Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Chris le Gardien

Chris le Gardien

Je suis né quelque part, entre ici et maintenant. Je porte avec la plus grande prudence un peu de notre lumière commune au travers mes textes et mes photos. Très bonne visite au gré de l’Évidence : La Lumière s'invite parfois, se reçoit toujours mais ne s'impose jamais. Voilà bien l'Essen-Ciel! Chris le Gardien.

Publié le par Chris Le Gardien
Fragiles mais radieux...

Les paradis artificiels ont le goût âpre du caniveau, une fuite qui sent la mort et dont on ne revient que difficilement.

Mais, si vivre est un mensonge, c’est un mensonge qui nous délivre toujours. Et quoique nous trouvions parfois ce mensonge délicieux en conforts ou en habitudes, il vient un moment où l’on se sent à l’étroit dans nos conformités et nos rapports étriqués. Il vient toujours un moment où notre âme bouge et se heurte à son propre épanouissement empêché. Alors, la somme de nos souffrances et de nos anxiétés finit par ouvrir des brèches insoupçonnables vers Soi-même. S’il y a une fin à la souffrance, c’est sa propre fin au profit d’un accomplissement auquel on ne s’attendait pas, et à auquel aucune science, aucun maître ne pouvaient a priori nous préparer. Le développement personnel et la pleine conscience de Soi au travers l’éveil subjectif de notre conscience se vit en solitaire. On peut être guidé dans l’approche, mais jamais dans le pas qui nous mène à notre propre Seuil. Ce pas là, se fait toujours seul, et d’évidence, en sentant l’appel de son propre Cœur, et sa plénitude, jaillir par l’une de nos failles profondes.

Habiter pleinement son Cœur, c'est fermer définitivement sa porte aux ténèbres. C'est terrible de fermer les fenêtres vers son propre Cœur ... car en se rendant imperméable à la Lumière, on se livre tout entier à l'emprise de nos propres ombres.

Tu sais, parfois on se rend pauvre, non en perdant ce qu'on a accumulé, mais en accumulant par dessus ce qu'on a perdu.

 

Upgrade ur Soul

 

Upgrade ur heart

 

Upgrade ur signs

 

You are blessed through ur weakness

 

You are stronger than your demons

 

You are the movement of eternity.

 

 

Il faudrait savoir mourir à tout ce qui nous pèse, et renaître à tout ce qui nous allège.

L'Automne est le symbole de l'impermanence, fauve et exigeant, loin de nous appauvrir, il nettoie toutes les poussières du monde.

Toute dépression dans la vie est une phase de maturation, une montée en puissance forcée du Cœur. Au bout de chaque ténèbre, la Lumière attend patiemment le retour de ses enfants. Voilà la Magie de l'impermanence et des saisons.

Le courage, ce n'est rien d 'autre que du Cœur qui se manifeste sur le rayon. Sans le Cœur, on ne se recentre jamais. La liberté, c'est la Conscience du Beau. On ne peut que le partager, sans vouloir le garder pour soi seul. Alors commence l'égalité. Elle n’est jamais forcée, elle jaillit sur le Plan d’une évidence, qui transcende la surface et ses contrariétés. On n’est plus positionné ou attaché là ou ici. On s’aligne sur un Axe qui n’a aucune définition exprimable.

En étant absolument libres de tout attachement, personne ne garde le pouvoir d'errer en spectre dans des régions sombres et extrêmes, en se maintenant de force dans un passé qui n'est pas Soi, ou dans un futur qui ne l’est pas davantage. Le Cœur nous constitue, rien ne peut empêcher notre Joie au Présent, sous son juste prisme. Car l’intemporel ressenti de l’âme, est une éternelle et immortelle jeunesse. Celui qui a compris l'Axe, ne vieillit pas. Il peut prendre des rides temporelles bien sûr, mais son éclat est éternel. La mort même n’est plus un obstacle, car il en a visité toutes les régions secrètes et intimes, de son vivant. Il EST AMOUR, et ne connaît plus l’attente car il EST, rassasié sur le Rayon. La Source ne le nourrit même plus : il EST aligné sur la Source ; mieux, il EST la Source : l’Axe Juste et Parfait du Monde, le Mystère inventé du Monde, Irrationnel et Magique.

Au contraire, en étant devenu raisonnable et attendu, l'Amour perd 90% de sa Magie. L'Amour est cette part de mystère qui se perd à l'age adulte. Retrouver son Innocence est un impératif que l'instinct d'âme ne perd jamais de vue.

L'abandon de Soi au profit de notre absurde condition mentale dominante, nourrit nos causes extrêmes et nos effets relatifs. Mais cet abandon est relatif et provisoire

C'est ça la fragilité : elle nous rend à la Force perdue ; elle nous protège ; mais elle nous rend aussi très vulnérables en ce monde. Mais, il y a dans chacun de nos sanglots un formidable espoir d'Humanité. Et cette Humanité nous grandit toujours, malgré la pression de la Foule !

Toute notre vie semble conditionnée par une fatalité qui nous fait disparaître derrière un masque temporel d'automatismes qu'on croit incontournables. Le gris n'est pas une couleur. Il est l'anti-couleur mentale de l'existence. On est gris et tristes quand on n'est que soumis et attachés. Loin de Soi, si loin.

Le temps est un contre instinct Mental, un frein au bonheur dont l'homme a la triste habitude. L'animal ne "chronomètre" rien. De même, la partie sauvage de l'âme est Liberté suprême. Aucune police extérieure ne peut lui dicter ce que son élan naturel ne lui murmure.

Notre âme aussi murmure. Certains yeux et certaines oreilles ne peuvent l’entendre. Mais un jour, on l’entend.

L'espoir n'est pas une projection : il est une porte entrouverte sur la Lumière du Présent.

L'espoir, ce n'est ni demain ni hier, l'espoir c'est aujourd’hui, en Conscience et en Magie!

Il n'existe aucune beauté de façade, sans un truc qui vous explose à la figure et au Cœur. Le Monde est bien plus qu’une apparence, même fausse. Le Monde est une cristallisation de l’intensité Universelle. Rien n’est anodin de ce qui paraît, car tout est un concentré de mystères prêts à se révéler.

Toute surface est une impression momentanée de l'Invisible. Ne méprisez rien de ce qui se voit, et n'oubliez rien de ce qui se perd, car tout est toujours là, à la clarté du Cœur ouvert.

N'oublie jamais:

Il y a toujours une petite lueur dans les ténèbres les plus opaques, quels que soient tes malheurs, pour rectifier ton pas, vers la seule issue de Secours qu'est Toi-même. Même dans tes plus profondes ténèbres, la lune témoigne toujours de la présence du Soleil. Ce Soleil n’a rien d’extérieur.

Au bout de chacune de tes limites, il y a un paysage sacré que le courage dévoile. Si tu peux toucher les étoiles, c'est que tu a reconnu qu'elles n'ont jamais été au-dessus de ta tête, mais dans ton Cœur. On ne court jamais qu'après un seul but : Soi-même.

Chaque jour est un saut dans l'inconnu, et chaque inconnu révèle sa part d'invisible chargé d'âme que la peur ne peut plus saisir.

N'oublie pas que ton regard va plus loin que tes yeux. On ne poursuit plus une illusion, quand on accomplit son Idéal.

Ces cages illusoires n'ont jamais eu que des portes ouvertes. C'est quand on s'en libère qu'on s'en rend vraiment compte.

Les promesses d'éternité sont absurdes, si on reste enfermé dans notre cage temporelle. L'éternité jaillit d'un Présent sans fin, qui surgit de l'intuition profonde, sans besoin de promettre l'intense joie qu'elle éprouve et partage déjà en Conscience, avec ses sœurs et frères à la Source commune. L'Instant est Joie. Il est Liberté, sans limite.

Voir l'étendue du possible sans y accéder serait un non-sens. L'intuition nous conduit à la bonne pratique d'un monde de Paix et de Beauté. Tout le monde a accès à la Beauté. Tout le monde. Personne n’en est exclu, car il n’y a aucun grade. Chacun chemine à son rythme, et à proportion de ses résistances et de ses passions.

 

Dans le Silence je te retrouve, là ou tu as toujours été : à la Source de Tout.

Les idées n’ont pas besoin des mots pour jaillir mais les idées ont besoin des mots pour être partagés. On partage les idées comme on partage l’Amour ; c’est une Source qui nous précède et nous survit et dans laquelle on plonge. L’Originelle et pure Essence se découvre ainsi grâce à nos mouvements. Un jour une porte s’ouvre. Et au seuil de l’Essen-Ciel, tout s’éclaire. Tout est clair pour l’intuition.

Apprenez à lire dans les arcanes du seul livre qui n'est pas écrit.

Oser … c'est vivre imparfaits. L'oiseau ne volerait jamais s'il avait peur du vide. Nous sommes de possibles erreurs à parfaire.

On ne peut suspendre le temps qu'avec la vigilance d'un Cœur en paix.

L’Intuition c’est de la compréhension claire de la Source-Une. Com-prendre n’est pas prendre pour Soi seul, mais partager, entre tous, depuis l’Essence commune et Originelle qu’on perçoit. A la Source, nous retrouvons la Lumière divine et tous ceux qui la perçoivent. Les mots sont les mouvements de l’immobile Beauté. Ils nous y conduisent comme des barques sacrées.

On ne s'humilie pas de ne pas tout comprendre, on est humble. On ne grandit jamais à vouloir tout juger, on est l'autre.

Certaines empreintes ne sont que des gouttelettes d'eau s'estompant aux rayons du soleil, d'autres sont les rayons du soleil.

Beaucoup de ceux que nous côtoyons au quotidien nous décevrons, et beaucoup seront déçus par nous, au temporaire, mais au bout du compte, on finira par les aimer. Et ils nous nous rencontrerons un jour, sur le rayon le plus Originel et commun.

Ces êtres qui nous touchent ne partent jamais vraiment. Ils restent intimement accrochés à notre histoire, car l'Histoire nous accomplit toutes et tous, par delà le Temps.

La Magie de la pleine Conscience libérée des souffrances que l'ignorance charrie, ne connaît plus ni vulgarités ni divisions. On habite alors pleinement l'instant, et toutes les formes vides se déploient en Beauté.

Le nouvel homme est entier, il est à la fois la somme de ses pérégrinations passées et l'Instant flamboyant qui le recompose.

L'expérience n'est ni bonne ni mauvaise en Soi. Seul l'attachement aux pans décousus de nous-mêmes nous freine. Se libérer du poids de nos malheurs, c'est considérer intimement l'Omni-Pouvoir de l'Instant, qui nous lie à la parfaite et juste cristallisation de l’Éternité.

Le Cœur nous berce, par-delà et malgré, les bruits insignifiants du monde. Dans la pire des cacophonies, gardez l'écoute, il a toujours quelque chose à nous dire. Hold the Line!

On filtre comme on peut la Lumière du monde. Mais ne pas la percevoir ne signifie nullement qu'elle ne se déploie pas. On fait l'erreur de ne croire qu'en son expérience matérielle, et c'est se fermer les portes du possible. Tout arrive à Soi quand on peut, et par des portes qui sont surtout intérieures, des brèches sous nos certitudes.

Chaque fil de nos parures sophistiquées est tissé d'invisible, amours simples, expressions de l’Éternité qui nous guide.

Sur la dimension du Monde des phénomènes, le Verbe murmure en nuances et en degrés. On n'est bientôt plus en lutte contre nos bruits extérieurs ; Un Monologue en connexion parfaite et alignée avec ce Tout qui parle en Tous, d'une seule et harmonieuse voix, résonne quand on l'écoute.

Écoute et accueille les indices et les intuitions de la Vie. Elles te conduiront vers ceux et celles qui te comprennent. Car, dans cette Beauté, nous Sommes, et ceux qui voient et entendent la Source, et s'y abreuvent chaque jour, Re-connaissent leurs semblables.

On exacerbe trop souvent le sentiment sublime au filtre de notre Ego qui le rabaisse, alors même que seul le Cœur en toute liberté est capable d'en apprécier la Beauté. qui nous élève.

un peu de Sublime à portée de nos yeux et tout le possible de la Beauté découvre l'infini. Rien ne fleurit en nous, qu'on ne contienne déjà en Soi : de minuscules mais infinies graines d'Amour.

Oui, on fait l'Amour chaque fois qu’on touche le Cœur du Monde. De corps ou d'âme, peu importe, pourvu qu'on y plonge.

Regarde la Rose : une Rose c'est de l'infini concentré. Une rose ça passe toujours, mais son souvenir est immortel, gravé dans la sève du Rosier Universel qui en cristalise la Beauté sur notre rayon.

Les mots sont comme les papillons. Ils paraissent éphémères, mais ils portent dans leurs ailes toute l’Éternité. L'Univers ne perd rien de ce qui passe! La Vie est transfiguration.

Les mots ne sont que les pétales des énergies qu'ils portent... Et chaque phrase est une Rose sacrée sur le rosier du Monde éternel.

L'Amour ne se contrôle pas, il se respecte, il nous grandit, il ne nous veut aucun mal. Il est le point Alpha et Oméga, la ligne parfaite, l'Axe et l’accomplissement, la Joie et le plaisir, la peine qui y reconduit. L’Amour est une Rose éternelle, l’idée de la Rose qui en cristallise les pétales. Non la Rose ne meurt jamais. Elle est Essence de Rose et sa Beauté lui vient d’ailleurs. Son immortalité ne fait aucun doute à l’Oeil du poète, car la Rose résonne en lui, comme lui-même. Il est la Rose, en même temps que son Essence et ces deux Essences s’embrassent et forment un Monde féerique.

Se croiser, se parler, se comprendre, se quitter, se méprendre, se tromper ; Apprendre, faire des parallèles, des lignes qui s'embrassent ; Faire de nos ailes des bras qui s’enlacent ; Ne plus faire qu'une ligne et boire à la Source que son Cœur assigne comme unique ressource. Sans plus d’effort, ÊTRE et se Confondre, à la Beauté. Revenir à la Source, c’est s’oublier beaucoup. Oublier la surface des choses et entendre la Magie du fond faire Écho à Soi-même. S’accomplir, de deux en Un, vers Soi et Tous. Voilà la Magie de l’Unité recouvrée. Elle n’est pas un passé, elle n'est pas un avenir, mais une Racine Commune, l’Axe qu’on avait occulté et qui nous rappelle.

 

Aimer c'est ne pas (s)’oublier, faute de quoi ce serait un Oxymore. Cette ligne est tracée à l'infini des Cœurs. "Je t'aime", c'est Toujours.

La madeleine de Proust n'est pas une fuite dans un passé insipide, mais une plongée dans nos racines éternellement vibrantes. Être... c'est vivre tout Entier dans un Présent Originel. C’est le sentir respirer et caler son propre souffle sur le souffle Premier. Voilà la Racine première et son nombre d’Or. Voilà l'avenir du Présent! On ne compte plus en mortels. On commence à compter comme des Dieux. d’abord à rebours vers ce Soi qui est notre quête, puis on compte vraiment, sans plus de chiffre ! On ne compte plus que sur Soi et les autres.

L’important n’est pas de tomber, mais de ne pas subir, garder dans l'épreuve la petite lueur d'espoir qui nous guide, ce bout de tunnel auquel on aspire, en Conscience. Voilà la Conscience qui transcende le Temps, l'Espérance qui ne se vit pas au futur, mais au Présent Agissant.

L'ancien est une marche ascendante à ne jamais redescendre. Quand on a vu la Lumière, on ne tombe plus durablement. Car cette Source n’est pas l’ancien qui nous abîme, mais le Nouvel Homme qui renaît. Pour renaître, il faut revenir à Soi, en faisant mourir ce qu’on a jamais été vraiment. On passe d’un état à un autre, et c’est le mouvement. On change bien sûr, mais le vrai changement s’effectue toujours vers le meilleur de Soi, même si ses étapes parfois font mal, très mal même. Le Mouvement est mouvement vers l’immobile et paisible Soi-même. Cet immobile invisible qui jaillit,  est la Source bienveillante. Mais ce mouvement est la Vie. Et la Vie c’est un rapport au monde et aux autres, sur ces dimensions qui occultent une grande partie de nous-mêmes. Voilà le prix de la Liberté. Grandir, à son rythme, de l'oubli à la réminiscence.

De la feuille à la racine, nulle réelle distance. L’arbre est plénitude indivisible entre Terre et Ciel, sans douleur de changement. Tout souvenir d'éternité est un jaillissement d'âme.

Bien sûr, la Vie est mouvements. Et ce mouvement est trouble. On fait parfois, et inévitablement, du mal autour de soi, pour s'accomplir soi-même, faute de quoi, on se ferait inévitablement du mal à soi-même, pour accomplir les autres. La Paix est au prix de l'acceptation mutuelle de la liberté de l'autre.

On ne se perd jamais à se retrouver en l'autre.

Toute communication ne peut n'être qu’une ligne parfaite entre deux, et par conséquent, une communion qui efface précisément toute dualité. Communiquer c’est unifier nos centres multiples et transcender l'espace et le temps qui nous séparent. Communiquer c'est partager l'Essen-Ciel qui émerge.

Aucun conseil ne vaut. Seul l'Amour se reçoit et se partage, même s'il est d'abord nié ou incompris. Il transforme chacun et à sa mesure.

Grâce à l'autre ou malgré lui, tu n'as jamais rendez-vous, en cette vie, qu'avec toi-même. Si on ne se connecte pas du + profond de Soi à l'autre, on n'atteint jamais aucune des régions sublimes, vibrantes et secrètes du Désir.

Quand ils ont du Cœur, les jeux sensuels sont d’ailleurs une récréation joyeuse de l'âme.

Le sexe, n'est alors plus alors une obsession, une volonté de vaincre ou de dominer, mais une bénédiction, dès qu'il suit la voie sacrée du Cœur : voilà le vrai sens de l'Intime! Le tantrique c'est du charnel sublimé, les prémisses du Paradis, la complicité de la Terre remplie de Ciel.

Les mots sont presque inutiles. On sait aussi parler avec le désir. Le Beau, le vrai, l'Amour, sont des baisers d'enfants. Leur désir d’Être ré-Unis est spontané et innocent. L'Ego n'est plus où l'Amour s'est déployé. L'Amour, c'est de la Conscience de Soi en Tout.

 

Écrire, c'est saisir le jaillissement invisible de l'intemporel, en l'habillant d'un temps passé présent ou futur, en décryptant l’Éternité.

Chaque mot n'est qu'un guide. Un guide qui raconte comme il peut, à l'aveugle, la Beauté du Monde qu'il ne peut connaître. Nous sommes ces aveugles qui nous nous nourrissons de nos intuitions magiques et des mots venus d'ailleurs. Nous savourons des paysages déli-cieux.

Si les pourquoi appellent des réponses extérieures, ces dernières doivent surtout conduire à les intégrer de l'intérieur, par la compréhension totale de l'Instant qui éclaire. La logique ou l'intelligence, proposent des explications? préférons-leur des révélations.

Il n'y a jamais eu de sommets à atteindre, juste une Source à rejoindre. La Vie est un perpétuel retour sur la pente douce de Soi.

Le sens des mots ne touche que des cibles sensibles. On ne comprend que ce qu'on a intégré de sa propre expérience et de l'intérieur. Aussi, parlez, communiquez, écrivez, un jour les mots s'éclairent, un jour ils sont Essence!

L'Instant Présent est une fraction de seconde suspendue dans le temps, un regard spécial qui ne vient plus seulement des yeux, mais qui révèle la plus grande des richesses, un Soi recomposé et le Tout rassemblé.

La contemplation est pleine action du Cœur, en Conscience juste et parfaite de la Beauté qui l'accueille. C’est notre fragilité qui mène à la sensibilité et la sensibilité qui retrouve les radieuses proportions Originelles du Monde.

La Beauté? C'est le repos du voyageur, qui revient en son foyer après un long voyage. Il est sans mot devant ce qu’il a vu et qu’il ressent, mais il a besoin des mots pour en témoigner envers tous ceux qui lui prêtent attention. Alors écoutons le Silence qui nous précède. Il a tant à nous dire.

Fragiles mais radieux...

C'est au creux de nos fragilités que résident souvent nos plus grandes beautés.

V. H. SCORP.

Dès maintenant, nous avons les conditions..les opportunités..le temps..les critères pour tourner nos pensées vers le chemin de l'éveil.

Karmapa.

Vous aurez des mauvais moments. Mais ils sauront toujours vous éveiller aux choses auxquelles vous ne prêtiez pas attention.

Robin Williams.

Prétendre contenter ses désirs par la possession, c’est compter que l’on étouffera le feu avec de la paille.

Proverbe chinois.

L’enfant n’est pas un vase qu’on remplit mais un feu qu’on allume.

Montaigne.

Si nous attendons des conditions extérieures qu’elles nous apportent le contentement, nous attendons en vain.

Ayya Khema.


Ce qui me fait peur, c'est de posséder. Ça me dérange, ça m'empêche de penser à l'essentiel.

Richard Borhinger.

Je t'ai placé au milieu du monde, afin que tu pusses mieux contempler ce que contient le monde.

Jean Pic de la Mirandole. Oratio de hominis dignitate.

Très peu est nécessaire pour avoir une vie heureuse ; tout est en vous, dans votre façon de penser.

Marc-Aurèle.

L'amour, la peur et la jalousie ne peuvent coexister.

Jiddu Krishnamurti (1895 -1986) La corruption.

La paix ne peut pas être gardé par la force;Elle peut seulement être atteinte par la compréhension.

Albert Einstein.

l'homme,tel un arbre,doit plonger ses racines en terre-c'est la part de Dionysos-et dresser ses hautes branches vers le ciel,vers le soleil-c'est la part d'Apollon. Il doit abriter en lui le serpent dionysiaque et l'aigle apollinien (...) les 2 compagnons de Zarathoustra.

P.Vial

Rêve ta vie en couleur, c'est le secret du bonheur.

Walt Disney

Tu bloques tes rêves lorsque tu laisses tes peurs grandir plus que ta foi.

Mary Manin Morrissey.

Ne regrette jamais ; lorsque c'est bien, c'est magnifique ; lorsque c'est mal, c'est de l'expérience.

Victoria Holt.

L'amour est ce jour si vaste que nulle plume ne saurait le décrire.

Khalil Gibran.

Le Beau est la splendeur du Vrai.

Platon.

Apollon est le soleil, Dionysos l'eau. Que l'un règne seul, et c'est le dessèchement. Que l'autre règne seul, et c'est le débordement. Le soleil et l'eau sont indispensables à la vie.

Pierre Vial.

un texte d'Osho que j aime beaucoup :

 

« Dès maintenant commencez à vous considérer comme étant la cause de votre vie et de votre monde. C'est ce que signifie être un chercheur : assumer la responsabilité totale de son être. Le malheur n'a pas de cause extérieure; la cause est intérieure. Vous rejetez toujours la responsabilité sur les autres mais ce n'est qu'une excuse. Oui, le malheur est provoqué par l'extérieur mais l'extérieur ne le crée pas. Quand quelqu'un vous insulte, l'insulte vient de l'extérieur mais la colère est en vous. La colère n'est pas causée par l'insulte, elle n'est pas l'effet de l'insulte. S'il n'y avait pas eu d'énergie de colère en vous, alors l'insulte serait restée impuissante. Elle serait simplement passée et ne vous aurait pas troublé. Les causes n'existent pas en dehors de la conscience humaine; elles existent en vous. Vous êtes la cause de votre vie et comprendre ceci c'est comprendre une des vérités les plus fondamentales. Comprendre ceci c'est commencer un voyage de transformation.»

 

OSHO

Fragiles mais radieux...

Voir les commentaires

Publié le par Chris Le Gardien
Le Coeur est Loi...

Nous ne savons pas toujours où nous allons, mais l'Essentiel est de savoir qui nous Sommes.

Quand on a touché l'Essen-Ciel, on pourrait presque mourir bien sûr, mais c'est à ce moment-là, qu'on commence juste à vivre vraiment!

Laisse ton corps danser, parce que le corps qui parle, c'est l'âme qui chante. Tout a vocation à l'Harmonie. La complicité, ça ne se pense pas ; la complicité partage l'instant, dans un alignement mutuel et spontané, qui ne sait pas mentir.

Seul ou ensemble, n’est plus un problème. Un Cœur ouvert ne subit plus les aléas du temps ni de l'espace. Le Cœur plein, nous remplit de lui-même et de l'autre, qui ne font plus qu'UN. Amoureuse ou âme heureuse? Et si l'une était l'apprentissage de l'autre?

Si tu ne sens pas l'autre, tu ne seras jamais toi-même. Nous sommes tous les miroirs mutuels de nos maux, et de leur remède.

Nul n'est plus jamais seul, en tout cas, quand il ouvre son Cœur. La Source jaillit et rassemble ce qu'on sépare, en réparant la division mentale du monde. On ne s'absente plus jamais très longtemps, quand on a reconnu le fond de l'invisible. L'objectif premier n'est pas, dans ce monde, de se ressembler mais de se rassembler. La distinction est fondamentale.

C'est çà l'Amour : TOI et MOI dans la Paix de l'Instant partagé. Le reste, c'est de l'agitation ou de la littérature.

Ici et maintenant, nous sommes du bonheur qui se révèle ou qui s'ignore. Là, tout au fond d'un Cœur fermé ou ouvert. Il ne tient qu'à nous. Le Cœur est la seule mesure de ce qui doit.

Bien sûr, on a peur, bien sûr on se sent seuls et séparés, on a oublié le sens de la quête et, peu à peu, on se crée un monde signifiant. Bien sur on fait un pari sur une réalité objective qui n’est peut-être qu’imaginaire. On oscille toujours entre ce besoin de protection que la violence garantit parfois, et celui du ré-confort intérieur que seule la tendresse procure.

C'est toujours un pari fou, de croire ou ne pas croire. Mais qui est le plus fou, celui qui croit au Sur-Moi ou celui qui ne croit qu’en lui-même?

Par nature, la peur physiologique et dynamique, nous préserve. C'est l'angoisse, négation du mouvement, qui est Mentale et nous détruit. Imaginer un monde meilleur, c’est toujours mieux que de se laisser détruire par un monde qui n’est pas le nôtre.

L'immensité du Moi nous empêche de nous fondre dans le Tout et d'expérimenter son infini Présent. Diminuez l'ego pour entrer dans l'infini.

Car si l'amour sait désirer, le désir ne sait pas toujours aimer. En tout cas, c'est ce qu'on dit souvent ... Car la morale nous cloisonne. A trop aimer, on finit par trop désirer, et à trop désirer on finit par n'aimer plus que Soi? Le trop est il le poids lourd du Cœur ? Tout cela est il l’affirmation de notre Mental ou notre Cœur peut-il s’y complaire ? Pourquoi avoir peur d’aimer ? Peur de souffrir, oui ? Mais peur d’aimer ? Le Cœur connaît-il la Peur d’aimer ?

La morale impose des comportements qui régissent nos vies et réglementent nos Actions. La rébellion nécessaire, face au confort, suppose sans doute du courage, non pour ne plus avoir peur, mais pour nous dépasser et dépasser le Diktat du Mental, l’autoritarisme de notre Ego dominant.

La morale est un bien piètre bastion, pour l'âme qui a vocation à reconquérir sa liberté contre la société même. Le Mental produit le faux que le Cœur seul sait démasquer.

La peur nous corrige, nous permet le pas de côté essentiel au juste regard rectifié. La route est longue, mais chaque pas, vrai ou faux, est un pas qui nous rapproche de nous-mêmes. On ne se trompe jamais de route, en modifiant un peu la trajectoire ennuyeuse du réel. Il faut être un peu désorienté pour retrouver le chemin de son Étoile.

 

L'Amour, la Nature de l'âme que le désir entrave, que le Mental occulte. L'Amour, paix que la passion déchire et que le Cœur restaure.

Ne cherchons pas la vérité avec notre tête. La vérité est bien au dessus de nos moyens.

Les questions n’appellent aucune réponse Mentale. La seule Justice qui vaille, est une Justice que le Cœur seul peut rendre. La tête en est incapable. Le Mental nous bande les yeux, et nous tiraille entre les frontières de sa prison dorée. Il n'y pas pas une réponse "définie" à la vie. La Vie vaut par ses parties, mais ses parties ne valent rien sans le Tout rassemblé, au regard intime du Coeur. Ce Tout, est insaisissable, mais il EST à la portée de Tous. Le seul trop qui nous limite, est le Trop de la séparation d’avec Soi-même et de l’attachement exclusif avec certains, contre tous (les fameux mots qui définissent en « Isme » et qui nous identifient en castes ou en groupes distincts et séparés). Tout attachement est division, une sortie loin de Soi. Notre but ultime, est de retrouver le chemin du retour, vers le Fonds Commun de Tout, dissipé dans les formes multiples. L'équilibre est le plus difficile des dosages de la Vie et le plus nécessaire pour recouvrer la paix, on vendange l’essentiel du grain.

On ne se noie pas quand on a un Cœur. Le Cœur est la plus fiable de nos bouées. Une boussole intemporelle.

Accepter ce qui part, adorer ce qui vient. La Vie est toujours un cadeau, car l'Uni-Vers ne ment pas. Seul le Mental l'interprète. Et ce Trésor s’invente sans lui. On découvre le Trésor en Soi, là où il nous attendait, depuis toujours. Bien à l’abri des appétits profanes et grossiers.

Je ne m'excuserai jamais pour ce que je suis, mais toujours pour ce que je ne suis pas, quand j'ai les moyens de l'être.

On m'a aimé pour ce que je suis, on m'a détesté pour ce que je suis re-devenu, mais je suis en Paix avec ce que je Suis, au Centre de moi-même et du Monde.

Le Cœur est comme une forteresse. Il protège ceux qui s'y réfugient et se défend de ceux qui l'assiègent.

La nuit est Silence.

La Lumière de nos âmes y règne, intense,

En miroir à celle de nos jours,

Par trop brillante.

Sans poésie, pas de sacré

Sans amour, pas de rêve

Sans rêve, il n'y a que des prisons

Nos ailes sont Liberté

De voyages sans fin.

 

La profondeur des choses, remue toujours en surface.

Pas besoin de relire mille mots pour sentir l'Amour. Il EST Présence au creux de l'Instant qu'on écoute, chargé du Silence qui l'anime. Une parole vivante ? Non ce n'est pas le mot qui vit, c'est notre Vie qui se verbalise. Chaque mot est le trophée qu'on mérite. Les mots s'affinent d'évidence. Les mots, tous les mots sont à la croisée du Ciel et de la Terre. Tout est question de dosage, ni trop hauts, ni trop bas.

On avance, ici et maintenant, en suivant ce que le Cœur inspire. Se retourner n'est pas s'accrocher au passé: c'est constater surtout que l'amoncellement des nuages au loin, n'est plus sur nos têtes.

Être bizarre aux yeux des autres, et naïf par nos propres yeux, voilà la seule qualité d'âme qui nous préserve des habitudes profanes. Voilà le seul parapluie qui nous rende imperméables aux ténèbres et perméables à la numineuse Origine Première et Finale.

L'intuition, c'est de la pensée légère, qui ne nous veut et qui ne nous fait que du bien. Notre faculté de créativité, pour changer notre regard sur le monde de l'intérieur, est le Présent magique du Créateur à sa Créature.

Ne laissez jamais tomber vos rêves. Donnez leur la juste altitude qu'ils méritent. Si le rêve est fuite il nous rend immobile. Mais s'il est l'expression Intime du Sublime caché, alors inspirez vous de son mouvement. L'Amour sur terre on le FAIT, au Ciel on l'EST...chaque chose en son temps. Il ne sert à rien de connaitre par cœur la carte du Ciel, si on n'est pas capable de marcher sur terre.

Apprenez à lire dans les arcanes du seul livre qui n'est pas écrit. Christian Bobin dit cela de façon merveilleuse : « Lire dans le coeur les énigmes de l'univers ». Oui! Car si l'extérieur mène à la Beauté, c'est l'Intérieur qui la consacre, c'est l'Invisible qui nous touche. C’est la Paix qui s’installe, sans effort, sans conquête, ni combat. Étendez vos blanches ailes, et planez dans l'espace consacré, interdit aux profanes aux chaussures sales. J'aime à croire que nous sommes des anges en puissance. Ça compense un peu nos faiblesses de démons.

La Beauté c'est de la profondeur qui jaillit en surface et l'apaise. Croire suffisamment en Soi, c'est faire corps avec l'Univers et accueillir en Conscience la Force qu'il distille discrètement en nous.

La mesure de tout vrai changement, se niche dans l'élargissement de notre champ de conscience et pas dans sa limitation. On ne souffre jamais vraiment que de notre propre manque de clairvoyance.

Tout coule. Tout change, vit et s'installe ; Déroule en rythmes de Conscience ; S'adapte et se cale ; De gré ou de défiance

Ce qui doit Sera. Nous sommes les Co-créateurs de la Beauté qui se révèle au gré de nos Consciences recouvrées. ET l’on souffre non de la Beauté, mais on souffre de Privation de Beauté. Quand on a vu la Beauté, quand on a senti la Beauté et qu’on nous en éloigne, de force. Le Mental nous sépare, chaque seconde de la Beauté, en fermant les écoutilles de notre Cœur. Alors on entend son murmure et on se frotte à une réalité qui nous en exclut. Celui qui ne connaît pas la Beauté, n connaît pas des larmes.

 

On se cache derrière les masques de l'assurance, on les fêle par nos larmes, et l'on se révèle à chaque éclat de rire.

N’ayez pas peur de pleurer. N’ayez pas peur de votre sensibilité. Qui n’est pas sensible se conforme au monde brutal et insensé. L’Essen-Ciel perce sous nos larmes. Ça sert à ça pleurer : drainer ce que le Mental retient ; ne plus retenir, c'est pleurer. Dis-toi bien une chose : tu as toujours une longueur d'avance sur ceux qui ne pleurent jamais. On pleure de tristesse et de Joie, parce que le couloir vers Soi doit d’abord se creuser, au travers l’armure de la glaise épaisse. Il faut savoir pleurer pour trouver son chemin.

On ne fait pas d'erreurs. On fait des choix. Et les choix nous grandissent toujours, surtout s'ils nous ont fait pleurer. Et il n'y a aucun paradoxe à grandir pour redevenir l'enfant qu'on avait abandonné.

Ceux qui ne pleurent jamais, voilà les vrais malades Mentaux. L'Amour soigne et guérit, nous fait pleurer parfois, mais ne nous rend pas malade. Le Cœur réchauffe. Il ne brûle pas ni jamais ne se consume.  L’Amour est la Source et pour chaque rigole ouverte vers elle, on renforce un peu plus et l’on consacre chaque fois davantage en la vivant de l’intérieur et d’évidence, cette Humanité que l’on est venu re-conquérir en Liberté ici-bas. Cette Humanité non duelle que les adultes enfermés ignorent.

De même, La plupart des gens ne souffrent pas de tomber, mais de ne pas (vouloir) se relever. Quand on a chuté, au sens le plus symbolique du termes, on a la réminiscence de notre Sublime Origine.

Vos souvenirs enfouis

Sont aussi les miens

Et c'est souvent ainsi que l'on se soutient

De signes qui libèrent

Et de mots de Lumière...

Si tu ne sais plus qui tu es, fermes les yeux. Ton Cœur s'en rappelle. On a tous le droit à l'oubli de Soi, à son souvenir aussi.

Et ce souvenir n’a de cesse de murmurer à notre Cœur : "approche, ouvres-toi à moi, je Suis le Trésor que tu cherches". Il faut aimer les symboles. Ils ne nous expliquent pas le monde, ils nous y impliquent.

Un adulte qui a pleuré, a retrouvé le chemin de son enfance. Il ne tombera plus.

 

La réminiscence, c'est plus que la mémoire, plus que l'imagination du passé. C'est ce qui nous guide au Présent vers ce qu'on avait des-imaginé.

A quoi servent nos ailes blanches dans nos geôles sombres? à nous souvenir des cieux azur.

Il en faut, des inadaptés au monde, pour témoigner à tous les conformés, de l'immense Beauté que le confort Mental éclipse.

Il y a une paire d'yeux, bien sûr, mais en réalité, il n'y a qu'un Œil. Et cet Œil sait et voit, bien plus loin que le seul horizon.

On croit que l'univers nous entoure, alors que nous entourons l'univers. Ce Cœur qui bat, c'est l'Univer-SEL de la Terre. Pétris de chair et de faiblesses, mais vivants, d’Âme et de Force.

Les bouteilles à la mer qu'on jette finissent toujours par échouer quelque part. On a tous rendez vous avec Soi-même, au gré d'un mot échoué quelque part et sur lequel on tombe presque ... par hasard. Mais au fond de nous quelque chose germait déjà. Oui, et nous en sommes Tous capables. Il ne s'agit pas de foncer en aveugle, il s'agit d'y voir clair autrement, ensemble.

 

Monstrueusement, j'avance à tâtons, dans une allée d'ombres et de formes, que tous avant moi ont déjà foulé, mais dont aucun n'est revenu vivant.

Se cacher derrière ce qu'on n'est pas, est le pire des mensonges fait à soi-même. C'est pourtant la faiblesse la plus encouragée en ce monde. On s'octroie des parenthèses de conforts, qui ne nous ressemblent pas, et vient ce jour où l'on se sent si à l'étroit que tout éclate.

L’Artiste a peur de ce monde conformiste, qui détruit les nuances pour les uniformiser ; ce pourquoi il s’allège de toutes les contingences qu’on lui a inculquées. Il s’élève vers ce Ciel lumineux et coloré, par trop éblouissant pour ceux qui ne le reconnaissent pas. L’Art est un risque : d’abord il isole. Mais il nous rassemble, sous les auspices du regard Originel commun.

Il faut absolument changer son regard, sur ce que la société nous impose et veut nous faire aimer et comment. Le vrai sens de l'Amour se moque des conventions. On puise dans la vie ce qu'on veut bien y prendre. Ensuite on fait le tri. On amasse, puis on s'allège.

Prendre le risque de ne pas être un méchant au milieu de la foule, c'est exposer sa gentillesse, mais c'est rendre son sacrifice contagieux. Il faut du courage pour avancer, mais beaucoup de Foi pour renoncer à la rage. On peut encore rugir, mais ce n'est plus de la rage. La rage est le produit de nos blocages, tout l'opposé de notre propre nature. La Nature ne connait pas la Rage que le Mental déploie.

Le risque de se désarmer, génère la Vie. L’Amour est un risque à prendre. La transparence est l'état d'Être authentique. C'est prendre le risque de n'être jamais mensonge, dans un monde de mensonges. On peut se tromper soi même, on ne trompe pas le courant naturel de la Vie.

La Vie veut qu'on joue avec elle. Ça nous rapproche des anges, ça nous éloigne des démons et de la gravité des égarés. Jouer, n'est jamais (se) tromper, c'est être spontanément Vrai!

On n'est pas patient en regardant s'écouler le temps, on est patient en s'écoulant dans et avec le temps, en s'y écoulant soi-même et pleinement, d'instinct. L'évidence de la Vie ne se pense pas. Elle se vit. L'intelligence de la Vie s'adapte à l'obstacle, pour l' anticiper ensuite, d'évidence.

C'est dans la plus ténébreuse pénombre que la Lumière du Cœur prend tout son sens. C'est alors pourtant trop souvent qu'on s'y ferme.

Préférer la Lumière aux ténèbres, est un pari sur le confort ! La sensibilité est la Conscience d’un nécessaire ailleurs. Si on n’est pas sensible, si on ne se remet pas en question, si on n’a pas peur du monde de confort dans le quel on sur-vit, on ne pénètre jamais l’inconnu. Ici-bas, amour et Ego sont par nature duels, en ce qu'ils risquent toujours de dégénérer en leur contraire. La peur naît du frottement entre visible et invisible, et c’est toujours de bonne augure que de se sentir fragile, car c’est alors qu’on commence à aborder la vraie Force. Et cette vraie Force est tout sauf Duelle, Tout sauf Mentale. Cette vraie Force peut être un risque pour le profane, mais elle EST, l’évidence même, non pensée et non réfléchie, elle EST, le Rayon qui EST spontanément ce qui EST LUI. Aucune impatience, aucun retour sur investissement n’est plus attendu. l’Être se confond dans l’Agir, spontanément. Naturellement. Agir est le propre de toute manifestation sur terre. Penser, ne doit être que le préalable au bien agir. La patience n'est pas l'art d'attendre. La patience c'est l'art de vivre sereinement le présent quel-qu’en soit l'issue. Livré à sa propre et indéfectible Conscience à la fois de sa fragilité temporelle mais aussi de son Éternité. Tout coule de Source ... sans plus d’entraves. On est désarçonné souvent, on chute, on se relève, on a mal, on se remet en selle, et l'on finit par faire corps avec Soi-même.

S'exposer de Cœur dans ce monde, c'est prendre le risque d'être fragile mais vrai, s'imposer d'esprit, d'être violent et faux.

 

N'aime jamais que ce que tu peux, pas ce que tu dois, l'Amour est droit sans règle, sauvage sans obligation, spontané sans effort.

Quand l'Amour est un combat, il est perdu d'avance. Craignez les Amours qui vous immobilisent et vous rendent esclaves de vous-mêmes. "s'élever amoureux" est plus opportun que "tomber", car c'est l'oubli de nos ailes qui cause la chute de notre Humanité.

Si la vie est rencontres, la vie est partage, mais si elle est partage on ne doit pas retenir.

Ce qui m'effraie le plus en ce monde ? La quête de possession des choses et des personnes. La Liberté est sans prix ni chaîne.

Ma Liberté est plus importante que votre obsession à vouloir me garder. Votre liberté est plus importante que mon obsession à vouloir vous aimer. On rend libres ceux qu'on aime.

On peut s'apprivoiser sans s'enfermer. Si le plus grand de vos rêves est d'appartenir à quelqu'un, ou que quelqu’un vous appartienne, alors peut-être devriez vous abandonner tout de suite l'idée du bonheur.

N'en n'avoir rien à faire de ce que pensent les autres, tant qu'on est en paix avec Soi-même, voilà le secret de la spontanéité. Être Un, c’est Être Soi et Rassemblé, par ces liens Intimes qui transcendent les obligations du Temps. Retrouver son espace c'est reconnaître intimement qu'on est seul à pouvoir le remplir, et qu'on est tous coresponsables de son partage. J'ai failli bien des fois, j'ai trébuché sur moi-même souvent, mais j'ai trouvé toujours la Force que sous-tendaient mes ailes, tandis que je marchais. N'emboite pas le pas des autres. Chacun marche a son rythme et en chemin on trouve des compagnons de voyage qui partagent nos pas, puis notre Vol. Personne n'a le pouvoir d'influer sur personne, ni en positif, ni en négatif. On est seuls responsables de nos réactions, de paix ou de guerre. Le temps nous apprend à reconnaître notre Éternité.

On n'est pas obligé de briller pour avoir de l'éclat. On n’est pas obligé d’être puissants ou riches pour être forts ! Je suppose qu'on est attiré par la force, mais au final, c'est bien la fragilité qui nous retient et nous libère. C’est la fragilité qui nous ouvre à nous-mêmes et son absence, qui nous cloisonne dans une brutalité sans d'autre issue que la mort. Nous sommes mortels, car nous sommes alourdis par le  trop plein de nos accessoires brillants.

La vraie richesse n'est pas abondance des sens. La plénitude du Cœur, l'Essentielle Présence de mon oubli est le Je Suis qui n'est déjà plus Moi!

J'aime la fragilité du non Moi et de l’Émoi. C'est la seule chose aimable que la force Mentale tente d'abîmer.

Les secrets d'âmes sont inaudibles à ceux qui manquent de Cœur. Et c'est heureux sans doute.

Les gens de la société de confort semblent si sûrs d’eux-mêmes, ils n’ont peur que de manquer. C’est pourquoi ils accumulent tout ce que la société leur ordonne de cumuler. Ils traînent lourdement leurs pas de jours en jours au fond d’une caverne sombre.

Dans la grâce, il y a toujours une sortie de l'âme. Le tout est de ne pas la perdre en chemin.

Il faut savoir s’oublier d'Ego, pour se retrouver de Cœur. Ça ne s'apprend pas sur les bancs d'écoles mais sur les chemins étroits de la Vie. L'ego est un bronco. Si tu ne le brides pas, il te fait tomber.

 

Inside...insight : En ne s'identifiant qu'au Moi, je me sépare. En remplissant chaque atome du monde, je me recompose.

Il n'est jamais trop tard pour s'accorder la chance d’Être le Monde, de rencontrer l'autre, comme un autre Soi-même, en Fraternité. On recompose l'infini chaque fois que l'on aime. L'ego est un voile projeté par un Moi sur le Soi. Lever le voile c'est se retrouver.

La vie nous impose un rythme, un chrono qui est difficile. Il ne faut s'y conformer qu’en l'animant de notre juste part de Magie. Lumineux et discret.

On n'oublie jamais les vagues qui nous renversent, mais l'on se souvient toujours du fond qui nous apaise. Ce fond là, n'est pas à vendre au plus offrant. Il se mérite.

Même "donner" n'est pas assez fort pour définir l'Amour. On ne peut le définir tant il Est insaisissable, on ne peut que s'y rendre perméable. En définitive, on ne donne même pas en Amour, on le partage depuis la Source où l'on s'abreuve mutuellement. Et pour partager, on doit être ensemble, dans la contemplation d’un même paysage et ouvert à la même sensibilité. Aimer c’est pleurer et rire ensemble. Alors on parle d'un même Cœur.

Et les désirs s’illuminent d’Or, d'un Or bien plus précieux que tout l'or du monde.

Ne craignez plus de vous attirer sur le terrain de vos désirs, de peur d’abîmer la Magie de leurs cieux.

Un désir dans la Lumière transforme nos mille désirs dans l'ombre. Sans Magie, le désir ne rassasie pas. Le désir peut nous amener vers n'importe qui, mais le désir sans magie conduit au n'importe quoi. On s'en rend compte un jour, non par la Police d'une morale extérieure, mais pas le fait que certaines choses ne nous nourrissent plus. Bien au contraire, elles nous affament.

Le corps suit l’âme en éveil. Le désir suit l’impulsion de l’évidence. Que les corps sentent des émotions extrêmes est une bonne chose, si le fond authentique et originel lie leurs âmes.

La Lumière sait toucher, même de loin, ceux qu'elle éclaire. Ses rayons traversent le monde. Nul ne la possède ni l'arrête. Le soleil ne brille pas pour lui seul. Il est don absolu. Il est la Vie, qui n'attend aucun retour de ceux qu'il nourrit.

On se re-connait en Conscience et en degrés. Et on s’unit en fraternelles ou sensuelles accolades. Juste parce que lui ou elle, jusque parce que Coi, on se ressemble. On serre la main de ceux qu'on aime, pour traduire en instants de Terre, la Force éternelle du Ciel.

On ne naît pas pour être seul, ni pour être à quelqu'un. On grandit du croisement des rencontres, sur le chemin des espoirs et des doutes.

Chaque rencontre, nous conduit vers le meilleur de Soi, même dans les pires moments.

L'Amitié, n'est pas qu'un item, c'est le plus détaché des rapports entre deux qui conçoit la proximité du lointain comme non anxiogène. L'amitié ne connaît pas l'usure du temps. On ne possède que soi-même dans l'éternité du Cœur partagé. L'amitié laisse toujours une frontière égale de liberté.Apprivoiser n'est pas cloisonner,c'est partager con-sensuellement une même bulle.

Le confort des couples qui débouche sur la haine est à contre-courant des voies de l'amour. Nul ne doit être contraint à aimer ou détester.

Un jour, quelque part, vous allez inévitablement vous rencontrer avec vous-mêmes, sans plus aucun manque.

Voilà le Bonheur qui jaillit aux cœurs méritants. C'est parce que j'ai un Cœur comme premier et dernier refuge, que la tempête de l'Ego ne me détruit plus.

 

La promesse est un futur incertain. Oser au Présent une promesse...c'est oser vivre l'instant, sans promesse.

L’Artiste n’a plus rien, mais il est devenu riche de lui-même et à l’abri de tout vandalisme. Personne ne peut te voler ce que tu disposes à l'infini.

Il n'est pas de vérité qui se décrète. L'alignement se révèle par l'exacte mesure de l'intense paix qui s'installe en Soi. Au Centre de Soi, no miles, just smiles ... Par delà l’Espace et le Temps trompeur. On marche heureux. Inspirant et expirant, conscients de nos bornes et tout en Sublime, nous contemplons enfin l’Existant, en l’habitant de Tout Soi-même. On l’accueille en Soi, car Rien de ce qui EST n’est, ni n’a jamais été ailleurs, nulle part qu’en Soi !

Je crois que nous sommes tous investis d'une mission : nous retrouver nous mêmes en oubliant notre Moi. C'est ainsi qu'on se révèle en Beauté.

Et quand Stendhal écrivait "La Beauté est une promesse de Bonheur", il voulait témoigner à Tous de la Beauté bien réelle que son œil de Poète pénétrait déjà, en avance sur son temps, en avance sur tous ceux qui étaient en retard, et dont les yeux ne s’arrêtaient encore qu’à la surface des choses. Il voulait décrire le Monde invisible à nos yeux d'aveugles. La Beauté est sans visage. Elle ne se fige jamais, car son rayon ne se saisit pas avec les seuls yeux. Il faut surtout beaucoup d'âme. Recouvrer la vue de l'âme. Voilà notre dessein, et il est Sublime n'est ce pas?

La Beauté ne parait être qu'une promesse pour les profanes qui la croisent en chemin, mais alors elle les initie déjà à l’Essen-Ciel. Comme l’Amour, dont elle est la trace, la Beauté est un chemin à confirmer chaque jour, chaque seconde. Qui a connu l’Amour, en garde à jamais une trace d’Éternité. La Source est apparue, on ne l’oubliera jamais. La Beauté est donc bien plus qu'une promesse pour ceux qui l'ont re-connue. Elle EST, Ici et maintenant, une félicité pleine et entière, en Soi et dès à Présent!

Car l’Amour est un « Toujours » qui refait surface dans notre Monde d’Oubli et de changements. Une trace perdue du paradis éloigné qui nous appelle à la persévérance et à l’humilité, comme un sillon dans la Terre. Travailler la terre, c'est tôt ou tard y découvrir tout le compost du ciel.

« On n'attend pas l'avenir comme on attend un train. L'avenir, on le fait.” et Georges Bernanos n’avait pas tort. L’avenir se compose, au présent de Soi. Sans attendre, ni trop se projeter. Il n’est rien de Trop, ni de pas assez, au Présent de nous-même, dont aucun jugement ne peut altérer l’authenticité.

 

Spread your infinity...

Chaque "Je t'aime" déplie l'Infini. Comment se construit un Homme, sinon de la convergence d'autres Hommes? Je crois dans les belles rencontres, même fortuites, qui nous laissent pour toujours un parfum d'infini. On est pauvre sans les autres mais on est riche de Soi-même. La bonne alchimie est un révélateur de Soi par l'autre. Tout se connecte.

Il faut bien sur mourir chaque seconde à soi-même MAIS il faut immédiatement VIVRE, CROIRE, CHANTER, DÉSIRER, SENTIR, JOUER, et AIMER. Vivre sans penser est un meurtre et penser sans vivre, un suicide.

Alors, bien sûr, l'amour n'est jamais acquis, car la porte de notre Cœur peut claquer à tout moment, sous l'effet de nos tempêtes.

Transformez vos mélodrames en mélodies, et ne gardez surtout que la beauté des notes impérissables. Il faut partager sa peine oui, mais pour la transformer en Joie. Surtout ne rien garder pour Soi seul ce qui est un cadeau des dieux pour tous. Mais en jouir et le partager.

L'expression chanter en Cœur est belle, et traduit que l'Harmonie n'exclut jamais, qu'il n'est aucune dissonance sur l'Axe du Monde. Rassemblés par le Cœur, qui saurait encore exclure l’autre, le chasser de sa maison ou l’exclure de sa Vie? Ce n'est pas vrai de dire qu'un amour en chasse un autre. Un amour peut s'éloigner, mais il restera à jamais l'expression de Soi en Soi.

On peut se séparer bien sûr, mais ce n’est jamais qu’un au revoir sur le Plan de l’Unité. Ici et maintenant, l’Amour est Toujours Vivant, Il EST, Source intarissable, mouvement et Feu éternel. Le Cœur qui s’y ouvre peut s’éloigner un peu, il n’en perd plus jamais la trace. On ne peut tous faire routes séparées, mais il est certain que nous ayons tous un Ciel commun.

Les oies ont confiance en leur cap. La nature ne connaît pas le doute. Et ce Ciel parle la Joie.On renaît toujours dans un moment de joie. La joie n'est pas un masque. Elle est l'état Initial du monde, d'avant la séparation : l'enfance libérée. Ne crois pas tout ce que tu vois, mais écoute et vois tout ce que tu crois.

Où que tu ailles, quoique tu fasses, c'est ton chemin : tu y cales les pieds et tu avances, quoiqu'il arrive, avec toute l'énergie du Cœur. L'âme pure est un idéal, l'âme pratique notre réalité palpable ... et heureusement. La Terre est notre Mère et le Ciel son souffle.

L'Essen-Ciel ne se précipite pas et s'installe d'évidence, au juste moment. Rien n'est de trop ou pas assez : juste la Vie précieuse.

Au seuil du Sacré, il y aura toujours un émerveillement d'enfant, où la peur n'a pas sa place. Le Coeur est Loi, mais LA Loi n'est plus contrainte.

J'aime les indisciplinés ceux qui pensent à contresens, mais parlent avec justesse de leurs idées folles.

F.Deghelt.

Le trésor que vous convoitez n’est pas dehors, il est en vous.

DT Suzuki

L'âme est conscience et respect avant tout,conscience de l'être, respect de l'être,avec ses composants:compassion,liberté,vérité.

A.Maillet.

Seul l'Amour transcende le temps et l'espace.

Interstellar.

Art is the liberation of the humanity inside yourself.

Daisaku Ikeda.

La moindre joie ouvre sur un infini.

Christian Bobin.


De l'obscurité émerge une étrange vérité, celle de nos cœurs.

Gaëlle Josse

Le bonheur est un rêve d’enfant réalisé dans l’âge adulte.

Sigmund Freud.

Chaque désir m'a plus enrichi que la possession toujours fausse de l'objet même de mon désir.

André Gide.

Il n'y a rien de plus important en amour que d'accepter la fragilité de l'autre.

André Comte-Sponville.

Ces plaisirs qu’on nomme, à la légère, physiques.

Colette.

Si une personne est dépendante de l’autre, alors il ne s’agit pas d’une vie à deux – c’est un esclavage, une servitude.

Osho.

On peut être heureux dans sa pauvreté et malheureux dans sa richesse , car le bonheur n'est pas matière .

Mazouz Hacène

Le bonheur, c'est quand vos actes sont en accord avec vos paroles.

Ghandi.

L’enfance ne prévoit pas l’avenir, elle vit au présent.

Mademoiselle de Sommery.

L’amour véritable commence là où tu n’attends plus rien en retour.

Antoine de Saint-Exupéry

La plus grande tragédie de la vie n’est pas la mort, mais ce qui meurt en nous tandis que nous vivons.

Norman Cousins.

Le Coeur est Loi...

Voir les commentaires

Publié le par Chris Le Gardien
Tout à aimer...Rien à comprendre.

 

La Lumière n'attend pas de retour

La Lumière n'attend pas de retour, elle se déploie, à proportion de Soi, c'est tout.

On n'offre que ce que l'on est. Ce que l'on a est extérieur et ne sert que notre Ego. Sauf à rendre à l'objet toute la portée d'un symbole, offrir ce que l'on a ne remplacera jamais la plénitude de l'Etre offert, c'est à dire, totalement lui-même et en toute transparence de son état Présent. Tout Cadeau est un Présent "d'Etre"! Le don est sans attente. Il est Rayon.

Offrir un cadeau dans l'intention de plaire, de faire plaisir à l'autre, semble naturel bien sur. Mais le désir de posséder, d'influencer, de manipuler l'autre à ses propres fins de pouvoir, discrédite trop souvent le don, et lui ôte toute sa substance.

C'est pourtant bien ainsi que nous sommes mentalement formatés, notamment dans et par nos stratégies de séduction, dans l'attente de la satisfaction de notre Ego. On aime faire plaisir, mais surtout on aime être un objet d'attentions permanentes.

Les "Je t'aime" sont à double tranchant: L'Amour, métal précieux, et le "je" qui l'oxyde.

L'Amour, expression la plus pure de la Lumière, est donc discrédité par nos intentions de pouvoir. La manipulation, qui consiste à dominer les sentiments d'un individu ou d'un groupe afin d'en influencer les opinions ou les actions, est une parade mentale et une résistance puissante contre la Lumière. Ça ressemble à la Lumière, ça a le goût et la couleur de la Lumière mais cette lumière là, n'est qu'ombres et basses fréquences, et elle nous précipite inévitablement dans les travers auxquels nous sommes attachés. C'est une continuation de l'influence Mentale, dont les sectes, les amoureux, les manipulateurs de tous poils se servent pour maintenir leur pouvoir et pour continuer à assoir leur domination.

La terreur, qui est la domination extrème de l'Ego sur l'autre, est en ce monde un outil de pouvoir et d'exclusivité, à contre-courant de notre Etre essentiel. Tant qu'on cherche à dominer l'autre, même de bonne foi et sans intention mauvaise, on crée un déséquilibre et l'on détruit l'Harmonie.

En parallèle de toute aspiration à la Lumière, se dressent donc les marchands du temple, prêts à discréditer la Lumière, en lui ôtant toute sa magie et en détournant son louable et naturel élan.

Cette influence qui nous met hors de Soi, ne compte que sur notre complicité et notre docilité à ne pas nous révolter. La rage absurde nous met hors de nous-même. Ce n'est pas bonne révolte la rage qui ne remet pas en cause ce qui la motive. Ce n'est pas bonne rage, celle qui se contente de son confort de pleurs et de dépression. Car alors le chemin ne mène plus nulle part. La rage se nourrit d'elle-même, et on l'alimente chaque jour un peu plus.

La colère est un ouragan mental qui nous déracine de l'Essentiel. Et une tempête, même passagère, altère toujours le paysage fabuleux de l'âme. Aucun avoir ne réparera jamais l'Etre.

Se mettre hors de Soi, sortir de ses gonds, c'est littéralement perdre son axe, se séparer de ce qui nous fonde et nous rassemble. Et pourtant, malgré la somme de nos souffrances, qui s'en soucie vraiment? Le Mental est t-il si fort pour occulter à jamais notre Origine Paisible? Existe-elle seulement cette Origine Céleste? Tant que notre Coeur ne l'a pas sentie, non sans doute.

Le Mental résiste, afin de ne pas nous laisser accéder au seul Présent qui vaille. Il veut nous faire comprendre intellectuellement le Monde, il nous le dissèque, au lieu de le rassembler, il nous l'explique au lieu de nous impliquer. "Posséder" devient le leitmotiv de toute action sur terre.

Nous avons tous été, un jour ou l'autre et parfois encore aujourd'hui, des marchands du Temple. Parce que toute notre Société nous y pousse, avec plus ou moins de mauvaise intention, et parfois même en toute bonne foi, tant il est difficile pour une âme sensible de trouver sa juste place et de l'assumer durablement. Difficile aussi de faire le tri entre ces informations extérieures qui nous influencent.

 

Préférer l'ombre après avoir croisé la Lumière

Préférer l'ombre après avoir croisé la Lumière, voilà la résistance Mentale courante contre l'éveil. La Lumière ne fait jamais mal, c'est trop longtemps rester dans l'ombre qui fait mal. Ne pas connaitre la Lumière, c'est ne pas la sentir, de l'intérieur. Il y a en revanche une frustration immense à s'en trouver éloigné, après en avoir reconnu les rayons . Nous sommes tous, à quelques degrés près, des êtres sensibles à cette Lumière. Mais notre Mental nous la couvre, avec un pouvoir occultant extrêmement efficace.

Nous nous laissons bercer par le Mental, à la surface des choses, aussi violentes soient ses tristesses, on en accepte tous les plaisirs qui les précèdent. Ne confondez pas désir et Amour. Le premier nait du manque, qui est séparation, le second de la plénitude, qui est con-centration. Mais, on se jette le plus souvent "à coeur perdu" et "tête la première" sur le mur de notre propre crash, plutôt que de percer la Joie indéfinissable de l'In-Time.

Notre quête du confort, notre orgueil qui nous disperse, sont un laisser-aller permanent et si satisfaisant pour l'Ego, que notre Mental n'a de cesse de l'exploiter et de l'encourager. Ce n'est pas le Coeur qui parle sous l'effet des tempêtes. C'est l'orage. Et ces éclairs ne sont pas la Lumière, mais nos propres foudres.

Je ne crois pourtant pas que cette résistance de dernière heure puisse dresser des murs suffisamment hauts pour arrêter le courant de la vraie et implacable Lumière en marche. La Lumière triomphe toujours. Notre Coeur, notre intuition la re-connait, entre toutes, sans que le Mental puisse s'accrocher davantage.

J'ai l'intime et vivante conviction, que le Coeur peut traverser tous les murs, même les plus opaques.

Ce qui doit, sera. Nous sommes le courant de ce que nous devons être. Rien n'altère l'Essentiel, ni nos peurs, ni nos erreurs, ni nos doutes car ils sont autant de marches vers Soi-même, comme l'arc-en-Ciel qui nait de la pluie et du soleil, et sous lequel se cache un trésor : Soi.

L'Univers sait déjà ce que nous comprendrons un jour. Mais rien ne se fait sans nous!

La vraie liberté est le travail et la passion de la terre qui ouvre une Voie sur l'Essen-Ciel.


Notre obscurité est un gage de Lumière

Si nous n'avions ni doutes ni souffrances à combler, nous serions des moitiés d'être en errance sur la terre. Composer c'est se recomposer.

On est nostalgique de ce qu'on a perdu. La rage disperse la plus belle version de Soi-même; mais la Paix rassemble notre Coeur dispersé. On n'est pas fou parce qu'on voit autrement. Non.  On est fou parce qu'on voit les choses comme tout le monde : cette folie des questions aux réponses duelles. La vraie réponse est silencieuse et réconciliatrice. Elle ne répond d'ailleurs à aucune question. La tête s'est tue, et le Coeur murmure.

Chacune de nos lectures, de nos rencontres, nous mettent à l'épreuve de nous même. Ce qui nous semble facile, la vie se charge de nous le rendre confus et ce qui semble confus la vie nous le rend clair. Notre obscurité est un gage de Lumière, la terre qui la révèle. L'expérience de nos états de conscience et des changements. l'impermanence nous instruit sur notre permanence idéale.

Le manque est le plus clair symbole de la séparation originelle et illusoire. Le Mental crée le manque, l'amour seul est plénitude. Le manque conduit à l'Amour ... c'est presque aussi simple que cela.

L'exemple fait grandir. Le contre-exemple aussi...chaque souffrance est un miroir pour l'autre.

Le vrai changement, celui qui féconde notre Être, nous fait voyager de la surface mouvante du Moi au Fond Constant de Soi. Le Silence alors règne...

Il faut cesser d'opposer nos soirs à nos matins. Il y aura toujours des soirs et des matins, et entre deux, l'étendue d'un rêve possible.

L'intuition nous aligne sur l'évidence sans effort, sans angoisse. L'Harmonie, c'est l'éphémère qui compose avec l'Infini. C'est le bruit qui s'affine et nous rapproche de l'indicible et invisible Présence de Soi.

On accorde nos violons. Et ils ne pleurent soudain plus.

Nos émotions, nos sentiments, nos réactions nous alignent peu à peu sur nous-mêmes, et c'est une fabuleuse aventure que la Vie.

Alignée sur sa puissance, ni devant, ni derrière, totalement Soi en commun-Ion parfaite avec les éléments qui remplissent ses secondes, aucune dualité ne peut plus nous réduire. Ce sont nos âmes qui fraternisent et non nos égos matériels. Toute relation qui passe par le Coeur est plus qu'un rapport entre 2. C'est une Connexion.

La Fraternité n'est pas une exigence sociale. C'est la racine même de notre Essence commune qu'on reconnaît mutuellement en l'autre.

Les plus belles rencontres sont celles qui ne finissent jamais. Elles échappent aux attachements du Mental, au Temps et à l'espace. Elles rassemblent par le Coeur, tout ce que le Mental tenait divisé.

L'Amour est donc plus qu'une rencontre entre sexes opposés. Hasard et hormones comptent peu à la croisée de deux infinis qui se rencontrent et s'intriquent.

Cette capacité que nous avons à rentrer en résonance avec la Lumière, et nos semblables qui la reçoivent, n'est plus perméable à l'obscurité dominatrice du Mental. Les résidus mentaux peuvent encore nous perdre, mais notre boussole intérieure reste vigilante et nous réoriente vers Soi, malgré les tentatives désespérées du Mental à vouloir nous faire changer de cap ou nous maintenir de force à l'extérieur de Soi.

 

La Tendresse: effluve d'infini

Il n'est plus belles courbes, que les lignes d'un rêve à qui l'on donne corps. Aucun rêve n'est une fuite car le rêve n'est pas l'ailleurs. Il est L'ICI de Pleine Conscience, l'Eveil en Joie.

Ne fuie pas la Vie au prétexte qu'elle est duelle. Aime la! Ne fuie pas la difficulté, deviens tendre, à ton rythme, avec elle.

Toute fuite est un échec, y compris la fuite au plus haut du Ciel. Il ne sert à rien d'étudier la carte du Ciel par coeur, de connaitre tous les secrets ésotériques, fruits de lectures savantes. La Vie c'est maintenant et ici, à l'exact endroit où l'on t'a posé. Tu peux préférer la grossièreté des formes que tu vois, rester à leur surface pesante et avancer en disséquant des heures le Monde qui t'entoure. Tu peux surtout sentir ce qui t'anime et le Coeur du Monde qui bat, en cadence et à ton rythme. Voilà la tendresse dévoilée, fruit de notre transparence, et du juste regard que tu as su, un jour, poser sur Toi-même, à la croisée de Tout et sans condition.

La tendresse n'a besoin d'imposer aucune condition, car elle se suffit à elle-même. Elle est une Joie sans Ego. Sentir vaut mieux que croire.

Deux bras chargés de tendresse, pour embrasser le Monde, valent mille mots creux, ils enserrent mais n'emprisonnent pas.

La tendresse n'a pas besoin de l'intelligence. Elle est l'intelligence même. L'intelligence du Coeur, et non celle de la raison qui n'aime qu'elle-même et qui s'éparpille.

On s'expérimente, au travers d'une Vie, et l'on creuse un tunnel vers la Source de Soi-même. Entre raison et Coeur, les choix sont difficiles, mais ils sont les clés de nos vies. Choisir, c'est avancer sur le chemin de notre liberté pour se rapprocher de Soi, sans plus trop s'éloigner. Passée la curiosité d'être différents on a le choix de rester séparés ou de se ré-unir. Mais ce qui a été divisé a vocation à se rassembler. Nous sommes les branches d'une Racine Sublime.

Cette Alchimie de Soi, ne se passe pas de la terre pour accéder au Ciel. Elle les fusionne. Nos jardins ont besoin de pluie et de soleil.

La Force s'allie à la fragilité, les barrières s'estompent et les définitions d'Ego doivent tomber. Le mâle a besoin de la femelle, tout les oppose, mais ils apprennent à se compléter et à S'UNir.

Les femmes rapprochent les hommes de leur propre sensibilité enfouie, ce pourquoi sans doute on les aime tant. Les femmes nous guident. Le jour où sa sensibilité n'a plus été un objet de convoitise, mais l'évidence de la vraie force, la civilisation est née.

Aucune femme n'a été libre sans une force sacrée.Cette force est le respect imposé aux hommes. Le renversement de la violence commune.

Un bel exemple d'Alchimie, quand la dualité ne parvient plus à alimenter les différences.

 

Tout est Un, au fond du Coeur

On sépare, on théorise, on thésaurise, mais au bout du compte, tout est Un au fond du Coeur.

Il n'y a aucune raison d'aimer. Raison et amour sont soeurs ennemies. Aimer, c'est au contraire perdre la raison, la laisser filer, en retrouvant le chemin de l'enfance. L'Amour est sans raison, sans explication, sans cause. Il Est l'Alpha et l'Omega et il ne peut être ni limité, ni surtout défini. La tête croit savoir ce qu'est l'Amour mais elle se trompe systématiquement. Car la tête est intérêt et l'intérêt ne sait rassembler que les marchands du Temple. Bien sûr on peut mal aimer, et nous sommes les champions de l'amour romantique. Mais il vaut parfois mal aimer que pas aimer du tout. Car l'Univers est UN. Il EST, AMOUR et l'Amour est le Graal.

La Vie ne fuie pas les formes. Elle se dévoile au travers elles. Aime tes ombres autant que la Lumière. Mais n'oublie pas d'aimer. Ainsi, on ne quitte pas des yeux la Source, et les ombres ne sont que projetées par nos formes nécessaires. La Vie ne fuie pas les formes. Elle se dévoile au travers elles. Aime tes ombres autant que la Lumière. Mais n'oublie pas d'aimer.

Vivre est un mensonge délicieux qui nous délivre. L'Ego est policé mais lourd. L'âme est sauvage et légère. On avance... On s'allège en chemin. Peu importe nos imperfections qui sont impermanentes.

Et chaque ETRE rencontre l'autre grâce à lui-même, parce qu'il a d'abord été conforme et déformé.

Pour juger l'autre il faudrait être l'autre, totalement lui, jusqu'aux plus profondes de ses blessures intimes. Nous ne sommes que nous mêmes et pourtant. Nous Sommes aussi toutes nos vies passées et notre mémoire peu à peu nous révèle la part la plus sublime en miroir de la plus vilaine.

Il suffit, à chacun de nous, de se trans-former et de ressentir ce qui est permanent derrière les frontières du temps. L’Étoile en témoigne. Et on ne l'atteint jamais vraiment sur cette Terre, sauf durant ces instants sacrés et constitués, dans le Temple et en Nous, quand nous suspendons le Temps, de midi à minuit, pour tenter d'accueillir cette Lumière et communier en elle. Le reste du temps, on tente d'échapper au travail, en le fuyant.

 

Il n'est pas de Magie ni de Beauté qui n'élèvent

Il n'est pas de Magie ni de Beauté qui n'élèvent. Toute Vérité nous transporte à la verticale de Soi et de l'Essentiel que la raison ignore.

Les vrais combats mettent en avant nos faiblesses, pour en faire des forces. L'inverse nous rabaisse toujours vers l'inhumain, la partie la plus baignée d'ombre de nous-même. Celle qui ne trouve jamais de fin à ses pleurs.

La Lumière ne se laisse pas séduire par des offres alléchantes et ne nous diminue jamais. C'est ainsi qu'on la re-connait. Parce que loin de nous attacher, elle nous rend libre. Quand on aime on ne serre pas le noeud, on le libère. Alors on a été aimant et pas propriétaire.

Nous sommes. Parce que que nous comprenons cette fusion-Liberté, dans et par la Source en toute autonomie et spontanéité d'ETRE. Les formes multiples du temporel, le bruit et sa fureur, nous renvoient un jour, peu à peu, vers ce Silence Originel.

Même l'amour ne peut justifier la perte de sa liberté. On ne peut bien aimer pour soi seul. On n'enchaîne pas ceux qu'on aime. Ce que les dieux ont créé de Beau, l'homme ne doit se l'approprier pour lui seul.

 

Il faut beaucoup marcher
 

Quand le Coeur se terre, c'est tout le Ciel qui s'effondre et qui pleure.

Il faut beaucoup marcher, beaucoup voyager sur le chemin de l’étoile, comme les pèlerins marchent vers Compostelle.

Il y a deux façons de regarder le monde. L'une nous enferme, l'autre nous libère.

Les formes sont peut être une prison, mais elles sont aussi des portes vers une Liberté insoupçonnée, quand on y a trouvé la clé de Soi.

Voilà le rêve d'une âme qui ne s'oublie plus. Le rêve n'est pas un océan où l'on se noie, mais un espace d'infini où l'on se retrouve.

Définir, c'est limiter. Ne vous définissez plus. Ouvrez vos ailes et sentez les infinis espaces que votre Coeur seul peut reconnaître.

Les ailes ne servent pas à fuir là où nous sommes, mais à couvrir l'immense espace animé de notre Coeur, ici et maintenant.

Ce moment ultime où toute division cessante transforme deux individus séparés en un seul et même présent:voilà l'âme révélée, voilà l'amour.

Avec la spontanéité du Coeur, qui s'éveille pas après pas. L'étoile que je suis des yeux, est un phare lointain.Mais sa Lumière est aussi proche que mon Coeur qui la laisse entrer.

On est si peu dans tant de choses, comme la goute d'eau de L'océan; pas davantage, pas moins qu'un modeste univers et pourtant si complets. Je suis si imparfait, si fragile, si stupide, si in-exemplaire dans mon apprentissage d'immortel: c'est là que se cache l'essentiel.

Ce que nous apprennent le sable et l'océan? Chaque goutte d'eau, chaque grain de sable contribue au paysage sublime, forme de l'Infini.

 

La bonne révolte

C'est la bonne révolte qui prive le Mental de son carburant préféré: nos peurs et notre ignorance.

Les mots ne savent pas décrire, la magnificence de cette Lumière. La Lumière elle même est un concept réducteur de sa Beauté. Chaque mot n'est qu'un guide. Un guide qui raconte comme il peut, à l'aveugle, la Beauté du Monde qu'il ne peut connaitre, mais dont il sent d'intuition toute la bienveillance Originelle. Chaque mot est un pétale et l'âme des pages son parfum. La rose vit et meure, mais son effluve est éternelle.

Les mots, font de l'intuition pure une traduction imparfaite, et souvent on se trompe. Alors on rectifie, on rectifie mille fois s'il le faut. Un jour, le langage se fait Silence. Rien ne peut plus perturber un Coeur qui s'aligne.

Chaque mot vrai, perce une cavité profonde vers le Coeur, siège de l'infini, que l'Invisible protège des profanes qui ne le respectent pas.

Un jour ou re-naît et re-connaît! On peut mourir mille fois. La Vie sera toujours plus forte. Les plus belles perspectives ne fuient pas devant Soi, elles prennent racine dans son Coeur pour se projeter loin devant. L'orgueil trop grand de l'Ego disparaît, quand la Joie discrète mais intense de notre pleine Conscience de l'Infini nous révèle.

 

Dis, Vision :

Je vise les étoiles

Mais ce Ciel est si loin de moi

Tu me dis : vise ton Coeur,

Racine du Soleil et de la Lune.

Tu ES Tout ce Ciel en Toi...

 

Il est des symboles qui font passer l'éphémère en mode d'éternité.

Et j'aime ces signes qui nous font retrouver notre axe.

Peut être que chaque rose cache en elle, une éternelle substance qui lui prête forme, une essence de rose qui vaut toutes les roses.

Peut être que chaque instant est un changement complet, comme la rose qui naît et fane puis renaît à nouveau au rythme des saisons.

Et dans ce monde souterrain,

il nous prend soudain un jour l'envie de voler.

J'aime les papillons et les roses,

car ils sont les symboles vivants de l'éphémère et pourtant si éternelle Beauté.

Le poids des jours n'empêche aucun envol.

Au contraire, il le motive.

S'il n'y avait pas d'amour, s'il n'y avait pas de rose,

il n'y aurait pas de papillon.

Je prends des photos du Ciel...avec une plume d'âme que je trempe dans son Azur.

 

Les mots: symboles de Vie et capteurs de Lumière

Seuls les signes, que la raison ne comprend pas, parlent au Coeur. Parfois les mots savent les mettre en Lumière. Seuls les signes savent encore compenser l'insupportable poids du vide. Il faut vouloir ouvrir son Coeur à leur espace de plénitude.

Les mots sont souvent trahis par la colère. Néanmoins, ne vous méfiez pas des mots, mais de la rage qui les déforme et amplifie la colère. Il est des mots que le Mental domine. Et des mots qui s'en sont affranchis.

Verbaliser son anxiété, c'est lui dénier une partie de sa puissance. C'est la bonne révolte qui prend conscience de l'illusion Mentale.

Je sais que la Source projette un immense rayon qui nous perd, mais si j'en suis la trace, alors je m'y retrouve sans plus d'effort.

Personne ne se rappellera sans doute de nos jolis mots, mais qu'importe si nos mots nous ont permis de nous rappeler à nous mêmes.

Le bonheur n'est pas de ce monde mais sa porte, oui.

Nettoyez vos capteurs comme on nettoie les vitres sales d'une fenêtre. La Lumière attend d'y rentrer.

 

L'Evidence rit

Quand l'âme frappe à ta porte, ne fais pas la sourde oreille. Elle a un secret à te révéler. Ce secret c'est l'Amour. Il n'est plus bel instinct que l'Amour commande. Voilà l'instinct d'âme que l'Evidence dévoile. IL n'impose rien qui ne soit d'abord passé au crible de notre propre Coeur.

Et l'Evidence alors rit...de bon coeur. C'est à cela qu'on la reconnait. C'est un ange enthousiaste qui franchit votre porte. Le rire non forcé, comme le sourire, est la plus belle preuve du Sacré.

Nous sommes ces aveugles, et pourtant "clair-voyants", qui nous nous nourrissons de nos intuitions magiques, comme des mots qui nous y guident à la Source flamboyante. Nous savourons ces paysages déli-cieux qui sont nos rêves éveillés. Chaque sursaut de Conscience, et nous recouvrons d'évidence ce que nos écrans mentaux cachaient.

Tous les paysages que nous traversons, fussent-ils désertiques, tourmentés ou paisibles, sont un cadeau du Ciel tourné vers la Beauté. L’âme résonne comme une mélodie en écho dans notre Coeur. C'est l'enfance recouvrée qui chasse les ténèbres trop matures. L'enfance. Cette douce nostalgie que nous poursuivons notre vie durant. Cette innocence perdue que le Temps restaure.

Je veux me dépasser, perdre la notion du temps pour puiser à la Source des choses, et y retrouver mon éternité. Naître Nouveau, à jamais. Ma nudité originelle, celle d'Eve et d'Adam,  forme la plus simple, mais la plus vulnérable aussi, du paradis aux prises avec l'Ego naissant.

La grâce, c'est de l'âme brute qui transparaît et qui déchire l'ombre. A la verticale du Coeur, l'Infini se révèle. Il n'est plus belle fragilité que la nudité des êtres qui se livrent sans plus aucun calcul. Ils empruntent le chemin de la plus absolue des forces. Il n'y a plus d'Ego, plus de regards réprobateurs. Il n'y a plus que Joie brute.

Nos ombres s'estompent grâce à notre regard Con-centré. Nous ne sommes plus Ego-Centrés, mais libérés de nos lymbes, à la grâce de l'infini qui ne cesse de nous parler. Au centre il y a l'Axe, et cet Axe même éloigné est toujours d'azur. Voilà la confidence ultime: la confiance. La confiance est le repos de l'âme.

La Beauté n'a ni mot ni image. Elle est l'innocence brute qui rayonne de coeur à coeur. Sa vibration est Essence, et son Silence est Beauté. Toutes les formes s'animent alors.

Ce secret n'est pas caché là-bas, ni ailleurs, mais "insight"... nous Sommes, depuis toujours, un secret qui s'ignore, mais que l'Oeil du Coeur révèle. Quand on a fait le tour de nos milles et une vies, on comprend qu'il n'y avait rien à comprendre, mais tout à aimer.

 

La tête pense. Le coeur sait.

Rasheed Ogunlaru.

Nous écrivons des choses éternelles.

Saint Exupéry.

L'harmonie invisible surpasse celle qui saute aux yeux.

Heraclite.

L'idéal est pour nous ce qu'est une étoile pour le marin. Il ne peut être atteint mais il demeure un guide.

Albert Schweitzer

Il n'y a pas de malentendus, il n'y a que des malentendants.

J.LACAN

Chacun est seul responsable de tous.

Saint Exupéry.

Le coeur a tant d'espace qu'il défie les astres, il est comme une vague qui n'a pas de fin.

Paul Eluard Une leçon de morale. 1949

Chaque soir, le sommeil est un doux suicide qui me rapproche de toi.

Chris le Gardien.

Un Bouddha "n'explique" rien. Il est expressif mais non explicatif.

Osho.

Les rêves ne nous apprennent pas ce qui va se passer mais ce qui se passe...seul le rêve réveille ce que nous sommes.

Éric-Emmanuel Schmitt.

Un jour, quelque part, vous allez inévitablement vous rencontrer avec vous-même.

Pablo Neruda.

La nature prouve qu’elle nous veut du bien puisqu’en nous donnant des larmes elle nous donne le meilleur : la sensibilité.

Juvénal.

Vraiment riche est celui qui porte dans son âme plus de rêves que la réalité ne peut détruire.

Hans Krespa.

L'homme sincère a le cœur transparent.

Antoine Claude Gabriel Jobert.

La langue du cœur n’a pas besoin de mots pour être comprise, c’est dans les yeux qu’elle est écrite.

Sophie Cottin.

Connaître ce n’est pas démontrer, ni expliquer. C’ est accéder à la vision.

Saint-Exupéry. Le petit Prince.

Si tu souhaites être une mine de joyaux, ouvre l'océan profond à l’intérieur de ton cœur.

Rûmi.

Sortir des limites de notre sensibilité et de notre vision mentale, atteindre à une liberté plus vaste, telle est (..) l’immortalité.

Tagore.

Otez l'amitié et vous retirez le soleil du monde.

Cicéron.

Quand vous devenez pessimiste, regardez une rose.

Albert Samain.

L’amour véritable est sans pourquoi.

Adèle Van Reeth.

Il est des bras qui n'enferment pas mais qui agrandissent l'être qu'il serrent.

Jacques Salomé.

La conscience est un univers, son soleil est l'amour.

Henri-Frédéric Amiel.

There is something more important than logic : imagination.

Alfred Hitchcock Rebecca (1940) Alfred Hitchcock

L'amour propre est la plus intempérante des passions, elle n'est jamais rassasiée.

Jean-Benjamin de Laborde.

Vivre est la chose la plus rare du monde. La plupart des gens ne font qu'exister.

Oscar Wilde

Voir les commentaires

Publié le par Chris Le Gardien
Soleil Eternel...

Notre naissance est une cristallisation de notre Etre Essentiel, au sein d’une Matrice sensitive, d’une dimension matérielle, qui nous cloisonne et nous permet d’expérimenter et de re-connaître, en Conscience et évidence, la mesure de notre Liberté et de  nous révéler en consécration.

Nous Sommes de l’infini, défini temporairement.

Durant les premiers jours de notre conception et plus particulièrement depuis notre naissance, nous sommes disposés mentalement à être coupés de notre mémoire karmique Centrale. En quelque sorte, notre manifestation cristallise physiquement notre âme, en la rendant imperméable à sa Source Originelle et à toutes les vies passées qui la déterminent et dont elle est constituée pleinement. Les limites sont ainsi posées. Pourquoi de telles bornes si elles n'existent pas en Soi. Pourquoi l'imperfection?

Les outils qui font Loi, et qui sont déterminés par avance, nous permettent donc de développer un certain nombre de sensibilités visant à déterminer, à trier, le superflu de l’essentiel.

Le Mental est un véhicule nécessaire à cette Liberté, car sans ce principe de séparation, toute créature serait inféodée au TOUT. La Dualité n’est ainsi ni bien ni mal en Soi. Elle participe, au contraire, à notre autonomie graduelle, tout autant individuelle que collective. En prendre conscience, c'est aussi prendre conscience du Tout agissant au travers nous, selon des inter-connections de lois physiques et subtiles, visibles ou invisibles, connues ou inconnaissables, qui lient l’ensemble du système qui nous dimensionne, de degrés en degrés de perceptions plus ou moins subtiles.

Nos Vies, sont oscillations permanentes entre Terre et Ciel.

Toute « personne », au sens éthymologique latin et étrusque, signifie "masque", pour l’individu lui-même tout autant que dans son rapport envers les autres.

Le voile de la maya hindoue n’est pas une simple image. La maya est un voile qui sépare l'homme de son Origine Céleste. Cette image est partagée par grand nombre de traditions ésotériques. Bien sûr en Orient mais pas seulement.

En Egypte ancienne, on ne parle pas de transmigration ni d'incarnation, ni d'oubli directement mais de division symbolique du corps d'Osiris qui nécessite d'être recomposé après son éparpillement criminel. Le Ba, siège du coeur, l'âme supérieure, a besoin de cette opération de con-centration, de cessation de cet état d'égarement pour s'élever et renaitre enfin. La mort était renaissance, la naissance était une mort de l'état de béatitude première.

En Grèce ancienne, le fleuve Léthé symbolisait cet oubli nécessaire à la transmigration des âmes. (*)

L’Esprit personnifié, pour nous occidentaux, est bien l’espace d’un Moi chargé de prédéfinitions Mentales qui nous séparent de Soi-même, et nous invitent, par l’expérience et l’adaptation (définition même de l’intelligence), à l’altérité et à la prise de conscience de ce que nous Sommes et du « Pourquoi » fondamental dont les réponses doivent absolument se détacher de toute charge mentale pour être justes et parfaites. Le termes grec de l'esprit est Nous et Pneuma, le souffle. Le Nous est bien la Dualité, en forme, la division qui appelle à la ré-conciliation, l'éparpillement qui mène au rassemblement, l'individualisme qui a vocation à la fraternité.

La psychologie moderne et la naissance de la psychanalyse, les recherches en intelligence artificielle, explorant les méandres du cerveau et de l’inconscient (pour ne pas dire des cerveaux puisque les intestins et le coeur eux-mêmes ne sont pas indifférent à cette animation des mémoires), progressent dans un sens extraordinaire depuis une vingtaine d’année. Non, le cerveau ne serait pas le siège central de la mémoire. Il n'en serait qu'un outil, un modeste filtre, un véhicule dimensionnant, mais en aucun cas un siège physique et nécessaire.

Les ésotéristes ne sont pas surpris par ces avancées scientifiques. De si nombreuses transmissions écrites ou orales évoquent cette évidence. Le temps et l’espace n’existent pas en Soi! Ils sont des conditionnements, des interactions entre ESSE et Percipi, Etre et perception, les Lois physiques et quantiques qui participent à la consécration graduelle, à la Liberté fondamentale de toute créature divine, faisant comme Ulysse un retour sur Soi et chez Soi, après un bien long et périlleux voyage. Car bien sûr, ce retour est un choix, un sursaut vers Soi que le seul libre-arbitre peut provoquer et décider quand tout un travail préparatoire et ce qu'on a défini comme l'expérience de nos vies nous ont permis de perméabiliser notre précieux regard.

Tout est donc question d’allègement de nos charges Mentales, et nous nous trompons systématiquement de sens, à vouloir nous surcharger de connaissances et d’intellectualisme orgueilleux. Comme les Francs-maçons le disent, il faut en enlever, pas en rajouter, ce pourquoi le symbole des tailleurs de pierre leur est si cher.

Nos sens corporels, l’Ego, le Mental, l’Orgueil, l’Amour-propre, sont des enracinements ou des déracinements … parfois des agitations dimensionnelles douloureuses à dompter en se frottant à la vie et aux autres. Mais quand on a Vu et ressenti dans son Coeur l'indicible, l'indéfinissable, on sait tout le Sublime de notre dessein. La Vie est Beauté, la Liberté même douloureuse est une chance vers cette Beauté.

On s’allège et on s’élève. La Beauté rayonne au travers les formes et les fonde. L’âme résonne comme une mélodie en écho dans notre Coeur, dès qu’on a pris conscience de son atemporalité et de toute la puissance de l’Essen-Ciel, dont le Mental est le chemin.

"Nous" ne sommes que ce qui transcende l’apparence, qui est elle -même une marche vers Soi. L’Univers est Essentiellement Un, pleinement Un, par-delà les limites de nos perceptions physiques et de nos étroites outils moraux. La subtilité de ces connexions n’est pas à vendre au plus offrant. Seule l’humilité et la pauvreté du Coeur l’approchent. Et c’est heureux. Voilà pourquoi le chemin est long et difficile et pas sans remises en questions fréquentes. Car le confort et les déterminations sont fortes. Le Mental est sur son territoire et n’entend pas le perdre.

Il ne dépend que de nous de faire jonction avec la partie la plus sacrée de Soi même. Alors le Mental fond comme neige au Soleil. Alors l’Amour reprend ses droits, ici et maintenant. Et cet Amour n’est plus division. Il est Soleil Eternel. Et nous en trouvons le bon alignement. La Voie vers le Non-Duel est l'alignement qui mène à l'illumination.

 

(*) Je renvoie le lecteur à l’approfondissement de cet aspect, car il n’est pas de mon propos de se perdre ici en processus savants.

Ce n’est pas assez de posséder le soleil si nous ne sommes pas capables de le donner !

Paul Claudel

Soleil Eternel...

Apollon et Dionysos Pierre Vial, Éléments n°36, 1980.

« Nous aurons fait en esthétique un progrès décisif, quand nous aurons compris, non comme une vue de la raison mais avec l’immédiate certitude de l’intuition, que l’évolution de l’art est liée au dualisme de l’apollinisme et du dionysisme, comme la génération est liée à la dualité des sexes, à leur lutte continuelle, coupée d’accords provisoires. Nous empruntons ces deux termes aux Grecs ; à les bien entendre, ils expriment, non en concepts mais dans les formes distinctes et convaincantes des divinités grecques, les vérités secrètes et profondes de leur croyance esthétique. Les deux divinités protectrices de l’art, Apollon et Dionysos, nous suggèrent que dans le monde grec il existe un contraste prodigieux, dans l’origine et dans les fins, entre l’art du sculpteur, ou art apollinien, et l’art non sculptural de la musique, celui de Dionysos. Ces deux instincts si différents marchent côte à côte, le plus souvent en état de conflit ouvert, s’excitant mutuellement à des créations nouvelles et plus vigoureuses, afin de perpétuer entre eux ce conflit des contraires que recouvre en apparence seulement le nom d’art qui leur est commun ; jusqu’à ce qu’enfin, par un miracle métaphysique du “vouloir” hellénique, ils apparaissent unis, et dans cette union finissent par engendrer l’œuvre d’art à la fois dionysiaque et apollinienne, la tragédie attique ».

C’est sur ces mots que s’ouvre La naissance de la tragédie de Nietzsche. Ils résument la féconde complémentarité qui, au-delà d’un apparent antagonisme, fonde la culture européenne et la vision du monde qu’elle exprime depuis quatre mille ans – la tragédie antique étant un moment privilégié de cette fructueuse confrontation entre Apollon et Dionysos.

Les Grecs voyaient en Apollon la personnification de la force souveraine, organisatrice, régulatrice de l’intelligence, qui maîtrise et met en forme l’élan vital représenté par Dionysos. Dieu solaire par excellence, « dieu de toute science » dont l’oracle est le souverain mainteneur des traditions religieuses1, Apollon adresse aux hommes le message inscrit dans l’entrée de son temple : « Connais-toi toi-même ». Revenant chaque année, au printemps, du pays des Hyperboréens (le Nord), Apollon est le dieu de la lumière, donc de la connaissance. En bandant son arc d’argent ou en jouant de sa lyre, il affirme la noble souveraineté du savant et du poète, qui savent comprendre et maîtriser la buissonnante richesse du réel grâce aux messages symboliques du chant apollinien : « devin et guérisseur, poète et musicien, solaire et purificateur, derrière ces fonctions diverses, mais voisines, Apollon cache la puissance secrète des chants magiques et de l’incantation » (M. Meslin).

Dionysos, lui, est d’abord la divinité de la végétation en général, du ganos (humidité vivifiante) qui anime tout l’univers végétal. Il restera toujours le dieu des grands arbres, ses fidèles brandissant le thyrse (bâton terminé souvent par une pomme de pin, héritage des vieux cultes de l’arbre) et le lierre qui, comme tout feuillage restant vert en hiver, est le symbole de la continuité de la vie, par-delà le rythme des saisons et des générations. Puis Dionysos devient le dieu de la vigne et du vin, ce vin qui, « liquide et feu à la fois, est comme le ganos de la vigne »2 et exalte l’homme jusqu’à lui faire parcourir les étranges sentiers de l’ivresse.

Ainsi, Dionysos est l’élan vital, spontané, déchaîné (le cortège des Ménades courant les montagnes boisées et déchirant à pleines dents leurs proies), le jaillissement des forces élémentaires, tandis qu’Apollon est la cohérence, la lucidité, l’ordre intérieur de l’âme qui se répercute sur un clair ordonnancement du monde extérieur. Forces chtoniennes, montées des profondeurs de la terre, et forces ouraniennes, descendues du firmament où règne le soleil…

Loin de les opposer, les Grecs les ont conciliées, et dès l’époque mycénienne puisque Dionysos, originaire de Phrygie ou de Thrace, est mentionné sur les tablettes de Pylos vers -1200. Il s’agit là d’une union dont on rencontre l’équivalent dans toutes les sociétés nées de l’expansion indo-européenne, les conquérants ayant le souci d’intégrer à leur panthéon les divinités autochtones3. Cette intégration est profonde. À Delphes même – où pourtant le solaire Apollon s’est imposé aux forces chtoniennes par sa victoire, très symbolique, sur le serpent Python – le célèbre sanctuaire voit réunis les deux grands courants religieux qu’incarnent Apollon et Dionysos. Selon le témoignage, tardif mais probant, de Plutarque, note H. Jeanmaire, « à Delphes, où Dionysos recevait les honneurs à côté d’Apollon, une sorte de partage liturgique attribuait aux deux divinités deux portions inégales de l’année ; le service d’Apollon, caractérisé par l’exécution des hymnes triomphaux qu’étaient les péans, en occupait la plus grande partie, mais pendant trois mois d’hiver prévalait le service de Dionysos, et le dithyrambe, qui lui est propre, se substituait au péan »4.

Cet équilibre par l’accord entre Apollon et Dionysos court, telle une nostalgie, à travers toute l’histoire de la culture européenne. Avec cette double présence, cette double exigence qu’évoque Vincent Decombis et qui n’a cessé de hanter, depuis quinze siècles, ceux qui sont en quête de « la plus longue mémoire » : « Apollon : ou la clarté, la recherche du maximum de clarté, le solaire dans l’âme : un appel vers le suprême… l’infini… l’Olympe de l’esprit et la Thulé intérieure… Royaume de calme et de plénitude… Souveraine sagesse et souveraine légèreté… Apollon, ou la transcendance lumineuse absolue. Dionysos, ou la vie, l’intensité suprême dans le mouvant, l’évolutif, le transitoire, l’esprit des arbres et des eaux, des forêts, du printemps et de l’éternelle jeunesse… La spontanéité enfantine et juvénile, le sourire de la chair et la grâce des corps, la femme et la splendeur émergeant du nocturne, le soleil passager et impressionniste, le déchaînement sensuel des forces de ce monde… Dionysos : ou l’immanence absolue ».

Face à la présence, dans l’inconscient collectif, de cette double polarité Apollon-Dionysos, le christianisme a tenté, au Moyen-Âge, d’appliquer son ambivalente politique de récupération-répression.

Récupération. Le Christ est chargé des attributs d’un dieu solaire. Il apparaît, nimbé d’or, comme souverain des cieux. Au XIIe siècle s’élabore un art, reposant sur un soubassement théologique, dont Suger, abbé de Saint-Denis, se fait l’ardent propagandiste. Georges Duby5 en résume les principes : « Au cœur de l’œuvre, cette idée : Dieu est lumière. À cette lumière initiale, incréée et créatrice, participe chaque créature. Chaque créature reçoit et transmet l’illumination divine selon sa capacité, c’est-à-dire selon le rang qu’elle occupe dans l’échelle des êtres, selon le niveau où la pensée de Dieu l’a hiérarchiquement située. Issu d’une radiation, l’univers est un jaillissement lumineux qui descend en cascades, et la lumière émanant de l’Être premier installe à sa place immuable chacun des être créés. Mais elle les unit tous. Lien d’amour, elle irrigue le monde tout entier, elle l’établit dans l’ordre et la cohésion et, parce que tout objet réfléchit plus ou moins la lumière, cette irradiation, par une chaîne continue de reflets, suscite depuis les profondeurs de l’ombre un mouvement inverse, mouvement de réflexion, vers le foyer de son raisonnement. De la sorte, l’acte lumineux de la création institue lui-même une remontée progressive de degré en degré vers l’Être invisible et ineffable dont tout procède. Tout revient à lui par le moyen des choses visibles qui, aux niveaux ascendants de la hiérarchie, réfléchissent de mieux en mieux sa lumière ».

Cette vision hiérarchique de l’univers, visible et invisible, est issue d’un traité de Denys l’Aéropagite, disciple de Saint-Paul – mais en fait rédigé par un inconnu dans l’Orient du très haut Moyen-Âge. Elle correspond à un effort de logique, de clarté qui débouche sur l’art gothique – les rosaces des grandes cathédrales, le « beau Dieu » d’Amiens sont éminemment solaires – et, au plan intellectuel, sur la construction thomiste, cependant qu’au plan militaire la prise en main de la chevalerie et les croisades correspondaient déjà à une interprétation « apollinienne » du christianisme. Tentative ne pouvant déboucher, très vite – et compte tenu de la nature totalitaire du christianisme – que sur une trahison de l’esprit apollinien : la croisade, détournée au XIIe siècle contre l’hérésie, débouchera sur l’Inquisition et la scolastique deviendra rapidement un système de pensée bloqué, clos, incapable d’évoluer6.

Il en va de même pour Dionysos. Au XIIIe siècle, le franciscanisme correspond à une tentative de récupération du panthéisme dionysiaque. Lorsque François d’Assise se disait frère des oiseaux du ciel, du soleil, du vent, des sources et des fleurs des champs, « une telle communion dans la joie du monde s’accordait aux désirs de conquête de la jeunesse courtoise » que voulait réaliser l’Église. « Elle était capable, ajoute George Duby7, de ramener vers Dieu des troupes de garçons et de filles qui partaient fleurir l’arbre de Mai. C’était en accueillant la nature, les bêtes sauvages, la fraîcheur de l’aube et les vignes mûrissantes, que l’Église des cathédrales pouvait espérer attirer à soi les chevaliers chasseurs, les troubadours, les vieilles croyances païennes dans la puissance des forces agrestes ».

Pourtant, l’exaltation des forces de vie, élémentaires, de l’amour, de la joie, des plaisirs du corps et du cœur reste toujours suspecte aux yeux des défenseurs intransigeants de l’orthodoxie doctrinale chrétienne. Comment concilier, en effet, joie de vivre et poids du péché originel, nécessité de l’expiation, de la pénitence et du renoncement au monde – ce monde qui reste, quoi qu’on en dise, source de péché et de corruption ? Aussi Dionysos est-il condamné à se réfugier dans la clandestinité des grands bois. Ceux qui lui restent fidèles doivent se réunir par les nuits sans lune. Ils sont présentés, par les clercs, comme des créatures du diable. Car Dionysos est devenu Lucifer – nom ambigu puisque étymologiquement, Lucifer est le « porte-lumière » – en héritant bien souvent de l’apparence physique du Grand Pan, et les Ménades sont devenues sorcières, le thiase, sabbat8.

Avec la Renaissance s’esquissent les retrouvailles d’Apollon et de Dionysos. Tous deux sont présents dans le tableau que Botticelli intitule – c’est une véritable déclaration de foi – « Le Printemps » (La Primavera). « L’homme est le modèle du monde », dit Léonard de Vinci. Bravant le vieil interdit chrétien qui a bridé tout effort scientifique – la libido sciendi est le péché par excellence, l’orgueil de l’homme qui, de créature, veut devenir créateur – l’Europe part à la conquête de la Terre et même, avec Copernic, Galilée, Kepler, du cosmos.

L’édification de la science moderne est apollinienne : elle aboutit – ce n’est pas un hasard – à un programme de conquête de l’espace placé sous l’égide d’Apollon (le programme « Apollo » de la NASA). Apollon est présent aussi dans la grandiose construction politique d’un Louis XIV – le palais de Versailles ne serait-il pas la traduction architecturale du mythe apollinien ?9 – et d’un Napoléon. Courant apollinien et courant dionysiaque circulent jusqu’à nos jours dans la culture européenne. Ils peuvent paraître s’opposer : l’un génère le classicisme10, l’autre le romantisme, l’un s’exprime à travers le net agencement d’un jardin à la française, l’autre à travers l’exubérance touffue d’un jardin à l’anglaise. En fait, au-delà d’une apparente rivalité, ils se retrouvent souvent côte à côte : si la Révolution – toute révolution – est dionysiaque, Robespierre tente d’imposer un culte de la Raison d’un apollinisme, à vrai dire, caricatural.

Alors, les dieux seraient-ils morts ? Certes non, puisqu’ils vivent en chacun de ceux qui veulent faire et vivre cette libération païenne qui sera la révolution du XXIe siècle. Aujourd’hui, l’Europe attend un message religieux, au sens où l’entend J. P. Vernant : « Par-delà les choses, atteindre un sens qui leur donne une plénitude dont elles apparaissent, en elles-mêmes, privées ; arracher chaque être humain à son isolement en l’enracinant dans une communauté qui le conforte et le dépasse »11.

Pour cela, il est urgent d’écouter la voix de Dionysos et d’Apollon, réconciliés comme ils l’étaient à Delphes. Car l’un et l’autre sont indispensables à un vécu du sacré qui soit tout à la fois dynamique, jaillissant, et équilibré, harmonieux, serein. Apollon est le soleil, Dionysos l’eau. Que l’un règne seul, et c’est le dessèchement. Que l’autre règne seul, et c’est le débordement. Le soleil et l’eau sont indispensables à la vie. Comme l’est l’union de l’homme et de la femme. Leurs symboles ne doivent pas être opposés, mais liés, unis. Le ciel et la terre n’appartiennent pas à deux mondes différents, mais sont les deux aspects d’une même réalité.

Certains l’ont bien compris, tel Roger Caillois qui, s’interrogeant en philosophe et en poète sur le fantastique, constate que « le fantastique exige la présence, côte à côte, de Dionysos et d’Apollon »12. Le fantastique transmet, à travers des œuvres littéraires ou picturales, ce message : l’homme, tel un arbre, doit plonger ses racines en terre – c’est la part de Dionysos – et dresser ses hautes branches vers le ciel, vers le soleil – c’est la part d’Apollon. Il doit abriter en lui le serpent dionysiaque et l’aigle apollinien. L’aigle et le serpent : les deux compagnons de Zarathoustra.

Pierre Vial, Éléments n°36, 1980.

1. François Chamoux, La civilisation grecque, Arthaud, 1963.

2. Pierre Levêque, L’aventure grecque, A. Colin, 1964.

3. Voir à ce sujet l’article de Philippe Conrad, « La religion grecque et le mysticisme », in Nouvelle École n°24. Pierre Levêque, op. cit., note de son côté, au sujet de la religion mycénienne, que « le caractère fondamental de cette religion, c’est d’avoir réalisé une synthèse entre des éléments nordiques et des éléments méditerranéens ».

4. H. Jeanmaire, Dionysos, Payot, 1951.

5. Georges Duby, Le temps des cathédrales, Gallimard, 1976.

6. « La pensée […] glissa peu à peu vers les dessèchements du formalisme », ibid.

7. Ibid.

8. Le déchaînement extatique des fidèles se produit dans le christianisme ; c’est le cas, par exemple, des Flagellants (XIVe siècle). Mais il s’agit – comme toujours dans le christianisme – d’un dionysisme inversé, masochiste.

9. Voir Michel Marmin, « Soleil et poésie », in Éléments n°26.

10. On peut aller plus loin. Au cœur d’une même époque, les deux tendances se manifestent : Corneille est apollinien, Racine est dionysiaque.

11. Le Nouvel Observateur, 5 mai 1980.

12. Alain de Benoist, Vu de droite, Copernic, 1977.

Voir les commentaires

Publié le par Chris Le Gardien
C'est quoi : la Lumière?

Je me me pose souvent la question du pourquoi j'écris, et de ce que le terme "passeur de lumière" - qui me caractérise et dans lequel je me suis très jeune re-connu - peut bien signifier pour moi et pour vous, mes chers et patients lecteurs. Ce n'est sans doute pas le qui suis-je qui m'intéresse, mais le qui sommes nous pour nous comprendre entre les lignes? Et surtout, comment ne pas nous influencer intellectuellement (forme la plus éloignée du Coeur), les uns les autres, sur un chemin qui ne serait qu'un chemin borné par nos propres illusions Mentales? Comment être sûr de la bonne foi de nos propres influences? Quelle est la limite de notre orgueil d'ailleurs, dans cette communion, à nommer "Lumière" de tels mots "mortels" et imparfaits , qui n'en sont que bien trop souvent des supports grossiers?

Pourquoi transmettre? Quoi transmettre et comment transmettre?

J'ai la conviction intime, que la Lumière n’est pas une vérité, ni même LA Vérité ; dès lors qu’on croit la posséder ou qu’on pense pouvoir la définir, on est pris Soi-même au piège de la prison étroite des mots et du chant mélodieux de nos propres sirènes. "Posséder la vérité" est une illusion mentale, et chaque effort intellectuel pour la saisir est systématiquement vaniteux. La vérité échappe toujours aux griffes des chasseurs de lumière, car la Lumière n’est ni un trophée ni un concept qu'on emprisonne.

On ne détient pas la Lumière, elle ne nous appartient pas. Ce pourquoi on ne peut que la passer, c’est-à-dire la filtrer avec un maximum de précaution et d’authenticité, en ne cherchant surtout aucune contre-partie à cette action désintéressée.

La Lumière est essentiellement intuitive. Les mots qui la cloisonnent ne sont déjà plus cette Lumière originelle pré-ressentie. Seuls les supports symboliques ou poétiques permettent d’en re-garder ou d’en com-prendre - pour ne pas dire d’en sentir - sa version la plus épurée, et si cela est possible.

La cristallisation de la Lumière, fusse dans sa forme grossière, reste pourtant toujours de la Lumière qui s'adapte au contexte de notre cycle "matériel" d’incarnation (ce que j'appelle le principe de cristallisation). La pleine Conscience permet seule de ne plus discriminer entre le matériel et l’immatériel, car la dualité (Principe Mental de séparation) nous plonge dans une dis-tinction artificielle qui nous éloigne de l’Essen-Ciel.

La souffrance est contradiction de l'âme, effet sensible de la dualité, qui une fois résorbée nous offre de re-connaître notre Nature Originelle et Première. Et là est l'Espoir de l'âme, pleinement consciente de son état, au Présent de Soi.

L’Essen-Ciel n’est en Soi, ni matériel, ni immatériel. L’Essen-Ciel, c'est l’Axis Mundi que l’Intuition offre, d’éveils successifs, aux hommes qui rassemblent alors les parties divisées d’eux-mêmes, à force d’expériences et de retour sur Soi. Le but de nos incarnations, affine nos filtres et nous détache de cette dualité séparatrice et isolante de notre version la plus lumineuse. Alors la souffrance Mentale s'éloigne. Si Naitre c'est entrer en contradiction avec Soi, c'est aussi résoudre le conflit que le Moi alimente, en en reconnaissant la Source qui paralyse ainsi toute domination du foyer Mental.

La raison n'est-elle qu'une étape vers la lumière?

Raison ou tort, c'est toujours subjectif et production de jugement. Un animal qui tue une proie pour se nourrir, n’est peut-être pas raisonnable, mais en est il plus barbare? Je ne le crois pas. Les animaux, sans morale, participent pourtant à la Lumière originelle et au projet global d’ascendance. Ils y participent, comme tout un chacun, et malgré lui, à la mesure de sa manifestation, de son degré de Conscience et des lois qui le manifestent sur le rayon du monde matériel dans lequel il est projeté.

De même l’Homme est pétri de réactions et d’habitudes, qui culturellement l’invitent à réagir en fonction de projets collectifs ou individuels, que la raison vient policer. Mais les notions de bien et de mal sont parfois interchangeables en fonction des sensibilités de chaque peuple. Les grands principes moraux subissant toujours des tempérances Mentales de contexte. Ne pas tuer/ tuer légitimement ; Ne pas mentir/mentir pour le bien d’autrui ; ne pas voler/voler par nécessité...etc.

L'Homme et l'animal ne se distinguent qu'en ce que le second est bien moins dangereux que le premier. L'Homme ne fait plus un avec la Nature. Il n'a plus la spontanéité de l'animal, mais il n'a pas encore la spontanéité de l'âme. Il nage entre sauvagerie originelle, qu'il police tant qu'il peut, par la raison, et parfois l'Intuition le titille et le mène vers des horizons dont il ne fait qu'effleurer l'insoupçonnable beauté, préoccupé par son quotidien, et son confort Mental.

L'homme est donc tout à la fois animal et âme tourmentés. Le Mental est bien la cause de son égarement, de son éparpillement.

Discriminer entre bien et mal, c'est une question juridique ou philosophique. C'est un exercice pratique qui passe nécessairement par le filtre du Mental. Réfléchir est donc toujours une bonne intention, dont l’Ego réduit systématiquement la portée. L’orgueil des mots, la mise en exergue du Moi, l’hypertrophie du troisième œil, guettent les chercheurs de vérité, et cet emprisonnement de la vérité sert alors des causes étrangères à toute bonne intention première.

La Lumière ne peut se manifester en Soi, ni s’extérioriser par les seuls artifices mentaux. Toute tentative intellectuelle mène à une impasse, en déformant le Monde par le prisme Mental. On peut obtenir la Paix Sociale, le Bonheur ne sera jamais sa conséquence garantie. C'est sans doute ce que le Monde découvre aujourd'hui. Le Bonheur ne se réduit pas à la quantité, mais à la qualité de la Vie. Le Système économique et social mondial, est ainsi à rebâtir totalement, si nous souhaitons parvenir à un but qui ne soit pas qu'utopique, mais qui soit unanimement partagé par tous ceux qui le ressentent comme une Evidence. Nulle morale extérieure ne perdure sans être intimement vécue de l'intérieur. Les Romains connaissaient cette règle intérieure qu'était le Fas, la règle non écrite, ressentie en Soi, contrairement au Jus, la règle imposée, en quelque sorte la peur du gendarme.

Alors, à quoi bon écrire ou tenter de manifester cette lumière ? D’où vient ce besoin si la seule Evidence permettrait à chacun d'entendre l'appel de cette Lumière? S'il est inutile de recevoir un message extérieur qui ne soit d'abord en Soi, pourquoi lire ou écrire? Pourquoi manifester ce qui ne peut l'être?

La toile regorge de titres éloquents et parfois racoleurs sur des sujets tels que la Vie après la mort, les near death experience (NDE), sur les avancées de la science Quantique ou sur les âmes jumelles. Ce fourre tout d’informations parfois anarchique, enrichit-il toujours celui qui les reçoit ou celui qui les publie ? Lorsque certains scandales éclaboussent les porteurs de ces prétendues vérités, au prétexte de gourous qui ont profité de leurs fort pouvoir d’influence pour soumettre certains fidèles à l’extorsion de fonds ou de faveurs sexuelles, la force de cette Lumière est alors discréditée. Sans compter bien sûr le foisonnement de tous ceux qui utilisent de tels concepts extérieurs et non digérés, pour vivre, de plus ou moins bonne foi et de talents inégaux et très peu contrôlés, des nouveaux métiers émergents en développement personnel, médiumnie, Reiki, médecine chinoise, ou holistique...etc.

Par Lui-même!

Que penser, qu’en penser ? Bien sûr qu’il faut d’abord se réjouir de cette avancée très nette en moins de trente années de cette Lumière. La Lumière, n'avance ni ne recule. Elle EST! L’important, n’est pas l’avancée mais la sensibilité de ceux qui perçoivent ces messages et ces codes, qui ouvrent leur regard sur un Monde différent, et qui sont dans la capacité de faire le tri, par eux mêmes, dans ce flux débordant d’informations, d'entendre la Mélodie qui les touche vraiment. L'intuition et l'Initiation conduisent l'Homme vers Lui-même. Ce n'est pas nous qui allons vers l'information, mais l'information qui nous rejoint!

Les anciens considéraient l’Initiation au moyen de symboles et de rituels, comme le seul moyen permettant à l’Homme de s’imprégner de cette Lumière, à son rythme et sans y être contraint. L’initiation n’était d’ailleurs pas systématiquement permise à tous ceux qui en faisaient la demande, car précisément les gardiens du Temple veillaient à préserver cette Lumière de la cupidité des marchands de Vérités ou des curieux, afin d’éviter toute dérive ou exploitation de ces secrets originels. Aujourd’hui encore, l’Initiation est toujours pratiquée, notamment en Franc-Maconnerie et dans bien d'autres rites. Il n’est pas question d’y transmettre, contrairement aux idées reçues, des techniques ou des secrets ésotériques au service pratique de l'essor d’une élite toute puissante - car l’élitisme nous l’avons dit est précisément la principale plaie de la Lumière et son paradoxe complet - mais d’inviter ceux et celles qui en sentent l’appel, à la recherche du meilleur chemin pour hiérarchiser un peu, et reco-naitre, par l’exemple, les grands principes qui sont à l’Origine du Monde. L’aide fraternelle, aussi désintéressée et bienveillante possible fonde, par ailleurs, les degrés et les différents seuils que le jeune initié va pouvoir re-connaitre, par lui-même.

C’est important : par lui-même ! La Lumière ne surgit que lorsque nos filtres la laissent enfin jaillir. La Lumière ne sort ni ne rentre...elle EST! Elle Jaillit! Il n’existe aucune technique magique hors de Soi. La Magie EST en Soi et par Soi. Commune sans doute à tous les êtres vivants, mais jamais malgré Soi à degrés divers. Cette Magie C’est l’Essen-Ciel et l’Essen-Ciel EST et DEMEURE à jamais en SOI. Qu’on l’ait occulté longtemps, ou pas !

Chacun de nous, est en mesure de déterminer son degré d’éveil, c’est à dire son rapport d’Evidence à une Vérité qu’il ressent comme profonde en Soi et qui fait vibrer son être d’une Joie paisible et constante. Il ne s’agit pas de plaisirs d’Ego, ou d’une exacerbation de l’orgueil provoquée par l’admiration subjective d’un Maître, ou d’une idole. Moins encore d’un amour passionnel qui ferait chavirer les capacités d’entendement de l’un sous le joug de la parole "bue" de l’autre. Ces formes d’amour sont de la domination et de l’idolâtrie.

L'Histoire gomme peu à peu l'idolâtrie et la possession des puissants. Le Coeur et la sensibilité féminine vient équilibrer les inégalités flagrantes. Ce n'est pas que la raison qui consacre cet équilibre. C'est le Coeur qui perçoit la Lumière. Dans nos sociétés divisées, aucune femme n'a été libre sans une force sacrée. Cette force est le respect imposé aux hommes. Le renversement de la violence commune. J'aime l'idée de rébellion contre les morales clivantes. Le Coeur ne connait ni Bien ni Mal. Il EST l'Action Juste qui se manifeste spontanément sur le Rayon.

La Vérité ne saurait emprunter les sentiers du préjugé et de l'endoctrinement moral sans perdre de son crédit et de sa force originelle. Krishnamurti invitait chacun à la plus grande prudence face aux gourous, face aux règles imposées. Car la première et dernière liberté ne suppose aucune vérité venues de l’extérieur. La vérité fleurit essentiellement en Soi, car elle EST et demeure en Soi depuis toujours. Toute extériorisation et imposition d’une vérité est suspecte, si elle n’est pas d’abord ressentie en Soi et par Soi.

Il ne s’agit pas ici de vanter l’individualisme ou la solitude. Il ne s'agit pas ici de permettre tout et n'importe quoi, au nom de cette Liberté. Nous ne disons pas que l’influence est néfaste. Mais que toutes les dites bonnes influences ne sont pas bonnes en Soi. La liberté de discriminer entre vrai et faux est un minimum qui est déjà un chemin ardu. La Vie manifestée est une aventure sociale, faite d’actions et de réactions, de stimulations et de frustrations, de vérités et de contre-vérités comme nous avons déjà pu le démontrer dans nos précédentes méditations. Mais la Vérité, si ce mot encore adapté, ne jaillit qu’en Soi et depuis Soi seul. Il n’existe aucune recette magique pour qu’elle émerge et personne ne peut prêter la clé de sa propre expérience pour permettre l’ouverture facile d’une porte close.

On ne souffre pas faute de clé pour sortir de cet état mental, mais par habitude et refus d'associer Sa propre clé à la serrure de son propre Coeur. La souffrance est obsédante car elle occupe tout l'espace de notre expérience, entre plaisirs et manque. Tant que nous cherchons à la camoufler derrière des habitudes ou à la vaincre au moyen de recettes miracles extérieures à nous-même et à notre propre capacité d'entendement, nous alimentons le foyer du Mental, nous attisons les braises de la Dualité et sommes dominés par elle.

Il n’y a en définitive, ni vrai ni faux, ni bien ni mal, il y a une Dualité qui doit être naturellement transcendée, en en coupant le carburant qui l'alimente, par LA non dualité, ce rassemblement, vers Soi et par Soi, de toutes les pièces éparpillées de sa propre Conscience, en un retour élémentaire sur Soi.

Quand j’écris cette affirmation je n’entends convaincre que les convaincus qui re-connaitront d’Intuition cette vérité parce qu’ils l’ont déjà senti jaillir d’eux-même. Non parce qu’on leur aura dit, non parce qu’on leur aura rabâché, mais parce que du tréfonds de leur propre Cœur ils auront senti l’appel de cette Evidence première et dernière. Ils auront rencontré cette Lumière intérieure et la re-connaîtront dans chaque rendez-vous que la Vie leur permettra de faire face à telle personne ou à la lecture de tel auteur. La Lumière (qui n’est ni le vrai ni le faux, mais le dépassement de la dualité) ne s’apprend pas, elle se reconnaît et chaque fois qu’elle se re-connaît elle ne prête plus le flanc au doute et au Mental. Comme je l'ai déjà dit un jour, tour tout parait clair, car nos filtres auront été assez affinés pour com-prendre, et enfin, vivre en Conscience.

Il n'y a qu'un mot qui vaille à l'Amour en vérité :  la Liberté d'être Soi.

Demeurer sans dépendance, ni affective ni intellectuelle, c’est cette impérieuse rébellion en Soi qui nous permet de vaincre les principales chaînes qui nous maintenaient dans les fers de la contrainte mentale réductrice de Lumière. L'Oeil n'a pas vocation à rester dans la tombe.

Toute contradiction se résorbe à la Source, en faisant remonter à la surface nos résonances Originelles profondes. Alors la souffrance n'a plus de cause, le foyer Mental est privé de carburant. Mais rien ne doit être forcé. La violence et la Volonté ne permettent pas de changer. Tout changement vers Soi dépend d'un regard: le regard devenu perméable à l'Essen-Ciel.Un regard sans causes et sans effets, un regard sans yeux.

La cause est le début et la fin de toute liberté. La Dualité formelle fonde notre Unité fondamentale en la révélant, d'ex-périences en ex-périences. Nous sommes d'abord, parce que nous apprenons à transcender nos couches superficielles qui participent néanmoins  toutes à notre Essence. Derrière et devant Moi, les sens me  guident vers le Soi Sublime. Chaque jour qui passe m'en rapproche. Chaque vie me renvoie à la version originelle de Soi même...

Et A cette Joie sans pareil qui nous renvoie aux rires de notre enfance, ceux de l'innocente joie d'Etre là ... juste là, en plénitude d'instants. À chaque rire, c'est de l'enfance qui revient, de l'enfance incarnée qui ne dérive plus vers ailleurs que Soi.

Passer la Lumière ce n’est donc jamais rien faire d’autre que de la proposer à ceux qui n’en n’ont pas seulement l’idée, mais l’Intuition indubitable car éprouvée. Ensuite cette intuition, qui n’est pas de ce Monde, du moins non saisissable dans aucune forme, se transforme en expérience et nous permet, à chacun, de com-prendre ce qui nous met en guerre ici-bas et ce qui nous met en paix. La Paix n’est pas un effort collectif. C’est une évidence progressive, une illumination intérieure qui se répand depuis Soi.

Les égrégores déploient les énergies de chacun des membres d’un groupe particulier. Plus les membres trouvent en eux cette Lumière, plus l’égrégore s'éclaire et nous éclaire. C’est ainsi que la Lumière dissout les ténèbres et que ces dernières reculent. L'Amour pour se construire un peu, doit il détruire beaucoup? Non car l'Amour globalise et ne divise jamais. L'Amour c'est la Lumière à l'état pur, qui se partage à l'infini sur l'infini Rayon des Coeurs ouverts.

Faire jonction...avec Soi.

Faire jonction...avec Soi, c'est accueillir l'autre en Soi et le re-connaitre comme son Essen-Ciel, sans plus de possession ni désir de soumission. L'autre nous révèle par la dualité puis se re-connait comme Soi, par la non-Dualité.

Faire jonction, c’est percer l’Essen-Ciel. L'amour EST la Matrice rendue visible, l'Essence même du Monde jadis occultée. Ceux qui ouvrent leur regard, celui du Cœur, perçoivent l'infinie Puissance de ce qui n'est déjà plus un sentiment amoureux profane, mais une énergie insoupçonnée jusqu'ici, qui échappe alors à toute limite mentale étroite.

L'Amour n'est pas qu'un rapport entre deux, mais une Synergie extra-ordinaire qui réunit tous ceux et toutes celles qui captent d'autres vibrations, et qui se reconnaissent par ces mêmes rythmes vibratoires. Le Mental seul, a réduit cette dimension Sublime intemporelle, par l’opacité de nos filtres. Mais par-delà bien et Mal, l'Amour ne peut plus être limité, ni réduit à une possession, à un "mon" ou un "ma".

LA Lumière EST, inter-personnelle et impersonnelle. Et nous Sommes tous ses apprentis sur le chemin. Chaque rencontre, chaque échec même amoureux, comme chaque réussite, même qui se termine un jour, est une rencontre avec Soi-même ; un peu de notre filtre qui s'affine. Quand on a perçu celà, on ne méprise plus personne et on garde toutes les personnes qu'on a aimé ou dé-saimé, à jamais dans son Cœur. Personne n'appartient à personne, et chacun est libre sur son parcours d'aimer ou de quitter. Tout change Mentalement, mais l’Axe nous réunit et cet Axe est intemporel, éternel. Le  vrai changement est l'alignement avec Soi.

Avoir un rêve, c'est pas s'endormir pour échapper à la réalité. C'est redonner à la forme la profondeur magique de son rayonnement.

Écrire ou manifester cette Lumière par l’Art, ce n’est donc pas inventer de beaux concepts, ni écrire un livre avec une stratégie mercantile ou d’endoctrinement incompatible avec le merveilleux dont il traite. Écrire ou manifester la Lumière, c’est témoigner de son périple personnel, avec les outils qu’on a développés en cette vie, sans chercher à convaincre, sans chercher à briller, juste en écoutant cette Lumière passer par tous les pores de sa peau, et en étant profondément heureux et enrichi de la faire passer.

J’ai choisi l’écriture, d’autres choisissent la peinture, le chant, la photographie ... Chacun reconnaîtra chacun, dans son parcours, et il est toujours magique de re-connaitre à quel point les parcours sont similaires. On ne se connaît pas non, on se re-connait. Voilà la Magie : un livre, une rencontre!

un guide ? Non ! Un Maître ? Surtout pas ! Un Etre semblable à vous et moi, qui nous a un peu précédé sur le chemin ou qui suit le notre et fait jonction avec notre regard. L’Evidence d’un appel à voir autrement qui s’impose en nous, car cette origine n’est en réalité qu’un retour vers la version Originelle de Soi, qui ne nous a jamais quittée, et donc chacun est seul maître ; Connaissance originelle qui était là depuis toujours et qu’on re-voit aujourd’hui, à la mesure de son Coeur ouvert.

Ils détournent leur regard de la Beauté, mais la Beauté rayonne, se partage et ne se fractionne en aucun morceau à posséder.

Et même si nos mots ne sont parfois que fulgurances éphémères, ils sont toujours le bel appel à la vigilance et au rassemblement vers Soi de notre éternité sublime éparpillée. Nous sommes, sortis de l'ombre, les reflets d'un même soleil éternel.

Namasté...

 

 

Le langage poétique est fait pour communiquer des états ; les mots y sont des vases ou des clefs.

René Daumal.

La poésie, c'est demander aux mots de faire revenir la lumière dans nos existences.

Yves Bonnefoy.

Quand on lui a demandé : "qu'est ce que l'espoir ?" Il a répondu : "le rêve d'un homme réveillé."

Aristote

C'est quoi : la Lumière?

Voir les commentaires

Publié le par Chris Le Gardien
La mémoire du Coeur...

Les masques font pleurer. À quand nos âmes libérées de toute vêture pesante?

 

En cette vie, si nous ne parvenons pas à remettre en question l'ordre matériel des choses, nous sommes comme des fantômes en incarnation. On doit tenter de réduire l'impact du Mental sur notre vie quotidienne pour renaître, sans renier le corps qui nous manifeste pleinement.

L'homme n'a pas simplement vocation à s'adapter à son monde mais à le transcender, c’est à dire, à y reconnaître la part de Sacré qui l'y attend.

Tu sais, quand le Cœur parle, c'est difficile de le faire taire. Si la nature se meurt, ce n'est pas par manque de couleurs, mais par manque de nos propres yeux pour nous les révéler.

Il n'y a pas de chemin ouvert, qui n'ait pas insisté un peu pour que nous l'empruntions. L'écouter est un art et y marcher une libération.

Il faut aussi sans doute, beaucoup de rébellion pour dire non à la foule qui tente de nous dissuader. Dans un monde fermé aux rêves, il n'est plus belle liberté que la provocation. Provoquer notre destinée, puisqu'elle nous inspire par delà les sentiers battus du confort ou des souffrances immédiats.

Tous les signes nous révèlent. Ils sont un lien qui nous consacre. Les yeux s'arrêtent à leur surface, mais le Cœur s'engouffre dans leurs arcanes. Tout est d’abord formes ... puis signes. Toute manifestation est un joyau Infini, une partie Consciente de l'Univers, le kaléidoscope Sacré dont chacun est la libre Révélation.

Tout Temple s'érige à l'image de Soi. Non par orgueil mais pour symboliser sa juste grandeur infinie et sa place parfaite dans l’œuvre.

Écoute ... chaque instant parle au Coeur. Seul notre égarement nous y a rendu sourd. Écoute la mélodie du vent. On communique avec Soi-même, quand on se connecte à la Beauté du Monde.

Une courte fraction de seconde suffit pour plonger à la racine verticale de l'Infini. Plus rien alors ne peut plus se perdre. Les masques ne retiennent plus nos personnes en exil, dans le cloisonnement de nos manifestations !

Les murs nous séparent de notre poten-Ciel. S'il n'y a plus de rêves, il n'y a plus d'enfant, il n'y a plus d'espoir, il n'y a plus que de la terre aride et des yeux secs. En nous, se concentre toute la Lumière originelle du Monde. On s'y rend tous perméable. Un jour, l'évidence ne supporte plus de doute durable. Un jour on ne vieillit plus. On rajeunit depuis l'éternité qui nous reçoit.

Les rêves sont des cartes postales animées de l'invisible. On économise assez de richesse intérieure pour ce voyage Sublime.

Voler n'empêche jamais de marcher. Mais combien d'ailes atrophiées, à ne pas croire en elles, se sont abîmées au sol leur Vie durant ?

La vraie jonction horizontale des rives, passe par la verticalité du Ciel. On ne peut réduire leur distance avec nos seuls yeux d'Homme. Il y faut un peu de Coeur, pour se rappeler ... à Soi-même.

L'Ancre de nos vies, ce n'est pas seulement la terre que foulent nos pieds, mais le Coeur, qui nous relie au Monde et le fonde. La raison est l'enclume de l'âme. Tout ce qui participe à la Beauté du Monde, a vocation à s'élever. Qui n'a jamais volé, ne sait pas ce qu'est l'Harmonie. Peu à peu on entend l’appel de l’Essen-Ciel.

Voyager, plus loin que nos yeux, plus vite que nos sens, plus profond que l'océan, c'est oser braver l'espace et le temps.

Regarder au delà ... c'est oser Être, par delà tous nos préjugés et limitations. Être c'est ren'Être... Je crois que la Magie dépend de l'espace infini que nous sommes capables de rejoindre dans l'instant que le Cœur seul sait consacrer.

L'Infini ne se laisse pas connaître par la raison. Le Cœur seul le re-connait. Ils se parlent depuis Toujours. L’Infini se passe du temps, qui est une projection Mentale. La plus belle des promesses se compose au Présent de son Cœur. La promesse au Présent c’est re-connaitre sa part Sacré, Ici et Maintenant.

Les voies s'ouvrent, quand nous nous alignons sur elles. Là où tu ne vois que des yeux, je sens une destinée, faite de forces et de faiblesses, qui se manifeste en vibrations invisibles. L’œil du Cœur n'a pas d'objectif, pas de fin, pas de but à atteindre. Il est son propre plein, et rien de ce qui Est n'existe hors de lui.

Feuillette l'album de tes rêves. Tissés d'éternité ils ne vieillissent pas, même s'ils sont parfois jaunis par le temps et les obstacles.

 

Courte la vie, éternelle notre destinée. La Lumière à besoin du cycle de ses ombres.

L'enfance? Ce n'est pas le début de Tout, c'est le Début et la Fin. Reviens vers l'enfant qui t'appelle. Vous avez tant souffert l'un sans l'autre. On a dans l'âme tout ce dont on a besoin, depuis Toujours et à Jamais.

On laisse bien sur tous derrière Soi un peu de son enfance. Mais chaque pierre, chaque arbre, chaque odeur nous en restituent l'innocence brute. Le Coeur aussi se souvient de l'Essen-Ciel.

Peu importe ce qui t'attend. Élance-toi. Tout arrive au bon moment. Tu reviendras à Toi. Il ne s’agit pas d’attendre, il s’agit d’être. Voilà le cycle incontournable de notre manifestation en chair, ici-bas.

Que restera-t-il au bout d'une vie, sinon la trace lumineuse du chemin que nous aurons tracé vers le Ciel ?

Pas de Provence sans cigales Pas de cigales sans étés, pas d'étés sans hivers, pas de chants sans de longs silences, pas de vies sans mues. Tout coule, vers le meilleur de Soi.

Peu importe qu'elle soit brève, cette vie, pourvu qu'elle soit intense, et que chaque seconde soit remplie de Présence. Une vie bien remplie ne vend pas une miette de Soi au plus offrant. Toute la Nature se déploie d'instant en instant, à n'être que Soi-même.

Ne faire qu'UN avec ses joies et ses peurs, sans plus d'angoisse ni d'attente, voilà l'alignement: chaque seconde de sa Vie, pleine de Soi. Les animaux ont cet équilibre parfait. Dépourvu de Moi, ils s'alignent et se confondent Pleinement avec la Nature, d'âme et de corps.

Le Cœur ne connaît intuitivement ni Temps ni Espace. Il n'a pas de place pour le manque, quand il n'est pas dans l'obsession de ses limitations.

Le Bonheur? C'est l'heure juste, qui ne se soucie pas de l'instant vécu, parfaitement aligné sur l'Univers, un mouvement spontané vers Soi. Le pouvoir d'être heureux n'est pas autre chose que la faculté intérieure de restaurer l'Essentiel perdu de Soi. Nous sommes les petites virgules d'une phrase infinie qui n'a pas de point.

La Paix est le binôme de l'Amour. Frères et sœurs ils sont inséparables. Si vous les croisez séparément, ce sont des usurpateurs. L'Amour ne connaît pas de guerre. Il ne la mérite pas.

Rassurez-vous. On a tous été en bas un jour. Ça laisse un certain espoir à l'humanité de restaurer un peu la Paix des cœurs. L'ignorance ne se soigne pas volontairement, quand elle est à un stade avancé. La vie se charge de nous faire ressentir les effets de nos égarements. Qui peut résister à l'appel de son Coeur, qui nous promet de sortir de nos effroyables douleurs?

Colère, jalousie, méchanceté, envie, mépris ... sont sans fondements. Des réactions Mentales induites, qui profitent de nos égarements. L'état de spleen nous invite par la souffrance parfois, à restaurer ce qu'il y a en nous de plus paisible, de plus essentiel, de plus authentique.

Les mots dépassent notre pensée quand on s'emporte? C'est exactement l'inverse. C'est le Mental qui déforme la Magie que les mots véhiculent. Car les mots ne sont pas une prison. Pas davantage que ce monde visible, pourvu qu’on s’y re-connaisse.

Les mots qu'on a perdus sont le corps du Verbe. Ils sont les barques sacrées vers Soi-même. retrouvons les dans le Silence de notre Coeur.

En partant du Cœur, la sensualité veut notre repos confiant, sur le terrain de courbes magiques et gracieuses, mais sans jamais s'y égarer. La Terre est notre terrain de Liberté. Notre épreuve de Courage et de Re-connaissances. Parce que notre seul gain sur terre, c'est la part d'Amour que nous aurons su trouver et partager. Du Centre, je déploie des rayons insoupçonnables d'authenticité. Au centre du cercle, bercement Sacré du Mystère, je me re-trouve en Lumière autonome.

 

L'impossible ne dure jamais, car l'Éternité est la croisée de tous les possibles.

Il n'y a pas de connexion exclusive, mais toute connexion est définitivement plénitude et éternité de Cœur.

L'âme qui reconnaît en l'autre une sympathie évidente sans pouvoir la vivre est soit en guerre par le Mental, soit en paix par le Cœur.

Il y a 2 façons de dire je t'aime, celle :

- de la monnaie d’échange, mentale et possessive qui attend d'être payée en retour.

- de l'Amour.

Les saveurs de la vie passent par tous les pores de notre peau. Elles incarnent tout ce que l'âme ne peut plus dire clairement.

Il n'y a pas d'Amour sensible, sans une main pour le dire. Mais son Essence se perçoit par delà toute forme.

Ai je besoin de tes je t'aime, comme la plante à besoin d'eau et de soleil ? Si mon âme te dit je t'aime, elle te le fera toujours sentir. Si elle veut te le prouver de chair, elle te le manifestera avec ses bras et ses lèvres. Mais l’Essentiel ne sera pas là. L’Essentiel sera toujours à la Source de toute manifestation. On n’a plus besoin du monde matériel de surface manifeste. La profondeur nous relie les uns aux autres. S'il me fallait vivre chaque jour les yeux fermés pour vous rejoindre en pensées, je me ferais aveugle à ce monde jusqu'à la fin des temps. Se rendre aveugle à ce monde, c’est avoir su ouvrir d’autres yeux, perçu d’autres réalités palpables. En vérité, on n’exclut rien, on rentre au Cœur des choses. On transcende toute séparation initiale.

Ainsi se construit notre existence, au milieu des autres. Cette Dualité de prime abord absurde dont la Beauté-Source nous appelle substituera bientôt le manque, le besoin, par la juste Plénitude que l’illusion nous avait fait perdre « de vue ».

Personne n'appartient à personne sur cette terre, personne n'est moins ou plus que personne. Personne ne se sépare de personne. On s’éloigne ou l’on se rapproche, mais personne ne perd personne. Tout vit en Tout et la Perfection n'a pas besoin de hiérarchie ou de strate. Fermez les yeux qui isolent, ouvrez les yeux qui re-composent. Tout est en Soi, depuis Toujours. Laissez remonter l'enfant que vous avez fait descendre dans l'oubli.

Si on base l'amour sur le manque et le besoin, on se réduit à le chercher là où il n'a jamais été. Car l'Amour est déjà là. Nous Sommes Amour.

On compose l'Amour avec des notes essentielles. Le parfum est un subtil mélange de senteurs qui nous précédent et nous survivent. Le Cœur est le seul espace qui sait défier le temps. Aucun grand illuminé n'a donné au temps l'importance qu'il n'a pas. Le temps nous conduit vers le fondement même de notre éternité.

Il ne faut pas se battre pour y arriver. Ce n'est pas vrai! Il faut au contraire croire en Soi et en son éternité pour ne plus se battre.

 

A Cœur ouvert, les nuits ne sont jamais loin du Soleil.

Dans son Cœur, on sait que Rien n'est figé, rien n'est soumis au Mental, ni à la Loi des hommes, on sépare l'ivraie du bon grain

La générosité, c'est le Coeur qu'on expose sans condition, et malgré sa fragilité extrême, qu'on ne veut plus dissimuler.

J'aime les êtres à l'âme généreuse, qui prennent le risque de s'affaiblir à trop donner d'eux-mêmes mais qui continuent à œuvrer malgré tout. L'attention, d'un mot, d'une image, d'un cadeau même infime, c'est le don de l'âme … des bras qui même de loin, réduisent les distances. Cette force non violente qui surgit de nulle part et rayonne partout : voilà bien la Beauté.

La Nature n'a pas inventé de barrières imperméables à l'essentiel. On transpire tous d'âmes et de Coeurs.

À cultiver la laideur je m'isole et me perds. En cultivant la Beauté, je rassemble et me retrouve. Qui peut désirer et entretenir la forme la plus brutale de son être? Je crois que naturellement, une force nous incite à aborder la plus belle de nos rives. Un jour on y consent.

La Beauté, c'est ce qui s'anime de sublime, quand la Source résonne dans le corps et l'irradie.

Le charme ne sait rien rajouter. Au contraire, il en enlève. Il enlève tout ce qui est pesant, superflu, accessoire. L'élégance est la pleine réconciliation entre le corps et l'âme. C’est la Beauté réduite à sa Simplicité. Il n'y a que de l'élégance dans l'alignement avec Soi. Le Un qui brille de mille éclat. Cette réconciliation dans l’Instant que la pleine Conscience saisit soudain. Instant de grâce … La Beauté, c’est ce qui suspend le temps et éclaire la nuit des formes.

Tout n’est plus que tendresse et comme le poète l’a si bien écrit, "luxe calme et volupté" … par-delà le bien et le mal que le Mental chérit. On ne se brûle jamais à bonne distance de Coeur.

La tendresse, c'est le toboggan du Cœur. Elle nous fait glisser vers toutes les folies possibles, à jamais joyeuses.

Laissons la laideur du monde à ceux qui la cultivent. Il y a encore tant de Beauté à révéler. Elle jaillit à Cœur ouvert. Ne jouez pas à être sage mais soyez sage et jouez. Riez de bon Cœur, ça fera au moins émerger un peu d’âme. Le rire n'est pas le propre de l'homme, mais de son âme déployée

La Beauté se partage à l'infini des Cœurs vrais. À la croisée des innocences que l'Amour redéploie. Parce que l'Amour c’est Ça: une complicité que l'énergie nourrit d'un enthousiasme profond.

On a peu de temps ... et pourtant. On a tout le Temps. Chaque retard, chaque refus de voir, et on nous offre une chance, encore et encore. Le temps est un cadeau. Le temps est l’Utilité de LA Transcendance.

Savoir descendre, savoir monter. Quoi de plus beau que nos vies, dans l'éternité de nos personnages mouvants. C’est parfois si difficile de continuer à croire en ce que les autres nient farouchement faute de le voir. C’est difficile mais tout nous rappelle à ces vérités que le Cœur protège en Soi.

La solitude peut parfois peser, même au milieu de la foule. Car on se sent si différent.

Tu sais, la solitude, c'est fermer la porte de son Cœur au milieu d'une foule lumineuse, ou trop l'ouvrir au milieu d'une foule indifférente. Ni trop orgueilleux de son savoir Sacré, ni trop fermé à son appel,  il faut savoir trouver le jute entre-baillement de Soi, juste assez pour vivre les pieds sur terre et l'âme ouverte à l'Essen-Ciel, ce repos chargé de bienveillance et de Paix.

Les guerriers de Lumière ne sont pas des combattants, mais des remparts concentrant assez de Lumière pour que les ténèbres reculent.

Il m'arrive souvent de flancher sous la pression des foules. Pourtant une voix m'interpelle toujours. Je dois juste entendre son écho, ne pas m’y rendre sourd, ne pas fermer la porte du Temple Magique qui m'a accueilli après tant d'efforts.

Le Mental n'a plus prise quand nous sommes alignés sur le Tout. L'Axe du Monde se baigne d'une Lumière que les ténèbres ne savent plus occulter. On aura beau chercher à me convaincre que le monde s’achève dès notre dernier souffle rendu, mon Cœur sait, en Silence ce qui est vrai. Et vous tous ici savez, en Silence ce qui est vrai.

L'appel de notre Âme, se manifeste de façon spontanée, parce qu'on en est constitué pleinement. On ressent alors le besoin de le partager. La nuit ne craint pas le jour. Elle le complète. Ainsi la foule et toutes formes manifestées ne sont plus que des supports accessoires. L'important n'est pas là, mais Tout est important vers et pour la Lumière.

On peut mourir serein quand on a percé le Mystère Sacré. Mais rien ne vaut la Vie, même sa dernière seconde trace la route de notre éternité.

La confiance dans les lois de l'Univers, la Conscience du Tout et de SOI, conduisent naturellement à dévoiler le grand Mystère de la Vie. Le Coeur garde la trace de ce que nous avons perdu, et nous le retrouvons tous un Jour. Et quand tout parait sombre: souvenez vous de la Magie qui un jour vous a saisi. Elle est toujours là!

 

Trois choses ne peuvent pas être cachées longtemps : le soleil, la lune et la vérité.

Bouddha.

Le coeur a sa mémoire.

Albert Camus.

Quand l'amour grandit en toi, la beauté fait de même. Car l'amour est la beauté de l'âme.

Saint Augustin.

Gardons nos cœurs ouverts. Et après, on verra. Tant que nous ferons ça, tout restera possible.

V.H. Scorp.

Toutes les choses sont liées par des liens invisibles : nous ne pouvons pas arracher une fleur sans déranger une étoile.

Galileo Galilei.

Sans l’amour rien ne reste d’Eve ; l’amour, c’est la seule beauté.

Victor Hugo.

C'est par les pleurs du ciel que naissent Cent jardins aux sourires éclatants.

Djalâl Al Dîn Rûmi.

Pour être quelqu'un ici et maintenant, il faut renoncer à être un autre ailleurs ou plus tard.

Vladimir Jankélévitch.

Vivre à même l'éternité, C'est vivre au jour le jour.

Emile Cioran.

Oui, la matière, c'est la nuit.

Victor Hugo.

Le temps passé dans l'amour n'est pas du temps, mais de la lumière.

Christian BOBIN.

Ce rêve impossible : que tous ceux qui se sont aimés n'aient jamais à se quitter.

Georges Dor ; Après l'enfance (1975).

C'était si beau que j'ai fermé les yeux.

Yvan Audouard.

Regarde quelque chose et tu ne vois rien. Ne regarde rien et tu vois tout.

Koan Zen.

L'amour fait peur, puisque c'est la seule énergie de l'univers que l'homme n'a pas appris à gérer par sa volonté.

A.Einstein.

La mémoire du Coeur...

Voir les commentaires

Publié le par Chris Le Gardien
Au Foyer de nos rêves....

Entre rêves et cauchemars, la réalité se déploie, qui nous fait rire ou pleurer. Que reste t-il alors de nous-mêmes, au bout d'une vie? Anges ou démons, comment bien nous connaitre si nous oscillons toujours et encore entre ces deux pans irréconciliables de nous-même? Qui sommes nous donc, pauvres naufragés sans billet de retour? Serions nous à jamais les naufragés de l'Amour, condamnés à l'exil et aux vents mauvais?

C’est bien le diable d'ailleurs de nous dire: « ne tente pas le diable! », est ce vraiment le diable qui nous tente ? Est ce vraiment le diable qui nous a isolé? Ce diable qui nous ressemble, dans le miroir de l'absurde condition à laquelle nous nous attachons tous, avec plus ou moins de résistance.

Cette tristesse, ces diableries qui nous affectent, ne sont jamais « hors de Soi », on laisse notre âme envahie par les bruits et les ombres, en restant dehors, sur le seuil de notre propre foyer, excentrés, livrés aux voleurs et manipulateurs qui nous asservissent et nous empêchent de rentrer chez Soi.

Alors oui, on souffre, on se sent envahi par la rage qui nous étouffe et l’on pleure sur notre sort, dans les intempéries subies de la Vie.

Mais souffrir, n’est-ce pas une part de l’inconfort nécessaire ?

À souffrir on transite, d’un stade à l’autre. La souffrance nous rend mobile. Elle nous pousse d’instinct, vers la Paix du corps et de l’âme. La souffrance est notre défense contre l'absurde. Un coup de pouce contre le mensonge qui nous voile. La Dualité nous pousse d’instinct vers notre propre réconciliation. C’est une Loi intangible. On peut craquer de mille colères, se morceler en cent parties, l’important est de recomposer ce qui n’était de toute façon pas divisible.

Être triste, souffrir mentalement ou physiquement, c’est toujours se frayer un chemin au travers Soi, pour trouver cette porte qui mène à notre Centre. Ce Centre qui nous préserve alors de toutes les agressions du Temps.

On n’a pas seulement besoin d’un Cœur mais d’une âme qui l’habite pour en entendre l’écho.

***

Dans 20 ans serons encore pétris d’orgueilleuses certitudes?  Aurons-nous transcendé ce que l’évidence nous suggère? Ressentirons nous encore l'agression de nos doutes? Trouverons nous toujours dans ces paradis artificiels pour fuir notre Nature? Succomberons nous au "JE" de nos propres ombres, ou la tombe nous en préservera t - elle?

Ton ombre n’est pas qu’une face sombre, mais elle est le témoin de ta Présence au monde. Exister est un « Je » d’ombres et de lumières, qui conduit à la Con-centration, à la ré-conciliation ultime de Soi vers les autres, et des autres vers Soi.

On peut se cacher derrière des pans immenses de mensonges, l’Œil est là qui nous observe qui garde à jamais ouverte la porte vers Soi. Cet Œil est la part inaltérable de Soi. Nous Sommes l’Œil et le sujet.

Le Mental est le frein, qui rend le possible, impossible! S’en rendre libre, c’est libérer notre éternité confinée. Dans un monde où l’on peut être célèbre en faisant n'importe quoi, on peut encore être discret en faisant de grandes choses. Voilà l'Action. Et elle n'est plus simplement une réaction; mais le meilleur de Soi qui se libère des chaines du Temps.

Le meilleur de toi-même et le meilleur de moi-même : ce sont ces deux-là qui s’aimaient, avant de s’égarer. Et le retour vers Soi garantit tous les au-revoir possibles. On se re-connaît alors Soi-même et tous les autres qui ont franchi leur propre seuil.

***

Oui, le monde est notre écho. Soyez ce que vous voulez qu’il soit, il sera ce que vous ferez pour l’être.

Écoute… chaque instant parle au Cœur. Seul notre égarement nous y a rendu sourd. Écoute la mélodie du vent. C’est fascinant l’Harmonie : c’est un mélange d’Amour et de musique, une alchimie de sons et d’énergies.

Simples, comme la bise du printemps qui effleure la rose baignée de soleil, nous sommes bien peu de choses mais la Vie même. Celle qui conduit au meilleur de Soi et de l’autre. La Nature manifestée, notre Foyer chaleureux que nous avons couvert de nos ténèbres d’Ego.

La lune témoigne du soleil, la nuit ! Pareils à l’astre noctambule, dans nos ténèbres, nous trouvons la force d’une Lumière bienveillante. On n’est pas obligé de briller pour avoir de l’éclat.

Le Soleil partout diffuse sa Lumière. Ton Cœur aussi, n’en doute pas. Un jour on est si bien avec Soi, qu’on peut y inviter, sans peur, tous les autres.

***

Rester Conscient de Soi. C’est ce qui nous manque le plus quand on se remplit trop des autres. Cette petite voix dans le Cœur qui murmure et qui ne nous veut que du bien. La simplicité…de Cœur à Cœur.

Et si la vie n’exauce pas votre prière d’évidence, alors gardez la Foi et la certitude qu’un jour, vos destins s’aligneront enfin. Il y a des égarements nécessaires dans l’éternité, mais n’y a jamais d’égarement éternel.

Le Cœur murmure en Silence tout ce que la tête ne sait plus dire. Il essuie les larmes sur les joues et nettoie la paroi de nos yeux.

Un mystère cesse d’être un mystère, quand il nous a touché le Cœur.

Le chemin qui mène au Cœur conduit d’abord vers Soi. C’est ainsi qu’on marche côte à côte, sans jamais trahir ce qu’on est.

Il y aura toujours une trace de notre éternité dans chaque regard croisé. Nous sommes le canal de l’autre et vice-versa.

« Je t’aime » c’est pas « tu m’appartiens » non ! C’est « je te confie la part la plus inaltérable mais aussi la plus fragile de moi -même ». La forme la plus décomplexée de l’univers se canalise de tendresse.

Tout rapport entre deux âmes est un instant. Ni un projet, ni un passé : un instant qui EST la Vie spontanée même, sans plus de retenue, ni résistance, ni mensonge. Face à la lourde mission d’aimer, on fait ce qu’on doit comme on peut, au rythme de baisers, qui compensent un peu.

C'est si précieux, d’ailleurs, de n’être plus rien que Soi, vulnérable et Vrai, sans armure ni bouclier. On ne possède rien en Amour. On s’allège d’un Ego trop lourd.

Bien sûr rien ne dure jamais, sauf notre âme qui est ce que nous avons de plus immortel. Alors oui, L’Amour est la seule chose qui reste.

La Vérité en Amour est l’Éternité de son Essence. Nous sommes des effluves éparpillées du parfum originel, sa volatilité et son intensité.

Rien n’est plus actuel que le passé et le futur des gens qu’on aime. Toute promesse est un instant qui fait fleurir deux éternités.

L’Amour n’est ni passé ni futur…il EST le Présent du Tout rassemblé en Soi.

L’Amour est le rêve de notre éternité, à portée d’âme. L’éternité nous contemple et initie en nous des germes de dieux.

Rêver, c’est tout ce qui reste d’immortel à l’homme quand il est né. Ne pas rêver serait pour lui mourir deux fois.

Entre deux rives … on ne peut que rêver l’impossible, et c’est déjà tant d’avoir pu l’entrevoir pour vivre enfin ici, en confiance de Soi.

Il n’est pas utile que l’Amour soit partagé pour être vrai ; c’est parce qu’il est vrai qu’on le partage.

Ne cherche pas la Beauté à la surface de sa peau. Engage-toi en profondeur dans l’asile de son Cœur. Tu y trouveras bien plus qu’elle-même.

À la Source ce ne sont plus des larmes qui nous noient, mais une cascade de joie qui nous rend au plaisir de Soi.

Oser battre son masque, vaut mille combats à le garder. On ne meurt pas d’Amour. On meurt d’absence de Vie. Quand on a battu les masques, le diable prend les jambes à son cou.

***

On est programmé pour aimer…tout est une question de temps et les épreuves de la vie ne font que confirmer en Soi ce potentiel infini.

Et le Silence est parfois trop bruyant quand on a pas fait la Paix avec soi-même. Faire la Paix, c’est se connaître « par Cœur ». Ce n’est jamais facile mais c’est absolument indispensable.

Aucune solution n’attend hors de Soi. Tout repose dans l’alchimie de notre alignement Terre et Ciel. Nous sommes, les croisés de la Conscience. Le non duel est notre Graal.

Se savoir mortel, n’est pas considérer sa fin comme irrémédiable mais, sans paradoxe, extraire de l’impermanence le signe de notre éternité.

Se confondre avec Soi, c’est oublier qu’on est duel. Où que tu ailles et quoique tu fasses, au bout du compte, tu auras bien fait. La Spiritualité vécue comme une libération de Soi sur le Rayon du monde, n’est pas être un Exil… quelque part entre l’alpha et l’Oméga, pleinement Chair et souffle, elle est Toute la Vie, mais la Vie même qui s'assume.

Au Centre, le TOUT rayonne, au travers Tous, en Liberté de Soi. Voilà le Foyer de nos rêves. Voilà l'enfance retrouvée du Monde.

Sage, ce n'est pas une question de temps, c’est une question de cœur, et le cœur n'est pas dans le temps.

Christian Bobin

Pour ceux qui aiment, le temps c’est l’éternité.

Van Dyke.

On ne peut pas peindre du blanc sur du blanc, du noir sur du noir. Chacun a besoin de l'autre pour se révéler.

Proverbe africain

Une vie qui n’a pas de sens, c’est une vie qui n’a pas de centre.

Jean Yves Leloup

On met longtemps à devenir jeune.

Pablo Picasso.

Au Foyer de nos rêves....

Voir les commentaires

Publié le par Chris Le Gardien
La mort: La plus grande tromperie...

Il ne faut pas redouter la mort. Elle n'existe pas. L'affirmer semble si facile, car aucune preuve rationnelle ne parviendra jamais à nous le démontrer. Et il ne s'agit pas de faire des miracles ni de multiplier les explications scientifiques pour convaincre le monde entier et chaque être sur terre de son immortalité. Cette expérience est éminemment personnelle et selon nos degrés d'éveil, l'évidence de cette éternité s'impose d'elle même, de l'intérieur. Pour autant, la communauté scientifique, jadis cloisonnée dans des dogmes académiques que le système tentait de contenir, intègre de plus en plus l'intuition (Lat "intuiri" : regarder dedans) pour expliquer le monde, notamment certains chercheurs quantiques et médecins biologistes de renom. De même, la pensée philosophique, extrêmement malmenée par un intellectualisme "Mental"  étouffant et particulièrement matérialiste, s'élargit à cette "Vision" du Monde manifesté.

Ce texte, vise à rassurer tous ceux et celles qui ont l' intuition, même confuse, que quelque chose de plus grande, de plus vaste, les constituent, par delà les petites frontières auxquelles on les a habitué depuis toujours. Le Coeur tambourine à notre porte pour nous rassurer sur la Beauté invisible et en révéler doucement mais surement les saveurs essentielles. Très bonne lecture à toutes et tous. L'espoir n'est ni demain ni hier, l'espoir c'est aujourd'hui, en Conscience et en Magie! Et si vous avez senti l'illimité en vous, vous n'êtes pas seuls. Et cette Folie, et ce rêve, sont la Beauté même, celle qui jaillit des formes éphémères.

 

- Chris le Gardien, juin 2017-

 

****************

La mort: La plus grande tromperie.

 

La mort est la plus grande tromperie. Merci à cette tromperie par laquelle l'élite a réussi à tenir en échec l'humanité: si vous arrêtez de penser, en effet, vous comprendrez que toute dictature a toujours compté sur la mort et surtout sur la peur de la mort.

Voici quelques témoignages de personnes qui font autorité, des médecins et des scientifiques qui contredisent ces thèses absurdes:

 

Elisabeth Kübler-Ross:

 

Elisabeth Kübler-Ross E  est une psychiatre suisse qui a consacré toute sa vie aux soins des patients en phase terminale. Elle dit: « Après avoir travaillé pendant de nombreuses années avec les patients qui meurent, et ayant appris d'eux ce qui est vraiment la vie, ce qui regrette que vous avez quand il semble trop tard pour avoir, je commençais à me demander ce qui était vraiment le la mort.


Alors j'ai commencé à recueillir des rapports d'expériences extra-corps, que mes patients m'ont rapporté. Toutes ces expériences ont été considérées comme ayant les mêmes caractéristiques et sont comparables à d'autres rapports similaires enregistrés dans d'autres parties du monde, par de nombreux médecins. De l'Australie à la Californie, toutes ces expériences ont un dénominateur commun: la prise de conscience parfaite de la part de personnes qui sortent de leur corps physique et qui sont cependant parfaitement conscients. Cela nous conduit à affirmer que la mort, comme nous l'entendons dans le langage scientifique, n'existe pas.

Donc mourir signifie seulement perdre son corps physique, tout comme le papillon quand il sort de son cocon. C'est une transition vers un niveau supérieur de conscience où vous continuez à percevoir, à rire, à comprendre, à évoluer, et où la seule chose que vous perdez est quelque chose dont vous n' avez plus besoin: le corps physique.

Aucun des patients qui ont eu ce genre d'expérience, n'a eu peur de mourir. Pas un seul. De plus, beaucoup ont retrouvé cette sensation d'intégrité du corps, comme quand ils étaient en bonne santé, par exemple, ceux qui avait été frappé par une voiture et avaient perdu une jambe, tout est revenu dans l'ordre. Un autre patient qui avait perdu la vue dans l'explosion d' un laboratoire, n'est pas seulement sorti de son corps, il pouvait voir et décrire la scène de l'accident et les gens qui se sont précipités dans le laboratoire pour l'aider. Mais quand il a été ramené à la vie, bien sûr, il était complètement aveugle. Il est donc évident que beaucoup de gens qui ont de telles expériences, ne voulaient plus revenir en arrière parce qu'ils connaissaient un endroit beaucoup plus beau et plus parfait que la terre.

Il ne faut pas avoir peur, qui un moyen de vous faire ignorer que la mort n'existe pas, et que tout ce que nous vivons dans la vie a un but positif. Il faut se débarrasser de la négativité et de commencer à voir la vie comme un défi, un test pour déterminer ses propres ressources internes et sa force. Ce que nous avons appris de nos amis disparus, les gens qui sont revenus pour nous parler de leurs expériences, c'est que chaque être humain, après ce passage révise toute la vie, comme dans un film, ayant ainsi l'occasion de revenir sur chacune de ses actions, chaque mot, chaque pensée et se juger Soi-même. Il n'y a donc pas de jugement, sinon le nôtre, et pas Dieu Censeur prêt à nous punir ».

 

Dr Robert Lanza:

 

Robert Lanza, E a été élu comme le troisième meilleur dans la vie scientifique du New York Times, et il dit:

« La vie et la conscience sont essentielles à l'univers et pratiquement c'est la conscience elle - même qui crée univers matériel dans lequel nous vivons et personne d'autre. En prenant la structure de l'univers, ses lois, ses forces et constantes, elle semble être optimisée pour la vie, ce qui implique que l' intelligence existait avant la matière ».
 

Lanza affirme également que l'espace et le temps ne sont pas des objets ou des choses, mais plutôt des instruments de notre compréhension, « désolidarisez l'espace et le temps autour de nous comme les tortues d'avec leurs coquilles. En ce sens que lorsque l'enveloppe se détache (espace et le temps), nous existons encore. La théorie implique que la mort de la conscience n'existe pas. On existe seulement sous la forme de la pensée, parce que les personnes s'identifient à leur corps elles croient qu'elles vont mourir tôt ou tard et que la conscience elle-même disparaîtra. Si le corps produit la conscience, elle meurt quand le corps meurt, mais si le corps la reçoit de la même manière qu'un décodeur reçoit les signaux satellites, cela signifie que la conscience ne se terminera pas avec la mort physique.

En fait, la conscience existe en dehors des contraintes de temps et de l' espace. Il peut être n'importe où: dans le corps humain et hors de celui - ci. De plus, plusieurs univers peuvent exister simultanément. Dans un univers, le corps peut être mort alors que dans une autre il peut continuer à exister, en absorbant la conscience qui migre dans cet univers. Cela signifie qu'une personne morte, en voyageant à travers un tunnel ne termine pas en enfer ou dans le ciel, mais dans un tel monde, qui lui est propre. Et ainsi de suite, ad infinitum. Sans recourir à des idéologies religieuses, le scientifique cherche alors à expliquer la conscience quantique avec des expériences précédents la mort, de projection astrale, des expériences hors du corps et même de réincarnation. L'énergie de la conscience, à un moment donné est recyclé dans un autre corps, et dans l'intervalle, existe en dehors du corps physique à un autre niveau de réalité, mais dans un autre univers.» 

 

Dr. Eben Alexander:

 

Eben Alexander est neurochirurgien à Harvard, à la tête d'un important programme d'études, Le Professeur Eben Alexander a toujours été sceptique quant à la vie après la mort et les récits d'expériences de sortie de corps qui ont été rapportés par ses patients . Mais quand en 2008 , il est resté dans le coma sept jours en raison d'une forme rare de méningite, son avis a beaucoup changé. Son histoire a fait la une de la couverture de Newsweek, mais aussi dans un livre intitulé de façon significative «Proof of Heaven» ( Preuve du Ciel ), il y raconte son expérience au cours de laquelle, ce médecin de 58 ans a visité ce qu'il appelle un lieu « incomparablement plus haut que les nuages, rempli d'êtres transparents et chatoyantes. »
 

Entre la vie et la mort: un matin d'automne en 2008, Alexander s'est réveillé avec un féroce mal de tête et a été hospitalisé peu de temps après, dans l'un des hôpitaux où il a travaillé, l'Hôpital général de Lynchburg en Virginie. Là, on lui a diagnostiqué une méningite bactérienne Escherichia coli, une pathologie infantile typique, qui en quelques heures l'a conduit dans le coma. Pendant sept jours, le neurochirurgien américain est resté entre la vie et la mort, et les examens fréquent du cerveau ainsi qu'une une analyse précise (TAC), a démontré une totale inactivité de son néocortex (chez l'homme est d'environ 90 pour cent de la surface du cerveau est considéré comme le siège des fonctions d'apprentissage et de mémoire, et du langage).

La preuve des dimensions: mais alors que Eben Alexander était immobile, inconscient, il a expérimenté un incroyable voyage qui a changé sa vie. Tout a commencé « dans un monde de nuages ​​blancs et roses se découpant sur un ciel bleu foncé la nuit, et des troupeaux d'êtres lumineux ont laissé derrière une trace tout aussi lumineuse.» Selon Eben Alexander c'était comme des oiseaux ou des êtres de lumière mais on ne peut définir ces êtres et leur rendre justice car ils sont des formes de vie « supérieure ». Dans cette dimension, enrichie par un chant glorieux, l'ouïe et la vue sont devenus UN. « Je pouvais entendre la beauté de ces êtres extraordinaires et voir en même temps la joie et la perfection de ce qu'ils chantaient. »

Des millions de papillons: pour une bonne partie de son voyage Alexander était accompagné d'une mystérieuse jeune fille blonde aux yeux bleus, que l'homme raconte avoir rencontré pour la première fois en marchant sur un tapis composé de millions de papillons aux couleurs vives. Le  neurochirurgien se rappelle que la jeune fille avait un regard qui exprimait l'amour absolu, bien au-dessus de ce tout qui peut être expérimenté dans la vie réelle, et qu'elle lui a parlé sans paroles, en lui envoyant des messages « qui sont entrés comme un vent doux. »

Eben Alexander s'en souvient de trois en particulier. Le premier était « vous êtes aimés et soignés », puis « il n'y a rien à craindre », et enfin, « Vous ne pouvez pas vous tromper » Mais l'accompagnatrice du docteur a également ajouté: « Nous verrons beaucoup de choses ici. Mais finalement, vous repartirez. "

Une matrice cosmique: poursuivant son chemin, l'auteur de "la preuve du ciel" est arrivé enfin dans un espace vide immense, complètement sombre, infiniment étendu et confortable, éclairé seulement par une boule lumineuse, « une sorte d'interprète entre moi et l'énorme présence qui m'entourait. Il était comme né dans un monde plus grand, et l'univers lui-même paraissait comme un utérus cosmique géant. La sphère m'a guidé à travers cet espace sans fin ".

Il n'est certainement pas le premier cas de ce que les anglo-saxons appellent "Near Death Experience - NDE"- (l'expérience des limites de la mort), mais ce qui est certainement le plus troublant, c'est le fait que que ce témoignage provienne d'un professeur bien connu de Neurochirurgie, qui s'est lui-même toujours déclaré sceptique à ce sujet. « Je me rends compte que mon histoire semble incroyable, et franchement incroyable - dit Eben Alexander - si quelqu'un, même un médecin, m'avait raconté cette histoire à mon ancien moi, j'aurais été certain qu'il avait été en proie à des illusions. Mais comme ça m'est arrivé à moi, c'est bien réel et ça compte comme l'un des événements les plus importants de ma vie, comme mon mariage ou la naissance de mes deux enfants ».

Enfin, la mort est également réfutée logiquement et mathématiquement. Voici des pensées liées aux citations à l'un des plus grands philosophes / penseurs du monde: Parménide.

« L'ETRE EST, LE NON ETRE N'EST PAS»

(...)

Tous droits réservés à l'auteur : Beppe Caselle

Source du texte italien original: http://risvegliati.altervista.org/4792-2/

Traduction française : Chris le Gardien http://www.passeurdelumiere.com/

 

Apprendre à mourir c'est, paradoxalement, apprendre à vivre.

Sogyal Rinpotché

La plante et l’insecte meurent à la fin de l’été, l’animal et l’homme après un petit nombre d’années : la mort fauche sans relâche. Mais malgré cela, oui, comme s’il n’en n’était nullement ainsi, tout est toujours présent en son lieu et à sa place, comme si rien n’était périssable. En tout temps la plante verdit, l’insecte bourdonne, l’animal et l’homme subsistent dans leur indestructible jeunesse, et nous retrouvons chaque été les cerises déjà mille fois dégustées.

Schopenhauer.

Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort.

Nietzsche.

Philosopher, c'est apprendre à mourir

Montaigne.

La mort: La plus grande tromperie...

Voir les commentaires

Publié le par Chris Le Gardien
BIBLION, à livres et à coeurs ouverts ...

 

J'ai trouvé tout au fond de mon Cœur

Ce que je cherchais à l'extérieur.

L'éveil du matin, au jour qui croît

L'éveil du jour, auquel l'on croit

Sur un chemin de croix

Celui qui me fonde

A la croisée des mondes..

 

Et du soir au matin, je ne cesse de rêver à un Monde sans masque, où aucun Cœur n'aurait plus jamais peur de sa propre fragilité, et où chacun reconnaîtrait en l'autre tout le Sublime qu’il a reconnu en lui-même.

Mais ceci n’est plus un rêve, c'est une intuition profonde et éprouvée, au gré de nos jours et de nos nuits traversés. Partagée aussi par tant et tant, qui nous ont précédé sur ce chemin de Terre que nous empruntons chaque jour. En écoutant cette petite Voix au fond de notre Coeur, nous entendons  la leur. Et nous parlons alors d’un même Cœur. Un Coeur qui ne sépare plus. Et ce livre alors nous révèle le paysage qui nous attendait, au bout de nos chapitres.

Tout ce qui compose ce Monde manifesté, est Sacré et Omniprésent. La Nature EST, et NOUS SOMMES cette Nature,  exemple Magique de spontanéité, que nous tentons pourtant de réduire à la mesure de nos étroites et ordinaires exigences Mentales.

Je ne crois qu'en ces êtres qui sentent au fond de leur Cœur, la Racine de l'Amour qui les rend éternellement eux-mêmes. Je ne crois qu’en eux, mais je crois cependant aussi en la vertu du doute, jusqu’à celle de nos propres souffrances, qui sont autant de pas maladroits pour avancer sur le sentier ; Et l'on tourne une à une chaque page en s'arrêtant parfois, des jours ou des années.  Tout s’éclaire à la mesure de nos lignes éclairées par notre Cœur, pourvu qu'on ait le courage de les lire jusqu'au bout. Le Cœur pousse les limites étroites du Monde, desserre les liens et nous plonge dans l’Infinie et ultime fondation du Rayon du Monde : l’Essen-Ciel.

Si notre monde était moins étroit, on s'aimerait plus grand. Et pourtant : on ne s’imagine pas à quel point ce sont nos propres frontières qui nous opposent et nous cantonnent en des paysages contraints. Le Monde est un livre infini qui nous raconte. Notre regard seul le limite. Le Monde est un vaste Livre, BIBLION, le Livre des livres, celui qui contient tout, y compris nous-même.

On n'imagine pas à quel point on est riche de soi-même, entre ces lignes, et ce trésor n'a pas vocation à jaillir que pour Soi. Tout est écrit pour tous et entre tous. Il faut oser se lire même si l'ouvrage parait immense et compliqué.

Si face à la splendeur des formes, le Cœur reste insensible aux résonances sacrées qui l' animent, alors ce serait à désespérer de l'Homme. Mais j’ai Foi en notre éveil graduel. La Foi en Soi, quand les doutes nous assaillent, ne nous préserve pas des chutes, mais elle pose un coussin de mousse au sol pour qu'on ait moins mal quand nous chutons.

L'âme n'est pas inaudible en Soi, mais le mur Mental construit autour, est devenu une membrane imperméable, nous rendant sourds à sa Mélodie, aveugles aux mots sacrés.

Nous sommes un peu de bruit sur fond calme. Plonger dans le lit du Silence, n'est pas devenir sourd, c'est ré-entendre enfin l'Originelle Harmonie, qui transparait à la lecture de nos pages.

On saute d'étoile en étoile, au rythme des notes de nos nuits, tantôt baignés par le feu de la lune, tantôt brûlés par le feu de nos pas.

On s'initie à la Lumière, à l'ombre de nos pensées fragiles. Et le jour naît du néant sans plus besoin de mots superflus.

Derrière le jour, il y a un vaste océan d'étoiles qui nous contemple. Chaque fois que je ferme les yeux, j'en cueille une ou deux pour toi.

Nous sommes Unis par le Ciel et le Verbe éternel. Le jour où nous le saurons, nous ne serons plus jamais séparés. La Dualité n'est l'effet que des Cœurs fermés. Nous Sommes des enfants endormis par de vilaines histoires, lues par de vilaines gens.

La Beauté est pourtant permanente, la fragilité transitoire. Tout attend notre Eveil, à la Lumière de notre propre jour. C’est par la fragilité qu’on entre dans le Temple de l'éternité. Ne blâmons pas nos blessures ni nos handicaps, car ils fondent et constituent notre Liberté, vers LA Lumière éternelle.

 

Dualité

se bat

se combat

se débat

S'écrit

s'écrie

se crie

S'emballe

se déballe

se trimballe

S'impose

s'oppose

sex’pose

Nuit et jour

Mais l'Amour

Recompose!

 

Nos sens, même séparés de nos plus vibrantes racines, ne nous conduisent jamais loin de l'Essentiel, pourvu qu'on garde notre Coeur bien ouvert. Des sens sans Cœur sonnent creux.

Dans la nuit, la lune est le repère de notre Sublime démesure. Confiez-lui vos plus petits secrets elle vous dévoilera ses plus grands mystères. C’est le phare flamboyant qui a raison de tous nos doutes, de tous nos vilains conforts qui nous isolent et nous séparent de l’Essen-Ciel.

Le confort des idées, est un contrefort qui nous isole de nous-même. Faire tomber les murs est le début d'un horizon. C'est l'habitude de l'homme de vouloir construire et maintenir des murs de Nostalgie et de Mélancolie, remparts du passé qui le condamnent à l'exil. Cependant, l'âme est essentiellement sans limite, sauvage par nature, insoumise et joyeuse, lumineuse et sereine.

On s'est si bien habitués à nos ombres, que notre propre Lumière nous éblouit. L'équilibre est un savant dosage de peur et de témérité.

Toute sagesse doit partir d'une révolte : sortir des murs qu’on nous impose ! Redevenir Libres, en Conscience du Sacré que nous Sommes ! Nos cages ont des serrures qui s'ouvrent de l'intérieur. Aucune clé n'est jamais qu'à l'intérieur de Soi.

Faire, est le chemin d’Être, la Vie. Nos amours, sont l'apprentissage de Chair, nos mains, nos outils et notre Cœur, notre Ouvrage. Avoir du caractère c'est affirmer sa présence sans se cacher derrière celle des autres. C'est faire coïncider notre Liberté individuelle sur l'Universalité atemporelle.

S'envoler n'est donc pas renoncer à la terre ferme. C'est lui donner le Sens Sacré qu'elle a perdue. C'est refuser à notre Mental le pouvoir de briser nos rêves et nos ailes. Il ne faut pas décrocher la lune pour Soi seul. C'est le seul rêve qui brille pour tout le monde. S'envoler, c'est prendre appui sur la terre ferme, et y trouver les graines qui nous nourrissent, en Conscience d'être bien plus que de simples mortels.

Ne caresse aucun espoir, mais Soit le Présent, et de toute la force de ton âme, cette Magie de l'Instant que le Cœur manifeste sans Ego. Tout est si proche, quand on regarde au loin. Lire, c'est prendre la hauteur des mots tout proches et s'envoler dans des contrées lointaines dont on avait oublié les saveurs. C'est oublier nos frontières.

Les voyages sont toujours éprouvants, bien sur, mais la Paix est le vrai port de nos âmes. On y revient toujours y reposer ses voiles. Le courage est le langage du Cœur. Et il en faut pour affronter nos peurs et nos doutes.

Le Cœur est le seul espace ou le Silence vaut mille paroles. Au travers nos hublots, on contemple le vaste océan bleu de son mystère.

On n'a besoin de rien d'autre, quand l'âme se connecte à la Source. Toute parole qui sort du Verbe est un écho de Vérité et un morceau de Lumière infinie. Le Livre des livres nous parle au travers l'Infini.

L'instant Présent, c'est la lecture de Soi, Ici et maintenant. Il n'est jamais un combat contre le Mental. Il est l'outil du Ciel sur Terre pour atténuer nos dispersions et égarements.

Un jour, le Cœur se manifeste vraiment au travers nos pages et nos rages. Il dissipe tout ce qui a fait de nous des petits démons, et nous fait redevenir les petits anges que nous somme depuis toujours. Notre Cœur est si grand alors, qu'il accueille tout ce qui vole, dans son bleu infini, même si ses gros nuages crèvent parfois sur nos joues. Le Soleil est un Coeur brillant et généreux. Quelques nuages peuvent parfois en réduire les rayons, mais son feu est éternel.

La Vie se déploie dans des formes exquises, qui quoique éphémères, se régénèrent à l'infini de Soi, en une Mortalité que les dieux nous envient. Un Cœur, c'est une fenêtre ouverte sur son propre Infini. Tout le corps, est l'impression 3D de nos état d'âme. Un morceau d'Architecture, l’œuvre d'une vie qu'on apprivoise.

Avec beaucoup de folie, on peut dire merde à la mélancolie. On apprivoise ses peurs, et un jour on devient l'araignée qu'on craignait. On se fond en elle, et on la reconnait comme l'une des formes parfaites du Monde. Par delà tout jugement, par delà toute phobie, par delà bien et mal.. On devient toute la Nature, par delà bien et mal. N'oublie pas, Homme, que tu n'as pas le Monopole de la Vie. Ton cœur n'est pas plus ouvert que ne le sont beaucoup d'autres avec moins de mots. Car toute Vie sur terre est un morceau du grand livre. Et aucune page, aucun mot, n'est de trop.

L'Infini n'est pas une distance, c'est une profondeur : celle de l'Instant qu'habite notre âme. Le sens le plus ultime de l'Eveil, n'est pas d'apprendre ce que vous ne savez pas, mais de savoir ce que vous n'avez jamais appris mais que vous Etes depuis Toujours. Alors tout votre Ciel encombré se dégage. Alors s'ouvre la voie du Milieu. Celle qu'on n'osait pas emprunter par peur d'être un illuminé, aux yeux des autres.

Le temps n'est que la parenthèse de l'Essen-Ciel. On le traverse de part en part, mais on revient toujours au Foyer d'où l'on part. C’est une boucle infinie, comme un huit à la croisée de Soi et des autres. Dans ce livre, il y a tout. Et le pèle-mêle s'organise soudain et magiquement. Les pièces du puzzle s'assemblent, et transparait alors la vacuité silencieuse des origines.

Si la vie te semble courte et mortelle, écoute l'Infini qui murmure, dans le Silence discret du Cœur, les plaisirs de l'Instant éternel. Alors tu souris ! Car le sourire est l’infini murmure de l’âme qui transparaît depuis l’autre Monde. Le sourire est le Principe de l'âme, n'en doutez pas, nos tristesses n'en sont que l'exception.

La Spiritualité et l’Érotisme, ont finalement une finalité commune. Ils révèlent l'Amour par une mise à nue totale du corps et de l'esprit. Par la manifestation, en parfait alignement de Soi et de l’axe du Monde. Sourires et plaisirs ne sont plus coupables. Ils se vivent en Conscience à la croisée des Mondes visibles et invisibles. On se reconnaît dans notre chair, comme souffle de son mouvement.

 

Se faire aussi nu que le monde impudique

Ne plus rien occulter

Livré comme lui aux quatre vents

Poussière de Lumière

En transit sur la terre.

 

Non la Vie n'est pas trop courte. C'est notre vue qui l'est. Notre Cœur témoigne de son Infinité. Il faut s'ouvrir pour ne plus s'enfermer. La Joie n'est jamais fausse. On l'appelle Liberté. Elle est la Fondation ultime du Monde, en mouvement.

Les rêves s'alignant sur l'âme, du plus profond de Soi, nous font goûter au Sublime qui nous attend, au milieu de notre chemin de terre.

L'Amour ne s'enracine pas dans le temps, mais dans l'éternité. Il est hors de portée des limites du monde. Si tes bras ne sont pas assez longs, serre l'autre de toute ton âme. L'Amour reste gravé dans le Cœur, comme une évidence indélébile, que le temps jamais n'efface. Il ne fait dépendre de quiconque et libère de tous, tout en ne détestant personne. On plonge à la Racine du Monde et des autres quand on aime, on n’oublie personne, on n’exclut personne, car on a rejoint la Substance même de l’Essen-Ciel qui nous anime sur le Rayon Sacré. On prend Conscience de cette résonance Intime et Permanente, qui transcende tous les doutes et tous les changements apparents. On peut encore chuter bien sûr, mais cette Lumière absolue ne cessera plus de briller, comme un phare Présent dans nos résidus de tempêtes.

Il y a ceux qui passent et qui s'arrêtent. Et puis ceux qu'on laisse passer et dont on garde à jamais la trace du parfum éternel.

Le Cœur ne prend pas une ride. C'est, sans aucun doute, ce qui ne change jamais en nous. On peut l'ouvrir, hélas le fermer aussi, mais il résiste au temps. Quand on plonge dans un Cœur, on n'en ressort jamais vraiment. Et si la vie n'exauce pas votre prière d'évidence, alors éloignez-vous de ceux que vous aimez, ne vous attachez à personne, car les chemins traversés ne sont pas nécessairement communs. Ca n'enlève rien à l'Amour, qu'aucune distance ne peut contraindre.  Eloignez-vous avec la certitude qu'un jour, vos destins s'aligneront enfin. Une véritable connexion d'âmes peut être brouillée mentalement, temporairement mais jamais perdue définitivement. La Lumière ne sépare pas.

Tenir à quelqu'un, n'est jamais tenir quelqu'un; c'est au contraire le rendre libre de l'amour qu'on lui porte, sans lui lier les mains. N'emprisonne jamais ce que tu aimes. On protège toujours ceux qu'on aime, pour les laisser partir un jour. On ne se séparerait d’ailleurs que mieux, si l'on était sûr d'être inséparables, éternellement liés par les âmes, qu' une vie ne suffirait pas à briser.

We are...different by the past but the same by the eternal present. Chronos changes us, but kaïros preserves essential beeing.

La passion seule met à terre, mais l'Amour ouvre au Ciel. Et le Cœur balancera jusqu'au juste équilibre. La Lumière trouvera toujours un interstice, même infime, pour inonder notre Coeur et le ranimer. Deux âmes à l'état sauvage, refondent à l'Unisson la vraie nature du Monde. Tout ce qu'on a aimé s'imprime, indélébilement, comme l'éternité des âmes.

Croire! qu'un jour, l'amour ne sera plus seulement un faire valoir partial, mais un vouloir faire fraternel. Croire! en l'Homme nouveau, à la lecture de Soi-même!

Le plus bel endroit de la Terre est partout, en Toi et Moi. En ce NOUS qui jaillit à l’Unisson de nos Consciences débridées.

Apprendre à lire en Soi, c'est y trouver le Verbe fondateur.

On ne ferme pas un livre sans se rappeler de l'histoire qu'on y a lue. Et des livres on en ouvre et on en ferme à chaque seconde de nos Vies sublimes. Un jour, n'en doutez plus, notre Histoire prend tout son Sens, et ce destin est une lecture Sacrée.

BIBLION, à livres et à coeurs ouverts ...

Je n'ai lu que dans un seul livre, dans mon propre livre, dans moi-même.

Bohme.

Je veux rendre grâce au divin

Labyrinthe des effets et des causes

Pour la diversité des créatures

Qui composent ce singulier univers


Borgès

Le foi consiste à ne jamais renier dans les ténèbres ce qu'on a entrevu dans la lumière.

Gustave Thibon.

Le croyant détient l'éternel et sûr antidote du désespoir...C'est là la santé de la foi, qui résout les contradictions.

Sören Kierkegaard.

J'aimerais être comme les enfants effacer avec du présent le chagrin, la peur, la colère être dans ce qui est là et c'est tout.

F. Deghelt.

Ne prenez jamais pour acquis ce qu'on vous a dit.Validez tout par votre intuition, car c elle qui vous guide à chaque instant.

Nassrine Reza.

On nous apprend à compter les heures, les jours, les années, mais personne ne nous explique la valeur d'un instant.

D. Carrisi

Le temps dissout l'inutile et préserve l'essentiel.

Alejandro Jodorowsky.

Le coeur a tant d'espace qu'il défie les astres, il est comme une vague qui n'a pas de fin.

Paul Eluard.

Comme c'est merveilleux de dépasser le désir et la peur dans les relations ! L'amour ne veut ni ne craint rien.

Eckart Tolle.

Le poète ne doit avoir qu'un seul modèle, la nature, qu'un guide, la vérité.

Victor Hugo.

La patrie de la bonté , c'est le silence de nos cœurs et le secret de nos actes .

Sylvain Tesson.

On ne peut voir la lumière sans l'ombre, on ne peut percevoir le silence sans le bruit, on ne peut atteindre la sagesse sans folie.

C.G.Jung.

Aimer, c'est l'innocence éternelle, et l'unique innocence est de ne pas penser.

Fernando Pessoa.

Certains liens du cœur résistent au temps, à la distance, à l'adversité, à l'oubli.

Agnès Ledig.

L’amour est le mystère de la rencontre avec son âme (...) si elle rencontre son être propre, elle trouve l’âme de l’autre.

Massimo Scaligero

Est vraiment riche celui qui porte dans son âme plus de rêves que la réalité ne peut détruire.

Hans Krepas.

En somme la beauté est partout. Ce n'est pas elle qui manque à nos yeux, ce sont nos yeux qui manquent à l'apercevoir.

Boris Vian.

Peut-être cherchez-vous parmi les branches, ce qui apparaît seulement dans les racines.

Rûmî.

BIBLION, à livres et à coeurs ouverts ...

Voir les commentaires

Publié le par Chris Le Gardien
Propos sur la transmission Maçonnique.

L'exemplarité comme la confiance, ne se décrètent pas. L'art de la  transmission du Maître Maçon, est tout sauf l'imposition d'un savoir. Il s'agit de donner à l'Apprenti "matière" à penser, par lui-même, révéler sa part de Lumière qu'il est venu chercher en frappant à la porte du Temple.

L'un de ces Maîtres m'a rapporté un jour la très belle parabole d'un chef indien d'Amérique du nord qui sculptait tous les jours des totems. Il dit: je ne sculpte pas l'animal dans ce tronc d'arbre. L'animal est déjà là, je ne fais qu'enlever les aspérités du bois pour le révéler.

Je crois qu' il en est de même pour Soi et pour la Lumière que nous cherchons: elle est déjà là! Nous sommes déjà pleinement là, mais nous devons nous révéler par notre apprentissage et une méthode, grâce à l'accompagnement des Maîtres qui nous ont précédé sur le chemin, et qui nous apprennent à dégrossir notre Pierre.

Il y a deux modes de transmission:

- Celui de la rigueur et une certaine forme de discipline (Latin: disciplinare = apprendre), je dirais non négociables : les valeurs morales et les mœurs sociales, notre comportement à l'égard de notre prochain, les règles pratiques de notre Humanité et qui sont incontournables, toutes morales confondues ; par l'observance de nos rituels initiatiques Sacrés qui doivent être assidûment suivis, jusque dans une gestuelle qui paraît parfois grotesque, et la disposition spécifique et figée des outils en loge. Faute d'être comprise de prime abord, cette discipline ouvrira progressivement l'Apprenti à de nouveaux horizons de Conscience, sans violence et sans dogmatisme.

- Celui de la transmission "d'accompagnement" vers Soi, vers la Lumière, par et pour laquelle le Maître devient le guide de l'Apprenti, par la valeur de l'exemple et du désir que le Maître suscite - en lui, et par lui-même, de se dépasser et de transcender ses savoirs profanes, de susciter le mouvement de ses idées et de ses vieux acquis.

D'ailleurs le mot méthode a bien l’étymologie de "chemin", comme l'apprentissage celle de mesure et de mouvement vers ... Soi.

La vérité n'est donc pas pour nous Maçons, comme dans le monde profane, une matière inerte et figée qu'on impose, comme le font les savants ou les professeurs d'école ou d'université. Un savoir arrogant qui se monnaye ou s'impose par la force. Ça, c'est un savoir contre productif qui ne sert les intérêts que de l'orgueil oligarchique et qui est, dans tous les cas, un savoir clé en main. La connaissance est un "sa-voir' clé en Coeur!

La transmission est toujours relative à une vérité mobile, qui évolue avec nos degrés de perception et de conscience. La connaissance ne se consomme pas. Elle n'est pas une recette magique extérieure qu'il suffirait d'ingérer comme un médicament qui agirait seul...

Il ne suffit pas de donner ou de recevoir. Le processus est subjectif, totalement personnel et humble, tant pour le Maître que pour son Apprenti.

Les rites, les symboles et les outils maçonniques, sont donc comme un grand livre ouvert dont la lecture évolue avec nous tout au long de notre vie.

Le droit à l'erreur et au doute, font partie de notre apprentissage. Nous ne sommes pas des êtres parfaits et c'est d'ailleurs pourquoi, dans le Temple et à l'extérieur de ses murs, les Maîtres eux-mêmes restent des Apprentis toute leur vie avec la ferme volonté de participer aux progrès de l'Humanité par leur propre cheminement.

La Transmission est belle, car elle permet de passer au delà de nous-même, vers cet horizon jadis inaccessible, faute d'outils, de persévérance et de guide.

 

L’exemplarité n’est pas une façon d’influencer. C’est la seule

Albert Schweitzer

Il faudrait essayer d'être heureux, ne serait-ce que pour donner l'exemple.

Jacques Prévert

Voir les commentaires

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>

Catégories

Articles récents

Hébergé par Overblog