pas du néant. Ce n'est pas l'Homme qui l'anéantira demain, mais il est l'ombre qui efface sa propre Lumière. L'Homme oublie le Sublime mais le Sublime ne l'oublie pas. L'Innocence précède et succède toujours à la nuit des cœurs, comme la Lumière ne faiblit jamais, même quand nos yeux se ferment.

Le Cœur ne cesse de remuer. Et chaque jour un peu plus, certaines barrières tombent.

Être et Agir. Voilà la seule Force capable de nous projeter simultanément âme et corps dans la Vie. Sans projection ni regret. Juste Vivre! A sa propre Lumière.

Si personne n’échappe à ses certitudes, personne n’échappe non plus au doute, à l’angoisse, aux blessures de la vie qui nous font tomber de nos piédestaux. Si certaines lumières trop brillantes de notre vie sociale confortable ou bousculée nous aveuglent, le Cœur veille toujours, dans nos rigoles insoupçonnées. Ces failles qu’on croit humiliantes, mais qui pourtant ne cessent de nous rendre lucides, ouvrent un couloir vers le Coeur en comptant sur notre courage et notre persévérance.

 

- Comment t'appelles-tu?

- Fragilité... et toi?

- Lumière, ce sont tes blessures qui m'ont invité.

 

Il y a une faiblesse inhérente à la vie, qui fait sa Force et sa raison d'être. Tout mouvement est une imperfection remplie de la Perfection.

L'épreuve jamais ne rabaisse; elle relève ceux qui sont à terre. L'humilité est une fleur dont la graine est soumise aux éléments. L'épreuve jamais ne rabaisse; elle relève ceux qui sont à terre.

Mais la Paix ne dépend d'aucune agitation du Monde. Trésor le plus précieux et le plus stable de l'Univers, elle repose au fond de tout chaos, et ne fuie jamais aussi loin qu’on croit.

 

L'horizon est un mirage dont on ne peut que constater la fuite.

Car oui, il faut du courage pour remettre en question la perception commune, il faut du courage pour affronter les marchands du Temple et tous ceux qui font commerce du Grand Mensonge. Sachez que le Monde, notre Monde, tel qu’il paraît est pourtant, et depuis Toujours, un Sublime Mensonge, car il est l’outil de notre Plénitude. En effet, on ne naît pas âme Libre, on le devient en passant par le Mensonge. Le Mental est un dimensionnement nécessaire, une incarnation imparfaite qui a vocation à L’Éveil de Soi, à l’autonomie au Milieu du Tout. Le Duel mène au non-Duel et passe par le courage et l'épreuve du Soi.

L'oubli, de notre nature divine, est toujours provisoire et porteur d'un long chemin d'histoires à raconter à la table des Dieux. Car nos chemins d’illusions nous donnent la Force Intime de la Vérité. Je ne vais pas m'éloigner de toi, non. Je vais me rapprocher de moi-même pour y re-trouver notre Éternité commune, entre chair et Ciel.

Il y a forcément quelque part en nous même, une fenêtre ouverte sur l'Infini, parce-que la vie est toujours plus forte que les limites dans lesquelles on l'enferme. D'un petit bout de Terre, l'on révèle l'immensité du Ciel.

 

On n'est double car on a oublié à quel point on est UN-ique.

L'émerveillement n'est pas une seconde nature, c'est la première.

 

L'Amour se fout du temps

Il est Force et Courage

Chasseur de nuages

Espérance et printemps.

 

Ce qui nous touche? ce ne sont pas les images non. C'est la rencontre : l' Inter-action Magique entre Nature et Soi, qui nous grandit. Un jour, on le comprend. Un jour on restaure l’Innocence Originelle et vocationnelle de l’âme. On la déshabille des voiles qui la couvraient. Dès aujourd’hui CE courage est possible. Car à y regarder d’un peu plus près, ce n’est pas le Monde qui est extérieur à nous, c’est nous qui nous en sommes trop éloignés.

C'est pas ma faute à moi si le Sublime fuie sans cesse devant moi. Ma faute est de croire que je ne ne peux le rattraper. Le Mental seul force notre nature et nous sépare de Soi. La spontanéité est sans effort, elle est l'évidence même du Soi et du Monde en Soi.

Le Monde EST, nulle part ailleurs, qu'en Soi.

On ne fait pas seulement que coexister et cohabiter dans ce monde. On interagit Tous sur Tout. Nous sommes...le Monde qui nous déploie.

Il n’existe que par interaction et contingences. L'Univers ne tiendrait pas dans nos bagages, mais il est tout entier concentré dans notre Cœur.

 

Il y aura toujours bien caché dans le Cœur

Un rayon d'espérance à l'abri des malheurs.

 

Le Mal est un produit du Mental. L'Harmonie a les ailes de l'absolu.

 

Un regard, c'est pas qu'une paire d'yeux

C'est la fenêtre et l'empreinte des dieux.

 

Le monde se vit, au milieu de tous, à l'échelle de Soi. Seul notre regard le transforme et tempère l'incohérence perçue. Cette Connexion Magique est la Clé du Mystère, car elle légitime et rend ce Mensonge, Glorieux et Sublime.

Non, nous ne sommes pas nés du hasard et du mélange de nos seuls parents. Oui, les formes du Monde sont perçues relativement au niveau gradué de Conscience de chacun.

Ces formes, quelque soit l’endroit ou mon regard se tourne, sont le mouvement de l’Unité-Source, la cristallisation de l’Essentiel de l’Être en quête de Soi.

Ces formes paraissent, et sont muées par une Force qui "prend Sens", mais dont le Mental ignore momentanément l’arrière Plan. Dès lors, l’intuition seule, la partie la plus Originelle de Soi, peut s’éveiller en Conscience à la réalité fondamentale qui crée l’Illusion et l’entretient avec notre complicité.

Ouvrez-vous à ce secret du Cœur, inventez ce Trésor, et vous parviendrez au Centre d’un grand Cercle dans le carré du Monde. Vous percevrez d’intuition cette Essence et ce parfum, sans odeurs connues comparables, vous percevrez cette Lumière sans brillance commune, et re-connaitrez ce Mystère en tant que cause et fin, Alpha et Oméga, par delà toute matière du Plan, tout espace et tout temps. La Foi, non duelle, est au-dessus de tous les doutes, même si cette vie n'y suffit pas. Les secondes sont de l'infini qui s'invente. Chaque instant est un concentré d'infini, dont chaque rose me renvoie le parfum. Bien sur qu'il faut voler l'instant au temps, pour que le temps ne nous vole plus aucun instant magique. Bien sur qu'il faut ne pas se laisser entrainer par la paresse Mentale qui nous pousse à disparaitre derrière les habits du confort et des certitudes outils de l'apparence immédiate. Au prix de quel effort résisterons nous encore à l'appel de nous-même?

 

Revenir en Soi

Remettre ses grands pas d'adultes dans les petits pas de son enfance, c'est se soumettre librement à la spontanéité perdue du Cœur qui capte cette Source jadis insondable. D'amour et d'amitié, l'âme redevient Pleine Conscience d'elle même quand elle ne s'efface plus.

Le Monde ne sera plus à l’extérieur de vous-même. Vous FEREZ UN avec Lui. Vous aurez recouvré le vrai Foyer du Monde. Vous serez revenu à la Maison.

Cette Foi profonde, imperturbable se confondra si intimement avec vous, que vous serez prêt à réaliser un pas de géant vers une dimension plus éthérée, moins grossière. Vous y serez près car tout votre Être tendra en douceur vers cette Plénitude. La douceur est un art qui coule de Source : la vraie connexion se vit sans but ni cause. Elle est le mouvement simple et doux de la Beauté. Je ne sais pas ce qu'est la tendresse, mais je sais à quel point il est inutile de le savoir pour l’Être totalement. La tendresse ne calcule rien. Elle est la plus pure des vulnérabilités, mais la plus intense des fragilités. Je crois dans la Beauté inutile. Celle qui résiste aux tentations du paraître et qui se confond totalement dans l'évidence de l’Être, même vulnérable.

C’est Alors qu’on perçoit le doux parfum de l’Amour.

L’Apprentissage nous a porté vers cette Permanence que seul le Cœur peut saisir. Ils sont si beaux ces adolescents, main dans la main, baluchon au dos, au départ de grand chemin d'eux-mêmes. Et combien souffriront, et combien comprendront et entendront l'appel? Tous, sans exception, car les larmes ne remplissent pas nos amertumes. Elles les libèrent, comme la pluie ne remplit pas la mer mais nourrit la terre en souffrance. L'Amour est insondable, mais nos rapprochements aveugles et spontanés, font tomber un par un tous les pans du grand Mystère de la Vie.

L’Amour, substance du Monde est Plénitude en Liberté. Deux manques ne se conduisent jamais ailleurs que dans la nuit! C'est la rencontre des plénitudes, qui illumine le Ciel. On peut prononcer des "je t'aime" du bout des lèvres, mais l'Amour est l'expression de Silence, qui jaillit d'abord du fond de l'âme. Les mots qu'on n'a jamais su dire ? voilà où patiente généreusement l'Essen-Ciel.

La générosité n'est pas une vertu qu'on s'impose, mais l'engagement spontané de notre nature profonde, l'évidence intime de l'humanité en Soi.

Voilà la générosité : Filtrer la Lumière, n'en tirer aucun orgueil, mais savoir se re-connaitre et s'unir pour amplifier la Force bienveillante du Rayon. La Lumière que nous filtrons n'a plus rien d’éblouissant. Elle ne cherche qu'à révéler les couleurs Arc-en-Ciel de notre vitrail intérieur.

 

On habite pleinement le Monde, en s'y ancrant de plain-pieds, mais en Conscience d'être autant Souffle que Terre.

Il ne s’agit pas de nier la perception et le Grand Mensonge Glorieux, mais de le comprendre comme inhérent à notre vocation d’Éveil, en y participant chaque jour, en acceptant la part d’échecs et de souffrances qu’on a du supporter pour prendre Conscience du TOUT Sublime caché derrière nos perceptions immédiates. On ne s'habille plus de superflu, dès lors qu'on a rejoint les régions du Cœur. Nu et fragile, on recompose l'Essentiel de Soi, humblement et dans la Joie qui nous soutient et nous conforte.

Voir dans l’objet non plus seulement une surface solide, mais toute l’Alchimie qui y conduit.

On ne voit plus seulement, bien sur, avec ses seuls yeux, comme le disait Saint-Exupéry, mais on Sent à l’intérieur, et de plein fouet, la puissance infinie de ce qui crée la forme. "Passe-moi le sel ou le pain" : des mots utiles et faciles. Mais traduire ce que le Coeur recèle au plus profond : voilà l'inutile qu'il faut creuser! Et voilà le langage de Silence qu'il faut savoir entendre.

Tous nous l'entendrons, à la mesure de nos apprentissages. On  aura VU ce qui attendait qu’on le voit. On aura ouvert plus que les yeux. On aura ouvert son Cœur.

Aimer n'est pas gagner le cœur d'un autre. C’est se re-connaître porteur de la Haute et même Lumière entendue et la diffuser ensemble, dès ici et maintenant. On n’attend plus, on EST, Pleinement. L'entendre, c'est Savoir ne plus attendre, c'est avoir déjà un pied dans l'éternité joyeuse. Un battement d'ailes ou de Cœur, c'est la Vie qui s'anime. Toute la vie qui se déploie et qui chante.

On décèle ce Foyer UN-ique, comme formant tous les objets du monde, et l’on comprend qu’ il n'y avait pas qu'une forme d'amour. Notre apprentissage de la Vie nous les fait re-connaître et nous oblige à en percer la couche de mystère. Il y en a une infinité. Car l'amour est Tout et part-Tout, et sous-tend toutes choses. Nous ne sommes que des petites flammes de ce grand FEU.

Alors, on ne doute plus que l’Amour se décline dans sa plus Originelle « Impression », on le perçoit presque directement, par-delà les Formes. Plus qu’une expression, il EST, la substance infinie que le Cœur perçoit sans plus la limiter. Les Sens n’y font plus barrage, ils s’en nourrissent avec une Joie sans pareille. On ne joint pas simplement deux mains, ou deux corps, quand on aime. On plonge son âme dans l'autre, et nos doigts et toutes les parties de notre corps, s'animent.

Ce doit être ça l'Amour : une infinie patience, plus vaste qu'on croyait, et une confiance illimitée, plus profonde que ce qui parait. L'Amour est conviction, sans condition. L'âme est aussi infinie que l'Amour qu'elle rayonne. Nous Sommes ... des connexions sans fin, graines de consciences en germination.

La Lumière, c'est de l'Amour à l'état pur. C'est l'Amour qu'on entend ... à pleine âme et qui nous touche ... en plein Coeur.

Incontestablement,l’éveil de la conscience devient merveilleux dans le mystère de la floraison d’or. L’embryon d’or nous confère l’auto-connaissance et la connaissance objective transcendantale. L’Embryon d’Or nous transforme en citoyens conscients des mondes supérieurs.

Samaël Aun Weor

L'amour n'est pas dans le champ de l'ego. Là où est l'amour, le moi n'est pas.

J Krishnamurti

La confiance en soi fait le sot ; la foi en soi fait le grand homme.

Victor Hugo

Notre enfance, c'est la part la plus vraie, la plus profonde de nous-mêmes qui demande à être sauvée.

Reine Malouin

Parmi les êtres humains, on ne reconnaît pleinement l’existence que de ceux qu’on aime.

Simone Weil

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Publié le par Chris Le Gardien
PER ASPERA AD ASTRA...

« Au milieu de l'hiver, j'ai découvert en moi un invincible été ». Comme Camus avait senti juste! Tout l'hiver de la Vie contient un été éternel. Les germes du printemps sont les signes évidents de la Victoire de la Vie sur toutes les souffrances et les stigmates passés. Chaque cycle nous rapproche, même imperceptiblement parfois, de Soi et des autres; C'est une re-naissance permanente, au travers le temps. Plus tout à fait le même, mais toujours plus près de Soi, à chaque printemps, nous découvrons l'espoir de jours meilleurs. Vers les étoiles à travers les difficultés, nous cheminons, entre Terre et Ciel ... à la conquête de Soi-même. Combien néanmoins d'entre-nous, au travers les difficultés quotidiennes, se souviennent de cette part Sacrée. Combien se comportent encore en mortels, comme si la Vie s’arrêtait aux premières neiges et gelées de la Vie?

Au constat  du ballet immédiat du monde.

La vie paraît brève. Elle l’est aussi sans doute, d’un point de vue strictement temporel. Mais la plupart des Hommes, pour ne pas dire la majorité, se comportent comme s'ils "ont" le temps. On attend, on se souvient, et la vie passe, inlassablement. Au mieux, au final, on n'a fait mal qu'à Soi! On souffre de se suspendre au-dessus du présent, plein de souvenirs sclérosés et de futur espéré ou craint, on avance dans une vie bornée et limitée, aveugles à la Clarté.

On est alors, moins que l'animal lui-même, et quoiqu'on s'en prétende supérieur. Le temps nous transporte ailleurs que dans le seul Présent qui vaille d'être vécu.

Car l’animal s’anime, de lui-même, d’instants en en instants non suspensifs de vie. Il est la Vie même, sans projection ni regret. Il habite d'instinct, tous les possibles, la mort comme la Vie et, contrairement à l'homme, il ne subit rien de ce qui passe. Il Vit le possible sans l’attendre, et sait d’instinct les dangers auxquels il s’adapte. L’Animal a l "intelligence Vive" de toute situation. Sa spontanéité lui fait assumer l’action, jusque dans l’ultime erreur qui le tue.

Tout animal sait danser avec la Vie. Son rythme s'adapte sans cesse aux mouvements d'un temps, qui n'a pas prise sur sa spontanéité. Le Temps et lui ne font qu’un, sans conscience de son histoire, sans conscience d’alternatives possibles, juste Présent, d’instant en instant, de bout en bout de sa respiration, jusqu'à son dernier souffle.

L’animal est doué de passion, d’instinct qui le construisent. Sa passion habitée d'âme n'a jamais tort. Elle bouge tant dans la chrysalide, que ses ailes finissent par percer la dure carapace pourtant si confortable du papillon vivant. Qui a dit d'ailleurs, que le papillon était un éphémère? Quand il déploie ses ailes, il forme le signe de l'infini!

L’animal ne sait pas faire, sans être! Il fait, en parfaite coïncidence avec ce qu’il EST, du plus profond de lui-même, mécanique parfaitement conforme à la Loi naturelle qui lui prête Vie.

Faire sans Être : voilà l'origine de la chute. On perd la trace du Soi dans la gesticulation et l'Ego-sillement. Faire, c'est Être Pleinement Nature, car la Vie ne connaît pas de hiérarchie mais elle s'organise, pleine d'elle-même.

La douleur se vit de plein fouet. Son inéluctabilité accidentelle, s'assume pleinement en déchirures et en pleurs, au contraire de l'Anxiété, violence sourde qui est, quant à elle, une angoisse lancinante ; qui attend et qui souffre de sa crainte en l'avenir. Elle est insupportable d'imaginaire possessif, pleine du Mental qui l'inspire, si commune à tous les hommes privés de leur nature spontanée. La peur, qui nous maintient en vie, est naturelle et bonne, celle qui nous paralyse et nous tue, est névrotique et Mentale.

La Nature animale, végétale ou minérale, répond à une logique de combats pour la Vie, dont la douleur est un accessoire à son Service. Les combats font partie de la Beauté du monde et de sa cohérence. L'Harmonie nait du Chaos, et ce Chaos est la Beauté même. Elle n'a ni Origine ni Fin, mais contient TOUT en germes et en floraisons.

Alors pourquoi devrions-nous soudain, au prétexte de notre intelligence supérieure prétendue, poser au-dessus de tout instinct, ce bout d’esprit humain qu'on croit supérieur à tout le règne Vivant? Quel processus nous inclut ou nous exclut de la nature ? Que sommes nous devenus, nous, pauvres humains suffisants ?

Croyez bien que nous sommes bien plus que de simples bipèdes. La plus belle conquête de l'Homme, c'est nous-même, en Conscience. Encore faut il dépasser nos propres masques et en comprendre le sens.

Le grand Carnaval Sacré du Monde

La Beauté, ça ne meurt ni ne vieillit jamais! Mais le Carnaval Sacré, habille le Monde de réalités relatives et toujours circonstanciées à un certain type de regard.

On s'identifie d'abord à un monde plat, alors que Tout est profondeurs et sommets à conquérir. Aussi loin qu'on contemplera l'horizon courbe de la terre, on finira par n'observer que son propre dos.

Le Temps forme le Plan physique, son dimensionnement d’expériences et d’apprentissages, il n’existe et n'est formé que par une suggestion induite en nous. En nous Tous. Ce Plan est l' Eternité, qui nous donne l’idée du Temps mais qui le transcende toujours.

De même l’Espace, qui nous éprouve, et ses frontières qui nous incarnent et nous limitent, voilà le théâtre de nos masques et de leurs mises en scène, choisies ou subies.

Notre âme voyage à bord d'un véhicule rutilant mais qui s'use, se cabosse, tombe en panne, et l'on doit bientôt en changer pour repartir encore.

La Beauté se marque et se remarque en surface, mais se concentre infiniment dans la profondeur du champ.

Je suis fasciné par ce Monde qui transparaît quand je me baigne soudain à la Source de cette Beauté, bien au-delà du Tout visible. Il n'y aurait pas de charme, s'il n'y avait pas de Magie, n'est ce pas?

Si les étoiles viennent à nous, ne doutez pas que nous soyons si proches les uns des autres, pour le pire comme pour le meilleur. Les yeux voient bien au-delà de la surface visible. Nous sommes co-créateurs des étoiles du Ciel. Sans nous, elles ne brillent pour personne. La nuit ne sera jamais assez noire pour occulter le feu des étoiles.

Le concept de non-séparabilité, que la physique quantique a mis à jour, notamment au sujet de la dualité « onde-particule » est significatif. L’expérience mise en évidence par Einstein et confirmée en 1982 par le physicien Alain Aspect, démontre que les photons interagissent dès qu’ils sont détectés. L’observation de ces particules produit, non seulement une direction sur le photon, mais à des millions d’années lumière, le phénomène d’intrication est mis en évidence entre les photons eux-mêmes : ils interagissent immédiatement, et se comportent de façon similaire, sans n'avoir jamais échangé en amont aucune donnée initiale.

L’observateur crée bien le Monde, et lui donne sa direction. Voilà la Magie, pour ne pas dire l’alchimie, mise au jour par la Physique moderne et les appareils de mesures scientifiques du moment. Le monde dit extérieur n’est donc plus aussi figé et indépendant qu’on ne le croyait d’apparence. Mais il est vrai que ces expériences reproduites en laboratoires ne font que démontrer ce que des siècles d’intuition et de traditions avaient déjà établi, et outre les textes de sagesse orientale bouddhistes, je pense aussi aux travaux de philosophes dits « idéalistes » tels que Berkeley qui a mis en évidence, le principe d’une dépendance entre l’Etre (Esse) et les choses (Percipi). Ces dernières n'ayant aucune réalité autonome connaissable en dehors de l'observateur.

Aussi loin qu'on parte à la conquête de la Matière ou de l'Espace, ce n'est donc jamais qu' une aventure vers SOI. Un retour vers nous-même, en passant par notre verticale. Mais c’est surtout aussi, le courage d'abandonner ses outils classiques et ses raisonnements traditionnels, pour emprunter la seule voie qui passe par le Coeur. La Voie dite "du milieu."

L'infini phénomène du monde, nous trompe sur la perception objective du lointain et du prochain. Les proportions divines n'ont, en Soi, aucune étendue. Toute apparence est à la fois notre réalité, mais aussi une réalité tronquée. En prendre conscience est déjà, sans fuite, comprendre que nos sens peuvent nous tromper et que le Monde est un organisme bien plus profond que nos seuls sens peuvent nous le laisser croire.

Le vrai challenge de notre cerveau est de concevoir (challenge impossible si on n’abandonne pas nos préjugés traditionnels) que cette étendue noire de l’Origine Cosmique, ait soudain laissé place à un jaillissement spontané de Création Universelle. L'univers s'est manifesté du néant dans un contenant des milliards de milliards de milliards fois plus petit qu'une tête d'épingle, sur des milliards et des milliards d’années.

La vérité c'est que la surface, l'étendue et le temps n'existent relativement que dans et par notre Esprit. Le Monde est Mental : qu’il soit physique est l’évidence des yeux, qu’il soit divin et non duel, est l’Évidence de l’âme. Par-delà nos sens et le dualisme matériel, se cache une Vérité numineuse insaisissable : LE Mystère Flamboyant.

La Science quantique le démontre paradoxalement, mais par les seules mathématiques, qui sont l'unique moyen non intellectuel, non Mental, non rationnel de traduire cette Intuition Sublime. Le Monde particulaire n'est ni représentation noire, ni une représentation blanche : il EST une UNITE SOURCE, in-conceptuelle et Ultime, qui prend forme, qui se définit dans le temps et l’Espace, mais qui échappe fondamentalement à toute logique rationnelle classique.

Le décor du Monde, son Plan Matériel visible et éprouvé, est planté. Nous pouvons rentrer en scène.

L'ambiguïté, c'est l'ombre du Mental qui masque la Lumière sacrée, mais qui y conduit toujours.

Nous ne sommes rien d'autres que des Dieux tombés au sol, qui tentent de se re-élever, contre les vents et marées de nos tempêtes Mentales, dans un corps qui ne répond plus mécaniquement aussi spontanément que nos cousins primates.

Le Mental introduit une dimension nouvelle : la Dualité. Cet arrachement entre âme et Mental que le corps ne sait plus résoudre, ce désaxement total d’avec la Vie-Une, cet écartèlement anxiogène d’avec l’instant plein, c’est bien le grand écart nommé temps qui nous éprouve.

Oui, nos sens nous trompent, mais la dualité se situe par delà bien et mal. Nos sens nous trompent de façon bienveillante. L'ombre du Mental, mène toujours à la Lumière du SOI.

Frayons-nous un chemin vers notre âme, au travers la forêt dense de toutes les ambiguïtés, que nous subissons, et auxquelles on s'est conformé jusqu'ici.

Expulsés et arrachés à notre Pleine Conscience par des constructions Mentales induites et entretenues, voilà l’origine de nos dits « malheurs ». Nous sommes des Achille immortels mais « fragiles », que le talon Mental rend vulnérable au « Mal ».

La Conscience immédiate de l’animal l’astreint à ses stimuli extérieurs, il est, comme nous, tout en réactions soumis au monde, mais à notre différence, il n’a pas de masque ni conscience de lui-même. Et c’est bien là précisément sa limite. L’absence de masque est la limite de l’animal, comme le masque devient aussi la nôtre.

Le masque, «persona» en Latin, est cette identification consciente à la personne, au MOI, la personnification de la chose animée. Nous parlons tous au travers un masque. Le Verbe ne surgit que du Masque qui tombe.

L’animal est une âme, sans miroir et en mouvement, qui subit la Loi en réactions et adaptations diverses, chimiques et mécaniques. Mais il ne sait pas s’identifier à lui-même. De même il ne réfléchit pas les autres. Il les re-connait du tréfonds de lui-même, comme faisant ou non partie de son espèce. Ses gènes l’établissent dans une logique inéluctable qui le fait avancer tout seul, de façon quasi confortable, puisque sans remise en question ! On n’a pas connu de chat philosophe, quoiqu' un chat semble souvent bien plus Zen que beaucoup de penseurs.

Nous partageons ces facteurs génétique et chimiques en grande partie bien sûr. Comment pourrait il en être autrement? Car notre dimensionnement terrestre nous encercle en quelque sorte de Lois physiques inhérentes à notre condition charnelle d’hommes et de femmes. Nous sommes aussi des animaux. Mais nous différons sur le plan du masque et de la Conscience : contrairement à l'animal, nous nous identifions et nous discriminons, en conscience. Nous sommes, et devenons des individus ! Nous "faisons" l'Homme, en décalage avec l'Etre. Notre spontanéité naturelle est provisoirement freinée.

De là, naît la Dualité. Car dès lors, l’individu ne s’assimile pas à son prochain. Il s’en distingue par le JE(U) du MOI et TOI. Le MOI se réfléchit lui-même, il est le Temple du JE, et les sur-couches de l’Homme qui planifie et domine tout ce qui n’est pas LUI. L’origine de l’«inégalité entre les hommes», tient dans cette identification, dans le port de ces masques «personnifiés» qui font l’admiration des Hommes et, qui dans tous les cas, leur collent à l’âme, quand ils ne s’y substituent pas tout à fait.

L’Ego-Masque, sépare l’Homme de sa Nature profonde. Voilà l’objet même du conflit : le masque rend libre mais enferme aussi l’Homme dans l'autosatisfaction de sa mortalité. Il le prive de toute Vision verticale. La Conscience immédiate du Masque le prive aussi de l'instant spontané et de l’animation pleine du Soi vivant. L’Homme suspend sa Vie entre des parenthèses pleines d’absurde, entre passé et avenir, et comble son présent comme il peut, par des mécanismes absurdes et empruntés. Camus l’a si bien décrit dans son Mythe de Sisyphe.

Si les animaux avaient un miroir, leur beauté et leur spontanéité aussi se perdraient en lambeaux duels, dans le reflet de l'Ego qui s'admire et dans l'absurde Pouvoir/ Possession.

Mais derrière le masque du MOI, on n'imagine pas à quel point la Vie n'a pas besoin de se trouver un but pour "Etre", ni surtout un miroir pour s'admirer. La Beauté, n'a pas besoin de miroir. La Vie, toute la Vie s'anime sans "MOI". Il y a l’Éternité, et au milieu, ces petits MOI qui font l'apprentissage de leurs empreintes, juxtaposant leurs petits pas sur le vaste chemin du Cœur.

La Nature se passe de l’Ego mais l’Ego est le seul outil permettant à l’Homme de trouver l’âme, derrière son MOI.

La perfection ne doit pas être un but, mais le repos de l'âme qui s'invente. De même qu'on nous a forcé à fermer les yeux, nous sommes seuls à pouvoir les rouvrir.

Nous SOMMES, un bout de Ciel incarné dans une pierre à polir, un peu de l'Univers cristallisé et temporel et l'infini nous rend libres et Conscients. La Nature nous a offert l'imperfection pour Liberté. Car loin de nous embellir, le don de ces masques n’est pas qu’un cadeau! Il est l’expression la plus sensible de l’EGO, mais son prix, souvent chèrement payé de souffrances mentales et d’insatisfactions permanentes, est bien notre Liberté.

Pour beaucoup, la vie est une fuite en avant, ou un refuge en arrière, sans ancrage réel dans ce que le Cœur offre de plus constant, mais la Vie n'a d'autre alternative que de nous offrir la voie royale vers Soi.

Tous les chemins choisis y conduisent, y compris les plus ardus. Chaque marche nous conduit à nous même et toujours grâce ou à cause de l'autre. On ne résiste pas au courant de Soi. Et finalement qu’importent les fuites, on ne s'enfuie jamais que pour de retrouver soi-même.

Il n'y a qu'un chemin, quand on se retrouve si loin de Soi-même : revenir sur ses pas. Ce n'est pas simplement renoncer, c'est re-vivre et avancer. On ne peut passer vraiment par le monde, sans être d'abord passé par Soi. La Foi ne se cherche pas ni ne s'impose. Elle est, du plus profond du Cœur, le mouvement d'une évidence qui se révèle malgré l'obscurantisme. La Foi est une fraction de Silence Divin qui passe, et qui fait taire soudain tous nos bruits et interférences profanes. Le Mental ne sait rien du Silence qui nous parle. C'est un si grand Mystère que le Silence, la quête vers un Soi inaudible et pourtant bien Présent. La Foi n'est pas un pari sur l'avenir, mais une certitude inébranlable de l'Atemporel.

La Nature est parfaite, mais seule l'autonomie nous rend uniques, serviteurs méritants. Les masques nous conduisent à nous re-connaître. Retrouver le bon sauvage qui vit derrière le masque, en Pleine Conscience, et en pleine adéquation avec l’Univers. Le port du masque, nous a découpé en deux. Il s’agit de recomposer ces deux parties en Une, d’inventer cette âme enfouie, tels des archéologues, en quête de divinité. Re-venir en quelque sorte à la Source de Soi, animus animandi. Il ne s’agit pas de perdre en autonomie, mais d’ETRE, Présent à Soi, en pleine Conscience et de façon autonome. Nous participons alors à l’Univers, comme ses créatures qui ont librement consenti à accueillir la Source Initiale, sans s’y confondre, en passant de l’histoire à la non histoire, de la dualité à l’Unité. Ce Monde est pudique, il ne se met à nu que devant ceux qui l'aiment, qui le re-connaissent.

On se souviendra alors de la terre sombre qui filtrait notre Lumière fondatrice, de la morsure du Temps qui semblait si familière. Enfin, on Sera et Fera! à l’infini, et au Service du TOUT, pour Tous. "The End" ça n'existe que dans les films. On ne finit jamais; la Vie se régénère toujours et, il faut croire en l’Éternité qui nous consacre et qui nous éprouve pour nous rendre libres.

Il n'y a pas un corps et une âme. Il y a des effets et des causes, Un foyer et une sur-face. Il y a celui qui fuie sa cause, et celui qui l'habite. En retournant vers le Foyer, vers la Source, en faisant tomber un par un chacun de nos masques, on ne résiste plus à la Loi de l’Univers, mais on y consent pleinement, totalement, infiniment. Libres! Nous sommes faits d'Instants de Vie répétés infiniment, au prisme de la plénitude joyeuse de SOI. Vous ne sentez pas cela? Persévérez, vous sentirez!

Non, on n'a pas qu'une vie et même au sein de celle-ci.

Chaque seconde est une nouvelle perspective et chaque vie est une nouvelle seconde. Il faut savoir mourir une infinité de fois pour re-naître à la bonne.

On s'habille de mensonge et on s'en trouve même beau. Et pourtant, travestis et uniformisés, on se déforme, on se cabosse, on s'emprisonne, on se donne la réplique et l’on improvise surtout. La vie nous éprouve mais ne nous ment jamais. C'est nous qui nous mentons chaque jour à nous-même.

On se rue dans la vie, comme taureau dans l'arène, adoptant ce cirque comme notre seul espace, le combat pour moyen et la mort pour issue. Et l’on joue le rôle de sa Vie...

Ces vies innombrables qu'on à enfouies en Soi, telles des fondations karmiques, résonnent en bien curieuses impressions inexplicables, mais dont le mystère se révèle chaque fois que nos masques tombent. Nos jeux s’affinent, on devient moins grossiers, on prend en compte nos trous de mémoires, nos erreurs, nos fautes, nos souffrances, on se rectifie car l’on devient plus sensible, moins orgueilleux peut-être.

Il n'y a pas d'erreur en ce bas monde, juste des ratures et des feuilles froissées, qui contribuent à l'Ouvrage d'une Vie. Et ces Vies, sont des passages d’éveils en éveils, d'Ego éprouvé, en évidence d'âme dévoilée.

La différence entre un diamant et un brillant? Le premier reflète la vraie Lumière pour les autres ; le second la crée pour lui-même. Le brillant est la Lumière illusoire et orgueilleuse de l’EGO masqué. L’âme libre, qui a subi l’épreuve du Feu re-connaît la Lumière comme l’État Source de l’Univers informé. Elle a subi l’initiation et s’est retrouvée au travers la Terre, au plus profond d’elle-même, humblement nue, et sans besoin de garder la marque de l’EGO pour ETRE. Son EX-istence l’entraîne hors du Temps, elle franchit la porte basse, en se courbant et s'est débarrassée de tout l’accessoire qui l’entravait. Son temps terrestre n’est pas une fuite vers les étoiles, mais une adaptation entre Terre et Ciel, dans l’Instant Juste et Parfait.

Se mettre en marche, ce n'est donc pas juste mettre un pied devant l'autre, mais ouvrir la porte étroite et descendre l'escalier qui mène au Cœur.

La  Hiérarchie de l’Éveil  à Soi  permet de faire grandir la Liberté des créatures non inféodées au système du Principe Créateur. Les expériences nous fondent par-delà l’illusion du bien et du mal, dans une Dualité qu'on croit imparfaite, mais qui fait jaillir la Perfection de l’Univers, sans creuser aucun tombeau, sinon le lit de nos essais et difficultés à croître.

S’élever au-dessus de la masse du Monde monolithique, c’est dépasser les automatismes des Lois, les appréhender comme faisant partie de Nous, mais aussi de les dépasser totalement pour enfin consentir à la Materia Prima, en Pleine Conscience de mouvement.

Le But souverain, est alors de Vivre cette Lumière brute, et de la diffuser vers ceux qui en captent les rayons pour participer à cette grande démystification. L'in(di)visible ne s'impose pas. L'évidence germe doucement à la mesure de notre perméabilité à sa Lumière sans démonstration ni violence. Chaque éveil en cette Vie se compte en degrés en en ré-agrégation de ce qui avait été séparé.

Ne ferme plus la porte qui mène l'enfant à l'infini Mystère. Il sait, sans besoin d'aucun mot, ce que l'adulte mettra des années à redécouvrir. Celui qui perd ses rêves, perd la trace de lui-même et s'enferme dans la douleur des autres. Loin, très loin de lui-même. Cet enfant qu'on a quitté nous attend.

Quel homme peut prétendre changer le monde qui ne sache d'abord se trouver lui-même, laborieusement mais surement ? Trouver soi-même la clé, celle qu'on proposera à nos enfants, celle qui ouvre la grande Porte du Mystère, voilà le challenge. Au centre du Cercle il n'est plus de Dualité, car les combats se nourrissent de nos seules périphéries, à l'extérieur de ce que nous Sommes vraiment. On dépend d'un milieu qui nous enferme, mais l'on se connecte au Centre, qui nous libère. Ce chemin, EST la Clé. Nous Sommes, cette clé même en même temps que la serrure.

On a pas juste un Coeur, on EST surtout et pleinement, la Source qui le fait battre.

Rien ne ralentira jamais la force pacifique et inéluctable de la Lumière qui rayonne du centre de chacun de nous. L'ombre sur-vit, mais le Feu EST éternel. Et chacun, masqué ou libéré, en est une Flamme autonome qui consent à son combustible-Source qu’est l’Amour, Matière première et dernière de l’Univer-Ciel.

Alors, « JE» fais l'Amour avec toute (mon) Âme. (Mon) corps en est la cristallisation, en Pleine Conscience du Foyer Flamboyant. Mais le « JE » est alors de trop, car il est un abus de langage, une équation inconciliable du point de vue Mental. Il n’y a plus de "Jeu" à ce stade, juste un « NOUS SOMMES » de flammes libres et solidaires. On partage souvent à Deux la Voie de l'Amour. Mais l'Amour n'appartient à personne et ne se possède pas. Il EST l'ALPHA et l'OMEGA, But et Moyen de notre Libération sur son chem'UN.

Le respect de la Vie, de tout ce qui vit, bien plus qu'une obligation, c'est l'Essence même de la fusion invisible qui unit tout le vivant. Pas besoin de WIFI, pour une belle connexion d'âmes. La Confiance est une intrication, une transparence totale des Coeurs, un toucher d'âmes invisibles, une Veille de l'Amour vainqueur.

L’Univers est par nature Fraternité. Il n'est pas de Fidélité sans âme, sans âmes Conscientes de leur gémellité et de leur Eternité. Les âmes, sont par essence jumelles, mais le temps seul peut, jusqu’à l’éveil complet de chacune, relativiser et induire une notion de naissance ou d’âge entre elles.

L’Unité EST, intemporelle et sans frontières. La Vie, toute la Vie et rien que la Vie, est à la la fois Une et complexe. Elle permet le Cycle des apprentissages et des éveils progressifs et temporels vers l’Essen-Ciel de la Vie Une. Cette transparence, propre à l’âme libre, subit le trouble de la matière. La Vie est opaque, car les masques nous l’occultent. Chaque voile a pourtant vocation à tomber. Chaque Vie y pourvoie. L'hiver est une parenthèse au bonheur annoncé par le printemps.
 

Rien ne se prouve, tout s’éprouve: la fleur éclot doucement, de sa fragilité même.

La raison nous perd Le Cœur nous libère. Il n'y a pas de vérités. Il n'y a qu'un ressenti ultime et intime qui se partage mais ne se démontre pas. Cet Eurêka personnel finit toujours par triompher de l'obscure certitude qui nous perd dans nos mécanismes sourds. Un jour, on entend.

Les matérialistes, trop sûrs d'eux, n'avancent nulle part ailleurs que sur les voies que la société leur trace. La Fragilité seule sait fuir l'arrogance.

Il n'est plus belle conquête de l'Humanité que sa sensibilité, ses doutes. la fragilité est la porte par laquelle l'Homme se rend Libre et s'avoue servant et non plus dominant.

La fragilité est la fenêtre qui donne accès au cœur. Si nous ne sommes pas fragiles un jour, nous ne serons jamais que des Hommes sans Cœur, tout excentré, perdus en périphérie de Soi.

Ce ne sont pas des larmes :

Ce sont des gouttes d'âme.

L’âme n’est jamais fragile, mais l’Homme doit le devenir pour trouver en SOI ce Trésor, ce Graal qui le rend libre. On plonge au plus profond de Soi, quand on se rend fragile aux autres.

C'est quoi d'ailleurs un coup de blues? Une fragilité qui recueille la saveur du paradis perdu, la réminiscence de la couleur Azur originelle. La couleur nostalgique des âmes en quête de leur liberté.

L’inféodation Mentale a besoin de fragilité et de sensibilité pour renaître au SOI. Elle a besoin de faire remonter à sa surface consciente son état Divin, pour renaitre enfin à SOI. Car le SOI EST.

Tous nos rapports nous conditionnent vers la meilleure partie de nous-même, qu’on le veuille ou pas. Tout nous y conduit au travers nos existences.

Chaque Amour, porte du Sublime, est un passage Vers l'Infini. Aucun Amour ne s'achève, aucun ne se perd. On se construit que de ce qu'on s'aime.

Regardez la tendresse entre une mère et son enfant, ou entre cette femme et son amant. Elles ressemblent à toutes ces femmes dont les grains de peau collent parfaitement à la Beauté de l'âme. Elles font rejaillir soudain l'innocence oubliée. En un baiser, celle-ci endort les peurs de son enfant et celle-là stimule le désir sensuel de son homme. Leurs mains rendent palpables, l'indicible mystère des âmes, en caresses attentionnées de peau à peau et en mots rassurants.

Les rapports humains sont des apprentissages d’Amour, qu’on s’en nourrisse ou qu’on en manque. La générosité n'est pas une vertu qu'on s'impose, mais un engagement spontané de notre nature profonde, l'évidence intime de l'humanité en Soi. Et cette Œuvre commune se partage dès le plus ténu éveil et ne cesse de croître, du règne animal au règne humain et ce  jusqu’au Royaume sans fin des Dieux, en Conscience. En se réveillant soi-même, on sauve donc la moitié du monde en guerre, par l'exemple et capillarité.

On ne suscite plus le désir de dominer mais celui de se transformer. Le désir d'une Vie, conforme à sa Nature profonde, Ici et Maintenant.

Le désir est un Beau mystère, une savante communication entre le corps et l'âme. En tout ce qui concerne la vie et ses plaisirs, on est pleinement heureux de corps si on l'entoure d'âme.

Seule la rose coupée n'a plus le désir de vivre. Ne coupez pas le désir, laissez-le se déployer de la racine aux pétales. Nous naissons d'un désir et le désir naît en nous. Il n'est pas plus savoureux au monde ni plus grand mystère que son fruit interdit. Pourquoi le défendre, s’il est rempli d’âme ?

L'Homme est ainsi fait, que quand il aime, son âme s'imprime sur la chair et le corps en renfort s'anime d'un irrésistible besoin d'étreintes. Le plus simple échange de baisers, appelle au plus puissant des fondements de l’univers.

Sans le savoir parfois, nous ouvrons la petite porte vers cette Unité fondatrice, chaque fois que notre Cœur bienveillant cherche le Cœur de l’autre.

L'Amour ne manque en Soi, de rien ni de personne. On en cristallise juste la Source, par une célébration éveillée de sentiments incarnés de baisers ou de frissons sensuels. L'Amour ne connaît le manque intense et insatisfait que quand le câlin n'est que finalité, car il ne trouve alors son plaisir qu'en surface. Mais quand l'Amour se partage, en plénitude d'âme, le câlin est son moyen intense, son expression Sublime.

Quoiqu'il en soit, ces petites ou grandes manifestations de l’amour, mènent à l’illumination de façon progressive, pourvu bien sur que la jalousie, la possession et l'esprit de compétition, domaine de l'Ego triomphant, ne viennent pas en rompre l’enchantement.

L'Amour est toujours consacré par l'invisible étendue de Soi-même, qui nous transporte au-delà de toutes les frontières éprouvées. Ne perdez jamais un bout de soi, dans le manque de l'autre. La plénitude se partage, mais ne se soustrait pas. L'Amour ne fait pas mal. Ce qui fait mal c'est l'attachement, la possessivité, la jalousie, adversité mentale qui aliène les cœurs.

L'Amour a pour moyen la chair, mais c'est l'âme qui s'y imprime et le Coeur qui témoigne sans concession, de son mystère vivant.

La tendresse c'est l'Instant qui prend forme. Les mots ne signifient rien en Soi. Seule la tendresse qu'ils sous-tendent touche le Cœur. Alors c'est tout l'Univers qui nous transperce et nous transporte. C’est l’âme qui bouge sous le masque. N'en doutons plus une seconde : on recompose l'infini chaque fois que l'on aime. Et la raison n'y pourra jamais rien.

Je crois que, dès qu'on quitte les rives de sa tendre innocence, on ne cesse d'être en quête de Soi-même. On dépend beaucoup des autres mais notre Cœur ne dépend que de nous-même.

Il n'y pas d'amour sans beaucoup de magie, cette part de Ciel qui enveloppe la terre, ce mouvement troublant qu'habite le mystère.

L'Amour n'a pas besoin de souvenir ou d'espérance pour résonner. Il donne au Présent ce qu'il EST, proche ou lointain, Ici et  Maintenant. On ne peut garantir à l'autre de l'aimer toujours, mais la vraie fidélité sera de préserver son souvenir dans un écrin de tendresse. De même, on ne peut même vouloir vivre l'Amour avec tous ceux que nous aimons, nos agendas sont limités et ne le permettent pas dans cette dimension. Mais l'Ame sait qu'on ne perd pas ceux qu'on aime et qu'ils restent à JAMAIS, dans l'espace Infini de l'Atemporel.

Magnifier l'Amour c'est lui rendre sa splendeur, comme un musicien rassemble les notes dispersées pour restituer L'Harmonie Originelle.

Le temps se suspend toujours, d'Amour, malgré toutes les limites que nos masques et cette mise en scène induisent. L’Amour EST et parfois, faisant office de souffleur, au moyen de l’Intuition, il nous met sur la voie d’un texte plus raffiné, moins abrupte, moins terre à terre.

Au bout du compte, on vit d'accessoire pour n'en retenir que l'Essentiel.

Il n'est plus bel avenir d'enfant d’ailleurs que de rester pour lui-même, innocence fraîche âme libre, cœur ouvert et rire spontané. J'aime l'expression"rire de bon cœur", car elle retrace l'origine de la Joie. Sans le cœur, on est rire moqueur. L'instinct d'âme est Bonté. Mais la pression des adultes est telle, que le chemin de retour est souvent long et difficile. Mais il n’est jamais impossible.

L'exigence ce n'est faire violence à sa nature, mais savoir se détacher des épaisses couches d'illusions qui nous dissimulent à nous-même. 1 an, 10 ans, 100 ans qu'importe. Ce que l’Évidence de l'Instant nous offre, ne se compte pas en années mais en intensité.

On ne décide ni du jour ni de l'heure mais de l'Instant Présent, l'état de grâce qui nous relève et nous rend à la verticale de Soi. Ce qui s'impose de l'extérieur nous encombre, ce qui jaillit de l'intérieur nous remplit.

Ni trop tôt ni trop tard, ni distance ni temps. On ne force pas l'évidence. On s'anime de sa propre logique et rien n'arrive sans la somme de ce que l'on peut ou de ce que l'on doit. L’Éternité a le temps Seul le Mental est impatient. Nous sommes déjà bien plus avancés sur le chemin que nos yeux nous le font croire. Fondamentalement, on ne manque de rien, car TOUT EST déjà en SOI. Il reste à toucher ce SOI aussi sûrement que le MOI nous distingue. Si le Sacré vous effraie, restez sur les terres confortables aux horizons limités qui vous rassurent. Un jour vous sentirez l'appel. On pourrait vivre mille ans, une seule seconde suffit pour être touché par la grâce.

On se rend compte alors d’intuition, que nos vides ne sont que les trop pleins absurdes qu'on se permettait, l'ivresse Mentale qui nous remplissait d'une illusion de vie et à laquelle on croyait, dur comme fer!

Nous sommes tous atteint du syndrome de Stockholm. On aime nos prisons et nos geôliers, et on ne voit d'issue que dans l'absurde attente.

Le monde ne repose que sur un seul axe et ce pilier le plus sûr, mais souvent le plus fragile, demeure chacun de nous.

Le refus de voir au-delà du masque que l’on porte. Le Mental, comme une ombre, s’efface progressivement sous l’influx inéluctable de LA Lumière Initiale. Le Cœur à toujours raison, mais la raison manque souvent de Cœur. Le SOI se substitue au MOI peu à peu, et expulse toute anxiété liée au Temps. Le Temps est dissout et notre instinct d’âme s’adapte à l’Univers, comme l’animal s’adaptait au monde, spontanément et Pleinement, sur l’Axe du Plan Ultime, sur l’Axe du Monde. On n'est plus jamais hors de Soi, quand on a trouvé l'axe de son Cœur. On EST alors, imperméable à tout ce qui n'est pas Essentiel.

Le Beau prend toute sa place dans le monde, car le Beau EST toute la place du Monde. Le Beau ne se mesure pas. Projection d'invisible, il touche directement le Cœur de l'homme, sans passer par aucun de nos filtres mentaux.

Personne ne reste indifférent face à la Beauté.

J'ai peur que vous considériez encore le Sublime, comme une simple euphorie passagère, comme pour beaucoup l'amour n'est qu'une joie transitoire. Alors vous seriez la proie du prisme de votre masque.

Tout est Beauté. Les masques ne sont pas les visages que l'on voit, mais l'âme que l'on ne sait où l'on ne veut pas voir. Car les masques ne sont pas nos visages ni nos corps. Ils sont la négation de la matière première qui les forme. Cette matière dont la science quantique démontre chaque jour un peu plus l’incroyable enchaînement particulaire, l’incroyable insaisissabilité par les sens, dans la forme la plus authentique s’il en est. Comme si le Monde apparaissait et disparaissait au gré d’un seul regard, le nôtre, et que sa cohérence d’ensemble dépendait néanmoins de toutes les créatures situées dans un même Plan. La Dualité n'est d'ailleurs qu'apparente. Toujours. Il n'y a pas l'Homme physique d'un côté, et son âme en arrière plan. L'Homme physique est la cristallisation de l'Ame sur le Plan Matériel. Le dimensionnement de son apprentissage et de sa Liberté, d'éveil en éveil. Il n'y a pas lieu de tenir séparé ce qui doit être rassemblé. Cette Dualité n'est pas une fatalité. Tout n'EST qu'UN! Hermès Trismégiste ne dit pas autre chose, au II e siècle avant notre ère :  "La matière est un reflet de l’esprit."

Ces masques s’adaptent en fonction de la nécessité initiatique de notre Liberté. chaque créature vivante participant à son niveau, au gré de son éveil, à la Liberté du Tout ainsi qu’à la sienne propre. Ainsi va la Loi du Tout et du UN par le multiple. Ainsi s’explique, par-delà tout ce que la raison peut appréhender, la logique immanente de toute la Création, par l'Alchimie du Temps et de l'Espace. Par-delà le Temps et l’Espace, mais induit par eux. Il n'est pas de besoin sans loi, ni de souffrances sans causes, et il ne reste à la Fin que la Force engendrée par le mouvement de la Vie.

Bien sur, aucune révolution n'est collective. Le Monde s'éveille en chacun - et chaque UN s'éveille dans le Monde, quand on sait dire NON. La rébellion face à la Dualité résout l'Equation. Alors l'Essentiel dissipe l'accessoire Matériel et le fonde. Chacun est appelé par ce qui résonne au plus profond de lui-même, à dépasser le champ de ses sens masqués. La Maya, ce voile d’illusions, qui n’a pas de champ moral en Soi, mais qui participe à l’épreuve de la Vie et de notre Liberté.

Qui sommes nous sans la liberté de nous fondre dans l'évidence du Tout? Puisses-tu faire ta réalité aussi vivante que ton rêve. Il n'y a pas de rêve impossible. Quand on EST UN, On FAIT UN ! Comme l'animal, mais en Conscience, on réduit définitivement les distances que la Vie définit, en puisant au plus profond de notre Nature comm-UNE. L’intuition est la Nostalgie de l’Essen-Ciel qui remue en toi. Rêver, c'est changer intuitivement la perspective du monde réel.

Rendre intelligible l'essentiel de la Vie, c'est faire remonter en Soi la nostalgie de l'invisible et se re-connaître Citoyen de sa Lumière. Nos racines puisent la Vie en d'éternels aller-retours entre Terre et Ciel.

La Poésie est le Rêve imprégné de tous les possibles de Soi. Les animaux sont des poètes qui s’ignorent. Ils surfent Parfaitement sur le champ des possibles, par un instinct d’âme puissant mais non conscient. Ne regarde ni en avant ni en arrière, regarde en toi-même sans peur ni regret. On vole bien plus loin, qu'on ne marche. Quand on l'a compris, l'Univers entier remplit notre Cœur. La Plénitude, c'est l'original de Soi débarrassé de ses encombrantes scories, le corps et l'âme réconciliés, marchant ensemble sur le chemin. Le Non-Duel mis au JOUR!

D’ailleurs le terme "perché", qu’on entend souvent à l'encontre de tous les illuminés, est une insulte à tous les oiseaux du monde, fiers des ailes qui conduisent leur cœur sur les plus hautes branches. Tous les oiseaux dansent spontanément et sans effort, au son de l'Harmonie Originelle.

Le Cœur est plus solide que tous les coups reçus, puis-qu’aucun coup ne nous fait succomber. Soyez ingénus aussi souvent que possible. Notre société à besoin de rébellion positive pour se libérer du poids de ses boulets. Les paroles coulent de Source, quand la voie est dégagée de ses barrages mentaux. L’instinct d’âme saute tous les obstacles car il ne les crée plus, il s’en arrange mais Vit sans plus aucune prise. Il n’anticipe plus la mort, ne se charge plus des malles entières remplies de souvenirs écrasants. Il EST Pleine Conscience d’instant qui vole. Mieux : Il Vole, d’instant en instant. Vivre et exprimer ce que l'on EST, sans ornement Mental. Être, humblement synchrone avec notre flamboyance, passion de corps et d'âme. Voilà l’âme en incarnation, parvenue au summum de son illumination. A ce stade, les doutes peuvent encore nous envahir, mais l'espérance, c'est continuer de croire en l'incroyable quand tout nous pousse à y renoncer.

C'est dur de voir ce que beaucoup se refusent de regarder, dur de vouloir partager l'arc-en-ciel avec un aveugle de naissance. Le Mental peut encore la faire tomber, car nulle âme incarnée n’est à l’abri d’une nouvelle chute, mais la Lumière lui est intime. Elle a vaincu une fois, et il lui suffisait de vaincre, une fois, pour vaincre toujours. On souffre mentalement de sa chair, on renaît spirituellement de son corps. On a beau fuir loin de Soi-même, on reste toujours maintenu à son propre Cœur par une corde d'argent invisible et inaltérable et l'on a besoin de partager cette Lumière et de la filtrer toujours.

Se réaliser ici et maintenant, éprouver dans l'Instant la puissance du Sublime et ne plus laisser prise à ce qui nous en éloigne.

L'instant n'a pas besoin d'un but pour avancer. La force de vie est instinct de mouvement, joie de changement et confiance d'instant.

La Spontanéité, c'est l'Evidence du Sublime sans autre attente. J'ai demandé humblement On m'a répondu simplement. Il y a toujours un signe qui surgit de nulle part. On n'assume bien son corps que quand on en sent à plein nez le parfum d'âme.

Le Bonheur sera toujours plus fort que le doute. Le Bonheur ne se commande pas. Il est l'état d'être de ceux qui ont accepté la Loi des saisons. Il est le fondement de tout ce qui porte le monde, l’État qui fonde et suit toute transition. Léger comme l'air ascendant, je n'ai qu'une seule vocation : me laisser porter par l'Evidence, et fendre les nuages qui occultent l'azur. Rien ne se calcule, tout se déguste dans l'Instant qui s'offre. Voilà l’Unité Parfaite qui s’offre à nous, y compris sur le Plan le plus grossier de nos prismes et de nos filtres. L’humour, l’Amour et la sensualité. Voilà le remède contre tous les coups de froid de l’âme et du corps. Si remonter à la surface vous paraît long et épuisant, songez à la bouffée d'oxygène qui vous attend. Songez à la Vie tout simplement. Il y a pire risque à prendre!

Si tu ne sais pas ce qu'est la Force, si tu ne sais pas ce qu'est la Joie, Si tu ne sais pas ce qu'est l'Amour, ferme les yeux et tu sauras.

La Force est partout, quand la Confiance et l'Evidence naturelles s'imposent. LA Nature ne sait mentir. A sa Beauté qui s'offre sans besoin de retour, nous sommes le réceptacle, pour autant que nous ouvrions nos couvercles. Je ne contemple pas le tableau magnifique de cette Vie, je suis ce tableau, je suis pleinement cette scène, en Conscience d’en avoir été un acteur masqué. Mais Tout ce qui m'apparaît, même mystérieusement, m'est familier et j’en sens la FORCE Intime. Les émotions se déclinent en une Harmonie aux gammes larges, entre gravité douloureuses et contre-ut de plaisirs, mais sans discordance aucune.

Moitié Dieu, moitié Animal, Nous vivons l’instant libérateur en Pleine Conscience d’ÊTRE. L'âme dévoilée fait ce qu’elle EST. Elle EST ce qu’elle FAIT. Elle a dépassé les règnes, elle a dépassé les dominations, les possessions, les anxiétés. Elle EST, spontanément flamme du FOYER INITIAL. En renonçant à tout saisir, on laisse la Vie venir à Soi.

On a longtemps cherché une porte aux confins du monde fini, mais cette sortie illusoire masquait l'entrée véritable vers nous-même. Il n'est plus belle aventure qu'en Soi.

On a dépassé l’horizon étroit de sa cage, on irradie de la Lumière intérieure du Monde. L’Axe de la vraie Lumière est vertical. La sensibilité nous rapproche de la Source Invisible, communion de tout ce qui habite la Vie, résonance d’Être à Être, sans frontière. La Foi revient toujours à se rapprocher de ce que l'on ne voit pas.

Et surtout, au travers le Temps, on apprend à être patient. La patience n'est pas un effort de volonté, ni une guerre contre le temps. La patience est la nature de l'Homme, qui a battu ses masques, et qui est conscient de son Eternité d'âme et de son chem'UN.

La Vie, toute la Vie, rien que la Vie...rien en chemin n'est en trop. Ni le mal, ni les peines, ni les douleurs ne nous abiment. Tout Est un pas vers Soi.

JE fais le pari du feu éternel, malgré la fin promise. L'accessoire orgueilleux de l'Ego cède toujours devant l'évidence non-ambiguë de L'Essen-Ciel jaillissant.

Une étoile ne brille pas le jour, mais elle jaillit de la nuit la plus sombre, elle s'illumine et rayonne sur la voûte du monde. Voilà la Vie éternelle, une succession d’étoiles qui brillent sur le fond noir des hommes perdus. Un jour on fait définitivement "corps" avec la Source des étoiles.

Vers les étoiles, à travers les difficultés, nous nous élèverons toujours.

PER ASPERA AD ASTRA...

Le bonheur c'est réaliser sa nature profonde.

Spinoza

Le Monde est nous et nous sommes le Monde.

Bouddha

La matière est un reflet de l’esprit.

Hermès Trismégiste

Aimer, c'est élever l'autre dans ses possibles.

Sandra Dulier

La plupart des gens ne sont pas heureux, car ils veulent posséder le bonheur, alors qu'il ne se consomme pas. 

Dzogchen Ponlop Rinpoché

Le seul mur qui vous empêche d'avancer c'est celui que vous créez avec vos pensées.

Nicole Bordeleau

La clarté, c'est une juste répartition d'ombres et de lumière.

Goethe

Nous sommes tous suspendus entre deux mondes
Le monde des hommes, le monde des dieux
Si nous nous perdons dans l'un, nous nous retrouverons dans l'autre...

Ejder Sykas


La relation est l'espace dans lequel on partage la complétude , pas l'espace dans lequel on la comble.

Isabelle Padivani

C'est ma force et ma faiblesse : écouter mon instinct plus que ma raison.

Guillaume Musso

Ne plus attendre personne
Pas même un miracle
C'est peut être avoir enfin une chance
De se rencontrer soi-même.

Jacques Dor

Un jour, vous atteindrez la vraie vision, la perception directe du sens qui émerge d’une expérience intérieure.

Lama Guendune Rinpoché

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Publié le par Chris Le Gardien
Rien de trop...

   Combien d'entre nous survivront à la mort? Combien ne sont déjà plus vivants? Et si tout celà ne dépendait finalement que de nous?

L'Homme ne mesure pas l'importance de son invisible, sa substance originelle et essentielle. L'Harmonie ne se cache pas, elle est juste deux pôles de nous-même à rassembler.

On passe sa vie à courir sur un tapis de course, et puis un jour on se rend compte qu'un pas de côté peut nous permettre d'avancer vraiment.

Le Rêve, ne consiste pas à s'échapper de la réalité, mais à nous rendre la juste Magie que le monde nous avait confisquée. La Beauté se révèle à l'aune du Cœur. Le monde ne connaît que la discorde qu'on y consomme. Un jour on réinvente l'éternelle Harmonie. On ose rêver, on ose un jour échapper au Mental qui tous tient endormi. Passer de la Conscience aveugle à l'invisible éveillé. Voilà la Pleine Conscience: l'Invisible dévoilé.

La Lumière n'est pas un concept mental. Elle ne s'explique ni ne se raisonne. Au mieux un jour elle résonne. On ne se trompe jamais à vouloir avoir raison sur rien. Celui qui sait conjuguer le Verbe Voir au Présent du visible et de l’invisible, a résolu l’énigme du Temps et son illusion. Rien n'affecte plus la spontanéité.

L’Amour n'est pas qu’une étincelle, il est l'Essence du Feu. Mais, l’Amour absolu ne peut connaître les défauts, s’il n’est pas d’abord relatif. On ne grandit que des défauts qu’on transcende. Je ne crois pas que l'amour soit un besoin. C’est une nécessité, mais une nécessité qui tient compte de notre Liberté à marcher. Nous ne sommes pas inféodés au Tout. Nous sommes des essences en quête de Liberté et d'Absolu, ce qui peut apparaitre incompatible dans notre dualité, mais c'est le Plan le plus Juste et Parfait que le Monde ait voulu pour nous.

Le chemin est long, mais il suffit d'une seconde pour rendre à nos yeux le regard qu’il mérite. L'optimiste regarde la lune et la sent, même dans la nuit la plus noire. La lune reflète toujours la présence du soleil éloigné. De même, si le monde peut mentir, ce qu’il révèle au Cœur ne trompe jamais. Nous sommes des étoiles recouvertes d’un grand imperméable de terre, tout cristallise et dé-cristallise au rythme qu’on permet. Tout Est déjà là, à sa juste et parfaite place, seul notre regard oblique le déforme.

on est tous des enfants de la Nature...Certains s'en éloignent plus que d'autres. On est, en quelque sorte, tous comblés à la naissance d'âme, mais vidés peu à peu jusqu’à notre mort. Ne serions-nous pas nos propres voleurs de plénitude? La seule façon d'avancer est de s'alléger de tous ses métaux trop lourds et encombrants. On n'est libre que quand on est nu et fragile.

Embarquez… n’ayez pas peur de quitter la rive. Derrière la ligne d'horizon, l'infini vous attend. Derrière ces couches Mentales, notre âme reste patiente.

Commencer ou finir, peu importe. L'important c’est l’intervalle dans lequel la Présence se suffit à elle-même. C’est cela vivre : remplir l’intervalle.

La Nature est généreuse, le Mental de l’Homme possessif. Il pille les ressources qui l'alimentent, et il s'appauvrit d'une richesse temporaire.

Aucune saison néanmoins ne nous veut du mal. Tout arrive pour la meilleure des raisons et malgré nos propres résistances et prisons. Ce qui doit sera, au bon moment et pour les bonnes raisons. La puissance EST Loi.

Il n'y a pas de mode d'emploi du bonheur, on souffre, on rectifie et on se rend compte que respirer non plus ne s'apprend, et pourtant on respire. Nul besoin d’être violence pour s'imposer. Elle glisse, coule comme la Vie, et ne connaît aucun obstacle. Le génie est une parcelle d’Univers, qui s’invite sans frapper, d'évidence.

Alors pleurez, oui pleurez car pleurer ouvre une faille vers son Cœur. Il y a pire que ceux qui pleurent : il y a ceux qui ne pleurent jamais, ceux qui restent sur le tapis de course et n'avancent jamais.

Aucun combat ne vaut. L’évidence du Cœur, en chacun, est le seul baromètre de ce qui doit et sera.

Devant l'Océan comme devant le Ciel, on sent l’infinie Puissance derrière chaque chose. On sent surtout la frontière que nos sens ne peuvent franchir, mais dont notre âme enfouie connaît tous les secrets. La Foi donne le sens à la Vie, comme l'invisible donne la force aux choses. Sans ce Mystère, la Vie n’est qu’un absurde aller sans retour. Le ciel et l’océan ne peuvent mentir sur l’origine de la Beauté. Écoutez-les. Il n'est plus beau palais que celui que l'on habite pleinement, et dont on partage chaque pièce.

Mais c'est quoi un Homme, sinon des nerfs de la chair et de l'esprit, on s’énerve, on s’aime, on trouve le juste équilibre. Tout ce qui passe par la peau résonne dans le Cœur. J’ai cherché dans mon Cœur une raison de ne plus battre, il ne m’en a donné aucune. Le Coeur n'est pas une raison contre une autre, il EST la Vérité Initiale.

Mais la fleur de Conscience a besoin des éléments pour s’épanouir. Aucune ne se vantera de sa souffrance, mais sa Beauté, en Vérité, ne naît pas du néant. Elle naît et parce qu’elle naît, inévitablement elle souffre et en souffrant s'ouvre à sa propre Magie.

Un jour on se réveille entre abîme et Sublime. On peut s'élever sans Dieux, mais on tombe toujours sans ailes. Chaque incarnation est une souffrance, car il faut s'adapter aux pesanteurs et frontières que le Mental impose à nos âmes infinies. Quand on a mal, ça grouille de vie, c'est une explosion d'anti-corps qui régule et adapte. La douleur est signe évident d'un mal pour un bien. Savoir aimer, c'est avoir su souffrir. L’avoir acceptée en ce qu’elle nous a fait descendre au plus profond de nous, en ce qu’elle nous a forcé à bouger le regard habituel de nos lignes horizontales et si confortables.

L’humour, l’Amour et la sensualité. Voilà le remède contre tous les coups de froid de l’âme et du corps. On ne perd rien, on ne gagne rien. Ce qu'on perd est ce qu’on a gagné d’illusoire. La vraie richesse repose au fond de Soi, depuis Toujours. La réalisation de Soi est un appel, une vocation de Foi qui ne se force pas, qui ne vient jamais avant l’heure et qui frappe avant d’entrer. On lui ouvre, ou pas. Mais un jour, il n'y a plus de portes à notre entrée.

Nous sommes des traits sombres sur des feuilles blanches, des signes de Vie, du bruit sur le Silence, du relief dans l'Harmonie.

La passion remue le corps. C'est un tremblement de terre dû au mouvement des plaques tectoniques de deux âmes invisibles qui s’enlacent. LA Conscience d'âme, n'a plus l'illusion des portes et des obstacles car le Mental n'a plus prise.

Le tracé de nos vies est une courbe sensuelle, qui nous ramène à l'innocent et exaltant désir d'infini. Les sens sublimés ne sont jamais coupables. Il y a une humilité si intense dans un relief torturé. Toute la complexité du Monde se libère dans le grand Silence des sens Sublimés.

 

Faire corps avec toute son âme,

Faire l'Amour avec tout son corps

Voilà le Yin Yang parfait de l'équation à résoudre.

Deep in Soul by Skin and Senses.

 

L'Amour n'est pas un jeu, mais la sensualité est une fête passionnante et souvent drôle. Faire l'amour, c'est apprendre à l’Être totalement, en définir les contours, l'accueillir en Soi et en reconnaître la profondeur.

Si le nu vous révulse c'est que vous avez perdu la Beauté du Sublime en l'enfermant dans les cases noires de vos jugements hâtifs.

Les sens n'ont pas honte de l'âme, l'âme n'a pas honte des sens.

L'érotisme n'est pas le jeu du diable. Il est en Soi, au diapason du corps et de l'âme, le reflet Sublime de L'Harmonie. Au diapason de la vie, corps et âme se concilient toujours. L'élégance, c'est la nature qui nous anime, c’est le signe du sacré en chaque chose posée sur terre.

La pudeur ne consiste pas à se cacher, mais à préserver la Beauté du regard profane. Le corps devient sublime quand il est huilé d'âme. C'est alors que l'Univers le transporte, par-delà bien et mal.

Savez vous ce que le monde contient de plus sacré? Vous.

On peut ne croire en rien, s'identifier à cette poussière sans éviter les vents qui nous éparpillent ou bien on peut dépoussiérer son Cœur et Voir au-delà.

Le temps est le voile de L'Essen-Ciel qui a vocation à éveiller le Sublime au rythme de notre propre et totale Liberté. Nous sommes des morceaux de Beauté infinie.

Une seconde suffit pour rectifier son regard et faire résonner tout l'Univers en Soi. Mais, combien de vies gâchées à la retarder au nom de l'Ego.

Le Mental sape les bases sur lesquelles notre Cœur repose. Chaque peur, chaque projection nous arrache au Berceau du Monde. L'Amour n'est pas dualité. Il n’existe plus d'alternative en Amour. L'Amour est plénitude et ne se divise pas. Je ne sais pas si aimer est la solution, mais ne pas aimer est toujours un problème.

Espérer l'Amour, c'est comme couper sa respiration et chercher de l'air. L'Homme s’asphyxie contre sa propre Nature, qui ne l'inspire plus. Il n'est d'autre secours que nous-même. Nul ne guérit de sa passivité en cherchant un remède en dehors de son propre Cœur.

La difficulté à moins vocation à nous réduire qu'à nous révéler. Celui qui ne se relève pas d'une chute trouve tout à sa hauteur, sombre et terre à terre. Il s'habitue au niveau qu'il accepte. Il laisse ses portes fermées.

 

Enfer ou paradis?

Le temps de chaque vie

Nous fait toujours gagner

Un bout d'éternité.

 

La beauté fixe-t-elle le sens du Paradis ou bien de l’Enfer ? Peut-être que l’impression à besoin de notre intention pure, pour être louable.

Si les montagnes sont si hautes, c’est aussi pour nous inviter à quitter nos vallons sombres et contempler un autre pan du Monde.

Une vie rectiligne, c'est la ligne de permanence idéale autour de laquelle on zigzague sans cesse, en avançant tant bien que mal. Nos pas lourds et empruntés d'apprentis ont vocation à la légèreté de l'étoile qui les inspire. Un jour on se débarrasse du poids profane. Le Je éprouve le Soi mais un jour, le Soi se substitue naturellement au JE, comme la Lumière baigne son ombre. Un seul petit rai de Lumière peut réchauffer un Coeur. Et c'est déjà beaucoup.

Le "diable rit" quand nous pleurons, mais il s'enfuie quand nous rions.

Les voyages ne sont jamais sans épreuves, mais la destination est belle. On ne fuie pas la vie, on la vit. On ne fuit pas son âme, on apprend à la reconnaître.

On a besoin de si peu de choses dans cette Vie d'ailleurs, pour cheminer: une bonne monture, une paire d'ailes et une épée qui protège et met en garde.

Marcher toujours marcher. Peu importe vers où, peu importe comment. On marche, parce que notre nature l'ordonne, et sait pourquoi. On marche vers Soi, car on est déjà Plein de Soi-même.

Une moitié, ça n'existe pas. On est déjà complet. Partager sa plénitude c'est recomposer l'Homme Parfait, ne plus faire qu’un avec Soi et Tous. Chaque Instant vrai est Plénitude de Soi. Chaque manque, une recherche de nos morceaux éparpillés aux quatre coins de l'espace et du temps.

La vraie magie ne se reçoit pas, elle s’accueille. Alors on ne s'identifie plus au morceau, mais au Tout.

La concurrence n'existe pas. Nous sommes tous unis par une vocation qui ne nous divise pas. Les guerres personnelles sont toutes provisoires.

On marche les uns près des autres, on s'accompagne, on se soutient, mais personne n'est le monopole de personne, quoique tous connectés à tous. Nos blindages ne résistent pas à la force de l’Amour. Une connexion ce sont des bras invisibles qui s’enlacent avec la tendresse de l'âme. Je ne suis rien d’autre qu’un peu de toi en moi. La lune dans mes yeux, et tes yeux dans la lune…il ne manque que nos mains et leurs doigts qui se manquent. Et si tu mets tes yeux dans mes yeux alors nous marcherons ensemble vers un même horizon, au même pas, d'un même Coeur, d'une même voix.

La tendresse ne calcule pas. Elle ramène à Soi tous les pans du paradis perdu, qu'aucun vice ne corrompt plus.

Il n'est de communication que d’âmes…cette confiance en ce qui dépasse la raison, et la consacre.

Certaines personnes fondent et révèlent notre Cœur, d'autres ne font qu’effleurer notre épiderme. Voilà la marque des âmes qui se re-connaissent. Elles font plus que s’effleurer, elles communient, Pleinement ; et leur invisible est déjà en Pleine communication, avant que leur Conscience ne s’en rendre compte, et ce, malgré toutes les frontières du temps et de l’espace.

Vous et moi sommes l'eau d'un même océan sans rives. Peu importe les tempêtes et ses dérives, la lune et le soleil nourrissent nos marées.

Avez vous senti l'Essence invisible? Celle qui nous embaume du discret parfum de l’Éternité?

Le courage n’est pas une violence faite sur Soi-même. Le courage c'est l'évidence du moment juste.

L'intensité c'est L’Évidence de l'âme malgré le temps. Au travers l'existence on peut en manquer ou se remplir de Soi-même, à satiété.

L’Évidence c'est le miracle de la Vie. Mais l’Évidence décide du bon moment. L’Évidence surprend l’Homme et ses calculs « Mentaux ». Ce n'est jamais en fonction de l'Ego que l’Évidence tient ses promesses, mais en fonction du lâcher prise dont le Cœur a le secret. Le Mental est éclipsé par L’Évidence, qui n'est pas autre chose que l'enfant que nous retrouvons en nous. Ce Soi, si Intime, qui ne sait pas mentir.

L’enfant des étoiles est bien l'homme nouveau qui chasse l’impérial orgueil du vieil homme imbu de certitudes et de pouvoirs égocentriques.

C'est nous qui dessinons chaque étoile du Ciel. Nous sommes ce Ciel. Nous sommes ces étoiles. Nous sommes l'infini qui se perçoit d'en bas.

 

Beauté et séduction trahissent

Beauté et contemplation révèlent

Attachements à la Beauté avilissent

Détachement dans la Beauté élève.

 

L'Amour n'appartient à personne. Il s'offre à jamais au travers nos rencontres et nous fait grandir. Mal ou bien aimer c'est toujours aimer.

Ne rien posséder sinon Soi-même, totalement, pleinement, absolument. On n'aime pas l'amour, on l'a(N)ime mutuellement et en Conscience et librement, de l'intérieur. Posséder, c'est exclure. Les chaînes extérieures sont inversement proportionnelles à l'Amour qui réunit. L'Amour est communion, pas possession.

Le baiser est une porte pour nos âmes, un corridor Divin qui enflamme d'Infini, nos humbles corps mortels. Il y a des baisers perdus en cette vie, mais tant d'autres compensés dans l'éternité.

L'immense talent de l'homme, c'est l'Humilité qui rend sa grandeur. Voilà la Liberté première : refaire jaillir le Un du multiple trop complexe. Chaque être contient l'Oeuvre Universelle. Il en découvre chaque chapitre, page après page.

L'immensité se concentre en un humble point plus petit qu'une tête d'épingle, Cœur Commun initial où se rencontrent mortels et immortels.   

 
 

 Simple...comme un mouvement de Vie qui ne se réfléchit pas, la réflexion de l'Amour est propre à l'Ego.

Trop réfléchir l'amour, trop aimer l'amour, c'est toujours se suspendre à un reflet fuyant, terne et insaisissable. Le Beau devient diable, quand on se pâme de son seul reflet. Ce qui ne nous appartient pas doit rester à la portée de tous. Rien ni personne ne volera les étoiles, richesse la moins convoitée des vivants, trésor inestimable à la portée des âmes nobles. L’Amour est un Soleil. Il rayonne partout et pour tous, inconditionnellement. L’Amour est le mouvement spontané de Soi à la rencontre de l'autre. On ne s’empare pas de l'Amour comme d’une chose, derrière une porte close. C’est lui qui nous possède. Il faut juste sans doute apprendre à le reconnaître. Aimer n'est pas combler deux vides, mais partager mutuellement deux plénitudes.

La Fidélité n'est pas question de chair, mais évidence de l'âme, cristal transparent et si fragile, ce Soi malmené par le JE du mensonge. L’amour sur terre peut être exclusif, quoique difficile sa vie durant, mais à l’échelle cosmique l'Amour est inconditionnel et inclusif. Le JE, armure épaisse autour de ce Moi, façonné par nos pères, n'est jamais vraiment moi-même. Je suis mensonge mais mon Cœur est Vérité.

On ne change pas le monde avec un "je veux",tant qu'on ne coïncidera pas parfaitement avec la voie non-duelle qui permet l'effacement du JE.

Je ne crois que dans la magie de l'invisible, que je contemple quand ma Conscience s'éveille. Un Œil sans fond, est une lentille sans âme.

Mourir au Moi chaque seconde. Revivre au Soi chaque instant. C'est seulement ainsi qu'on fait renaître l'espoir que le temps nous confisque. L'Espoir, c'est la vocation vivante de l’Éternité, Ici et Maintenant.

On a qu'un Trésor et croyez bien qu'on le reconnaît un jour, car il est l'Arcane incontournable, de Soi-même et de Tous, qu'on n'a jamais perdu.

On vit, une seconde, mille ans, une éternité peu importe. L'intensité se fout du temps. Nous portons tous un bout de l'Univers en nous, qui témoigne chaque seconde de l'immense œuvre dont chacun est capable. Ne nous limitons pas. Quand l'Amour nous prend, il n'existe ni au passé ni au futur. Il ne se décline que dans l'éternité de son infinie et indéfinissable Présence.

Petites flammes vacillantes sous l'effet des tempêtes, notre carburant est l'Amour et la confiance en Soi.

Ne plus attendre. Laisser la vie couler en Soi, même si elle nous échappe. C'est ainsi et pleinement qu'on vit, sans regret et sans oubli. On ne s'oublie jamais. On vit provisoirement dans une part d'ombre qui regorge de Lumière.

La patience est sans limite, comme nos âmes. L'éternité est gravée dans notre Cœur. Rien ne peut la limiter. On peut s'EGO-siller dans tous les sens. Le Sens le plus authentique ne sera jamais que le sens du Cœur. Bien au chaud, au Centre de Soi. L'Amour ne se cache pas. On le perd de vue quand on cloître son Cœur. Fragiles, mais éternelles comme les amours, nous sommes, éphémères mais infinis. On ne se trompe jamais en amour. On muscle son Cœur.

Les paraboles sont elliptiques...Comme l'infini, elles concentrent au Cœur les périphéries trop excentrées. Être Soi et aimer inconditionnellement, coïncident parfaitement sur l'axe retrouvé du Monde. La tendresse, c'est de l'humilité qui nous reconduit à la Source du Cœur. On ne peut être heureux au temporel, qu'en sentant brûler cette flamme spéciale qui nous anime et qui ne se décline qu'au Présent de Soi.

L'Amour n'a pas d'âge. C'est même à ça qu'on le reconnaît. Un jour on est si heureux qu’on en oublie même d'être trop vieux.

Dans un Cœur en Vie Demain est toujours aujourd’hui. Demain est une promesse, mais aujourd’hui toujours une Présence.

Ce doit être une fête l'amour. Pas un « en-terrement ». Ce pourquoi on ne dépose jamais de gerbes sur les amours passées. On y pense en souriant, avec respect et Conscience de son immortalité. On s'est reconnu...Ce toujours là est la montre du Coeur. Rien ni personne ne part. Il reste toujours quelque part, la trace de l'indélébile essence, comme le parfum survit à la rose et la précède.

L'Amour est comme une sublime couleur. On ne peut la partager entre aveugles. Aimer c'est sentir en Soi la racine de l'Arc-en-ciel Originel. Dans mes yeux, il y a des nuages et de la pluie, mais de la Joie aussi, quand ils croisent les tiens. Ce n’est pas tant plonger mes yeux dans les tiens qui compte, mais plonger mon Cœur dans le même monde que tu regardes. Aimer, c'est avoir les mêmes yeux, et les garder grand ouverts. Le Sublime est partout dans l'ordinaire. Rien n'est ordinaire quand tout est Sublime.Ni petites, ni grandes choses, la Vie se regarde avec les yeux qu'on se permet. Il n’y a qu’un Œil...celui du Cœur, et soudain nos yeux se baignent de toutes les couleurs du Monde. Quand un regard vous interpelle, Vous n'êtes déjà plus un simple mortel.

On trouve toujours un peu du Cœur, entre nos secondes chargées, pour consacrer une éternité à ceux qu’on aime. L’attention n'a pas d'heure. On ne se serre pas contre l'autre parce qu'on a froid, mais pour le réchauffer. On veille sur ceux qu'on aime. C'est un élan naturel et non calculé, un mouvement instinctif qu’on a su préserver de la Nature spontanée.

Quand on se rend compte que le pouvoir des choses ne tient pas à leur apparence mais à leur rayonnement, on a trouvé l'axe du Monde. Ramener à Soi le monde, c'est rassembler ce qu'on avait perdu de son essentielle et pleine Nature. La juste rébellion consiste uniquement à changer son regard et à se recentrer. A faire un mouvement de recul, vers Soi. D’extérieur, vers l’intérieur. Mieux, à constater qu’il n’y a précisément plus d’opposition, ni extérieur, intérieur, mais une Pleine Consciente, pleinement investie du Tout. Soi-même, en Plénitude, Animus animandi. Ce Soi, cette rentrée en Soi, cette humilité Ultime, que nous sommes seuls à pouvoir réinvestir au rythme qui est le nôtre. On ne peut compter que sur Soi, pour se libérer des formes oppressantes du Mental, pour être aimé de ceux que nous méritons et recouvrer le Sens Ultime de l’Amour Impersonnel, Originel et Splendide.

 

On se donne à rêver,

Non du rêve onirique :

L'invisible Magik,

Du rêveur éveillé.

 

A trop regarder dehors, on ne voit plus en Soi. Il vaut mieux se perdre dans un rêve, que de perdre son rêve. On ne voit pas le Ciel, si on n'ose plus lever la tête vers les étoiles.

Dans le désert aride et aveugle du monde, la seule oasis qui nous maintient en vie, c'est Soi, bien assis au Centre du Monde. Voilà comment est consacré un simple buisson ardant. Il flamboie sous le regard du Cœur.

Enseigner est une violence, car c’est l’extérieur qui nous impose. Découvrir par soi-même, c'est comme un fruit qui se rend perméable à l'eau et à la Lumière dont il a besoin. La rencontre du divin passe d'abord par le couloir étroit qui nous relie à notre Cœur. Car c’est l’œil du Cœur qui voit la Beauté. Voilà le rêve Plénier. Ne jamais perdre de vue...la Magie en chaque chose en la réveillant en Soi et par Soi-même.

C'est là sans doute le secret de l'enfant. Une simple image est un concentré d'infini. Que la Beauté transpire dans une image, prouve qu'elle est le relief infini et sous-jacent à toute chose. Chaque pixel à une âme.

J'appelle rêve, l'intuition de cette partie invisible et inaltérable qui nous fonde. Il faut croire que rien ne s'arrête vraiment ; aux portes des Étoiles, la Vie continue toujours.

Je ne connais aucun rêve qui ne nous ait pas rapproché de nous-même. On ne s'éloigne jamais du monde à rêver, on en dé-cristallise le Mystère. Le rêve c'est la Foi en Soi...sans Foi, pas de rêve...sans rêve pas de Foi.

 

Un rêve çà s'étreint,

Ça se prend à bras le corps,

Ça ne se laisse pas disperser aux quatre vents voleurs

On l'incarne et on l'apprivoise.

 

Il y a de la Grâce dans chaque petite action d'âme. La rencontre entre le désir et l’Éternité donne naissance à une rose, forme éphémère d'une essence immortelle.

La spontanéité la plus éclatante est un privilège d'enfant. Au sein du Monde, il y a un enfant qui sommeille. C'est notre éternité. Nous sommes morts, tant que nous n'habitons pas le rêve d'Innocence que la Vie a brisé. Ne faire qu'un avec ses rêves, c'est donner corps à l'invisible, consacrer la part improbable de l'éternité qui dormait en nous et l'habiter.

Une âme d'enfant, ça ne sait que voler...au dessus du monde. L'infini à deux ailes...que rien ne limite. La nuit nous chevauchons un cheval ailé, qui nous transporte dans les champs infinis de nous-même. Mais voler n’est pas le privilège de la seule nuit. Voler c’est surtout rêver, éveillé. On n'efface pas l'empreinte de l'âme. Elle nous précède sur le sable et survit à tous nos mauvais pas. On y ajustera son pied, tôt ou tard. Soyons toujours sensibles aux illuminés qui rendent la vie plus claire, car ils ressemblent à ces enfants qu’on reconnaît. Les reconnaître c’est se reconnaître. Ce n’est pas vouloir leur ressembler. Non. C’est savoir qu’on est l’Essence d’un même Feu.

 

Le Beau ne se mire pas, il vole

Le Bonheur ne se réfléchit pas, il Vit

L'Ego ne se combat pas,

Il se volatilise

Derrière une paire d'ailes.

 

Aucune fleur jamais n'a souffert d'un baiser de papillon. La Nature ne nous maintient jamais durablement dans les fers du Mental. Mais Elle nous offre la Sublime Liberté de nous Con-naitre et de renaître en ailes. Le bonheur? c'est la nature en action, l'adaptation du corps et de l'âme à son courant le plus naturel, le renoncement à l'effort de bonheur. Car le Bonheur est tout, sauf un effort.

Je crois que les mots d’ailleurs finissent toujours par manquer. Quand tout est dit, on doit se contenter d'accueillir le monde en Soi, se laisser couler en lui. Être heureux? C'est consentir librement à s'abandonner au seul courant qui ramène à l'Innocence, et nous éloigne de l'Orgueil. Les images et les mots tendres nous sauvent un peu de la dureté de l'apparence. Les mots sont des bouteilles jetées dans l'océan de nos vides. Un jour ils s'échouent sur nos plages et nourrissent nos espoirs de plénitude si on les ressent.

La Beauté des ailes d'un papillon le protège. Elle n'est l'outil d'aucun orgueil. Nous ne sommes rien d'autre sur terre que de l'amour en apesanteur, en attente de l'ascension sublime. La tendresse est une caresse des sens, remplie d'âme. Et une âme sait ne sait plus rien faire que contempler l’Essen-Ciel et en partager la Lumière.

Je crois dans la joie car elle est la preuve indubitable de notre Innocence perdue.

La Beauté appelle la Joie et la Joie consacre l'Amour. La Beauté est toujours anticonformiste. Le Beau échappe au Commun. Il n’habite que les âmes libérées. Il n'est pas de Joie sans âme. La Joie est la Lumière des Cœurs ouverts. La Joie est LA Mélodie non Mentale, qui jaillit des entrailles de Soi en dissipant les bruits inharmonieux de nos EGO-sillements.

On ne construit rien de nouveau. On dégage son coeur des gravats anciens de préjugés et de certitudes.Alors on est neuf, alors on est libre.

On crée du Beau, mais en vérité, on ne crée que les meilleures conditions pour qu’il se révèle Ultimement et Totalement. Continuer de créer, c'est donner corps à ses rêves

Aucune couleur, aucun son, aucune forme ne vit sans notre regard, sans notre oreille, sans notre toucher. Nous sommes co-créateurs de la Beauté. La Vérité se déploie spontanément, pleine d'amour libéré.

La Joie alors devient l'expression la plus aboutie de l'homme relevé. A l'état Sublime, on rit. Les anges, ça ne sait que rire. Il faut rire, car le Soleil rit tous les jours,la lune rit de la nuit, la pluie rit sur la prairie,la mer rit des tempêtes. Rire c'est vivre! Quand l'amour ne sait plus rire, il a perdu son âme. On pleure devant un film triste, comme les anges parfois devant nos vies si éparpillées, mais leur confiance en la Vie ne subit plus le doute. L’Ange a confiance en notre vocation immortelle.

Car la joie n'est pas un choix. C’est une évidence, une intuition, le jaillissement d'un état profond en adéquation avec la version la plus Originelle de Soi. Et parfois, nous en ressentons l’appel. Sa Mélodie si chaleureuse, derrière les bruits du monde.

Le non duel n'identifie plus...il laisse couler la Vie-Une. Le temps, est trop court ou trop long. Il est toujours de trop. Le Trop ou le pas assez sont des graduations mentales que l’âme libérée ne connaît pas. La Lumière ne vacille plus, sous l’œil du Cœur, comme le phare ne faiblit pas dans la tempête. Il faut sans doute passer par le froid de l'hiver pour renaître à la douceur du printemps.

Mais en ce monde UN, il n’est plus rien de Trop...sinon cet excédent imbu de Moi-même. Le miracle c'est réveiller dans nos formes la Beauté qui nous destine, et en révéler le Sublime qui y dort. Alors, il n'y a plus ni trop ni pas assez, il n'y a plus que le Juste et Parfait accomplissement de l'Oeuvre. Et au point du jour comme de la nuit l'équilibre est en marche. L'Harmonie c'est la Nature-Une, Lumière Originelle, bien avant que l'Ego ne la couvre de son ombre et bien malgré elle, à jamais.

Ne laissez jamais ces colonnes s'écrouler. Ne permettez à personne de les abattre. Soyez l'une d'elle.

Ça se cache pas une âme
Ça transperce
Ça jaillit de nulle part
Ça donne du relief aux formes
C'est pas invisible
C'est la Beauté même.

 

Laisser couler votre sang volontairement et joyeusement. Vous réveiller à l'aube avec un cœur ailé.

Khalil Gibran.

The world is full of magic things, patiently waiting for our senses to grow sharper.

W. B. Yeats

Le soi est la conscience qui apparait quand le moi disparait (...) Elle est vide et lumière en même temps.

Sri Ramana Maharshi

Notre enfance, c'est la part la plus vraie, la plus profonde de nous-mêmes qui demande à être sauvée.

Reine Malouin.

Le coeur a tant d'espace qu'il défie les astres, il est comme une vague qui n'a pas de fin.

Paul Eluard

La lumière est une part de Dieu comme le regard est une part de l'homme. Le passeur de lumière.

Bernard Tirtiaux 1951.

Écrivez, pendant que vous avez du génie, pendant que c’est le dieu qui vous dicte, et non la mémoire.

George Sand

Je préfère me débarrasser des faux enchantements pour pouvoir m’émerveiller des vrais miracles.

Pierre Bourdieu

Il existe un langage silencieux, une connexion hors-tout temps que seules des âmes connectées peuvent comprendre.

C.González

Il faut être amoureux pour bien œuvrer en lumière.

Bernard Tirtiaux , Le passeur de lumière, 1951.

Qui cherche l'infini n'a qu'à fermer les yeux.

Milan Kundera

Tous les mots que j'avais à te dire se sont changés en étoiles.

G. Apollinaire.

L'Homme est le même en tous: il suffit de descendre en soi-même pour trouver un fond commun d'aspirations et de lumière.

Teilhard de Chardin

La poésie est le symbole de la stabilité immuable du monde.

Yukio Mishima

Dans le véritable amour, c'est l'âme qui enveloppe le corps.

Nietzsche.

Où que vous soyez, vous êtes uni avec les nuages, avec le soleil et avec les étoiles que vous voyez. Vous êtes un avec tout.

Shunryu Suzuki

Allez tranquillement parmi le vacarme et la hâte, et souvenez-vous de la paix qui peut exister dans le silence.

Max Ehrmann.

Il suffit à un homme enchainé de fermer les yeux pour qu'il ait le pouvoir de faire éclater le monde.

Octavio Paz.

The soul is silent.. If it speaks at all, it speaks in dreams.

Louise Glück

Le rire, c'est le soleil, il chasse l'hiver du visage humain.

Victor Hugo

The secret of genius is to carry the spirit of the child into old age.

Aldous Huxley

Il n'y a pas de hasard... Chaque jour nous allons vers les lieux et les personnes qui nous attendent depuis toujours.

G Dembech

En vérité, parce que nous voulons saisir et rejeter, nous ne sommes pas libres.

Shin-Jin-Mei.

Il n’y a pas de mort, seulement un changement de monde.

Duwamish, chef indien.

L'amour est une puissance, il ne peut rien craindre ; l'amour est une loyauté, il ne doit rien cacher.

Victor Hugo

La nature de l’esprit est lumineuse; les impuretés sont occasionnelles.

Maitreya

Dans l'Amour véritable,on va au-delà du corps,du mental et de toutes les peurs.L'Amour est le souffle de l'Âme.

Amma

Vous êtes un miracle et tout ce que vous touchez peut être un miracle.

Thich Nhat Hanh.

On a peur uniquement quand on n’est pas en accord avec soi-même.

H. Hesse

J’entends par juste mesure ce qui te sera toujours salutaire.

Pythagore. 37ème vers d’or.

Beauty is not in the face; beauty is a light in the heart.

Kahlil Gibran

L'attention totale est le bienfait suprême.

Krishnamurti.

Rien de trop...

TEXTE : LE BONHEUR EST EN SOI - ANONYME-

J'ai glané ce texte au hasard. Il est édifiant de vérité. Quoiqu'un peu long à lire, je ne peux que vous conseiller de l'imprimer et de vous en saisir. Cette âme résonne. Et Tout y est. Croyez moi. ClG.

 

Voici le récit de l'expérience non-duelle d'un contemporain. Comment, pour la première fois, il ne vit dans la réalité que " non-deux ", qu'un océan sans limite ni frontière, ni catégories, ni objet, ni sujet. Puis il décrit la nouvelle façon dont il perçoit la vie quotidienne, à la suite de ce bouleversement intérieur. Ce préambule indique comment il faut lire et recevoir ce qui est conté là. En particulier, avoir conscience que ces paroles s'adressent davantage à votre inconscient, à votre cœur, qu'à votre conscient ou votre tête… qu'est-ce à dire ? Qu'il faut laisser infuser dans votre cœur ces paroles qui alors peuvent planter des germes de non-dualité qui écloront plus tard… Si vous lisez intellectuellement, certes vous comprendrez un certain nombre de choses, mais l'essentiel va vous échapper. C'est ainsi. Si vous ouvrez votre cœur, laissez de côté l'esprit comparatif et critique, vous laisserez s'entrouvrir la porte de l'intériorité qui vibre à l'appel de l'autoperfection. Également quelques indications sur la façon dont l'esprit apparaît à l'auteur vous permettront de mieux saisir le texte. Ce que l'on nomme habituellement inconscient n'est aux yeux de l'auteur que l'aspect foncier, indifférencié ou peu différencié de l'esprit. Prenons l'image d'un arbre. Le tronc représente l'aspect foncier de l'esprit, tandis que les grosses branches, les branches puis les feuillages la façon dont l'esprit se scinde en profond et superficiel, les feuillages sont les pensées virevoltantes à la surface consciente de l'esprit. Ce qui est décrit dans les lignes qui suivent sont en fait la sève qui monte des racines et du tronc principal, avant même d'être différencié… si vous pouvez saisir les mots dans leur émergence naturelle, alors ces mêmes couches profondes vibreront en vous et vous comprendrez de l'intérieur ce dont il est question ici. Autant lire lentement, en laissant infuser les idées...

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Publié le par Chris Le Gardien
Du plaisir des mots...à la Joie d'Essence.

Nous naissons du Chaos pour nous remplir de plénitude, en oscillant entre deux rives, pour ne plus faire qu'UN avec l'Essence éprouvée.

Les mots ne sont que des barques: elles nous rapprochent de la rive perdue, ou nous en éloignent.

Les mots sont toujours imparfaits, car ils sont une projection mentale de ce qui EST. Ils réduisent donc toujours et fatalement le Monde. Ils succèdent au ressenti du Mystère, en le reproduisant. Comme le peintre reproduit un paysage, le mot est une reproduction de l'invisible. Il guide l'esprit vers ce qu'il a oublié d'essentiel, mais le mot ne peut que susciter chez celui qui l'entend, l'envie d'aller ressentir par soi même ce qu'il habille, ce qui a motivé ce Son.

Les mots sont des bouteilles jetées dans l'océan de nos vides. Un jour ils s'échouent sur nos plages et nourrissent nos espoirs de plénitude et de Voyage.

Le mot n'a de magie que le canal qu'il ouvre à l'Essen-Ciel. La vraie magie ne se reçoit pas, elle s'accueille. Le mot se re-connait et titille l'oreille de ceux qui ont cette magie en eux déjà.

C'est beau et triste d'être un mot, car un mot n'a de sens que par l'Essence qu'il tente d'ex-primer. Mais l'Essence n'a pas besoin de mot pour Etre. Un jour les mots s'effacent et l'Essence reste.

L'Essence me parle sans mot. je la transporte à mon Coeur au travers les sens, par ces sons et ces tracés qui les signifient. Puis je les classe comme des phrases. Un jour, on me guide vers ces phrases comme vers des mots, et celà forme une méditation pleine d'Essence.

La magie des mots n'est rien d'autre que la reproduction aussi fidèle que possible, même si un peu dégradée, du Sublime. Son expression, se comporte comme le désir ou le Plaisir qu'ils produisent. Ca ne s'oublie pas et ca ne se garde pas pour Soi seul. Il est normal que le désir monte et se partage au travers les mots aussi...car les mots se font désirs en passant par les sens. Oui le mot est Erotique. Par son Essence il est Joie, et par son expression, il devient plaisir.

Le mot n'est pas plaisir par le seul corps. Mais parce que l'âme en transporte l'idée. Le souvenir et la nostalgie de notre divine Origine et destination. Bien sur il y a de vilains mots, mais il y a surtout de Sublimes paysages que le Coeur re-connait d'intuition, familiers et Intimes. Il n'y a pourtant pas loin à marcher pour atteindre le pays de la Joie.

Ce n'est pas l’orgueil de l'écrivain qui me motive, mais la nécessité que j éprouve à canaliser la Beauté. Si tu entends ces mots, l'Univers est en toi. C’est l’Univers que tu comprends. Mes mots ne sont qu’un Son qui tente de ramener l’Harmonie perdue à l’oreille de ton Cœur. C'est le cadeau des poètes : offrir le Silence Originel Consacré, dans la cacophonie du monde. Toi et moi sommes l'Eau d'un même océan sans rives. Peu importe les tempêtes et ses dérives, la lune et le soleil nourrissent nos marées.

Laisse ton âme jaillir sans mot d'abord, te faire communier avec le monde, sans jugement, juste l'intuition qui témoigne directement de la Beauté. Les mots succèdent naturellement à la Beauté. La Beauté prime tous les mots de la Terre. Car la Beauté, c’est la Source. Quand l'Amour se révèle, il ne réduit plus ne possède plus, ne jalouse ni ne quitte plus : Il fonde l'espace Con-sacré de nos bras infinis.

Écarte le Mental tu sentiras la Source. Rien ni personne ne part. Il reste toujours quelque part, la trace de l'indélébile Essence, comme le parfum survit à la rose et la précède. Il y a toujours un lien qui perdure dans le silence d'une fin, qui nous rend éternel.

C’est la non dualité ; C’est la Source Informelle, qui n'a pas de mot ni de cause et que le Mental nie.

Chaque instant est un miracle à découvrir. Sous chaque peine se cache un Trésor. Il n y a qu' un chemin, Celui qui mène au Coeur.

L’incarnation est plaisir et souffrance puisqu’elle est par nature duelle. Sur terre on n’échappe JAMAIS aux lois duelles. Seule l’intuition nous rappelle la Racine Une et Sublime et nous fait avancer vers elle … à notre rythme choisi.

Ne nous laissons plus séduire et happer par la séduction de la forme. Mais sentons l’Essence qui la dessine.

Le Mental n’est ni bon ni mauvais, mais si on reste convaincu du strict matérialisme et de nos préjugés, on s’enferme alors dans l’absurde d’une vie sans espoir et pleine de ressentis négatifs. Le Mental est un dompteur qui nous récompense autant qu'il nous fouette, sur la piste étriquée des fausses étoiles. Ne nous laissons pas séduire par ses mots enchanteurs.

Celui qui a vu la Lumière, ne peut plus vraiment la perdre de vue. Il suffit d’ouvrir le bon Oeil. Le bon canal, et de trouver l’attitude juste, le positionnement Parfait. Symboliquement le centre du Cercle, dans le carré de la terre. Alors on se sait immortel... Oui le Mental tente de nous éloigner de notre originelle joie...Chaque seconde est un combat pour retrouver la position Initiale, celle qui transcende le Mental, l’Espace et le Temps. Les mots nous aident à retrouver cet Axe.

Ça paraît toujours injuste à l'échelle du temps que certains souffrent et pas d’autres, que certains meurent jeunes ou vieux, naissent privilégiés ou pas. Sauf que par-delà le temps et l'espace la Loi est la même pour tous en degrés d’ effort ou de conscience Consenties. La liberté se conquière en Soi et par Soi. Et c’est utile de ne perde pas le temps d'une vie à comprendre certaines choses. Certains sont contraints au changement, et la souffrance les aide à bouger les meubles du confort. A faire exploser les fausses vérités et les mensonges du monde d’en bas. Faute de quoi ils resteraient avec leurs piètres et immobiles certitudes.

Il ne faut pas forcer les choses. Le courage n’est pas une violence faite sur Soi-même. le courage c'est l'évidence du moment juste. Le courage ne consiste pas à forcer les choses ; c'est l'appel qui donne le courage, c'est l'intuition qui le nourrit, quand on est prêt au changement, rien ne peut le retarder. Le courage, c’est l’Évidence du Cœur ouvert. C’est la Confiance Intime en l’Essen-Ciel. C’est le Soi révélé et qui ne cède plus au doute. Le Mental n’est plus un frein. Se tromper, sur Soi, sur les autres, n'enlève rien à la valeur de ce qu'on est Vraiment. Et un jour on se pardonne de n'avoir été qu'un mensonge.

Oui les mots sont le plaisir de l'âme en cette Vie pourvu qu'ils nous en rapprochent. Il est de notre responsabilité la plus absolue de manier les mots avec sagesse. Car le mot peut aussi nous perdre. Et le Mental le sait depuis toujours. Un jour, on est si habité par l'Essence du Monde qu'on n'a plus besoin que de de fermer les yeux pour se laisser bercer par elle.

J'appelle étoiles ces morceaux de silences parfaits qui fusent dans nos mots imparfaits. Ce sont des moments privilégiés de Paix qui nous commandent de toujours lever la tête vers le firmament. L'indéfinissable, c'est le mot Parfait. Il n'est plus perceptible. Il n'est plus duel. Il n'est même plus un mot mais il EST,  LA Mélodie Originelle reconstituée. Le plaisir alors des mots nous ont confondu en Joie.

 

Du plaisir des mots...à la Joie d'Essence.
Du plaisir des mots...à la Joie d'Essence.
Du plaisir des mots...à la Joie d'Essence.

Au commencement des temps, les mots et la magie étaient une seule et même chose.

Sigmund Freud

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Publié le par Chris Le Gardien
31 millions 536 milles secondes de Bon-Heur...

Une année compte 31 millions 536 milles secondes. Il est toujours absurde de se projeter et d’espérer un bonheur qui se fasse sans nous, sans en vivre activement et pleinement chaque seconde et fraction de secondes. La valeur d’une année dépend de chaque instant et d'abord de Soi.

La période des vœux est symptomatique d'un déracinement  : on abandonne l’année qui passe et on se souhaite le meilleur pour l’année qui vient, mais on oublie de vivre l’Instant Présent, qui est pourtant le seul moment qui vaut d’être apprécié. Laissons le temps...au Temps. Et vivons ces secondes comme autant de bon-heur en les faisant rentrer en nous. L'Heur est ethymologiquement LE destin favorable ; le Malheur, est au contraire, ce qui l'empêche. Le Bon-Heur n'est rien d'autre que de permettre à la richesse Originelle de ce destin magique de couler au travers Soi. A cette fin il convient de charrier le lit encombré de notre rivière intérieure, pour libérer notre courant naturel, en nous débarrassant des chaines temporelles et Mentales qui entravent notre Conscience. C'est ainsi que l'Heur se manifeste en conscience. En l'habitant totalement!

L'Eternité a le temps. C'est l’émotion et le doute qui la limitent. Le problème de la pensée est le morcellement du temps...notre éloignement Mental nous cache le Sublime que le mouvement naturel de la Vie imprime ; on ne parvient simplement plus à le déchiffrer.

Le Senti-Mental est l’apanage de l’Ego qui veut briller et se discriminer lui-même de ses semblables. Tout devient prétexte à la différence, à la compétition, à la possession. Tout devient prétexte au morcellement. On s’oppose au Tout, alors qu’il faudrait re-composer le Tout. On décompose le monde en fraction de gens et de temps. On s’identifie, on se stimule de sensations et de plaisirs mais sans en ressentir la profondeur. On reste en surface du Monde. On l’effleure, on s’effleure, mais on ne s’habite pas vraiment. Les années défilent et nous en devenons les témoins trop apeurés ou trop insouciants, trop extérieurs aux choses. On s' expose au doute, car l'éveil est sans cesse mis à l'épreuve de ces démons du Temps.  Voilà le terreau du Mal'Heur.

Dans le Chaos de nos pensées, on trouve la Paix comme on peut. On se fraye un passage entre les amas de sensations et, l'on aboutira au bout de nous-même, à une porte étroite et cachée dont "nous sommes" chacun LA Clé Unique. Chaque sacrifice, chaque souffrance, sont autant de petits cailloux blancs le long de notre chemin, en quête de Soi.

A suspendre sa vie, à celle qui n’est pas ou plus présente, on suspend sa chance de la vivre pleinement. Nos émotions, nos peurs (sous la forme d’angoisses) nous privent du seul Pas qui nous fait avancer. On reste immobile dans des secondes qui passent ... sans nous. 31 millions 536 milles secondes perdues à espérer les gagner, et 31 millions 536 milles secondes espérées mais sans essence, en pannes d’actions.

Les 31 millions 536 milles secondes qui nous séparent de nous même, ne sont pas autre chose pourtant que notre Conscience immédiate de vie, nos choix, notre incapacité d’adaptation à l’imprévu, qui nous désarçonnent, malgré nos immenses pouvoirs, à chaque seconde que le temps permet. Tant que nous sommes en vie, les secondes sont des années et les années sont des secondes à faire fructifier, de l’Intérieur. Le Temps n’est pas qu'une illusion, il rythme notre cadence, mais l’illusion toute entière est de ne pas le vivre de l'intérieur et d’en être devenu le spectateur passif et désespéré.

Nous sommes pourtant les fruits conscients d'une floraison magique et de l'exposition aux lois naturelles qui nous éprouvent et réveillent nos germes. On ne doute plus un instant de tout le Sublime que nous percevons, dès l’instant où notre Conscience se réveille. La pensée cristallisée nous prive de l’insouciance de la fleur qui s’épanouit grâce ou malgré la rigueur du climat. Chaque difficulté met en œuvre chez nous un mécanisme Mental d’émotions et de sentiments contradictoires qui nous excentrent dangereusement de l’instant. En restant éloignés du paradis Originel, nous vivons notre propre Enfer.

Le Moi est bien la cristallisation du Soi dans cette dimension formelle et par nature limitée car incarnée, incarcérée...Le Moi est un non Soi, un hors de Soi, car l'apparence fait disparaître temporairement le Soi qui est comme occulté par une grosse graisse épaisse, la couche formelle qui nous sépare de notre Essen-Ciel jusqu'à en re-couvrer un Jour la Sublime permanence. La Conscience immédiate projette les choses dehors. La pleine conscience les accueille en Soi.

Le passé, ce sont des résidus mentaux. C'est important. Ça fait partie de notre histoire. Mais, par delà ce Moi, par delà l'illusion utile du temps qui passe ou qui vient, nous sommes d'abord et avant tout une concentration d'Instants justes et parfaits.

Oui, le monde extérieur est une cristallisation de ce Soi en quête de lui-même. Notre âme le conçoit à la mesure d'un regard. Plus le Coeur s'isole et s' éparpille, et plus les formes du monde nous séparent et nous éloignent de Soi. Toute la vie nous apprenons patiemment à re-connaître en nous son intime et initiale racine parfaite. La Vie crée le conflit que l'âme tente de détricoter, d'instant en instant. L'espérance demeure, même au plus profond de notre Enfer-me-Ment!

Les déchirures profondes nous transforment. Elles découpent l'épaisse couche de glaise dure qui couvrait notre Coeur et l'isolait en terre, pour laisser couler en lui les réminiscences de son éternité. Le génie ne meurt pas. Il est l'éternité qui témoigne. L'intemporel est son royaume.

La Conscience est une chance inouïe, qui nous permet de découvrir les merveilles cachées d’une Nature que notre Mental voile et dont il nous éloigne, nous faisant perdre de vue le sublime mécanisme de la Vie-Une. La Pensée "séparatrice" nous aliène en bornant la Vie et en mettant une distance infinie entre l’instant et Soi. Penser 31 millions 536 milles secondes, revient à ne pas les vivre, en les vivant de loin, attachés à des souvenirs bloquants ou à des espoirs sans action. On a perdu la confiance de l’Instant et l’on s’est réfugié dans celle de la pensée et de l’Ego. On est en opposition totale et permanente avec le courant naturel de Soi et de la Nature, qui coule pourtant patiemment sans nous jusqu'au Réveil.

L'âme ne limite pas le monde quand elle sait l'embrasser. L'âme embrasse le Monde, car il n'existe qu'en elle et par elle, à son service. Rien de ce qui est, n'existe indépendamment d'elle et rien ne la domine. Aussi, lorsqu'on est délivré de sa propre vision étroite et écrasée, on transcende l'apparence et ses limites en une Unité qui converge vers Soi. Plus rien n'est extérieur ni séparé. Tout EST Soi! Il y a une fulgurance de l'âme chaque fois que nous nous lovons contre elle. Je l'aimais ... c'est imparfait : l'Amour n'a aucune date de péremption, il n'est pas un produit qu'on consomme. Il se décline à l'éternel Présent.

L'amour c'est tout ce qui nous survit dans l'éternité. Quand on a aimé vraiment, on se sait immortel.

Quand on parvient à percevoir le Centre permanent de notre oscillation entre positif et négatif, alors on EST rentré à la Maison.

L’Axe de la Pleine Conscience est le rééquilibre dans l’instant, une Ré-conciliation entre l’observateur et l’objet observé. On EST l’instant et le temps ne passe pas, sans Nous. Le temps reste. Il reste ce que l’on EST et ce que l’on FAIT. La seconde n’est pas la cause de l’homme. Elle est l’Homme agissant, inconditionnellement. Elle est le mouvement et pas l’impulsion de pensée qui le précède. Et quoiqu’il faille accepter le mode non rectiligne de la Vie, s’adapter d’instant en instant à son hostilité et à sa rigueur, nous devons résoudre en confiance l’Équation simple entre la Vie Consciente et le Mental en nous réalignant à la Vie-Une. Rentrer dans l’Instant, c’est revenir à la Source calme. C’est ne plus se perdre en se tenant mentalement éloigné du monde, c'est le contempler jusqu’à ses racines les plus profondes, à l’intérieur de nous-même. Voilà la Maison de toutes les belles âmes libérées du Mental et du Spleen.

Le Monde n’est pas qu' une pression extérieure. Nous sommes re-connectés à lui, et il EST UN en nous. Et nous Sommes ...UN, en LUI. Ses formes dites extérieures ne sont plus des entités ou énergies séparées de l’observateur. Elles Inter-Agissent avec lui. Elles sont en LUI, elles sont LUI. L’observateur et l’observé se sont réconciliés en UN. L’autonomie est acquise et le Monde se déploie en une Harmonie recouvrée et pleinement. L'UN dans l'autre.

La connaissance ne m'intéresse plus ; ce qui me plaît c'est la Vérité du Cœur, celle qui dépasse l'Histoire et la transcende. J'aime la Re-connaissance des images enfouies en nous qui parlent. Le Temps qui se pense, c'est la Vie qui s’en va. Car la Pensée est une Conscience qui recule. On ne fuie pas sa Conscience sans perdre beaucoup de Soi. Libérer la parole de l'enfant réduit au Silence. Voilà notre vocation : retrouver le Verbe éteint en nous. Avancer vers Soi, avancer En lui et surtout en nous-même.

Ce qui est expérimenté naturellement est directement senti et Conscient. C'est alors seulement qu’ on est con-vaincu, que le Mental recule, et que nous avançons en nous-même. l’âme est victorieuse, en sortant de sa geôle dont le Mental avait élevé les murs occultant. Les plus illuminés ont eux-mêmes subis la prison de leur dimensionnement terrestre. Jésus n'a il pas subi la pression de la Terre? Lui aussi s'est senti abandonné, lui aussi a douté. Le doute est par nature lié à notre dualité, car la chair est duelle, quoiqu’on fasse. La nier ne le réduit pas. c'est ainsi ! Nous ne sommes pas purs esprits, nous ne sommes pas une Âme au dernier stade de son éveil. Nous ne serions même plus sur cette terre ; Nous serions dans une dimension d'éveil bien supérieure. Ici, c'est la préhistoire du monde de l'éveil! On fait ce qu'on peut ; certains le font mieux que d'autres. Et c’est sans doute mieux ainsi, que pas assez. On tâtonne, on résiste, on se trompe, on chute, on se relève, on essaye de faire profiter aux autres cette Lumière, on se précipite soi-même dans la caverne, on s'élève, on se rabaisse. On avance ! Et, en avançant, on capitalise de l'éveil qu’on tente de traduire en mots. Sans mots d' abord, on le ressent, intuitivement, puis on tente de l’ex-primer, de le faire sortir, de le rendre visible et plus qu'à Soi-même, comme un Trésor qu'on sait intuitivement appartenir à Tous.  On tente de le faire retomber intelligiblement sur terre, imparfaitement mais à la mesure de ce que l’on peut. On devient des passeurs de Lumière. Car la Lumière n’est rien d’autre que ce que l’on perçoit du Sublime Invisible. Cette autre dimension de nous même qui nous attendait. On la filtre pour la rendre intelligible. L'Amour n'est ni devant ni derrière, il EST. Il suffit de le trouver, derrière nos failles qui y mènent et de mettre cette Lumière bien en Evidence de Soi. Voilà l'Action Juste et Parfaite.

Dans le chaos de nos pensées on trouve la Paix comme on peut. La Vie est belle car elle sublime l'âme infinie, mais la Vie est parfois cruelle car elle n'efface pas la frontière des corps tant qu'on ne la transcende pas. Et cette frontière nous compresse. On se fraye un passage entre les amas de sensations et l'on trouve enfin peut-être une porte étroite et cachée dont nous sommes chacun la clé unique. Mais tant que nous restons enfermés dans le cadre de cette dualité, le Mental est un puissant abat-jour, qui nous pousse à nous retrancher dans les zones confortables de nos ombres. Ne luttons pas contre elles. Elles sont aussi utiles que la Lumière, car elles ne sont que la forme projetée de nos propres murs sur lesquels la Lumière butte. Ça fait partie du processus de la vie. Un jour, les murs tomberont d’eux-mêmes. Ce jour-là, nous serons rendus à la plus belle de nos libertés.

On fait comme on peut en cette vie. Le Mental n'est pas notre ennemi quand l'âme est en éveil. L'important sans doute, est de laisser toujours assez de place à cette âme pour qu'elle nous montre le chemin. La Magie n'est jamais Mentale, elle est cette autre Vision qui nous maintient en Vie et donne un sens quand tout semble absurde. Un jour ils découvriront les signes de cette Beauté discrète mais intarissable. Quand la Magie du Sublime révèle la Lumière perdue, les ombres du Mental s'éloignent en proportion.

Chacun avance apparemment seul, mais sous la vigilance bienveillante de l'Amour discret et inconditionnel de cette Source qui l'inspire, malgré tout. C'est la Vie qui nous déboussole, c'est la Foi qui nous rappelle. Quand on écoute le Silence, on n'est jamais aussi seul qu'on le croit. Le rêve c'est la Foi en Soi...sans Foi, il n'est pas de rêve et sans rêve il n'est pas de Foi. La Foi seule sauve de l'absurde, parce qu'elle permet de lever le voile qui déforme le monde.

31 millions 536 milles secondes et chacune permet de Vivre et de rentrer en Soi. Une seconde, une année un siècle… Peu importe le Temps. Les rebelles ne meurent jamais. Seuls les con-formés se perdent dans l'oubli...impersonnel. L’âme qui jaillit en Conscience libre se moque de l’urgence. Elle est la Beauté du Monde. Elle se vit au présent. Un moment d’Eternité qui respire ici et maintenant, face à face avec des éléments qui ne sont plus un obstacle mais dont on perçoit toute la Beauté transcendante. L'éternité est un grand Silence qui ne se découvre que dans l'UN-stant de Soi. Apprivoiser le Temps c’est caresser notre propre Éternité. En sursis, parenthèse entre deux éternités, nous apprenons à nous re-con-naître au rythme des battements miraculeux de notre Cœur.

L'Amour ce n'est pas donner finalement...On ne donne pas ce qui ne nous appartient pas. L'Amour c'est le partage de l'Eveil à l'Amour. Et c'est le plus beau des partages. Car il est Infini, il passe autant par le corps que par l'âme.

Ne cessons jamais de creuser. Notre Coeur reste à inventer, chaque seconde de notre précieuse vie. Ceux qui restent en surface ne connaissent pas les profondeurs du Coeur. Ne les condamnons pas. Aimons les car leurs faiblesses furent les nôtres. Ils nous jugeront sans doute, mais on les aura aimé, et à leur tour, quand ils auront fait corps avec cet Instant Ultime où l'Instant se révèle, ils nous aimeront à leur tour.

Je ne vous souhaite pas 31 millions 536 milles secondes de bonheur, sans vous, mais avec vous. Vous êtes plus qu’une fraction du temps, vous êtes l’éternité qui bouge. Le temps ne se pense pas, ni ne s’anticipe. On peut le prévoir, mais on doit surtout le vivre et marcher en confiance sur le chemin de notre propre courant. Le temps est le mouvement de l’âme éternelle, en Conscience libre, que la pensée dévie et perd parfois. Mais elle est toujours là! Présente, malgré le peu d'attention qu'on lui accorde.

Très bonnes secondes 2017 à Tous. Nous Sommes...ce temps qui ne passera pas. L'Instant Juste et Parfait, l'Heur, c'est celui que le Coeur éclaire.

Une seconde suffit pour re-naître au Bon'Heur.

En tout homme résident deux êtres : l'un éveillé dans les ténèbres, l'autre assoupi dans la lumière.

Khalil Gibran

L'avenir nous tourmente, le passé nous retient, c'est pour cela que le présent nous échappe.

Gustave Flaubert

La caverne dans laquelle vous redoutez de pénétrer contient le trésor que vous recherchez.

Joseph Campbell

Deux qualités sont indispensables : d'abord, un intellect qui, même dans l'heure la plus sombre, conserve quelques lueurs de la lumière intérieure qui mène à la vérité ; et deuxièmement, le courage de suivre cette légère lumière où qu'elle puisse mener.

Carl Von Clausewitz

Pour ce qui est de l'avenir, il ne s'agit pas de le prévoir mais de le rendre possible.

Antoine de Saint-Exupéry

Nous n'avons à nous que le jour d'aujourd'hui.

Lamartine

Il y a une voix qui n'utilise pas les mots. Écoute !

Djalâl-od-Dîn Rûmî

31 millions 536 milles secondes de Bon-Heur...

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Publié le par Chris Le Gardien
Dans le ventre du monde...

Nous sommes ... des papillons dans le ventre du Monde.

Il n'y a pas d'éphémère sans éternité ni d'éternité sans éphémère. Le temps nous limite autant qu'il nous libère. L'éternité à le temps. Mais nous en subissons parfois les morsures brutales.

On est pétri de plénitude et de manque. L'équilibre est la quête de l'Instant, qui se frotte à l'urgence des turbulences du temps.

Pourtant il faut voler, affronter les vents contraires et profiter de la Lumière qui nous nourrit.

Avant de prendre son envol on a d’abord chuté lourdement sur cette Terre abîmée mais si encore merveilleusement Mère.
 

La chute est un naufrage

En zone bien connue.

Ce cloître confortable auquel on s'habitue

Seul au milieu de tous sans chemin et sans but

Si proche mais si loin du paradis perdu.

Entre songes Et mensonges

Notre Cœur nous dévoile

L'imperturbable étoile.

Puise à la Source

La Force de l'Eveil

Sans se laisser distraire

Par les voleurs de rêves

Qui s'approprient notre âme

Pour faire briller la leur

Un jour on saura

Grandir sans être vieux

Un jour on pourra

Voir plus loin que les yeux

Un jour on planera

A la verticale des cieux

 

Qui sommes nous autochtones, sans ailes, du confort et de l'absurde "Métro, boulot, dodo"? qui sommes nous, hommes que la mort incomprise et crainte emporte, vidés et mornes? Vous êtes Moi, et je suis Vous. Si semblables dans nos différences feintes. Rampants sur Terre malgré le Ciel qui nous tend les bras.

Dans le miroir l'image limitée d'une Conscience infinie qui s'ignore, malgré la force de nos encouragements bienveillants à la renaissance et de Gaïa à notre chevet qui murmure : rien n’est impossible. Envole toi en Joie, tu ES Terre et Ciel.

On a vaincu mille ennemis, mais jamais nous-mêmes, car la Force n’est pas le vrai moyen de la Puissance Originelle. Seule la faiblesse et l’acceptation sait nous re-conduire aux portes de Soi. Et cette Puissance-là, est bien plus Magistrale que toutes les Forces du monde. Elle Est le sentier vers notre Être Profond. C’est elle qui donne des ailes. La Paix est la Force que la faiblesse nous dévoile, pan après pan. Le Mental ne connaît que l’arrogance de la violence à Soi et aux autres, à sol gisant. Il nous diminue toujours et ralentit notre métamorphose. L’hégémonie et l’ambition, la conquête et la possession, sont les pires moyens de division que l’homme ait porté. Car au lieu de nous rassembler, on s'est perdus ensemble. Au lieu de nous faire grandir, on s'est rabougri à l'état de cloportes.

La Force cèdera pourtant sous nos fragilités. Car le Coeur bouge sous l'armure.

Ce que le Mental juge comme de la faiblesse est la seule fenêtre par laquelle la Lumière s'engouffrera bientôt. Celle de l’humilité. Oui nous sommes faibles, et avons vocation à prendre notre envol depuis cette terre de fragilités et de blessures.

Les tempêtes sont la seule raison d'être du phare qui nous guide. Nos larmes? C'est notre Cœur qui éprouve la limite des murs hauts et épais de sa prison dorée . Et pourtant...derrière chaque peur, il y a un espoir infini qui veille.

Seule la partie périphérique et profane du monde est en perpétuel changement. Son Essence, que le Cœur perçoit, est une Permanence incomprise de notre Mental. On ne noie pas son Cœur immortel dans l'océan de nos larmes, on s'y rend sourd, on coupe sa respiration et, c'est nous qui nous noyons. De l'horizontalité d'un monde où tout est possible et son contraire, on se perd aux confins de Soi, malgré la voix de son Cœur. La raison n'aime pas les rêves d'Eternité. Elle leur préfère ses murs étroits.

 

J'ai fait de mes rêves un pont

Pour franchir l'impossible.

Je veux n'être plus que moi-même,

Que la vérité déchire les oreilles

De ceux qui ne veulent pas l'entendre,

Mais naître, que moi-même!

 

La Foi est le seul ciment qui tienne les hommes. Retirez-leur ce lien, et ils se déchirent. On est tous entraînés à distendre ce lien. 

Le manque de profondeur, n'est pas un défaut inhérent à l'âme, mais au seul Mental qui en contraint les accès. Nos Cœurs sont plus forts que les démons qui les entravent.

L'extérieur nous y incite. Notre Mental nous oblige à chercher à l'extérieur ce que nous avons déjà en nous, en créant un besoin et une insatisfaction perpétuelle. L’Univers est devenu si grand, si froid.

Si j'ai froid aujourd’hui, ce n'est pas la météo. C'est mon propre des-un-hivers. Et il est plus rude que toutes les neiges du monde.Oui! Éparpillé aux quatre coins du monde, j’ai perdu le rythme de la cadence naturelle.

On est pas tous forts, et tout le temps! La faiblesse est une pause qui freine la cadence violente de notre galop de fausses certitudes. La mesure est en chacun. La démesure nous encercle. A chacun son choix : celui du dehors ou du dedans. Nous sommes l'Artisan et l'Outil. Inutile de savoir sans apprentissage. La Vie est notre grand œuvre, autant que notre maître.

La peur, c'est tout ce qui nous reste quand on abandonne ses rêves. J'ai peur que l'équation du bonheur soit si simple qu'on ne la résoudra jamais, dans un monde où tout conforte les problématiques complexes. On est tour à tour enfermé dans une cage de vide, dans laquelle on se perd, ou libéré dans une bulle de plénitude, par laquelle on se retrouve. Et pourtant, la plénitude n’est pas ce qui nous attire le plus. Car quoiqu’on en dise, elle restera toujours autant extérieure à Soi-même tant qu'on ne la fera pas rentrer en Soi.

L'identité profonde de l’Être se concentre dans la plénitude d'un regard. tout y dessine, d'ombres et de lumières, le paysage de l'âme. L'Harmonie, ce germe de chaos qui fleurit, est un retour vers Soi naturel. Il ne se gagne que dans la Terre et par l’humilité d’une vision féconde et régénérée.

Les peurs inconscientes de nos âmes endormies, nous entraînent dans le tourbillon de nos fonds troubles. On se noie sous les eaux nos doutes. Jamais le monde ne nous a paru aussi lourd à porter.

Le Mental est fort et le démon nous encercle. Il est plus facile de faire douter un ange que de convaincre un démon. Aucun ange ne survit à ce qu'il ne peut résoudre par l'Amour qui est son unique raison d'être. L'ange ne survit à lui-même que s'il s'assume pleinement ange, confiant dans les ailes qui le portent.

Jamais l'Amour ne nous a paru aussi impuissant à supporter le poids de nos chagrins ? On croule sous le poids de nos aveuglements cruels ? Nos yeux ouverts dépeignent des paysages inconnus qui un jour nous parleront peut-être ? Jamais on ne se résoudra néanmoins à s'adapter au monde qu’ils nous ont construit et qui n'est définitivement plus le nôtre. Car une petite voix chuchote à l’intérieur de nos armures et nous guide. Elle ne s’avoue jamais vaincue par le bruit et les formes immondes.

Notre Conscience est éprouvée chaque seconde, mais l'intérieur ne cède jamais. Si notre Foi n'est pas plus grande que notre Peur, alors passé et avenir seront nos Maîtres au détriment du Présent que nous Sommes.


Chacun de nous a donc le choix : Vivre dans le mensonge et draper la Vérité Intime, ou vivre dans la vérité et draper le mensonge alentour. Entre les colonnes, de midi à minuit, Lumière et ombre nous donnent le rythme du profane et du sacré. Nous en ferons ce que nous voudrons.

Quand le Mental s'empare de l'Amour, il le dévore. Il ne reste plus alors que son souvenir, que la faim insatiable et éternelle ressasse. Car le Mental est un ogre qui dévore notre Joie. Et nous aimons n’être qu’un objet de consommation courante.


Un jour pourtant, la voie se découvre d'elle-même, sous la Lumière flamboyante de notre étoile intérieure.

L'élégance de l’Être remise toute idée d'avoir. Il vit de liberté, d'intensité et de mise à nue d'âme.

On voyage d’un bout à l’autre d’un monde hostile jusqu’à en découvrir, peu à peu, toute la bienveillance originelle. Car derrière les formes, il y a ...nous-même, en toute innocence.

Voyager, c'est avancer au milieu du grand tourbillon de l’apparence, sans rien oublier de ce qui nous a fait naître ou mourir. Chacune de nos rides est la trace du chemin parcouru vers Soi. Loin de nous enlaidir, elles sont la marque vivante de l'éternité conquise.

Le train vers l'émerveillement n'est pas bondé. Enfants, on y monte mais tant descendent en chemin!

Être fidèle au passé, pour se remplir d'avenir au Présent. C'est tout ce que nous pouvons faire.Le Cœur ne bat ni au passé ni au futur. Un coeur ça bat au Présent. Soyons le mouvement que la Vie imprime. Être majestueux ne nécessite ni effort ni miroir. Le papillon est fragile mais tout son être vibre au rythme de la Beauté qu'il cristallise.

La sensibilité est une force. Elle nous désincarcère de notre armure d'indifférence et de certitude. C'est la face la plus immergée, celle que l'on ne voit pas, qui fait la valeur d'un homme : tout en ressenti mais jamais en démonstration.

Reste fidèle à ton histoire. C'est elle qui te fait grandir. Chaque pas renvoie à l'Unique chemin vers Soi. Peu importe qu'on ait failli. Bien sur, ma rose, tu faneras. Mais ton âme alors rejoindra l'Olympe des jardins et parfumera ses dieux.

L'Instant est fragile comme la Conscience qui le perçoit. La persévérance seule sait combattre le Mental qui nous en éloigne.

La Joie d'aimer est sans effort. Traduction de notre être profond, on ne peut ni la diminuer ni l’exagérer sauf à en trahir l'Origine. L'Amour est notre patrie. Libérer la Lumière Originelle en chacun c'est reconnaître le murmure de notre ruisseau paisible transportant l'eau cristalline de la Source. Parce que tu es la seule trace de l'Univers Que jamais je ne perdrai.

Dans les yeux d'un enfant l'éternité repose. L'émerveillement, c'est l'âme et le monde qui s'embrassent. Parce que l'innocence ne calcule jamais, soyez fort comme un tigre mais tendre comme un lionceau.

Le courage, on en a tous. C'est la foi en Soi qui nous manque. Il faut du courage pour faire face à son confort Mental jusque dans les souffrance qu’on aime y endurer. Dans le débarras de la vie, il y a beaucoup de riches souvenirs encombrants et quelques trésors, sans prix. Il faut trier selon la vraie valeur des choses. Tout à son prix mais, certains nous éloignent de nous-mêmes et d’autres nous en rapprochent. Le malheur est qu’on ne sait plus en distinguer la prix.

Au bout du compte, il ne reste à l'âme qu'à renoncer à son armure épaisse et à ne compter que sur la partie la plus fragile de Soi.

Les bras musclés ne suffiront jamais pour exprimer l'Amour. Il faut surtout du Cœur. Et le Cœur ne marche pas sans Foi. Grâce à elle, on ne sera jamais plus ailleurs qu'en ce qu’on a aimé. Et chaque tentative de rapprochement est une réconciliation avec ce qui nous sépare. Le processus de nos vies : rassembler nos éparpillements. L'intime c'est le rapprochement de ce qui fut lointain. La communion de ce qui était tenu séparé. L'affranchissement des contraires. Deux en UN.

La Magie du Feu est celle des hommes. Il les élève ou les brûle, et il est peu probable qu'on s'y blesse deux fois. Alors il nous réchauffe. Peut être qu'à re-connaître ses faiblesses, on gagne en Force.

Recomposé et relevé, l'homme peut enfin marcher vers lui-même, et se rapprocher de celui qu'il fuyait. C’est ainsi qu’on s’embrasse. En re-connaissant en l’autre son si semblable. Un baiser, c'est un élan de nature. Les sens ne sont jamais placés en avant de l'âme que pour se laisser enflammer par elle. Sans essence, pas de feu. Nous sommes UN en Essence. Et toute effusion nous le rappelle.

On n'est jamais coupable de trop ou mal aimer. En revanche on est toujours responsable de trop juger et de laisser la division continuer son œuvre. Car alors on se condamne soi-même. A errer, aux confins de Soi et du Monde, entre les frontières étroites du Temps et de l’Espace.

Combien d'entre nous partiront ces prochains jours ou années, franchissant l’inconnu dont on s’est si éloigné? Alors n'oubliez aucun "je t'aime". Ils ouvrent les frontières vers l’Éternité. Chaque « je t’aime », même imparfait, est une porte vers Soi.

Se frayer un passage vers le Cœur, c'est se résoudre à déchirer le voile opaque de l'illusion qui nous isole. Le net pour les yeux et un flou pour le Cœur...Le net pour le Cœur est un flou pour les yeux.

Le Cœur perçoit à sa juste mesure. Même derrière ses murs de nuages, le Ciel se pare de Soleil et d'Azur. La Lumière passe toujours par une fenêtre...même fermée, pourvu qu'elle soit transparente. Les ailes de notre Cœur nous portent bien plus haut bien plus loin qu'aucun avion, aucune fusée, ne pourront jamais le faire. Les signes sont des messagers de Lumière dans nos tempêtes les plus sombres. Ils témoignent des rayons du soleil même quand il ne brille pas.

On ne doit pas convaincre de sa bonté, ni de sa force, mais être toujours authentique. Certains masques sont l'empreinte directe de l'âme. C'est ça le charme : Être et agir dans le Monde avec le masque qui nous ressemble. C’est presque ne plus en porter. C’est l’âme cristallisée, Ici et maintenant, dans l’espace et le temps, Conscient de leurs limites et de leur impermanence.

Certains jours sont plus sombres que nos nuits. Mais le coeur, comme la lune, garde la trace indélébile d'un soleil éternel. Toutes les saisons concourent à la croissance du fruit.

L'onde du monde nous secoue de sa brise légère, et nous fait danser au rythme de son invisible mélodie. Qui êtes vous hommes mortels sinon une parenthèse à votre Éternité?

Nous sommes parfois normaux à l' extérieur mais à l'intérieur quelque chose nous pousse à dépasser les limites ce la conformité. Être Soi.

Ma folie est de voir l'infini, partout ou vous voyez des bornes. Ce petit grain de folie est la clé pour ouvrir la porte qui nous sépare de l'Essentiel. Sans, on reste derrière la porte du grand mystère.

Pénètre au coeur de la forme et imprègne toi de l'Univers entier qui s'y conjugue. Tu y découvriras l'intense foyer du Monde. Chaque regard est un miracle. Ne fermez pas les yeux.

Il faut croire dans les hommes. Surtout dans ceux qui ont troqué la parure de l'orgueil pour la pelisse de l'authentique sensibilité. Tout se conjugue en Beauté dans un Coeur ouvert. Nos masques sont de moins en moins épais. Un jour ils sont si transparents qu’on peut y lire en transparence, le Ciel.

Je ne sais parfois comment terrasser le mental, mais mon Instinct d’âme lui le sait mieux que moi. L’instinct d’âme nous donne la confiance perdue et nous guide vers la Permanence du Cœur. La paix du Cœur... c'est L’Évidence invisible qui se déploie, quand le mal n’est plus son obstacle majeur et même au travers lui, malgré lui.

Rire et pleurer...voilà la respiration juste et parfaite de la Vie qui s'exprime, et qui ouvre progressivement nos yeux à la vraie Lumière. La Lumière passe au travers nos déchirures et nos larmes. Un jour, on la voit. Un jour elle ne brille plus, ni ne nous éblouit.

Nul ici n’a la clé de la perfection. La religion à créé les saints, mais la sagesse ici-bas n'est jamais exempte des faiblesses qui nous révèlent. Vivre, c'est se dépasser. On n'est responsable que du mal qu'on se fait à Soi-même. La douleur est toujours personnelle, mais elle se transcende en Conscience. L'enfer est roi, quand l'âme s'endort On y survit quand elle se réveille.

 

Le temps ni long ni court

Conscience sans cesse fuyante

Devant ou derrière Soi

Jusqu’à ce que nous remplissions

Son espace avec notre âme.

 

L'évidence coule comme un ruisseau depuis sa Source cristalline jusqu’à l'Océan infini. Quand on a connu la mélodie de la Paix dans son Cœur, on ne supporte plus les bruits assourdissants du monde, au mieux on ne les entend plus. Au dedans de Soi, il y a toute l'étendue de l’Éternité, sans plus aucune attente.

Rectifie ta destination dans le labyrinthe de la Vie. Personne n'en sort sans efforts ni leçons ! Mais chacun peut, à sa propre mesure, voir plus loin que ses seuls sens le lui font croire.

L'Amour, la Vie, ça n'a aucune explication Mentale, ça s'exprime avec et sans corps. Mais ça ne se restreint pas. Sinon ça n'est plus de l'Amour, sinon ce n’est plus de la Vie. A quoi ressemble l'Amour? A quoi ressemble la Vie ? C'est le visage que vous reconnaissez. C’est celui qui vous rend l’Espérance.

Le geste parfait dépend surtout de l'apprentissage. On réussit à tailler sa pierre angulaire après maints labeurs. Et un jour, on sourit. Car on se baigne alors à la Source Cristalline et simple qui nous attendait derrière les formes complexes

Je ne crois pas que nous ayons une autre destinée que de vivre soi-même en tous. Chacun contient un morceau de l'autre et le compose. Inter-Coeurs-nexions, dans les joies comme dans les chagrins. Car quelle plus triste condition de ne pas toucher l’autre et de le voir perdu dans ses querelles profondes. Et quand tes yeux se noient de larmes J'y plonge plus profond encore. Quand mon âme fusionne à la tienne c'est tout mon corps qui tremble.

L'Amour à deux est le microcosme de l'Amour Divin, son long et parfois douloureux pèlerinage. Aimer ce n'est pas remplir mutuellement ses vides, mais s'aider ensemble à vider ses trop pleins.

On ne suicide pas la chair. On l'anime de Soi. On l'illumine de l'autre. Tout ce qui a un corps et le contraint, est dans une retenue contre nature. Les sens ne sont pas la Fin. Ils sont l’outil vers l’Essence. L’équilibre d’Essence, est la seule sagesse, pas le combat contre les plaisirs. Pas le combat contre les sens. Quand l'ange touche le sol, il devient naturellement charnel. Alors les vibrations du monde se déclinent en plaisirs. Mais le Plaisir est aussi la Vie. Ils s’épurent à la mesure du regard juste et Parfait. Celui de l’Instant débarrassé d’Ego.

Le propre du Beau est d'être totalement inintelligible. Il ne parle pas au Mental mais au Cœur qui le reconnaît. L’œuvre d'art en témoigne. Elle pénètre au plus profond des apparences en en pressant la sève originelle.

L'éclat impérieux du paraître ne survit pas à la Beauté de l’Être. On ne sait plus alors pourquoi c'est Beau, mais c'est intense et pénétrant.

Il faut laisser à l'Amour, sa saveur virginale, plutôt que de le forcer à rentrer dans nos prisons étroites. L'Amour ne se met pas en cage. Sa seule prison est ce corps qu’on ne dépasse pas. Un corps sans transcendance est un corps inerte et muet . C’est un corps qui ne se projette que dans sa propre fin. Dans sa propre et illusoire mortalité.

Le Ciel à la couleur de nos yeux...c'est pourquoi on ne peut se passer de lui. Ils ont mis de l'or dans leurs yeux pour donner de l'éclat aux choses mornes. Les couleurs sont productions de Cœurs heureux. Mon œil capte la surface du monde, mon Cœur s'y immerge.

Être, Ici et maintenant, c'est n'être plus jamais ailleurs que Soi-même. On ne tombe plus quand on aime, on vole. Et l’Amour ne connaît du Temps que son Éternelle effluve.

Aimer un homme, aimer une femme, aimer le monde, c’est aimer l’Essence Une qui nous relie en UN. Quand chaque grain de notre peau se remplit de son âme, rayonnant le respect et l'admiration, alors nous renaissons au Sublime. Alors l’objet se Consacre. Alors le caterpillar devient un papillon.

L'Amour nous protège du cortège de larmes en l'effaçant et préserve en son écrin l'éternité des Coeurs liés.

Éphémères... nous partons tous un jour, non sans avoir aimé passionnément voler. Et l’Éternité nous précède et nous sur-vit. Toujours !

Le temps est un facteur de la peur.

Krishnamurti

La vie moderne nous écarte d'une vie simple, faite de sérénité.

Hanluo Taihan

La foi est un oiseau qui sent la lumière et qui chante quand le jour n’est pas encore levé.

Rabindranath Tagore

Pour celui qui a délivré son esprit ... Il demeure en lui beaucoup de contrainte et de bourbe: il faut que son œil se purifie.

Nietzsche

En amour, tel mot, dit tout bas, est un mystérieux baiser de l'âme à l'âme.

Victor Hugo

Ta pyramide n'a point de sens si elle ne s'achève en Dieu. Car Celui-là se répand sur les hommes après les avoir transfigurés.

Saint Exupéry

Derrière chaque individu, il existe un univers. Une graine de rêve qui demande à éclore.

Anthelme Hauchecorne

Dans le ventre du monde...

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Publié le par Chris Le Gardien
La Mort du Vieil Homme...

 Je ne crois que dans la Révolution des cœurs, pas dans l'imposition à tous d'une vérité Unique, platement horizontale et ultra violente.

Quand on ouvre son Cœur, on a les bras si grands qu'on peut embrasser l'Univers.

On a tous le choix: vivre sous la pression du monde dit « extérieur », se sentir cerné, enfermé entre des étaux douloureux, ou bien suivre l’évidence que nous suggère le Cœur, en s'invitant à la réconciliation des éléments séparés, sortir de la pensée et rentrer au Centre de Soi.

R-entrer au centre, n’est surtout pas un concept Mental. Ce n’est d’ailleurs pas non plus une technique. Ça ne s’apprend pas. L’évidence seule nous montre ce chemin. On apprend pas à être heureux, le bonheur ne se consomme ni ne s'enseigne. Aucune doctrine, hors de nous-même, ne mène au Cœur. Libres d'être au dehors ou au dedans, nous sommes à la recherche de l'équilibre perdu. Sur l'axe d'un monde invisible notre âme se révèlera.

Intellectuellement la figure du cercle est bien connue. Le centre et le rayon permettent un tracé parfait. L’homme dès sa naissance, vieillit en périphérie de ce cercle où il situe d’ailleurs des objets distincts et séparés.

Les notions de distance et de temps, forment une matrice d’identifications et d’émotions rentrantes. Tout l’habitue à un monde dit « extérieur ». La connaissance biblique symbolise, en quelque sorte, la séparation originelle, cette identification au morcellement des sens et des choses, et partant, la naissance d’une pensée distincte et contrainte. En choisissant une attitude pour compenser un manque, on s'identifie à un modèle illusoire de force, et on s'éloigne du foyer a(n)imant.

La périphérie est le monde des formes et de la conformité sociale. Un monde nécessairement incomplet, car la connaissance qu’on en a est nécessairement limitée par nos vieux sens et les instruments que le Vieil Homme a tenté de développer pour percer certains de ces mystères.

La science n’a d’autre but de reconstituer en un savoir aussi objectif que possible, les éléments séparés du monde. Ayant la chance de vivre à une époque ou le progrès nous fait plonger au cœur de l’atome et la physique quantique, on ne peut que constater l’incroyable fuite en avant de ce morcellement et de sa profondeur.

Pourtant, la physique quantique, pas plus qu’aucune science humaine, ne pourra jamais résoudre le conflit Mental de l’horizontalité et de son mouvement, car aussi loin qu’elle prospectera la matière, elle sera toujours dans l’objet et courra après lui à l’infini, sans jamais trouver de fin à sa quête de connaissance.

La connaissance est objective. Elle a pour objet l’apparence du monde et elle le dissèque sans fin. La forme aussi microscopique ou macroscopique qu’elle soit, est toujours un objet extérieur. C’est une quête horizontale que la pensée ne peut vaincre par elle-même. Cette dualité c’est le monde des formes. Sa composante dimensionnelle est une production mentale attachée à l’esprit. Cet esprit horizontal, n’a pas vocation à en trouver le bout, car il n’y a pas de bout à cette quête intellectuelle. Il n'existe aucune réponse à la question Mentale qui ne soit pas elle-même un objet extérieur et Mental.

Certains scientifiques, à la suite d’Einstein, ont pourtant compris que l’essentiel n’était pas l’objet étudié, mais le sujet qui l’appréhende.

Si notre raison ne suit pas notre intuition, alors notre attelage n'ira pas bien loin. L’intuition doit précéder l’objet recherché et en est même le sujet principal. Objet et sujet séparés n’apportent que des réponses duelles. Seul le sujet et l’objet en fusion se rejoignent. En définitive, cela revient à convenir que, entre le pensant et l’objet pensé, il n’existe pas la distance qu’on croit. Cette distance Mentale n’a plus lieu d’être quand le penseur se tait. Le Cœur écoute le Monde qui, naturellement s’en trouve transformé.

Le Cœur qui écoute n’est pas l’œil qui voit, c’est l’œil qui EST le Monde. La « non-pensée », est une non-dualité qui rassemble ce qui était séparé. C’est là toute la quête spirituelle : ne plus se penser séparé du monde, mais l’englober, s’y confondre, faire disparaître la séparation sujet/objet, interpénétrer les fondements, faire coïncider l’âme individuelle et l’âme du Monde.

Ce rapprochement de deux entités d'apparence distinctes, n’est pas un concept facile et ne le prenez pas comme tel. Il est, et par nature même, un appel à une forme de re-naissance intérieure. Une humilité que le Cœur opère sur lui-même. Une ré-Union au sein de la Forme.

L'esprit est le mouvement étroit d'une âme aux prises avec les limites du monde. Il passe d'abord par une phase d'adaptation, puis d'identification. Progressivement, il se détache, par couches successives, de tous les voiles épais qui le séparaient de sa matrice et, par Conscience libérée, il se reconnecte à la Source qu'il reconnaît. Les scories de l'âme ne seront bientôt plus qu'un souvenir, sur le sol des incarnations successives. La séparation de l'Essen-Ciel, est la condition de la refondation de l'Homme, en Conscience éprouvée. Nous sommes nos propres limites, mais aussi et surtout une porte unique vers l'Infini. Nous sommes si peu de chose à vouloir tant de choses, car la seule chose qui compte, est ce qui ne (se) compte pas.

Notre Coeur est un Océan de Silence. Seule la tempête des vents sur nos âmes, nous assourdit de bruits violents. On s'adapte comme on peut, au monde. Pas comme on doit, et tôt ou tard, l'Evidence nous reconduira vers ce que nous avons toujours été. Chaque pas porte le poids de l'absurde, jusqu'à ce que nous l'allégions de Magie.

Le vieil homme connaissait le monde des formes, les notions d’espace et de temps, les formes limitées à ses sens imparfaits, les concepts que sa pensée, ses automatismes, sa culture et son éducation lui ont appris.

Le vieil homme que nous apprenons à devenir depuis notre naissance, a fatalement de vieux yeux. Il ne voit pas le monde tel qu’il est, mais tel qu’il lui apparaît, et ce fut sans doute suffisant pendant longtemps pour lui. Pourtant quelque chose le démange depuis quelques années. Au fonds de lui, il sent que cette grande scène de théâtre, parfois absurde, complexe et antagoniste, est contraire à ce que son Cœur lui suggère. Il constate que ses maîtres à penser ne savent résoudre aucune des énigmes du monde. Et puis chaque souffrance accumulée, qu’il en ait été la victime ou le bourreau, a creusé une rigole discrète mais profonde vers son Cœur. Un jour, cette rigole fait couler directement les larmes en lui et l’irrigue en sensibilité Sublime. Il y a un immense espoir d'Infini dans chaque larme, un Cœur, ré-inventé sous l'épaisse couche de terre, qu'il remet soudain à l'heure Universelle. L'ombre est aussi un bienveillant refuge, contre les lumières trop brillantes et les chaleurs trop intenses des fausses Lumières du monde.

Le vieil homme voit que les mensonges longtemps normés et souvent énormes ne résistent pas à certaines de ses intuitions. Il constate aussi qu’il n’est pas fou et, que ce que lui suggère son Cœur, la sagesse ancestrale et bon nombre de ses contemporains le ressentent aussi. Alors…il se rappelle des mots des sages qui lui disaient : "Ne cherche rien dehors. Tout dort en toi depuis le début des temps. Et quand tu le réveilleras, alors tu seras né pour de bon."

Aujourd’hui ces mots ne sont plus extérieurs. Ils se confondent en âme. Ils jaillissent avec une force Intime, en plénitude.

Alors, l’aventure spirituelle commence pour le vieil homme. Il s’émerveille de plus en plus. L'émerveillement n'est pas une seconde nature, c'est l'essentielle. Seul souvent contre tous, dans un monde déchaîné par la violence Mentale - ce monde triomphant de la pensée, des modes, des désirs et des combats - le vieil homme fait le pari de l'immortalité, sentant ce murmure d'Instant vivant et enthousiaste, à travers la mobilité violente qui l’enclave. Toute cette horizontalité qui pousse les forces opposées au centre d’une ligne totalement insignifiante, aux pires des souffrances, résonnent en lui comme un cauchemar. Malgré tout, le vieil homme ne voit plus la même chose. Ses yeux se sont fermés progressivement à ce chantier de murs et de ponts insalubres. Son Cœur s’est ouvert, mais son édifice est encore fragile, mal assuré, ballotté encore, sous influence, par des pensées et des habitudes coupables.

Aucune transition ne se fait pas sans peine. Le Bardo de l’éveil est un terme bouddhiste pour décrire cet état de conscience à un autre, cet éveil à Soi progressif par strates successives. C’est un éveil au monde vertical, cette 3 ème voie, dont le vieil homme avait vaguement entendu parlé, n’est plus seulement un mot abstrait ; il résonne, de l’Intérieur. Se situer à l’intérieur ou à l’extérieur n’est d’ailleurs même plus acceptable, car aucune définition connue ne peut transmettre l’état de sa Conscience. Il EST, en confiance, ancré à la verticale du Monde dont il n’est plus seulement un objet passif. Ce Monde d’ailleurs n’a plus de forme définitive, sauf celles que cristallisent ses sens. Mais l'esprit du vieil homme commence à voir plus haut, plus profond, plus loin et plus près, dans l’exact Instant où son Cœur le révèle. Ni Temps ni l’espace, ne l’emprisonnent plus. Il est un corps entouré d’une âme, en Présence, et le monde est matière entourée de causes qu’il reconnaît comme impermanentes, utiles et relatives.

Cette apparence qui était une fin, se transfigure en une Source Infinie, cristallisée par un Mental qui ne peut plus le submerger et qui le dimensionne et l’incarne dans un but Karmique dont il peut ressentir la puissance, sans peine. La Sérénité est l'état immortel dévoilé, qui jaillit soudain de l'Instant juste et parfait, le temps l'expurgeant de ses masques et de ses doutes.

Cette transition est un Appel. Personne ne re-connaît ce Monde par l’enseignement forcé d’un Maître. Cette hiérarchie n’ EST pas. Et vous jugerez tout l’absurde d’un tel cheminement intellectuel, puisque rien de durable n’est extérieur. Rien ne s’apprend donc, qui ne soit pas Mental. Il n’est ni Maître ni disciple dans ce chemin de re-connaissance. Il n’est qu’une grande révolution du Cœur, qui frappe à la porte de chacun de nous quand il est l’heure, et qui chamboule, sans violence objective, notre confort de vieil homme à la carcasse durcie par les aléas extérieurs.

C’est un grand chamboulement que la Liberté. Car cette Liberté ne ressemble à aucune de celles que le Mental nous a appris à connaître ou à envisager.

On ne trouve pas la paix en remplissant ses vides. On trouve la paix en vidant ses trop pleins. Et si la Paix en Soi n’est pas violence, en revanche le vieil Homme sait résister à ce mouvement qui l’appelle. C’est d’ailleurs ces résistances qui le rendent si malheureux, si fragiles. Il nage entre deux eaux alors, préférant parfois le refuge rassurant de sa caverne, aux Lumières nouvelles qui l’isolent du reste du monde. Quoi de plus effrayant que de se savoir libre ?

Quelle belle Liberté pourtant que la Liberté de renaître, de se transfigurer et de rentrer en communion avec le monde des formes, de recréer en Soi cet édifice originel, Temple du nouvel Homme, débarrassé de ses vieilles peaux opacifiantes. Cette Liberté ne se conquière pas par le seul travail profane. Il faut des siècles de Vies pour éprouver la forme, à la modeler dans tous les sens, à en considérer la dureté ou la tendreté, se frotter aux autres puis à Soi, ressentir ce que la dualité veut que l’on ressente d’antagonisme et de luttes sans fin, pour nous pousser à re-trouver le seul chemin auquel le Mental fait obstacle, celui non-Mental. Et parfois, une seconde suffit pour que jaillisse cette étincelle qui illumine tout mystère.

Si pour Tous ou presque, la Vie est provisoire et la mort définitive, sachez que pour le nouvel Homme il apparaît d’Évidence, que c'est la seule cause de ses illusions, car c'est exactement l'inverse. Nous sommes le Tout dans un morceau et des morceaux du Tout.

Exit la pensée et l’identification à cette personne que l’Ego a modelé. Mais cette sortie demande aussi de lâcher-prise l’Amour-propre qui y est rattaché, comme pile est attaché au face. Rien ne s’accomplit de force, et personne ne peut franchir pour nous la rive immense qui nous sépare de nous-même et du Monde Non-Duel, Originel.

La Lumière donne ses ailes aux cœurs légers qui, quoique libres comme l'Univers, tombent parfois dans le filet des chasseurs de papillons. La différence de regard, est rendue difficile en ce que tous alors nous jugent fou, illuminé et souvent brûle les infidèles. Infidèles à la Pensée Unique...et normée. Ce qui nous définit nous limite. L'Ultime finalité du Mystère des formes et de la dualité est d'accepter l'évidence intime du dépouillement.

Le Mystère est le plus bel écrin de l'âme vivante. Il se révèle, en Conscience, quand le voile de tous les mensonges est levé. Alors il est Transpar-Essence.

L’Essen-Ciel ne s’achète pas. Il n’est pas un objet. L’Essen-Ciel, c’est la non-connaissance dévoilée au Cœur. C’est l’humilité la plus absolue, l’âme dans son simple appareil qui Voit le monde tel qu’il EST et non tel qu’il apparaît seulement. Le parfum dont le cœur s'enivre est l'essence du Monde perdu. Quand on en a senti son effluve, on est revenu à la maison. La maison du Cœur qui n’est plus sous le joug des voiles du Temps.

Le vieil Homme, sentant sa mutation opérer, pris dans une confusion qui le libère se dit :

« je me suis souvent interrogé sur le terme s'ancrer. l'ancrage n'est pas un enterrement, au sens où chacun de nous est suffisamment ancré dans le monde social qui l’a vu naître. Ce n’est pas de cet ancrage dont il s’agit. De même, la compréhension du monde apparent et immédiat n’est pas source de confusion en Soi. Il ne s’agit nullement de nier la dimension de l’espace et du temps qui font Loi et il serait absurde de la fuir, voire suicidaire. L’animal, partage avec moi l’espace et le temps de Lois Cosmiques incontestables. L'ancrage, ce n'est pas le seul attachement au sol et les yeux humains tournés vers les étoiles, avec en fonds animé un portrait de Galilée. Ce monde d'en bas, on doit le regarder avec les yeux d'en bas, bien ancré au sein de l'Oeil du Coeur.  »

L'ancrage est un lien d'évidence avec la Source, au travers l'expérience terrestre. Il nous révèle la puissance invisible des formes et leur non-séparation. Il nous révèle notre profonde Comm-Union. Rien ne vit séparé de rien ni de personne, quoique les formes le faisaient opportunément croire au vieil homme que nous étions.

Le Nouvel Homme n’est plus inféodé au monde, ni ne cherche plus un sens opposé où se réfugier, le nouvel Homme EST ce Monde en SOI et par LUI. Il re-connait que ce monde des formes, dont son corps est partie, paraît à l’extérieur de Soi mais très exactement et à l'inverse de l’apparence, que le monde est EN SOI. Et nous ne disons pas par là, EN SOI en tant que corps physique, ni même et surtout pas corps Mental, mais ce Soi en Être et Principe vie-vant, ce Soi qu’on aime appeler Âme et qui est cristalisé par un corps physique.

L’Ancrage n’est pas l’âme à nue, débarrassée de ses cycles de réincarnation successifs. Non. Il est l’Âme cristallisée dans une dimension terrestre, en Conscience de son imperfection et de la Beauté transcendante à ce théâtre horizontal, notre belle caverne soudain sublimée.

Cette création commune qu’on croyait extérieure, est notre théâtre à tous. Une Connexion à la fois objective et subjective qui nous con-sacre en Vérité. Être Ancré, en Conscience, permet alors au nouvel homme d’ apprécier ses décors, en re-connaissant d'autres couleurs plus belles encore, car ce ne sont plus les seuls yeux et les seuls sens qui sont exacerbés à l'exclusion du reste, mais au travers les sens et malgré eux,  l'âme reconnue et agissante, qui vit le monde et s'y déploie, Ici et Maintenant, malgré les limites qui l’entravaient. Il n'y a aucune limite que nous ne puissions franchir, en Conscience.

Le vieil homme n’avait finalement qu'une seule vocation dans ce monde : redevenir intarissable sur l’éternité féconde. Mais il ne le savait pas encore, jusqu’à ce que l’Évidence frappe à la porte de lui-même.  Parfois même lorsqu' il tombait amoureux,  le monde déjà, révélait un peu de sa Beauté, sous l’œil contemplatif qu’il lui portait ; déjà et sans le savoir, il empruntait un peu des compétences du Cœur. Alors il souriait. Et quand il souriait, son Cœur était ouvert. Aucun sourire n'épargne nos douleurs, mais il en apaise l'intensité en nous rendant l'espoir.

Celui qui tombe amoureux d'une âme est un poids trop lourd à porter déjà pour lui-même. On ne tombe pas quand on aime, on vole. Un Cœur ça jaillit de l'intérieur, et ça s'éprouve autour. Et sur ce chemin, peu à peu, leur Cœur se découvre. Nous mêlons parfois nos Cœurs battants, au bruit de deux galops. Fougueux comme la Vie, qui ne calcule pas. Bleu comme l'azur le Cœur jamais ne s'obscurcit. Le Bon-heur n'a ni cause ni effet ; il est la Racine du Cœur libéré des contingences du temps. Si chacun fermait les yeux, même une fois dans sa vie, il rencontrerait la Beauté qu'il oublie et chacun de ses actes se fonderait en elle.

Il n'y a pas d'injonction à aimer. Il n'y a que des rencontres de Cœurs qui s'abreuvent à la même Source, pourvu qu'elle soit la bonne.

La Vie, toutes la vie, décompose en mouvements, une éternité profonde à re-découvrir, l'espace d'un Instant.

Ses mots étaient sourds quand son œil était aveugle. Il écrivait et tentait de connaître, mais son orgueil était son propre objet d’étude :

Celui qui ne sait pas, se terre

Sous un masque de bruits.

Celui qui ne sait pas se taire,

Se rend sourd à la Vie.

Quand le Mental vainqueur s'installait, le vieil homme n'était plus rien que l'histoire qui se terminait. Il mourrait sans espoir, vivait dans l'urgence des faux présents que le passé encombrait et que le futur diminuait. Il ne faisant qu'EX-ister en consommant son temps, avidement.

Le Mental a bien tenté de le dissuader en usant de stratèges pour le faire rester dans cet état immobile, en le faisant cogiter, en lui faisant emprunter mille chemins de traverses. Car la pensée a toujours raison, pour combattre le Cœur, quand le Cœur est nié.

Heureusement le doute et la colère d’être différent, ont fait germer en lui la confiance que son Cœur lui suggérait. Il n’était pas fou et ce saut quantique vers lui-même, il ne le regrettait plus. On ne regrette pas d’être né deux fois. On ne regrette pas de voir disparaitre les rides douloureuses du monde.

Le ciel n'est pas au-dessus de nos têtes, non! Le ciel et tout l'Univers n'est nulle part ailleurs qu'en la profondeur infinie du Cœur.

Le Cœur ne sépare pas. Et tous les éveillés au Sublime du Monde savent Intimement qu’il n’y a qu’UN Cœur, : Il EST EN Soi, LA Source de TOUT, et Tous s’abreuvent en LUI. L’Essen-Ciel se partage IN-timement et sans plus aucun mensonge.

Alors le vieil Homme qui commençait à mourrir pour renaitre EN LUI-Même, pensa :

« Si chacun fermait les yeux, même une fois dans sa vie, il rencontrerait la Beauté qu'il oublie et chacun de ses actes se fonderait en elle. Je ne suis plus le même depuis que j'ai compris que l'autre me ressemble, devant l'immense mystère du monde, nus,fragiles mais jamais seuls. »

Son humilité Intime le conduisait à la simplicité.

La simplicité est l'Instant expurgé de tout le superflu grossier qui nous dissimule sous des gravats de terre. On rentre aux origines de l'Espace con-sacré. On n'est jamais à l'étroit dans le cocon du Cœur. Pas besoin de destin. Nous sommes déjà Tout ce que nous devons être. Il suffit de s'en rappeler pour que TOUT retrouve SA couleur flamboyante.

L'évidence coule alors comme un ruisseau, depuis sa Source jusqu’ à l’ Océan paisible. Non, le temps n'est ni long ni court. Il est une Conscience sans cesse fuyante devant ou derrière nous, jusqu'à ce que nous remplissions son espace avec toute notre âme.

Les réponses sont en Soi. Nos doutes et peurs autour nous dé-concentrent en nous expulsant de nous-même. Autour, l'agitation, dedans la Paix. Tous au dedans de chacun,  les Cœurs déliés et ancrés s’envisagent comme des anges, sans plus aucune séparation Originelle. Contrairement aux dictons éculés, un ange, ça ne passe pas...ça reste. Parce que rien ni personne ne part, dans l'espace consacré, le Cœur ne connaît pas la solitude ; seul le Mental seul l'attise. Et le silence des évidences sera toujours plus fort que le bruit des doutes. La laideur n existe que dans les cœurs qui n'existent pas...La Pomme se croque et sa saveur n'est plus péché...

Le Cœur ne marche jamais à l'horizontal du Monde. Ce pourquoi on ne peut ni le limiter ni le définir. Il restera un mystère, une magie d'Innocence brute.Le Vieil Homme n’était plus. Il avait rendu son dernier souffle. Mais Un nouvel homme était né, qui lui ressemblait déjà beaucoup, l’œil pétillant et le sourire aux lèvres il dit :

« Je n'ai plus peur d'échouer car l’œuvre EST déjà là, depuis toujours, et chacun de mes pas m'y a conduit, au rythme de mes larmes ou de mes joies. Ce besoin que nous avons tous de démontrer plutôt que d'ETRE, nous éloigne du bonheur et de Soi-même. Ne soyons que l'Instant qui passe.  

Renaitre dans mon Coeur ne me rend pas moins fragiles, car la pression du temps est forte, mais je sais que l'Instant qui passe au travers mes sens fragiles, c'est la Lumière transparente de l'âme commune. Il n'est pas de force sans fragilité. Mais celui qui pense...avec son Cœur, est toujours victorieux. C'est là le Sens de l'Amour, la conquête de Soi, au Cœur de l'Homme qui re-connait.

Comme l’hiver, chaque saison nous prépare à la floraison de ce que nous Sommes.

 

Décembre enroule ma terre

D'une écharpe de froid

Tout soudain se régénère

En éprouvant en Moi

Sous son aspect austère

Les graines de ma Foi.»

 

Et l’homme nouveau prit son balluchon et la route, vers les autres, ses dorénavant si opposés mais si semblables, avec un sourire rayonnant.

 

Nous sommes tous emportés par le courant et la foi est notre seule ancre.

Bram Stoker

Un cœur qui bat, c'est une âme qui respire.

Laurent Sagalovitsch

J’ai vu l’ange dans le marbre et j'ai sculpté jusqu'à le libérer.

Michel Ange

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Publié le par Chris Le Gardien
Maintenant les lèvres sont déliées...

Morcelle-ment,

J'aime le mot "se recueillir". On nait sur ce bout de Terre et l'on est singulièrement rassemblés (Lat. Colligere) dans des boites, étiquetés en catégories étranges, cueillis à l'aube et séparés de l'arbre de la vie par ceux qui nous précèdent.

La Pensée et l'Ego ont toujours divisé le monde. Les pièces du puzzle n'offrent qu'une vision partielle à nos âmes égarées. Tout est possible, le vrai comme son contraire. On ne discerne bientôt plus que la surface d'un monde opaque en passant le fleuve de l'oubli. On s'habitue, et l'on finit par accepter souffrir ce que ce monde souhaite que l'on souffre. Les réponses ne sont jamais ni profondes ni tout à fait satisfaisantes. Et aucun philosophe n'a jamais su convaincre d'une Vérité incontestable. Quand l'heure de la mort approche, on n'y redoute qu'une fin incontournable ou d'improbables paradis ou enfers.

Alors peut-être que le mot "se recueillir" contient déjà en soi un merveilleux retour vers notre fruit Originel qui pourrissait sur le sol.

Par delà toute idée de Chronologie ces secrets, enfouis au fonds de nos propres tombeaux, se découvrent en chacun quand l'heure est venue. Ne brusquez pas la Vérité qui frappera à votre Porte. Elle a rendez-vous avec chacun de nous, un jour. Quand il est l'heure.

Au milieu du Chaos, de tous temps comme de tous âges, quelques petites flammes résistent aux tempêtes. ils sentent en eux comme un appel à la Juste rébellion, cette vocation de l'Ange qui résonne depuis le tréfonds du Coeur et qui accueille profondément le discernement d'évidence de ce morcellement, comme un appel à l'aide face à ce Mental qui a semé aux quatre coins cardinaux, notre Conscience Originelle. L'Egypte Antique regorge de mystères et de clés pour comprendre les arcanes du monde et retrouver la trace des morceaux éparpillés de nous-même.

Comme ISIS, recomposant le corps de son bien aimé, le grand Puzzle du Monde reprend vie comme avant sa dispersion. On discerne alors, dans l'expérience du Feu Sacré, Toute la chaleur de l'Amour Flamboyant. Le Foyer du Monde se révèle comme n'ayant jamais été autre part qu'en nous même ni autre chose que l'Unité.

Enfin TOUT EST rassemblé en UN. Le complexe a vocation à la Simplification. Le Multiple à la Communion, et le nombre Parfait se découvre. Et il est d'Or. Mais l'Or attisera toujours les convoitise et la jalousie. L'heure de la Vérité est aussi l'heure du Courage. Il faut du courage pour être un Ange au milieu des démons.

Je vous invite à suivre votre étoile, à la lecture de ce texte ésotérique et vous convie à ouvrir le lien qui lui succède si votre Cœur a été touché, comme le mien le fut la toute première fois, pour en approfondir les quelques secrets. Il faut renoncer à l'orgueil de la pensée et de l'Ego pour trouver la clé et la serrure de notre Porte étroite.

Bon recueillement à vous, il suffit d'écouter, et soudain on entend...

Marseille, nov 2016 Chris le Gardien.

Le message de l'étoile Polaire...

Il est onze heures à la grande horloge de l'Univers, la Porte est ouverte et les élus sont conviés.

Car l'épée a déchiré les entrailles de la Femme et dans la "profondeur du Sein" la Parole est prononcée.

 

Le péché n'est plus et dans la nouvelle cité brillante, l'arbre de vie offre déjà aux baisers du soleil rénové son premier fruit odorant.
 
Le Prince du Monde, le Grand  Condamné de la première heure a expié sa faute et retrouve son épouse lavée de la tête aux pieds.
 

 

Bienheureux ceux dont la chandelle s'allume à la nouvelle aurore, bienheureux ceux qui ont ouvert leurs yeux à la lumière qui éclate triomphante au Coeur de la Nuit, à l'heure promise du renouveau.
 

 

Le fils se place sur son trône et envoie aux quatre coins du monde ses serviteurs fidèles charger de cueillir la moisson.
 

 

Une heure encore est laissée à toute créature, un temps bref, mais décisif : celui qui a des oreilles pour entendre peut encore changer de direction et accourir à la Vie en abandonnant la Mort.
 

 

La Coupe est offerte à tous, mais le vin doit être bu volontairement, conformément à l'antique sagesse que le silence a conservée intacte jusqu'à ce jour.
 

 

Maintenant les lèvres sont déliées et il suffit d'écouter pour comprendre chaque chose.

 

C'était d'abord le SIGNE, ensuite ce fut le SYMBOLE, aujourd'hui s'ouvre l'ère de la réalité.

 

Paix à tous et joie à chaque être juste.

 

 

 

Alexandrie d'Egypte 1927 Introduction à la Magie, UR 1927
 
Maintenant les lèvres sont déliées...

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Publié le par Chris Le Gardien
Lever l’Encre de ses rêves...vers la rive du Coeur

C'est un beau cadeau que les phrases silencieuses ou chargées de symboles, car elles vont bien au-delà de ce qu'on ne peut plus dire. Le Cœur est cette autre rive de nous-même. Une rive qui n’est pourtant jamais étrangère. Le Cœur a un langage sans forme mentale, que nous ne comprendrons jamais avec nos mots, car la pensée est un mur. Le Cœur est le lien direct entre Terre et Ciel, qu’ aucune forme ne peut traduire.

Le Monde ne trouvera de paix durable que dans le Cœur de chacun de nous. L’infini ne se réduit pas à un carcan. Il le dépasse, il rayonne par-delà ses frontières.

Vouloir l’emprisonner dans des formules contenues, c’est le couvrir d’une armure vulgaire. Ce que je fais pourtant ici en tentant de le décrire.

Le mot tente imparfaitement une traduction de l’invisible, du sans forme. Au principe du monde, je cherche à être fidèle au Verbe Initial, mais je ne peux que l’approcher sans pouvoir le confondre. Car on est déjà dans la forme des ombres et l’encre est toujours trop sombre pour rendre compte de la Lumière dont elle s’empare. En la traçant on la corrompt. Tracer le Verbe c’est le trahir. Le Verbe ne s’incarne dans aucun trait de plume. Les seules plumes qui garnissent le monde sont les ailes qui nous élèvent, et elles sont muettes et contemplatrices. Alors nous pénétrons vraiment au Cœur de l’Unité. Tout en Conscience, l'Instant nous inspire un vol interminable.

Aucun mot, aucun plaisir ne peuvent être une fin. La vraie fin ne se consomme pas. Notre Mental y fait barrage. Et cet Ego sans doute nous affaiblit sur la voie des étoiles. Le Mental nous fait croire et faire beaucoup de choses qu'on ne voudrait pas.

L’important, est de laisser passer, au travers les sons et les lettres, un peu de ces rayons majestueux et de comprendre que cette Joie reçue n’est qu’une si petite et infime portion de la Joie absolue qu’on reçoit alors. Les passeurs de Lumière ont cette vocation sans doute. Permettre à l’autre autant qu’à soi-même de com-prendre, le temps d’un voyage inouï, un peu de cette Nature qui nous échappe dans le temps et l’espace profane.

Comprendre, c'est reconnaître la spontanéité de la Vie sans la forcer à s'adapter à nous, mais en la laissant couler d'évidence en son Cœur.

Comprendre c'est ne jamais laisser une interprétation fausser le sublime de l'Instant Juste. Le Silence seul sait en rendre compte.

Comprendre ce n'est pas disséquer et se perdre en solutions savantes. C'est faire Un avec le monde et l'accepter, même dans son chaos.

N'attendre rien que l'évidence ne révèle. Voila ce que le Cœur épelle. L’Amour à l’état brut. Hors de toutes les barrières communes connues. Sans violence. D’évidence en évidence. Comme un retour naturel vers Soi. Tout combat pour aimer est pure perte. L'Amour est une porte ouverte. Pas une effraction.

Les mots alors témoignent du sublime endormi de nos belles âmes et en révèlent le Principe Sublime. Ce sont des baisers charmants qui nous ramènent à la Vie-Une. Comme le désir nous promet le plaisir des 7 ème cieux, présage d’éternité, la Beauté est une explosion de Joie. Une Révolution du Cœur et de la Vie. La Beauté du Monde est déjà en nous...il suffit de la rappeler.

A la verticale de Soi, nous nous libérerons de la plate horizontalité du monde.

Le Rêve est le Plan. Et tous les initiés au voyage, ont ressenti un jour l'appel onirique, de l'autre côté de leur propre reflet, de l’autre côté de cette rive, aux mystères sans fin.

Il peut toujours s'adapter à la vie ordinaire

En se noyant de bières

Mais le marin à l'appel de la mer

Ne reste jamais longtemps à terre.

Le Passeur, comme le poète sont nécessairement en lien avec l'invisible, dont ils comprennent d'intuition tout le Sacré de la Force. L'espérance consacrée dans l’espace du Cœur, c'est l'étoile qui fend l'obscurité de la nuit et qui témoigne à jamais de l'omniprésente Lumière.

La Force, c'est la Conscience de notre Invisible entre les formes visibles.

Il faut faire des trous dans la Matrice matérielle, pour respirer un peu le parfum des fleurs, de l’autre côté, derrière les couches des Mortelles attitudes. C’est ainsi qu’on touche l’Essence du Monde et des formes.

La Poésie est un véhicule tracté par des anges, qui font voyager le sens vulgaire vers l’Essence sacrée, le temps d’un aller-retour, chargé de joie mais aussi d’un peu de nostalgie.

Car il y a de la Nostalgie quand on revient des Pays des rêves. Je ne dis pas frustration, car celle-ci est Mentale. Et c’est bien l’écueil à éviter à tout prix : passer de la Joie à la tristesse. Les terres d’en bas sont forcément si ternes au regard des Sublimes et informes Essences Initiales. La pensée met le bonheur en conserve. L'âme seule le cultive bio.

La Foi nous protège des effets immobilistes de la Peur que le Mental abonde. Imperturbablement, la Foi garde la trace et le souvenir vivant du Verbe. Le Cœur est un vase qui maintient les effluves de la Joie éternelle, comme une carte postale animée de cette rive lointaine. Aucun voyageur de retour à la maison n’a jamais douté de l’existence des contrées traversées. Elles vivent en lui, sans qu’aucune frontière, ni d’espace ni de temps, n’en n’altère la réalité éprouvée. L'absence de peur est un suicide, mais la Confiance, que la nostalgie renforce sous la pression des rives, confirme notre re-naissance et notre compréhension. La Foi tient la Confiance à son plus haut niveau de résonance et d’attraction à l’Initial.

Percer le Cœur de l'Essentiel, est la pire et la plus belle épreuve de tous nos voyages car nous sommes bousculés et apaisés à la fois. Le Monde passe au travers nos Cœurs perméables, filtres permanents de sa Beauté. Croyez en l' immortalité de l'invisible, nourrice des formes. Nous en Sommes, au principe et à la fin, les sujets et les Artistes.

Re-connaitre notre Ego pour le dissiper, c'est ça le sublime challenge. Dissiper les murs imperméables dressés par l'Ego, faire en sorte qu'il ait moins d'emprise sur Soi, et libérer la partie la plus authentique de nous-même par ce travail parfois si difficile. On est si isolé dans cette entreprise qu’elle en devient périlleuse. Et les obstacles qu’on tente de supprimer, sont générés par celui-là même dont on veut renverser la puissance. Et plus nous nous décourageons, et plus il se renforce. Et plus la colère gronde en nous, et plus nous opacifions nos pensées et nos mots. Et le Monde alors redevient un amas de causes et d’effets, absurdes et terre à terre. L’ombre est projetée sans plus aucune conscience de la Lumière qui pourtant lui prête vie.

Tout est insensé, mais tout à un sens. L'ordonnancement nous pousse à nous en rendre compte. C'est tout.

A mesure que nous élevons nos vibrations, l'Ego se dissipe. Mais dès que nous les rabaissons, il se cristallise et se renforce.

Mais ça reste nous même : nous sommes le degré de vibration que nous méritons. Nous sommes pleinement responsables de tout ce qui nous arrive et rien ne nous prend au dépourvu. Tout est actionné par nous, plus ou moins consciemment. C’est ainsi qu’on réconcilie en Un les polarités contraires, en reconnaissant depuis Soi, l’Unité du Monde.

Il n’est ni bien ni mal, ni droite ni gauche, ni haut ni bas, il n’est qu’Une Essence, depuis laquelle nous partageons l’immense expérience de notre Liberté. Cette Liberté Sacrée que nous conquérons à la mesure de notre Conscience. Un jour viendra, où le désir de possession ne primera plus le partage du désir. Aucun Soleil n'a jamais déserté sa nuit la plus sombre. Tous ces siècles de vies inhum-Haines, se dissipent au gré de la claire Conscience de notre propre éveil.

On peut douter de tout y compris de soi-même, mais un murmure discret et affectueux nous ramènera toujours sur le chemin de notre Cœur.

C'est ça la Richesse de la Vie : l'Expérience de la Conscience et son élévation personnelle. La confiance se mérite et elle est d'abord un fruit qu'on cultive seul, au milieu des autres et qu’on porte à maturité à force de soin et de Conscience. Car on est toujours seul quand on contemple la Beauté. L'Amour se révèle dans le Silence de notre saine solitude. Il se partage alors à l'infini et en Liberté.

Considérez la Vie facile comme un piège tendu et une fausse direction. La vraie Liberté est d'éprouver ses limites, en Conscience. Il passe si vite le temps pour qui s'y confond. Et un jour...on est précipité malgré Soi vers ce tombeau sombre d'humilité forcée.

Notre corps comme nos mots sont plaqués irrémédiablement à la platitude de nos sens butés.

Mais, de l’intérieur du Cœur, le corps s’anime, comme la polarisation sensible de l'âme. Le challenge consiste à vibrer de l'intérieur. Alors comme un diapason, l'onde se répand partout.

La douleur est une résistance, le refus de l’appel à la Beauté ou son appel lui-même quand nous l’entendons derrière les murs que nous ne résignons pas à abattre. Combien d’entre nous restent prisonnier des formes, enfermés dans la tanière la plus ténébreuse malgré le souvenir de la Sublime Joie dont ils sont séparés depuis si longtemps déjà.

Aucune peine ne nous laisse indemne. Mais au fond de nous, un pan se lève sur ce que nous tenions caché, malgré nous: notre belle Humanité.

Nos fêlures se partagent avec ceux qui sont sur la même "langueur d'onde". La Lumière traverse nos ombres et nous éclaire alors, en Conscience. Une fêlure flirte autant avec l'enfer qu'avec le Ciel, mais une fêlure vaut mieux que l' imperméabilité totale à la Beauté et le refus d’un voyage pourtant si nécessaire.

La sensibilité est une faille qui fait souffrir sans doute. Mais c'est aussi l'issue qui nous rend libre de l'obscure absurdité humaine.

La langueur n'est pas un effet de l'âme mais la cause de son enfermement. Aucun instant vrai n'a jamais été un frein au sourire.

La vie est un grand sourire

L'Instant est un grand rire

Le chagrin c'est un truc d’âmes mortes...

Chassez l'austérité immobile. Voyagez...

Dans un monde où rien n'existe, que sous forme de vibrations et d'énergie, qui peut prétendre discriminer entre le virtuel et le réel?

Un jour peut-être la douleur est telle qu’on finit par Com-prendre l’invisible remède à l’absurde caverne. On a tous rendez-vous avec des mots qui nous attendent quelque part, à l'ombre d'une reliure fermée depuis longtemps ou par la bouche de personnes croisées au hasard de nos vies.

Il faut discriminer entre ce que la société déforme en nous, et l'être véritable qui s' en détache et s' en libère. C'est ça la Conscience. Le réel n'est pas uniquement la partie perceptible. Son domaine d'action est infini et échappe au champ d'une Conscience trop étroite.

On doit parfois se rendre à l'évidence des filtres grossiers qui nous isolent. Les doutes sont des moments d' imperméabilité passagère. Ils sont des mensonges qui défigurent l'Instant et la Paix.

Prendre de la hauteur, c'est se donner la chance de voir ce que les autres ignorent toujours depuis leurs basses vallées. Peut-être que les rêveurs ont une longueur d’avance. Non ceux qui dorment sur la paillasse de leur grotte, mais ceux qui en sortent et se révoltent. La juste rébellion qui trouve l’issue de Soi entre les Pierres brutes de la Vie et s’ouvre un passage étroit qu’il franchit à la force de son seul Cœur. Les contes ne sont pas que des rêves. Parfois les nuits sont plus lumineuses que nos jours. Il faut oser é-lever l’encre de nos rêves...

Puisse un jour nos enfants comprendre ce que nous sommes, grâce à l’exemple de nos voyages et à nos carnets de bord, et non ce que la société a fait de nous en nous rendant sédentaires. Alors ils seront guéris des maux de leur père. Alors ils oseront appareiller à leur tour.

La Vie est un pèlerinage, Juste et Parfait, malgré toutes les embûches qui la jalonnent, même si le point de départ est aussi le point d'arrivée, nous ne redevenons jamais tout à fait les mêmes ni ne revenons au même port d’où nous sommes partis.

Le vieil homme, que nous étions, qui s’était accoutumé à la pénombre accouche de lui-même et redevient l’enfant éternel. L’Éon est un Homme de Lumière. Il EST, constitué du Verbe Initial qu’il n’a plus besoin de nommer. Il EST l’Amour au commencement et les ténèbres ne peuvent plus le saisir. Il a foulé au pied l’origine de ses tempêtes et les a vaincues.

On a toujours 3 ans, quand on fait vibrer le Monde. Faut-il mourir à ses anciens rêves pour renaître en de nouveaux? L’enfance ne vieillit jamais. Elle renaît en chacun de nos éveils. Et voilà ce que chacun de nous pourrait dire en Conscience à ses parents ou au vieil homme qu'il est devenu : "sais-tu pourquoi je ne crois plus dans la majorité des hommes maman? Parce qu'ils ont sali ma robe blanche et brisé mes ailes d'ange et ma barque sacrée."

L'émerveillement n'est pas une seconde nature. C'est l'essentielle. Celle qui donne la couleur aux formes fades. Car si l'extérieur mène à la Beauté, c'est l'Intérieur qui la consacre, c'est l'invisible qui nous touche. L’œil y pénètre à la mesure de son Cœur. nous devenons le Monde extérieur, il n’y a plus de distance entre observateur et observé. Même plus une vitre transparente. Tout EST Ré-UNI. Aucun mot n’est plus alors nécessaire dans cette communion inter-active. Une connexion directe et intemporelle suspend le temps et nous pénètre d’une Joie profonde et incommensurable. Inexprimable car inexprimée, juste ressentie dans l’Instant Vrai. Le Poète en ressort et s’empresse alors de prendre sa plume, conscient du travail inachevé que sera son Œuvre. Mais il veut d’ « Écrire » et Témoigner au Monde sa Vision Sublime. C’est bien la moindre des choses pour une belle âme de vouloir partager l’Espérance de l’autre rive.

Mais il faut s'accepter jusque dans ses extrêmes faiblesses. C'est ainsi qu'on développe la Conscience éclairée de sa Force.

La Joie ne se contemple jamais elle-même. Elle exulte, elle vit jusque dans les vibrations les plus basses qui la transportent en son contraire la Tristesse. Elle passe de la Lumière à l’ombre et de l’ombre à la Lumière, et c’est ainsi qu’on gravit chaque marche du grand édifice de la Vie, en perpétuel mouvement vers Soi et les autres. La dispersion nous rassemble si notre Cœur se réveille.

Celui qui sait rendre compte de la Beauté est un messager du Ciel. L'Art est Œuvre Céleste, qui ne parle pas à tout le monde, mais qui est l'Essen-Ciel sur Terre.

Le problème du Mental est qu'il brille plus qu'il nous éclaire. L'intelligence éblouit, mais seule l'intuition met à jour la Vraie Lumière. Le Temps est Conscience des ombres, mais ce qui nous manque le plus, c'est l'inconscience d'en franchir les murs immédiats, à la rencontre du foyer du Monde.

Fous...De Joie, nous bousculons l'ordre des choses, et révélons la Présence de l'Unité, derrière le désordre du Mental. On ne soupçonne pas à quel point le bruit du monde, auquel on s'associe par imitation, nous cache la Beauté de son Silence.

Apprivoiser la Magie du Sublime, c’est toujours se mettre hors du temps. Voilà un programme de puissante folie. La folie est une Saine Vision, la seule Porte qui ouvre à l'homme les voies de l'Essent-Ciel. Les gens de raison meurent d'un trop plein d'accessoire. Le paradoxe est qu’aucun Être humain n’a jamais tenu dans la durée. Le paradoxe de la raison, est qu'elle nous propose le meilleur des conforts, en nous rendant prisonnier des formes.

L'intellect ne peut concevoir l'Unité, car il est un produit de la dualité Mentale. L'intuition seule peut rendre compte du vrai Silence. L’Intuition est la seule barque qui nous mène sur l’autre rive et nous ramène, en Joie.

A moins d’anticiper la mort, aucune Vie ne doit conduire au Suicide, même temporaire. L'Espace de notre Cœur est une alternative entre vide et plénitude. On n'a pas le droit de mourir avant d'avoir pleinement vécu. Le bonheur n'est pas une promesse, mais l'Instant qui s'incarne jusque dans la douleur qui libère.

L'Instant ne connaît ni regret ni angoisse. Il est la communion du Ciel et de la Terre. Il ne s’agit pas de vouloir traverser l’étendue d’eau qui nous sépare de nous-même et de s’échouer pour toujours de l’autre côté du grand Mystère. Mais d’en revenir les yeux pleins de sa Lumière. Voilà l’Enthousiasme ! L'Enthousiasme, c'est la Lumière de cet Instant Magique qui imprime alors chacun de nos mouvements. L'Enthousiasme c'est la Vie Reconnue.

La méditation, qui permet de contempler l’invisible rivage, n’est donc jamais une fuite. L’Instant ne tue pas le Temps. Il ne fait que le suspendre, et temporairement !

Oui, l’Essence donne à l’Éphémère le goût de l’Éternité. Mais elle ne tue pas l’Éphémère, même illusoire elle le transcende pour Agir. L'impermanence du Monde n'est jamais laide, quand elle laisse passer toute la Beauté Originelle dont elle s'inspire.

La méditation permet d’apprivoiser la Forme et de lui donner du Cœur. Bien méditer c'est se mettre hors de portée du Mental, lui fermer la porte au nez.

Tout est illusion sans doute, mais le réel ne se nie pas, il se féconde. L'Évidence, pure expression de l'Instant Juste et Parfait, est toujours calme et joyeuse. Ici et maintenant, nous sommes à l'abri des tempêtes, au milieu du tourbillon.

On n’immortalise pas l’illusion on ne s’identifie plus à elle. Ainsi on se sait immortel. On plonge au contraire dans le monde. On y creuse des failles, on le rend perméable à la Vision du Cœur. On transcende le Visible en découvrant en lui les innombrables rouages sublimes dont la physique quantique témoigne peu à peu des mystères. La vraie richesse, la vraie diversité, n'est pas de vivre au milieu des sages, mais de le devenir et de rayonner au milieu des imparfaits en trouvant les bons outils pour transcender nos faiblesses, les yeux riches d’une Lumière vécue qui nous féconde.

                                                                       ***

 

Rien de ce que nous voyons n’est inerte. Tout est bien vivant sous d’autres formes, d’autres connexions multiples.

Le feu dévore le bois. On l'imagine détruit, disparu? Mais derrière la ligne de notre vue limitée, ses atomes nourrissent déjà une nouvelle forme.

Toutes les âmes s'intriquent

Comme des gouttes uniques.

Aux destinées magiques

Dans l'océan Cosmique.

Seules les gouttes d'eau qui plongent dans les profondeurs de l'Océan , échappent aux tempêtes de sa surface. Pour autant faut-il nier la force de la tempête ?

Notre Univers est une intrication de Vies extra-ordinaires, qui nous fait à la fois prendre conscience de notre petitesse tout autant que de notre grandeur.

Tout EST Vibration est rien ne meurt sauf le champ des formes dont nous ne dépendons sans doute pas. La raison est mentale et duelle. Seul l'Instant nous fait découvrir cette Magie. Le Tout s'y révèle en plénitude, sans cause ni raison, ni plus d espace ou de temps. Faut-il raison garder? Je crois qu'il faut raison perdre au contraire car là est le sentier du milieu. Seuls les fous savent mettre de côté l’illusion commune et s’animent de l’autre monde. La jolie version originale du Connu. La Folie n'est pas l'enterrement dans nos habitudes profanes, mais leur libération. Et qui n'a pas un brin de folie n'apprendra jamais à voler.

Comme une vague à l'âme

Kidnappant nos fonds paisibles

La déferlante se brise sur le sable

En s'échouant asséchée

Sur nos rives mentales

La Beauté ne se raisonne pas. Elle résonne, sur les parois de l' âme authentique, et malgré nos démons. Celui qui ouvre les yeux au foyer du Monde, a déjà commencé à ouvrir son cœur. Il n'est plus en surface mais a plongé dans ses racines.

La Beauté s'affranchit des frontières du réel. Elle rayonne partout, depuis nulle part, cette Vibration essentielle qui se déduit du Cœur. La Conscience chasse alors la Vue étroite du Mental, et rétablit l’Équilibre et l’Axe Sublime Perdus, sans plus une once d’Orgueil. La Conscience de l'Instant Juste fait remonter en nous les trésors enterrés.

Après les pleurs, vient le temps de la Vie. Et la Vie est une mère qui, sur l'axe du Monde, sèche les larmes de ses anges égarés. Toujours.

La pensée ne peut pas franchir la porte de l' infini. Il faut apprendre à la laisser au vestiaire et entrer nu dans l'Instant Sublime. L'Espace consacré n'est pas borné. Il est une invitation au voyage. Cet espace consacré, c’est l’Univers qui résonne en notre Cœur et qui nous appelle.

La vraie Liberté est à la Source de la Vie. Là où s'exprime l'humilité, l'âme se déploie en Vérité. Ni plus haut, ni plus bas, ni ailleurs.

L'Harmonie est la réconciliation des contraires. Le fruit alchimique de la dualité acceptée. Le jaillissement de la troisième voie perdue.

Alors, du Complexe incroyable des formes, nous mesurons l’extrême simplicité de cette Unité mouvante de champs vibratoires. Les scientifiques, les rêveurs et les amoureux se retrouvent  sur le même terrain expérimental. Celui de l’Intuition éprouvée. Au fondement du Verbe. Les hommes et les femmes de Foi, n'ont pas d'autre fin que de proposer au monde une autre dimension de lui-même. Cette dimension c’est l’Amour. Non son concept ou son absoluité. L’Amour Agi que la Lumière de l’autre rive nous permet de résoudre, ici et maintenant. Dans ce même espace jadis de désolation.

Et, la plus belle des déclarations n'a besoin alors que de Silence partagé. Le Verbe Initial est un Océan sans mots dont chaque vague clame un je t'aime.

                                                                       ***

 

Aucun amour présent, passé ou futur ne mérite plus la haine. Tout change mais l'essentiel reste à jamais, là où il n'a jamais cessé d'être. Les corps peuvent alors toujours se substituer les uns aux autres, mais les âmes sont permanentes et se mêlent à l'infini. Tout ce qui divise doit en revanche être observé en Conscience avec notre plus grande attention. Et les rapports entre amoureux ne dérogent pas à la règle, bien au contraire.

Quand l’âme et le corps se juxtaposant, le Cœur s'illumine de l'Instant.

On se retourne cachant sa larme

Pour rien ternir

Des joies d'Ici

Il faut avancer

Seul Devant n'appartient qu'à Soi

Qu'on nous suive Ou pas

On ne perd rien Même pas soi-même

Tout est là Quelque part

Où le courage nous mène

Pas après pas

On ne s'arrête pas

On vit comme on avance

Messieurs saurez vous ce qui consacre une princesse? Ce n'est pas sa naissance ou son rang, mais sa Recon-Essence et son Cœur.

Fragile, ni le vent ni la pluie n’abîment tes ailes

Seuls les hommes sacrifient ta beauté

Entre leurs doigts chasseurs, pour t'admirer.

On se comprendre dans le silence Intime : c'est si beau le Silence de deux âmes qui vibrent et qui se reconnaissent. La sensualité n'est pas une masturbation à deux. C'est une Mélodie Sacrée qu'on se révèle l'un par l'autre. Même sauvages nos âmes s'apprivoisent, le temps d'un amour en Liberté. Si l'Amour à un sens, il coulera toujours au milieu de nos rides.

Vous n’êtes pas des propriétaires. Vous n’êtes pas des rois sur terre. Personne n’appartient à personne et il est triste de le croire, car alors l’exclusivité fait perdre le sens du partage et de son immense richesse.

On ne peut tous s'appartenir car nos âmes sont libres et nos chemins si courts. Mais reconnaissons-nous en route, et saluons-nous toujours.

Car, chaque pas, chaque marche est une belle aventure, une rencontre de Soi au travers l’autre et inversement. Nous nous heurtons mutuellement aux difficultés de l’autre et de nous-même et chaque blessure, chaque caresse, nous permet d’avancer.

Il n'y a qu'une chose que vous puissiez dire ou écrire derrière le dos d'une femme. L’Amour! Tout le reste est fantaisie ou mensonge. Vos mots, même imparfaits la couvriront d’un vêtement transparent, celui du désir de commun-Ion.

En Amour chaque journée se remplit de l'autre, comme le soleil baigne le vide. La main est le plus beau messager de l'âme. Elle en polarise l'énergie et la cristallise en caresses, l’une dans l’autre.

La chair n'est rien si les corps ne vibrent pas à proportion des âmes. Toute la Beauté s'y déploie, comme ce Rayon venu d'ailleurs.

Nos sens ne connaissent plus alors aucune platitude. Comme nos grains de peaux qui se hérissent, l'Essence y chante au travers leurs reliefs exquis. Nous avons ramené dans nos bagages des souvenirs exquis du voyage. Le Sens de l’Amour. Et nous en proposons pour nous-mêmes la plus originelle version. La Grâce c'est le réveil de la Beauté au travers la forme, sa transcendance ultime. La Grâce ne se concilie pas avec la vulgarité d'en bas, elle porte le témoignage vivant de la Lumière de notre voyage.

Les polarités mâles et femelles fusionnent alors chacune l’une dans l’autre et sans effusion ni douleur. Voilà les prémisses de la Joie tant attendue. Voilà l’expérience du Voyage Céleste. Et quelle plus belle nostalgie que procure la redescente, et quelle plus belle promesse que de vouloir se projeter à nouveau. L’Amour physique n’est jamais que vibratoire, mais c’est la plus haute vibration qui nous rapproche de l’âme et nous en rappelle la plus grande des joies. Nos souvenirs gardent les parfums vivants, car leurs vibrations ne connaissent pas les frontières du temps.

Celui qui a aimé du plus profond de l'âme, peut oublier un peu, bien sûr sous la pression du monde impie. Mais il gardera toujours la trace de l'éternité qui habite son Cœur. Une âme qui a voyagé n'en quitte jamais une autre. Car il n y a plus d'espace assez grand pour délier des Cœurs. Le bonheur sur terre ne consiste pas à retenir ceux qu'on aime contre le courant de leur propre liberté mais de croire en l'immortalité du Lien.

Au travers nos yeux, l'âme révèle sa présence éternelle. On pourra perdre la vue mais le Cœur gardera toujours la trace de ce qu'on a aimé.

L'Amour ça ne s'en va jamais. C'est nous qui partons. Où partir et comment? Puisque l'âme n'a pas d'espace où fuir, quand elle aime vraiment. On ne meurt pas d’Amour, on en vit. Éternellement. Rien de ce que vous aurez aimé ne sera plus jamais séparé de vous. Rien ni personne. Mais ne possédez pas ce lien comme on possède un bien. La Liberté est un lien invisible qui ne retient pas mais qui préserve à jamais la Beauté de l’innocence partagée. Qui a connu l’Amour n’est plus jamais comme avant. Il sait que cette Vibration lui ouvre les portes de l’Éternité. Et ceux qui vibrent comme lui sont indissociablement et fraternellement soudés, par-delà les frontières et les limites du Temps. Ils ont franchi ensemble, en Conscience, les murs qui les séparaient du Verbe. Ils ne sont plus dans la Théorie de l’amour, ils sont devenus l’Amour. Ils ont visité les contrées initiales qui les avaient vu naître. Chacun de nous y est né, et nous sommes tous jumeaux de Cœur.

Par-delà les souvenirs que le temps couvre de poussière, demeure encore et toujours l'Essentiel. Apprendre à finir, quand l'amour s'enfuie, c'est lui donner une chance d'immortalité. Au calme du respectueux et tendre souvenir, comme une photo en noir et blanc, notre Cœur le maintient à jamais vivant et en couleur.

La fatalité du changement ne dépend pas de nous. Il faut accepter la mort du papillon et célébrer la Vie qui continue.

Il faut continuer à croire en l'amour, même quand l'amour ne croit plus en vous. Ne vous attachant à rien, ni personne, néanmoins ne cessez d’aimer. Tout vient et part mais Tout demeure à jamais ancré dans le Cœur. L'Amour ça ne s'en va jamais. C'est nous qui partons. Et seule la Liberté rend à l'Amour son originelle direction. La Vie est un très long voyage. Qui peut donc en vouloir à ceux qui perdent la trace de l’Amour ? N’en sommes nous pas trop souvent séparés ?

Bien sur, aussi imparfaitement que les mots, nos corps doivent être perméables au Sublime que sous tend toute relation, car le danger est de vulgariser la sensualité à son niveau le plus profane. Tout n’est encore ici qu’un Sublime en Liberté, hors les griffes de l’Ego et de ses cages. C’est là la seule limite entre l’érotisme et la pornographie. L’un a les ailes de Cupidon, l’autre les griffes du Démon et une grande cage.

Gratitude et amour marchent ensemble à jamais. La haine et la jalousie sont les pires plaies mentales que l'homme puisse produire.

La passion peut être un feu brûlant qui nous consume, ou un feu chaleureux qui nous réchauffe.

La Passion est donc une alternative selon ses capacités de rêver et de maintenir son rêve hors de portée de la « Maladie Mentale » qui aliène notre Cœur. Soit on se nourrit, soit on se dévore.

Être vivant, c’est ce supplément d’âme qui ose le Voyage. La laideur, toujours suspecte, est une invitation à rectifier sa Conscience, à persévérer encore et sans défiance. Les petites guerres de l'amour qui nous rapprochent un peu chaque instant, valent mieux que la guerre des hommes qui les en éloignent.

                                                                       ***

La Foi reste la Lumière du rêveur. Elle illumine les chemins les plus sombres de sa réalité. Un ange s'est posé sur ton épaule pour te murmurer l'espérance. Écoute-le, c’est la voix de ta Conscience. C’est l’invisible qui te parle. Et c’est invisible, c’est encore Toi. Et l’autre rive n’est jamais qu’en toi, à jamais.

Larguons les dernières amarres qui nous empêchent de quitter la rive étroite de notre Mental. Il est l'heure, quand l'évidence nous y invite. Ne nous laissons plus enfermer dans nos vieilles limites. Notre esprit à vocation à l'infini, dont il est provisoirement détaché. Nous ne serons jamais nous même, tant que nous n'aurons pas libéré notre nature immortelle,en Conscience, du Chronos et de ses formes mobiles. L'Instant, c'est l'Amour à l'état Pur dont la nostalgie se perçoit en Conscience et qui rétablit la Confiance perdue.

L'humilité la plus profonde, Mène à l'immensité du Monde. Cette humilité est bien un voyage à la verticale de Soi. Car il n’est de rive lointaine qu’horizontale.

Personne n'a le monopole de la perfection, et c'est peu dire, mais nous avons un Cœur et c'est lui qui nous donne le sens de l'authenticité. Il faut partir du postulat que tous les hommes sont bons. Car ceux qui vous déçoivent ne doivent jamais occulter votre espoir d'humanité.

Nous sommes des Instants d’âme et des actions d’âmes nobles sont possibles, en pleine Conscience. La force du félin n'est pas sa cruauté, mais sa droiture instinctive. Jamais trop ni pas assez, juste lui-même. Verticalement droit !

En nous révélant la partie la plus invisible de lui-même, même s’il ne meurt pas, même s’il n’a aucun moyen d’échapper physiquement aux limites des lois physiques du monde, l’Homme éveillé dispose d’une Conscience Verticale éclairée qu’il peut traduire jour après jour. L’Être alors se confond avec son Agir. S'aimer soi-même, c'est espérer profondément en l'humanité toute entière en puissance, malgré tout ce qui nous entrave.

Celui qui vit pour oublier la mort, perd le sens de la Vie.

L’Humilité seule devine

Son essence divine

Retrouvant ses racines.

L’Exemplarité de son comportement et son rayonnement feront de lui un Guide, même anonyme, que tous nous chercherons à comprendre, pourvu que nous en percevions la Magie. Et tant pis pour les autres sans doute. Nos âmes s’aligneront l’une à l’autre, confondues dans une vibration commune.

Aucun homme n'est mauvais sans raison. Et la raison contre le Cœur, est sans doute la seule raison pour laquelle il s'entête et s'enterre. Un jour, il se rencontre vraiment. Car son Cœur ne peut indéfiniment nous échapper. Le mensonge de la vie n'est jamais que transitoire.

Leur tour viendra, de gré ou de force. Il sera l’heure un jour pour chacun de nous de transpar’Etre et d’Agir, animé et Conscient. Mais pas au même moment. Il sera l'heure de voyager.

Les livres, comme les âmes re-connues sont une rencontre du Cœur qui en connaît déjà intimement le contenu. Ils nous rassurent sur le chemin pour confirmer le cap.

Tu sais sur terre, le charisme marqué des belles âmes est aussi leur plus grand talon d'Achille. Mais c'est une fragilité somptueuse. On nous traquera bien sur, on tentera de nous tuer. Mais l’Amour triomphera partout où on voudra le faire taire, en acte ou en parole. Il passera partout malgré les murs profanes. L’Amour ne s’emprisonne pas. Jamais !

Hagards nos regards,

Détachés des communes visions

On se sent seul et perdu.

Mais en écoutant les signes

Reconnaissant l' Œuvre

On sourit.

Je continue de croire en la Beauté du Monde car, si elle me parle au travers l'Instant calme, je sais que chacun peut l'entendre en son Cœur. L'Exemplarité de la Lumière ne s'impose pas de l'extérieur, mais se re-connaît comme un jaillissement d'évidences intimes.

On ne devrait jamais laisser sa sensibilité dépendre des autres. C'est pourtant ainsi qu'on l'éprouve et qu'on l'affirme, en la renforçant malgré la pollution du monde.

En mourant à Soi-même, à chaque instant, on confirme sa propre immortalité. Soyez le courant de l’Évidence, sans système, sans préjugé. Retrouvons-nous sous l'arc-en-ciel, qu'on a un jour quitté, et retrouvons-y les vraies couleurs du Monde. Chaque seconde est renaissance et couleur. Sur terre, le sublime nous rend humble. L'humilité est pourtant la plus Sublime des simplicités. Elle nous rend à l'Essentiel du Monde.

Chaque pas peut-être une erreur, bien sûr. Mais il s'agit de marcher encore, jusqu'à ce que le Cœur éprouvé se retrouve.

Aucun papillon ne s'angoisse ni ne s'enorgueillit de la qualité de ses ailes. Il se contente de voler. Voilà son Bonheur. Parce que le courant de la vie est toujours plus fort que nos morts les plus certaines, croyons en la force de notre Instinct.

Nous sommes tous les petits morceaux d'Une Éternité invincible. Des navigateurs. Nos fragilités ne sont que provisoires, et nous reconduisent à la maison, le Coeur chargé de Lumière. Ne construis plus tes rêves de terre mentale, mais de pierres taillées puisées dans la carrière éternelle. La part de Lumière qui nous traverse est inaliénable. Aucune ombre ne s'en emparera jamais. On coïncide à son instinct d'âme ou l'on s'en éloigne. Et la seule mesure qui doit nous servir de guide est l'évidence qui jaillit de nous. Ne permettez à personne de vous imposer votre direction. La seule boussole qui vous guide est dans votre Cœur. Parce qu'aucun instinct d'aile ne mérite qu'on abrège son vol...vivez votre saison; Servez l'instant qui vous élève. C’est le vôtre.

Notre âme n'est pas qu'un concept d'homme perché. Nous l'incarnons chaque seconde. Il reste à coïncider parfaitement avec elle, en Conscience.

Quelle que soit la difficulté du chemin, la Sérénité n'est pas tant l'addition d'expériences accumulées que l'Instant Éternel du Soi retrouvé replacé dans le contexte d’un temps apaisé.

Nous ne sommes rien d'autre que l'étoile que nous suivons, à l’Appel de notre Cœur Originel qui n’est jamais une rive si lointaine.

 

 

Nous sommes tous emportés par le courant et la foi est notre seule ancre.

Bram Stoker

Il ne suffit pas d'être en vie, il faut être vivant .

Barjavel

Que les paroles se taisent, et que les actions parlent.

Saint-Antoine de Padoue

Je sais qu'en partant

Je ne laisserai rien

Mais qu'imparfaitement

Mes mots seront les tiens

Sur le papier vieilli

De mes années de vie.

Chris le Gardien

Je verse mon âme dans la vôtre, ne la refusez pas. Je rêve de vos rêves, je désire vos lointains.

Martine Le Coz

Connaître, ce n'est point démontrer ni expliquer, c'est accéder à la vision.

Antoine de Saint-Exupéry

L'espace d'une vie est le même, qu'on le passe en chantant ou en pleurant.

Proverbe japonais

Celui qui ne peut plus éprouver ni étonnement ni surprise est pour ainsi dire mort ; ses yeux sont éteints.

Albert Einstein

Tâchez d'aimer des âmes, vous les retrouverez.

V. Hugo

L'art de la connaissance, c'est de savoir ce qui doit être ignoré.

Rûmi

Là où il y a des rêves, de l'amour, et de l'inspiration, vous ne pourrez vous tromper.

Ella Fitzgerald

La vérité n'est vraie que lorsqu' elle est fraîche, originale, virginale. Il faut la découvrir et non l'apprendre.

Osho

Je suis trop sensible. Tout homme d’amour est un homme de douleur.

Yves Saint Laurent

L'amour n'est pas dans le champ de l'ego; Là où est l'amour, le moi n'est pas.

Jiddu Krishnamurti

Depuis toujours, j'ai travaillé à devenir un être humain.

Jacques Dor

L'Amour est un jardin. N'y entre pas si tu ne peux pas sentir Son parfum.

Rûmi

Les gens sont des miracles qui s'ignorent.

A.Camus

L'univers est comme une toile d'araignée. Si vous touchez un fil, toute la toile vibre.

Osho. L'harmonie invisible.

Le voyage est un retour vers l'essentiel.

Proverbe Tibétain

Je vais vivre et non plus exister. Il existe un sourire réservé à ceux qui savent.

Frédérique Deghelt

La richesse de la rose, c'est sa fragilité.

Roland Delisle

Je vous invite à visionner cette sublime vidéo qui est un voyage aux confins du Monde et de Soi-même.

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